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Vingt ans déjà!
La loi d’orientation sur l’Ecole – dite loi Jospin – a été promulguée à la date symbolique du 14 juillet 1989. Mais, si tant est qu’il y ait eu un 14 juillet du " système scolaire ", on attend toujours sa nuit du 4 août.
Les promoteurs de la loi d’ " orientation " ( et non de " programmation " comme le voulaient certains ) espéraient beaucoup de cette loi, d’abord et surtout dans le domaine symbolique.
La loi du 14 juillet 1989 n’est pas en effet, au sens strict, une loi de " réforme " : elle n’institue vraiment que deux nouveautés : le CNP ( conseil national des programmes) et les IUFM ( instituts universitaires de formation des maîtres ).
Elle élève – symboliquement - à la dignité législative nombre de décisions qui avaient déjà été décidées et en cours d’application : l’équipe pédagogique, le projet d’établissement, le passage de la " communauté scolaire " à la " communauté éducative ", la détermination quantitative d’échéances telle que l’objectif ( décidé dès 1985 ) de 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat à l’horizon 2000.
Enfin, et ce n’est pas le moins significatif, l’article " premier " de la loi d’orientation édicte que " le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants " ( en fonction des " élèves et des étudiants " et non des " enfants et des adolescents ", si l’on suit à la lettre le législateur ).
Les deux seules vraies nouveautés induites par la loi ‘’Jospin’’ du 14 juillet 1989 sont aussi celles qui ont été les plus mises en cause. Le Conseil national des programmes a été supprimé dans le cadre de la loi d’orientation ‘’Fillon’’ de mars 2005. Les Instituts universitaires de la formation des maîtres, intégrés il y a deux ans aux universités, risquent de disparaître purement et simplement dans le cadre de la réforme en cours de la formation des enseignants et de sa ‘’mastérisation’’.
Même si la loi d’ " orientation " n’a pas été un loi de " programmation " programmant formellement pour les années suivantes les moyens alloués à l’Ecole, elle a été suivie de fait d’une augmentation tout à fait significative de ces moyens.
La part de la dépense intérieure d’éducation ( DIE ) dans le PIB ( produit intérieur brut ) qui tournait autour de 6,5 % de 1980 à 1989, atteint alors la hauteur de 7,6 % en quatre années ( de 1990 à 1994 ) pour se stabiliser à cette hauteur de 1993 à 1997, puis commencer à descendre à partir de 1998 ( à l’exception d’une relative embellie en 2001 et 2002 ) et de revenir au niveau de 6,6 % en 2007.
Grandeur et décadence ? Le ‘’14 juillet’’ peut-il avoir beaucoup de sens et dans la durée s'il n'est pas suivi d'une "’’nuit du 4 août’’ ?


Tous les commentaires
. Le ‘’14 juillet’’ peut-il avoir beaucoup de sens et dans la durée s'il n'est pas suivi d'une "’’nuit du 4 août’’ ? . Peut-être nous préparez-vous quelque chose ? . jpylg
Seul , il ne pourrait pas faire grand chose , mais il ( Il ! ).est toujours là pour nous éclairer . Merci, Claude .
@Mr Lelièvre Lorsque vous parlez de Nuit du 4 Aout ...vous espérez probablement une abolition des privilèges des professeurs des Universités de Sciences Humaines et de Lettres dont la seule obligation de travail est 128 H par an de cours magistral ... pour nous former des étudiants inemployables.. En ce qui concerne les IUFM et le jargonnant Mr Meirieu , aucune personne de sensée ne les regretteront...au vue de nos résultats à PISA et nos tests d'évaluation avant l'entrée en 6 eme .
Votre haine du pédagogique vous égare. Il est vrai que la pédagogie la vraie va à l'encontre de la machine inégalitaire à la quelle le corps enseignant Français semble si attaché et qui permet à une élite connaissant l'ortografe de dominer avec arrogance et mépris ces minables incapables de réussir à PISA et autres tests d'évaluation avant l'entrée en 6 ème, et la suite à l'avenant . Tout est de la faute des IUFM et le jargonnant Mr Meirieu ben voyons...