La redéfinition des concours de recrutement des professeurs du secondaire constitue l’un des points de fixation dans les luttes universitaires et scolaires actuelles. Il est le lieu idéal pour des tours de passe-passe et d’inversion qui ont déjà eu lieu.
Il y a tout juste dix ans, Ségolène Royal estimait que «l’éducation peut faire beaucoup pour accélérer la parité» et affirmait que «la féminisation des noms de métiers et de titres n’est nullement anecdotique».
Le 20 février, la Coordination nationale des universités a pris comme mot d’ordre : «De la maternelle à l’université : retrait des contre-réformes Darcos/Pécresse». Mais cela va-t-il tenir ?
Le SNUipp-FSU, principal syndicat des enseignants du primaire, a appelé à manifester avec les universitaires ce jeudi 19 février. Et c’est sans précédent.
Les performances d’élèves en fin de CM2 évaluées de façon comparable en 1987, 1997, 2007 pour la lecture, et en 1987,1999, 2007 pour le calcul sont à la baisse ou se ‘’tassent’’. Pour qui ?
Des inspecteurs d’académie ont demandé que des étudiants en IUFM ou des enseignants retraités participent aux services d’accueil mis en place par les communes pour la grève du 29 janvier. Mais on peut encore aller plus loin.
Il y a tout juste cinq ans, Nicolas Sarkozy commençait une campagne – plusieurs fois répétée – pour qu’il puisse y avoir des policiers à demeure dans les établissements scolaires. Où en est-on, les moments intenses de médiatisation passés ?