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May

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Ours pyrénéen condamné: classons le député Jean Lassale dans les espèces menacées

Le député Jean Lassalle et ses amis viennent d’obtenir du gouvernement et de sa ministre de l’écologie qu’elle abandonne les ours pyrénéens, ou ce qu’il en reste, à la vindicte des chasseurs et de quelques bergers excités. Il est donc largement temps de classer ce parlementaire du Modem dont il est le vice-président, dans les espèces protégées. Des buses pareilles, on n’en fait plus, le moule est cassé même dans le Béarn. Cela fait des années que le député des Pyrénées Atlantique, celui qui fit il y a quelques années une fausse grève pour conserver une industrie polluante dans « sa » vallée d’Aspe, raconte n’importe quoi sur les ours « étrangers » qui sèmeraient la terreur dans la montagne, mettant en péril les touristes, les élevages de moutons et de bovins. A en croire le dernier ami du Président du Modem, avec lequel il partage le surnom de « lou ravi du Béarn », l’ours brun représente un « désastre national », une menace pour l’économie régionale. Ce qui revient à prétendre que la disparition annuelle, imputée à l’ours, d’environ 300 brebis remet en cause une économie de montagne intégralement financée par l’Europe. Initiative d’avenir puisque le pâturage en estive constitue un entretien écologique indispensable. 300 brebis au passif de l’ours et plusieurs milliers à celui des chiens errants et des chiens de chasseurs. De cela, le dernier carré des adversaires de l’ours ne parle pas. Pas plus qu’ils ne disent que les brebis tuées par l’ours sont remboursées en plus d’une prime de « dérangement ». Ce n’est pas cher payé pour préserver l’un des plus beaux représentants de la biodiversité française même si je conviens volontiers qu’une attaque d’ours dans un troupeau n’est pas chose agréable pour le berger qui doit ensuite rassembler son troupeau. Mais c’est le revers de la médaille des aides pour un élevage qui n’existerait plus si l’ours disparaissait, si l’Europe et des associations ne finançaient pas le soutient de cette activité. En dehors des communes situées autour de Melles qui ont été volontaires pour les lâchers d’ours, le gang d’excités rassemblé autour de Jean Lassalle, ne veut pas entendre parler de l’exploitation touristique qui pourrait s’appuyer sur la présence de l’ours. Comme cela se passe dans les Abruzzes, en Slovénie et en Espagne : trois régions d’Europe où les ours (avec les loups, d’ailleurs) sont bien plus nombreux et acceptés par la majorité des bergers qui mesurent tout le profit qu’ils peuvent en tirer. Récemment, pour en faire un autre argument « contre les écolos de Paris » les adversaires de l’ours ont même inventé le mythe des vautours attaquant les animaux vivants, fable reprise sans la moindre vérification par les commentateurs du tour de France pour pimenter une course languissante. Quand les vautours fauves pyrénéens sont accusés d’attaquer et de dévorer des vaches et des chevaux vivants, les protecteurs de la nature sentent poindre la hantise du « sauvage » qui gagne peu à peu une petite partie de la France ; alors que la biodiversité a tendance à se réduire. Deux mondes aux contours mal définis s’opposent: celui qui ressent le « sauvage » comme une gêne, un désordre insupportable et celui pour lequel les espèces sauvages suscitent une curiosité et une demande grandissantes ; un attrait pour une biodiversité non réductible aux ours et aux loups enfiévrant les imaginations, les légendes, les politiques et les chasseurs. Ces derniers ne raisonnant qu’en fonction du « sauvage » qu’ils peuvent pointer avec leurs fusils : des sangliers apprivoisés et proliférants aux faisans élevés au grain. Une version de la nouvelle lutte entre l’écolo des villes et l’écolo des champs. Pour une part de notre société en voie de sécurisation, ce qui échappe à notre contrôle, les animaux qui n’en font qu’à leur tête, suscitent méfiance ou désir de destruction. Et des élus privilégient ceux qui peuvent se voir et attirer les touristes. Les animateurs de réserves naturelles ou de Parcs nationaux étant fermement priés d’organiser des visites au cours desquelles l’apparition des espèces réputées sympas serait garantie en permanence. Dans les Pyrénées, notamment en la vallée d’Ossau, les vautours fauves ont longtemps constitué un attrait touristique. Jusqu’au moment, premières accusations portées en 2005, où ils ont été dénoncés comme tueurs de vaches vivantes. 89 plaintes ont été déposées en 2008 mais elles ont été jugées si fantaisistes et relevant du fantasme envers des animaux dont le vol et la beauté inquiètent, que seules six ont fait l’objet d’une investigation poussée. Les experts vétérinaires ont découvert que dans ces six « incidents », ces oiseaux n’ont fait que dépecer des animaux qui venaient de mourir faute de soins. Le vautour est un charognard qui n’attaque jamais les animaux vivants : il n’en a pas les moyens physiques. En général, les accusations contre ces rapaces proviennent des milieux qui protestent contre l’ours, les écologistes étant accusés de les avoir introduits dans les montagnes alors qu’ils n’ont jamais disparu, profitant simplement de la loi de 1976 sur la protection de la nature. Par contre, dans les Cévennes, sur le Causse Méjean et au dessus des Gorges du Tarn, là où ces rapaces ont été réintroduits au début des années 80, et où il est facile de les observer puisque la région abrite aujourd’hui plus de 200 couples, nul ne songe à les accuser de dévorer les moutons vivants. Comme dans les Pyrénées, cet oiseau dont l’envergure approche les trois mètres, joue un rôle économique important : en attirant les visiteurs et en servant gratuitement d’équarisseur. Le gypaète barbu, qui fait l’objet d’un programme de réintroduction dans les Alpes et reste présent dans la montagne pyrénéenne, intervient ensuite en se nourrissant essentiellement des os des carcasses. Comme son envergure est supérieure à celle du vautour et qu’il est d’un naturel curieux, il est encore soupçonné « d’attaquer » les touristes car il vient souvent les survoler. Et voguent les histoires à dormir debout... Réputation aussi fausse que d’autres légendes encore entretenues dans les montagnes françaises à propos des aigles royaux réputés enlever les enfants au berceau dans les cours de ferme ou de chalets transformés en résidences secondaires. Exploit impossible, les aigles ne pouvant soulever que de faibles proies pour les hisser dans leurs aires. La dialectique complexe entre l’attrait et l’effroi conduit hélas, comme pour le lynx, soit à la mise en place, interdites mais pratiquée, d’appâts empoisonnés ou à de coups de fusils meurtriers. L’histoire des chiens « enlevés » par ces aigles repose sur un histoire vue et vécue : le minuscule caniche soustrait à l’affection de sa maîtresse, dans le parc national des Pyrénées et réclamant à cors et à cris que le garde moniteur qui patrouillait à proximité abatte l’oiseau d’un coup de fusil. Il a simplement rappelé à la dame éplorée que les chiens, sauf ceux des bergers, sont interdits dans un parc national. Dans les réserves naturelles, beaucoup de visiteurs se plaignent auprès des guides des ronces ou des orties qui poussent librement le long des sentiers : expliquer que ces orties sont indispensables à la reproduction des chenilles de papillons qu’ils admirent relève du sacerdoce naturaliste. La nature doit être « propre ». Comme une aire d’autoroute. Comme une forêt où les promeneurs accusent les forestiers de mauvais entretien quand ils ont mission de préserver une part de naturalité : abandon des arbres tombés pour nourrir les insectes xylophages et abriter la microfaune : la libre évolution forestière garantit le retour d’un sauvage. Le rêve de fausse nature ou de sauvage apprivoisé peut aussi se mesurer dans la Vanoise ou d’autres parcs nationaux : il y a quelques années, des touristes rêvaient de chamois et de bouquetins immobiles pour la photo. Les caméras ont remplacé les appareils photos et les gardes-moniteurs se plaignent des promeneurs lançant des pierres pour les faire bouger. Inconvénient de la préservation parfois réussie du sauvage : trop de gens prennent la nature pour une émission de télé faisant défiler la faune alors que seule la patience permet l’observation. S’il faut d’urgence délimiter une réserve naturelle pour enfermer et montrer aux enfants des dinosaures comme Jean Lassale et ses quelques amis dont les voix comptent de trop par rapport au 75, 8 % des Français qui déclarent favorables à la présence de l’ours brun, c’est qu’il est permis d’espérer que les derniers adversaires avoués du sauvage sont promis aux poubelles de l’Histoire. Mais les préparatifs électoraux sont toujours fatals à la biodiversité Il y a longtemps le regretté dessinateur Reiser avait dessiné une affiche sur laquelle on pouvait lire : « les animaux on ne vous demande pas de les aimer, juste de leur foutre la paix ».

 

Reste une question de fond: la société française mérite-t-elle ses derniers ours bruns ?

Tous les commentaires

Eh oui, on laisse dire n'importe quoi et on cède à ceux qui crient le plus fort au mépris total de la biodiversité, ignorer le plus touristique est consternant et relève bien d'une bêtise absolue.Dans le Sud, il y a machin, "Le parc des Loups" ou quelque chose du genre, ça attire des foules pas possibles!

Il s'agit d'un lieu faussement sauvage: le parc du Gevaudan. Je n'aime pas les loups emprisonnés. Lassalle rêve aussi d'un "parc à ours", il l'a expliqué à plusieurs reprises. Un lieu où les visiteurs viendraient les ours manger de la viande alors qu'ils sont omnivores et la viande ne constitue que 18 % de leur alimentation.

Au jardin des Plantes, il y a bien longtemps, j'ai vu de l'extérieur du jardin, le long de l'avenue qui longe la Seine et arrive vers la gare d'Austerlitz, un couple de loups, arpentant par un aller-retour mécanique l'espace insupportablement étriqué qui leur était dévolu, et une telle tristesse dans les yeux, dans le corps, dans le mouvement. Les zoos et jardins animaliers me révoltent profondément, bien qu'ils aient un attrait compréhensible, puisqu'on peut voir de près des animaux vivants. L'étude de certains animaux, leur préservation, nécessite sans doute de les placer dans un espace clos mais pas pour la vie. Bref, s'il existe des opposants à ces traitements d'enfermement des animaux, j'en fais partie. Surtout quand les arguments "touristiques" s'en mêlent.

Merci à vous Claude-Marie Vadrot, et notamment sur le député Jean Lassalle et ses amis, Lassalle dont on aurait pu croire naïvement lors de sa grève de la faim qu'il était un honnête homme ?

 

oui Marguerite

je me souviens aussi , en descendant avec les enfants de "la palombe" (train de nuit de pau - paris) à Austerlitz c'était le rituel

un gardien nous a raconté l'histoire de la femelle, elle s'appelait "Loupiote" et avait été donné au jardin des plantes par sa maîtresse qui ne pouvait plus la garder

nous marchons sur la tête

la vie sauvage est belle dans son cadre naturel les parcs animaliers sont une horreur

quant à Lassalle il est avec bayrou responsable de la défiguration de la vallée d'Aspe, c'était une vallée sauvage, austère , qu'il fallait mériter. Les camions la mettent à mal, de même que les relais téléphones (depuis qu'il y a un relais à Urdos nos ruches meurent , elles sont vides alors qu'il y a du miel dans les cadres)

Merci à Claude Marie il sait mettre les mots qu'il faut pour décrires les maux dont nous souffrons

j'envoie un lien pour tous ceux qui , ici en Béarn, résistent depuis longtemps. Cela leur fera grand plaisir d'être si bien compris

et merci pour les commentaires qui encouragent les écolos béarnais à ne pas baisser les bras

Tout à fait, les ours aiment les baies, les fruits et le sucre.

Tout à fait aussi, un lieu faussement sauvage. Abject, on est bien d'accord. Cependant, sur les générations futures, ce genres de lieux a un effet comme d'acclimatation: on y apprend à les regarder vivre, on tente de comprendre leur fonctionnement, et on délaisse bien vite les peurs irrationnelles, on est aussi moins perméables aux discours obtus et pleins de haine. On n'est pas forcé non plus de laisser la direction de ce parc à des abrutis méconnaissants le fonctionnement des animaux...

Enfin je n'évoque pas un zoo, mais un espace nettement plus grand en plein Parc du Mercantour merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas dit.D'autre par, le loup a été réintroduit dans le Mercantour, avec des opposants mais aussi des gens, de plus en plus nombreux, informés.Il me semble que les deux peuvent coexister: des ours en liberté et d'autres en semi-liberté, observables par les touristes ou les écoliers, afin de pacifier la cohabitation. Inutile de voir tout de manière parfaitement tranchée et absolue.

Non, le loup n'a pas été "ré-introduit" dans le Mercantour. Il y est venu -revenu" naturellement depuis l'Italie au début des années 90 (première observation en novembre 1992). Toutes les analyses génétiques et surtout tous les suivis radio-satellites prouvent ce retour naturel. Il n'y a que des imbéciles comme Christian Estrosi qui le nient. Le même Estrosi qui a déclaré la guerre aux moustiques pour faire plaisir aux Niçois. Au risque d'empoisonner la nature et avec la certitude de priver des milliers d'oiseaux de nourriture alors que les moustiques n'offrent qu'un éventuel désagrément, pas un danger.

300 brebis au passif de l’ours et plusieurs milliers à celui des chiens errants et des chiens de chasseurs

 

Plusieurs milliers ???

Personnellement je ne me sens pas légitime pour juger de la situation, je suis une citadine.

Sur toute la France, chiffre des organisations agricoles dont la FNSEA, il y a chaque année 100 000 moutons (et chévres, mais en faible proportion) tués ou blessés gravement par des bandes de chiens errants. Des études, en France et en Espagne, ont été faites sur ce phénomène par des spécialistes comme Sophie Bobbée.

En France (en Italie et en Espagne également) personne n'a été blessé par un ours ou un loup depuis 70 ans, par contre le nombre des blessés par des chiens est en constante augmentation.

J'ai bossé sur les ours des Pyrénées toute une année avec mes petits sixièmes, lorrains pur jus en 89 autour de l'expo qui se tenait au Jardin des Plantes, justement. Un des plus chouettes souvenirs de ma vie de prof de SVT. Omnivore, le nounours, c'est certain, et même super bien équipé pour récolter les myrtilles, mieux que nous, en tous cas! Nous avions étudié la détestation des hommes contre les ours. Qui tient à la fascination ancestrale pour la bestiole, presque humaine dans certaines de ses attitudes (allaitement, station debout... et régime alimentaire, bien sûr)

Et puisqu'on parle des zoos, imaginons simplement un extra-terrestre débarquant dans la cour d'une maison d'arrêt au cours de la promenade, et en déduisant que c'est ça la société des humains...

Je me souviens, un printemps, avoir observé des ours en train de brouter de l'herbe et Québec d'avoir vu un petit ours brun cueillir des framboises.

Il est vrai que l'époque de la fascination pour l'ours (roi des animaux avant le lion, qui a peut-être donné son nom au mythique roi Arthur...) est bien révolue.

Vouloir dévellopper le tourisme en faisant croire que l'ours est dans son milieu naturel quand on sait que la présence de l'homme le fait fuire est bien une vue parisienne de la ruralité.

Les pyrénées ne doivent pas devenir un ZOO ,et sous prétextes de bien être des touristes,évitons de détruire moustiques ou autres bestioles toutes utiles à la biodiversité et laissons la nature tranquille avec le monde rurale.

nous sommes béarnais et depuis 20 ans , grace à lassalle et Cie on a vu les Pyrénées devenir un zoo. Quant aux villages ils commencent à perdre leurs caractères, pelouse partout, cour asphaltée, massifs de fleurs "urbaines" , crépis en ciment; il n'y a qu'en altitude qu'on retrouve des plantes sauvages en quantité. Je suis obligée de les cultiver pour avoir valériane, aigremoine, chélidoine ... le plus grave c'est que des femmes du village les admire me demandent ce que c'est ... mais se détournent quand elles apprennent que ce sont de simples fleurs sauvages des prairies, des haies et bois, gratuites donc ... peu intéressantes. Notre récompense : cette année nous avons pu voir un macaon et un paon du jour. Cela faisait longtemps que je n'en avais plus vu

A pau depuis 3 ans la communauté des communes essaie de fleurir avec des espèces sauvages (coquelicots, bleuets ...) les bords de la rocade, des ronds points. Beaucoup de gens téléphonent pour se plaindre car ce n'est plus tondu régulièrement. Ils ont peur des bêtes ??? peut être les dinosaures ? Une pelouse est aussi vivante qu'une pierre tombale

alors quel réconfort à la lecture de ce blog

L'obscurantisme valléen a la vie dure, il est vrai que l'ouverture sur le reste du monde ( à plus de 50 km) ne date que du début du 20ème siècle. L'ami Lassalle ne parlait il pas de délocalisation de l'usine Toyal alors qu'elle allait à 40 km de distance dans un vrai site industriel. C'est à pleurer cette haine de l'ours, du vautour, de l'écolo...

Au fait savez vous pourquoi Dieu a fait la vallée d'Aspe si belle ???

Si le deputé Jean Lassale était classé parmi les especes menacées, il devrait benéficier, à ce titre, d'une protection, ce qui risquerait de faciliter sa reproduction, à l'instar du bolot occidental (de Claire Bretecher) dont la prolificité n'avait d'égale que la dépression.

Ce n'est certes pas ce que vous souhaiteriez, je présume.

A propos de ceux des bergers agités quoique très correctement indemnisés, il me fut étonnant d'en voir un spécimen pleurant à chaudes larmes devant la caméra ( goguenarde ) quelques brebis perdues......... du fait de l'ours, car c'etait bien la monstruosité de cet assassin plantigrade qui rendait cet homme si triste.

Je comprends la chagrin de cette homme, je comprends cet attachement à un troupeau, attachement qui remonte à des millénaires. Comme l'ours se nourrit depuis des millénaires.

MAIS,

L'ours brun n'est pas "monstrueux", il "n'assasinne" pas. Il mange, tout simplement, comme nous...

si la vallée d'aspe est aussi belle c'est pour bien voire la betise de ce Lassale

Ah le fameux homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours... Justement, pas grand monde l'a vu cet ours, ce qui prouve sa recherche de discretion, et non le contact frontal. Des le debut de la reintroduction, il y a eu une opposition. Je pense qu'on aurait du chercher un consensus. Etait-ce possible ? pas sur. Il faut voir la "violence" (non physique) des manifs anti-ours. C'est consternant

 

Oui, mais si les Pyrénéens n'avaient pas peu à peu exterminé leurs (nos...) ours bruns (Une centaine il y a 70 ans) il n'aurait pas été nécessaire d'en ré-introduire. L'opposition vient d'une "tragédie": l'ours brun (voire Lassalle qui se fait élire la dessus) est devenu un objet politique.

Excellent article, il serait peut-être judicieux d'insister sur le "pourquoi" des attaques par chiens errants ou parfois ours: l'abandon des troupeaux à eux-mêmes, l'absence des chiens de troupeau, et la raréfaction des bergers. Les derniers bergers qui ont connu l'ours sont presque tous morts, mais ils ont raconté comment ils vivaient en bonne intelligence avec lui, et sans frousse irraisonnée...

Vous avez raison, les troupeaux, notamment en raison de la non-rentabilité de ce type d'élevage, sont trop souvent laissés à eux mêmes.

réponse: c'est pour se faire pardonner d'avoir fait .................si c.n

Je pense qu'un berger est certainement plus écolo que n'importe quel écolo et je ne supporte pas ce mépris envers les montagnards, les chasseurs etc

On remet des ours mais on accepte les corridas !

Jr vous signale quand France, la nature sauvage n'existe pas. Il ya longtemps qu'elle est domestiquée

Je ne m'en prends pas aux bergers (relisez) mais aux chasseurs et aux politiques.

La nature "domestiquée" ce mot n'a pas de sens. Nous avons peu à peu (depuis au moins 10 000 ans) modifiée le milieu naturel pour l'adapter à nos besoins. Mais nous avons ainsi hérité d'une biodiversité qui est ce qu'elle est mais que nous devons préserver. Car il reste encore une différence entre les écosystèmes urbains et les écosystèmes ruraux. Et il existe une sacré différence entre l'écosystéme de la Beauce et celui de la Vallée d'Ossau ou du Marais de Brière.

et vous ne vous en prenez , à juste titre, qu'aux chasseurs idiots qui tirent dans n'importe quelle situation et sur tout (même leurs copains)

et aux touristes inconscients

 

moi ce qui me désole, cest la disparition des bergers, des vachers, des petits agriculteurs qui font le charme de ces régions

Une chanson de Brassens à réécouter, "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part"...

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités

Plus je connais "les bergers, les vachers, et les petits agriculteurs", plus j'aime les ours...

 

 

Pourtant, il y résidait dans un de ces petits villages et s'y plaisait, où se mettait-il, parmi les habitants ou parmi les spectateurs ?

Brassens a parfois écrit des bêtises et c'est un admirateur qui vous le dit !

 

J'ai apprécié cet article, où le parti pris clairement et les piques n'empêchent pas l'argumentation raisonnée. Beaucoup de véhémence en revanche dans certains commentaires (les opposants aux ours seraient du côté de la bêtise absolue, on serait soit opposant, soit informé mais apparemment les deux ce n'est pas possible, etc.), qui répond à la violence de certains anti-ours, qui elle-même, sans fin.

Deux choses me frappent. 1. Chez certains anti-ours/anti-loups, comme chez certains dans l'autre camp, comme dans les mouvements anti-corridas, il y a une incroyable violence, verbale et parfois au-delà, que je ne peux m'empêcher de trouver démesurée. Quels enjeux personnels, affectifs, mobilisent des gens généralement sensés au point de les rendre à ce point intolérants, voire haineux, et de les rendre inaccessibles à la raison ? 2. C'est d'autant plus frappant que les sujets de discorde sont plutôt minuscules au regard des enjeux invoqués. En effet ce ne sont pas quelques malheureux ours qui, à eux seuls, mettent en danger les troupeaux. Mais ces quelques malheureux ours représentent aussi epsilon du point de vue de la biodiversité. Pour reprendre des exemples ci-dessus, à quand les éleveurs en lutte contre les chiens de chasseur ? Et dans l'autre "camp", puisque camps il y a, pourquoi plutôt que de protester contre les seuls zoos (qui ont eu historiquement leur utilité pour la zoologie, mais qui en effet ne l'ont plus) ne pas demander l'interdiction des chiens en appartement --habitat autrement inadapté pour un autrement grand nombre d'animaux ? Par exemple. Il me semble que sur ces sujets, les lorgnettes sont souvent tenues par le mauvais bout par des gens inutilement agressifs.

Joli exercice de mélange LassaleModem-ours-vautours-bergers-écolos-tourisme. Mais la question comment cohabiter ours-bergers-agirculture de montagne- population local-écolos continue. Dénigrer une partie du problème n'est pas un bon argument.

1. "... quelques bergers excités ..." Il faudrait être plus respectueux des personnes (qui travaillent dur) quand on écrit, sinon on perd en crédibilité.

2. "... une économie de montagne intégralement financée par l’Europe..." . L'Europe (c'est à dire nous tous) aide l'agiculture de montagne comme des autres activités: pourquoi pas?. Mais dire intégralement? (où sont les chiffres?).

 

 

quelques bergers excités... ( donc, pas tous, heureusement). Je ne dénigre pas, je raconte car j'ai rencontré ceux dont Jean Lassalle entretient l'excitation.

2° Sur le site de la Commission agricole européenne comme sur le site du ministère de l'Agriculture, tous les chiffres sont accessibles.

3° J'indique bien que je suis favorable à l'aide de l'agriculture de montagne: elle est indispensable, humainement et écologiquement.

Je vous remercie de votre article il faut parfois remettre les pendules à l'heure

" La nature doit être « propre ». Comme une aire d’autoroute. "

Sans faire de quelques éleveurs une généralité, force est de constater que notre agriculture (et encore plus pour ce qui est de la production céréalière, par ex...) a tendance à ne considérer "propre" que ce qui est "mort".

On paye le prix d'une vision uniquement technicienne de la nature, qui nie sa richesse pour ne la traiter que comme un réservoir de ressourcs à exploiter.

 

Habitante de la vallée d'Aspe et farouche opposée au fossoyeur Lassalle, la lutte anti-ours est son fond de commerce.

A l'assemblée nationale, il s'abstient au sujet du Parc National ..et revenu en Béarn il crée une association pour s'opposer à son extension!

Si un département le veut pour le protéger..on vous le laisse.

Paule

Bonne idée: qui veut créer une réserve nationale pour mettre Lassalle ? Je suis même prêt (c'est son projet pour les ours) à lui porter à manger régulièrement pour amuser les touristes.

Mais surtout n'oubliez pas les boissons !

vous allez vous ruiner en madiran et jurançon

Je signale à Jean Lassale que les hirondelles aussi sont des prédateurs. J'ai rencontré une personne dont le neveu du beau-frère en a vu une emporter une vache vivante dans son bec! Des bergers confirment: une hirondelle myope peu prendre un ruminant pour un moustique.

Lassale doit redouter qu'un ours se présente à la députation contre lui et le batte. Mais je le rassure: à jouer au plus balourd, il n'a rien à craindre.

Il n'y a pas d'ours "pyrénéen" dans les pyrénées ; ce sont des ours slovènes. La population est de toute façon trop basse pour être viable et ils sont condamnés à la dégénérescence par consanguinité ( http://en.wikipedia.org/wiki/Minimum_viable_population ).

Vouloir maintenir une population de quelques dizaines d'ours à cet endroit est une vision de contrôle de la nature aussi artificielle que d'y élever des brebis. Qui, elles, font du fromage.

Il n'était pas inéluctable que les chasseurs tuent les derniers ours pyrénéens.

Et il ne faut pas prendre pour argent comptant toutes les âneries propagées par Wikipédia. Et qu'est-ce qui vous gêne ? Que les ours slovènes soient des "immigrés"? Des "étrangers" ?

 

Vous racontez n'importe quoi.

Assistez à leur capture, siégez à leur déportation et faites le trajet avec eux, observez leur perturbation face aux climats différents.

Ont ils manifesté le désir de migrer? Non : on leur impose bel et bien une DEPORTATION.

Bien sur que oui que les chasseurs leur tire dessus. Renseignez-vous mieux, demandez aux montagnards, venez partager quelques mois la vie des gens du cru aussi .

L'ours des Pyrénées est une race qui a bel et bien disparu depuis fort longtemps.

Ces déportations d'OURS sont inadmissibles et argument des faux écologistes.

Pas inéluctable, mais c'est fait.

Ce qui me gène, c'est que la démarche de la réintroduction de l'ours n'est pas viable, l'espèce est déjà éteinte. On est dans la micro-gestion, comme dans un zoo ; les ours slovènes ne sont pas venus tout seuls. Ils sont venus en hélicoptère et camion, avec des dizaines de scientifiques au cul, qui écrivent ensuite des âneries sur Wikipedia.

Et cet effort n'est consenti que par ce que comme le soulignent si bien quelques contributeurs, en gros, l'ours a une bonne tête. Je veux bien qu'on tienne l'espèce à bout de bras, mais il faut arrêter de parler de nature ; c'est une construction de l'homme. C'est de l'écologie par l'affectif. On leur donne même des noms ! Et tant pis pour le animaux mal-aimés.

....aussi longtemps qu'il y aura des électeurs pour voter pour un Lasalle , nous devrons supporter les malfaisants , leurs comportements et leurs politiques

  ....aussi longtemps qu'il y aura des électeurs pour voter pour un Lasalle , nous devrons supporter les malfaisants , leurs comportements et leurs politiques

Rien à rajouter sinon , qu'étant native du "64"...et ayant plusieurs fois "tracé" sur ces chemins de montagne (en Ossau entre autre ), je n'y ai jamais vu un ours...même du temps de la regrettée Cannelle, dernière ourse de souche pyrénenne.

Le chasseur qui l'a abattue a d'ailleurs été condamné...et l'appel a définitivement conclu sur une amende de 10 000 euros .

Voir lien ...http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Le-chasseur-qui-a-tue-l-ourse-Cannelle-devra-verser-10.000-euros-aux-associations

Les troupeaux, c'est vrai, sont de plus en plus "abandonnés"...pas évident d'être bergers.

Ensuite cette polémique stérile car sans fondement scientifique, liée à de purs fantasmes... donne, depuis des années aux maires du coin une occasion de se taper dessus, selon leur opinion "politique" et aux éleveurs de traquer l'écolo...l'ennemi pas excellence, plus par ignorance que par bêtise.

Je ne suis pas "écolo" au sens politique du terme mais je suis des Pyrénées.

Ils nous reste aussi en Pays Basque, sur les hauteurs de l'Artzamendi, quelques aigles royaux et gypaètes..pouvu qu'ils ne nous bouffent pas un chihuahua!

En fait les deltaplanes sont plus dangereux dans ce coin ^^

Cordialement

 

bonjour Maia

la 2e fois que mon béarnais de mari m'a fait passer une nuit dans une cabane en montagne en vallée d'ossau j'ai eu cette joie, rapide hélas. Cela fera 36 ans mi septembre. C'était tout à fait par hasard. Il y avait un troupeau de juments autour de l'abri et au milieu de la nuit hennissements et cavalcade nous ont réveillé. En mettant le nez dehors, dans la brume nous avons vu une masse lourde qui courrait et s'éloignait

il a sûrement eu plus peur de nous que nous de lui; et on le comprend

quant à la mort de Cannelle ça ne s'est pas passé comme l'a raconté le chasseur, il y a eu d'autres témoins que les copains des chasseurs

Quelle chance de l'avoir "vu"....

Le nombre de randonnées que j'ai fait par "chez vous"...dormant dehors, quand c'était possible (réveillée entourée de moutons une fois ^) car je déteste les cabanes quand il fait beau.

Et je n'ai jamais vu que des traces...rien que le voir filer au loin aurait fait mon bonheur.

L'ours est peureux et c'est vrai offrons-lui une copine ou deux...n'en déplaise à certains.

Non bien sûr pour Cannelle, d'ailleurs il a été condamné...il l'a tirée comme un viandard!

Dans quelques jours je retourne au pays...je viendrai faire un tour chez mes "cousins béarnais" pour voir si leurs belles montagnes n'ont pas changé de place ...

Bien à vous

ps par contre chez moi je n'ai pas de signal...15 jours sans Mediapart...vais-je survivre?

Tranquile 

Le problème de la coexistence de l'agriculture et de la faune sauvage et notamment des prédateurs (ours, loups, linx, renards...) n'est pas tant celui de la présence de la faune sauvage, mais celui d'une agriculture sans paysan. Le métier de berger, le véritable, celui qui reste avec son troupeau au paturage, n'existe quasiment plus. Ce que l'on appelle bergers sont en fait des éleveurs de brebis, qui montent leur troupeau au paturage mais n'y restent pas, se contentant de revenir le voir une fois par semaine.

C'est donc le résultat de l'agriculture "moderne", machinisée et sans main d'oeuvre.

Bien vu. C'est l'agriculture paysanne qu'il faut sauver et cela profitera à la biodiversité même si de temps en temps, parce qu'ils seront sur le même territoire, l'homme éliminera un ours, un loup, un lynx ou une loutre. Sans qu'il s'agisse d'une "vengeance" ou d'un geste "politique", simplement le résutat d'une concurrence.

Le mythe de la "bonne" nature perdure, c'est l'Homme ce vaurien qui est responsable de tout. Et ce surtout depuis l'hypothèse de Lovelock à la fin des années 60 : les catastrophes naturelles, la disparition d'espèces (alors qu'on en découvre des nouvelles), le réchauffement climatique seraient l'expression d'un rejet de notre planète Gaïa pour enfin détruire l'espèce humaine...Tentons d'être rationnels face à cet anthropomorphisme permanent.

Je ne suis pas non plus légitime par rapport à l'ours ou au loup, simplement priorité à l'Homme sur le court terme car sur le long terme (les Pyrénées paradis de l'ours) on est tous morts... Au fait a-t-on démocratiquement demandé aux ours s'ils n'auraient pas préféré vivre dans la Slovénie de leur naissance ? Halte à la déportation des ours !

Bravo!

L'ours est récupéré pour de basses histoire politiques : au bout du compte on se fiche de le savoir heureux. c'est bel et bien une déportation et je suis catastrophée de voir la prétention du genre humain qui pense donner des ordres à la NATURE.

Anne

Pour m'être trouvée en montagne confrontée à la présence de l'ours, je vous conseille de vous entraîner tous les jours a courrir très vite si vous venez dans les Pyrénées.

Chacun a connaissance de son milieu de vie et je trouve extraordinaire que des gens qui ne vivent pas sur place puissent argumenter d'ours du Quebec ou d'ailleurs, pour cautionner la réintroduction d'une espèce qui n'est plus locale.

Je vous conseille humblement de réfléchir à la souffrance de ces animaux, que l'on expatrie, que l'on confronte a un climat qui n'est pas le leur, et où depuis sa disparition, le territoire humain s'est élargi par nécessité DE VIE.

Il n'y a plus d'ours dits "des pyrénées", et ce depuis l'époque de mon grand père!

Souhaitez-vous aussi la réintruction des dynosaures ou acceptez-vous modestement que les temps ont changé, et que la nature a elle-même siégé à l'éloignement de certaines espèces?

Les rats courrent-ils toujours librement dans les rues des villes?

Ne vous y trompez pas j'aime MOI les ours,

ignorer leur force, leur dangerosité lorsqu'ils sont contrariés (j'ai vu des clotures de maisons arrachées, des portes de caravanes défoncées) ou qu'ils sont attirés par des odeurs de nourriture, montre que l'on confie à des décideurs des missions très loin de la réalité des faits sur place et démontrant leur absence de connaissance des biotopes.

Le gentil petit nounours pour s'endormir ou "cueillant des framboises" relève de l'enfance.

Déporter des ours Slovaques est une HONTE!

Salutations montagnardes d'une randonneuse et d'une VRAIE Amie des Ours.

Le dernier ours pyrénéen a été tué il y a quelques années seulement. Donc l'époque de votre grand-père est fort contemporaine. Je comprends que vous ayez eu la peur de votre vie, mais est-ce une raison suffisante pour bannir l'ours des Pyrénées?

Qui parle ici d'ignorer leur force?

Je suis une vraie amie des ours, dites-vous. Donc les autres sont bien sur des faux. Croyez-vous être la seule à vous promener dans les Pyrénées, à y vivre? Croyez vous que les pyrénéens refusent en masse les ours dans les Pyrénées? Vous me semblez tout aussi loin de la réalité des faits sur place que ceux à qui vous le reprochez.

Je vous propose d'aller vivre en Slovénie mon Cher Le Père Vert pépère.

La différence avec l'Ours, est que vous aurez le droit de vous y opposer.

La peur n'est pas ma motivation, elle m'a simplement fait comprendre la sienne, face à un fusil de chasseur.

Relisez le titre et réaffirmez moi ensuite que la politique ne met pas son pied la-dedans.

Sortez un peu de la ville, vous verrez la nature est plus puissante que les décisions d'une poignée d'ambitieux.

Je vais peut-être en choquer plus d'un(e)!

D'abord une précision, la Slovénie et les Pyrénées sont deux sites totalement différents.

S'il y a un jour trop d'ours dans nos montagnes...et bien les chasseurs et la vie se chargeront de limiter leur trop grand développement!

On en est très loin, ne confondons-pas tout.

Et je sors définitivement =======>[Tranquile]

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Bravo : importez des ours pour leur tirer dessus : CQFD

J'étais certaine que vous tomberiez dans le piège...et que vous ne sortiriez-pas non plus !

MDR!

Vous prenez tout au premier degré...la chasse est aussi un moyen de survie dans certains pays...même si je n'aime pas la chasse.

Désolée...j'essai d'être un peu plus humaine et je ne suis pas la Brigitte Bardot des ours non plus.

Merci ^^

ah bon? c'était une manipulation-piège? bon je crois qu'il vous faut le dernier mot : je vous l'offre donc pour satisfaire votre égo.

je vous souhaite une DOUCE soirée, et de trouver en effet humanité.

Adisiats

Juste une question?

Pourquoi celà ne pose pas de gros problème de l'autre côté de la frontière...!

Moi je n'ai jamais vu d'ours ou d'ourse...( seulement des traces!)...ils se cachent dans les montagnes des Pyrénées et ont peur de l'homme, à juste titre.

Quand à la comparaison avec les dynosaures...je l'oublie tant elle est déplacée et sans rapport.

Il s'agit de biodiversité et pas de paléontologie.

Je ne vois pas en quoi c'est une honte de "déporter" un ours ou une ourse...

Des réintroductions d'espèces en voie de disparition se font tous les jours ailleurs, sur tous les continents et avec succcés.

Quand celà est fait convenablement, celà ne pose aucun problème.

Le problème c'est l'homme et pas l'ours.

Je sors de ce débat... çà m'en rapelle un autre sur les "gitans"...

C'est de l'affrontement, désolée mais il y a mieux à faire.

ps Ah, je n'ai jamais dit que les "nounours étaient gentils"...les scientifiques qui procèdent à ces réintroductions ne sont pas des "enfants"!

Je sors aussi d'ici où le respect de l'animal n'a pas sa place et encore moins celui de la nature.

la biodiversité dans votre discours est toute litteraire . Comparer l'ours aux gitans ??

Vous confondez tout, je plains les gitans qui ont toujours été dénigrée méconnus traqués et maintenant plus que jamais.

Vous faites là de l' antropomorphisme et des amalgames déplacés. Bonne suite.

Non, mais... je n'ai pas comparé les ours et les gitans...enfin, lisez-moi!

J'ai simplement comparé le type d'affrontements dans le discours, çà c'est de la mauvaise foi.

On se ressaisit...parce que là je considère çà comme une injure, (relisez ce que j'ai écrit sur les fils correspondants aux sujets des "roms" et "gens du "voyage"...!)

Je ne parle pas en l'air...je suis de là où sont ces ours et en plus j'ai des gitans dans ma famille...c'est n'importe quoi votre lecture.

Version plus calme....Tranquile:

On arrête et on prend la peine de relire convenablement ses petites camarades...

ps la biodiversité je la vis tous les jours là où je vis!

 

 

quelle chance d'avoir vu l'ours, c'est un vrai cadeau. Vous avez l'air de bien connaître la montagne, moi aussi. Quand on connait l'étendue du massif pyrénéen, ses innombrables vallées, ses territoires d'altitude ou il n'y a jamais personne, ne croyez vous pas qu'il y a la place pour quelques ours. Les pyrénées ne se résument pas aux vallées d'ossau et d'aspe autour desquelles se concentrent tous les toursistes randonneurs. Les pyrénées sont immenses pour ceux qui les ont pratiquées et il y a de la place pour tous.

La polémique de l'ours est une béarniaiserie qui s'est exportée et qui enfle. Elle permet d'excerber ses pulsions mais ne repose sur rien de rationnel.

A lire l'excellent article de pyrénées magazine sur le sujet sur les soit disants dégats de l'ours. On est dans l'émotion pure et pas dans la raison quand on parle de l'ours. Les étrangers nous donnent une bonne leçon en europe,

Autre chose: combien de gens "de la montagne" ont il vu d'ours? Personnellement j'en connais beaucoup mais personne n'en n'a jamais vu alors il faut arréter les délires bête du gévaudan. De quoi avons nous l'air?

Je persévère sur l'obscurantisme valléen bien entretenu par certains élus et avalé par des gogos

 

Merci...je commençais à me sentir encerclée...et un peu seule.

"Je persévère sur l'obscurantisme valléen bien entretenu par certains élus et avalé par des gogos"

De même...

Et pour la dame en colère...je n'ai rien non plus contre les caniches et autres petits chiens, quoiqu'ayant deux chats qui bouffent les oiseaux...mais quelle horreur.Tranquile

^^

 

Je suis d'une partie des Pyrénées en Montagne non en vallée.

Lassalle ce n'est pas mon problème . Mon problème est que vous manipulez les ours comme sur un échiquier et je lis bien Maia64 donner la solution en cas de surnombre : les faire tirer par les chasseurs.

En effet le sort des ours vous importe. Rire

Débat stérile. Je pensais mettre une photo d'ours que j'ai pu prendre, mais je vais bien m'en garder! Pov bête!

Ben moi aussi...les montagnes de Navarre.

Chez nous on dit agur ...ou kaixo, selon le versant!

Mon ego est plus petit que le vôtre...chiche ?

Vous ne m'avez-pas répondue sur votre mauvaise interprétation "les gitans et les ours"...

Vous rebondissez sur ce qui vous arrange...et affirmez avoir vu des ours ...quelle chanceuse.

Là je suis sincère.

Un blog intéressant plein d'informations sur les ours, entre autres...

http://www.buvettedesalpages.be/2008/10/retour-ours.html

Sincérement.

Pour tout le monde...une photo de Cannelle.

cannelle.jpg

 

Entièrement d'accord avec vous Anne Nymette. Ces gens qui se proclament pour la biodiversité et montrent l'ours comme un gentil nounours feraient bien aussi de faire revenir les dynosaures ... et des bactéries, la variole, tout un tas de bestioles sympathiques. On pourrait aussi euthanasier l'espèce humaine, qui ainsi ne nuirait plus à la biodiversité.

Je suis atterrée par ce parti pris sans discernement ainsi que par le ton moqueur, le dénigrement dont Jean Lassalle fait ici l'objet. Je connais Jean Lassalle et c'est quelqu'un de très bien, humain, authentique, qui défend les paysans de la montagne mais aussi la nature. Il n'a rien d'un violent ni d'un excité comme le dit l'article. Il n'a pas fait une "fausse" grève de la faim, même s'il l'a interrompu avant qu'elle lui soit fatale. Une telle violence et une telle moquerie de ces gens me fait vraiment peur ...

Je vous cite ....

"Ces gens qui se proclament pour la biodiversité et montrent l'ours comme un gentil nounours [...]"

"Ces gens"...n'ont jamais dit çà...relisez, relisez avant d'affirmer.Tranquile

L'ours est un prédateur dangereux...ne mélangez-pas tout encore une fois.

Quand à Lassallle, grand bien lui fasse...ce n'est pas et de loin ma tasse de thé...je suis du coin, ne l'oubliez-pas.

Quand au lien que je vous ai donné, l'avez-vous seulement ouvert?

http://www.buvettedesalpages.be/2008/10/retour-ours.html

Donc...je vous en donne à lire le début....

"Ces dernières années, il est fréquent d’entendre des voix prétendument autorisées, notamment des scientifiques qui ne maîtrisent pas les sujets dont ils parlent, tels Claude Allègre ou Yves Coppens, s’élever contre le retour de l’ours et/ou du loup au motif qu’ils n’auraient pas ou plus leur place dans une société moderne comme la nôtre.

Même Jean-Louis Etienne, grand connaisseur des pôles mais ignorant des réalités ursines pyrénéennes, estimait en 2006 qu’«il est ridicule de vouloir réintroduire des ours dans les Pyrénées [...] parce que ça bouscule tout un écosystème qui n’y est plus familiarisé» et déclarait par ailleurs que «l’ours ne fait plus partie de la biodiversité des Pyrénées» (ça c’est un scoop !), qu’ils sont «incontrôlables» (M. Etienne veut-il les équiper de dispositifs neutralisateurs ?) et que «le pastoralisme est la meilleure façon d’entretenir les montagnes [Citations extraites de L’ours : les raisons de la colère, Violaine Bérot, Kairn, 2007.]». Nous reviendrons sur ce vieux préjugé "néolithique" dans une partie consacrée au pastoralisme et à ce qu’on appelle la biodiversité.[...]"

Il y a des liens à ouvrir qui renvoient à tous les intervenants cités dans cet article, donc je vous recommande encore une fois la lecture...le blog est excellent et très diversifié, même en opinions!

Donc pour résumer.. chacun a bien le droit d'avoir son idée propre sur le sujet.

Encore faut-il la défendre sérieusement et surtout ne pas déformer les propos des autres.

Cordialement

J'espère, chère Anne Marie Kraft, que Jean LASSALLE ne vous a pas donné une enveloppe pour assurer sa défense.

Vous connaissez Jean, grand bien vous fasse !

J'ai l'avantage de le bien connaître aussi, et de l'avoir pas mal pratiqué. Il ne mérite ni l'honneur que vous lui faites en le défendant, ni l'indignité dont certains commentaires excessifs l'affublent.

C'est tout simplement un "politicard" comme on dit dans nos campagnes. C'est à dire un homme sans grande envergure intellectuelle, opportuniste et démagogue, avec qui il est quasiment impossible d'avoir un conversation un tant soit peu suivie. Dès qu'il est mis en difficulté, il s'en sort par une pirouette verbale ou une grosse plaisanterie.

Je pense qu'en tant que femme vous appréciez à leur juste valeur ses plaisanteries grivoises qui souvent frôlent la goujaterie. Il est vrai que cela se produit surtout à l'issue de banquets bien arrosés !

Et pour être authentique, alors là, oui. Mais pas à ce que vous écrivez !

Il ne s'agit pas pour moi de le moquer ou d'être violent, mais de le voir tel qu'il est : un brave paysan mal dégrossi qui s'essaie comme il peut à faire de la politique.

Mais là ou il excelle c'est surtout dans la rigolade.

Comme disaient ses copains du Lycée Agricole : "Jean, même quand il n'est pas bon, il s'en sort toujours par la tchatche."

A signaler qu'il n'est pas le seul dans ce cas. Et si moins de flagorneurs ne l'entouraient, je le crois tout à fait capable de faire mieux.

et bien allez voir mon commentaire plus haut

nous aussi nous avons rencontré un ours et je répète il a eu sûrement plus peur de nous que nous de lui. Mon grand regret est que la rencontre fut très rapide

les ours bruns européens ne sont pas des grizzlis . Là je comprendrais vos craintes

Désolé, A. Nymette, mais il y a encore au moins deux ours de souche pyrénéenne qui essaient de survivre dans les hautes vallées du Béarn. Ce sont deux mâles (dont le dernier fils de Cannelle qui va sur ses cinq ans) . Je pense qu'ils seraient très heureux de rencontrer une belle ourse même d'origine Slovène, car ils ne sont pas racistes, eux.

Ils ont bien du mérite à résister à toutes les avanies que les humains leur font subir :

- dérangements en été par les touristes qui ne vivent que pour leur plaisir sans se préoccuper des frayeurs qu'ils causent à la faune sauvage.

- dérangements en automne par les chasseurs qui prennent un malin plaisir à organiser leurs battues aux cervidés ou aux sangliers à proximité des endroits où les ours font leurs dernières emplettes végétales ( faines, glands ....)

- en toutes saisons par les forestiers qui n'ont de cesse de réduire leur territoire.

Croyez-moi, si j'étais ours ce n'est pas les moutons que je boufferais, mais bien les humains !

En fait ceux qui respectent le plus les ours, ce sont encore les bergers. En tout cas, ceux qui élèvent des brebis laitières. Car eux c'est en haute montagne qu'ils ont leur taf qui consiste à faire du pur brebis si savoureux. Et eux, ce n'est même pas une fois par semaine, en moyenne, qu'ils descendent, une petite journée, de leurs estives.

Le paradoxe, c'est que les bergers les plus virulents anti ours se recrutent chez les éleveurs de moutons à viande. Ici, troupeaux démesurés (because prime PAC à la tête de brebis) . Pas besoin d'un gardiennage permanent, car pas de traite bi quotidienne. Une seule visite hebdomadaire est bien suffisante pour s'assurer du bon état sanitaire du troupeau (une épidémie est si vite arrivée!). Les bergers-fromagers les comparent à des rentiers dont la tâche primordiale consiste à remplir le déclara tion PAC au printemps de chaque année.

Alors évidemment, quand l'ours qui à du se cacher toute la journée pour échapper aux touristes ou aux chasseurs,se retrouve, le soir, le ventre vide, a qui s'en prend-il ? A une proie facile : le mouton ! Et quel mouton ? Si possible pas la brebis laitière osseuse et peu charnue, mais plutôt le beau mouton à viande dodu à souhait ! D'autant que la tâche est plus aisée, puisqu'il n'y a ni homme ni chiens pour gardienner !

En plus quel plaisir ce doit être, pour lui, de se défouler au milieu de centaines de bêtes, après une journée stressante passée à se cacher des humains!

Les pauvres moutons innocents paient pour les vrais coupables, qui eux comptent des moutons pour trouver leur sommeil dans leur lit confortable.

Et évidemment, victime collatérale le propriétaire des moutons, qui, sans chercher plus loin, demande la mort du présumé coupable : l'OURS.

Bon, Anne, revenons à nos moutons.

Puisque vous êtes une "VRAIE amie des ours", je vous propose de lancer une pétition pour qu'il soit fait en sorte que nos deux ours béarnais aient une vie sexuelle aussi épanouie que celle de Jean LASALLE, et que pour ce faire on leur offre d'urgence deux compagnes, même d'origine étrangère.Je peux vous assurer qu'ils s'en accommoderont fort bien. Et je les soupçonne d'être capables de grande galanterie à leur égard (notre Henry IV vous en est témoin!).

Et encore, vous écrivez : "Déporter des ours slovaques est une HONTE". Attention ils ne sont pas "slovaques", ils sont slovènes. Donc plus près de chez nous et de ce fait un peu moins étrangers. Etes-vous tout autant indignée par la "déportation" de ces jeunes filles malgaches, camerounaises et autres que nous "importons" afin d'assurer la succession de nos agriculteurs célibataires. Pourtant que je sache, l'espèce n'est apparemment pas en voie de disparition. Pourquoi pas la réciprocité pour nos ours ?

Pour finir, une recommandation d'un vieux paysan, qui, en d'autres temps, a beaucoup fréquenté la montagne, y a rencontré quelques ours, mais a toujours fait en sorte de respecter leur quiétude :

Randonner c'est bien, mais point trop n'en faut, et surtout pas n'importe où et n'importe comment.

Dans son remarquable ouvrage de 1974 intitulé "Chemin Faisant", Jacques Lacarrière affirmait avoir vu des loups, dans sa traversée du Massif Central. Il y a donc des loups depuis, au moins, quarante ans dans le Massif Central, la vie continue et personne ne hurle...justement.

Nos gouvernants, Sarko en tête, flattent le bon peuple bien bas de plafond, il faut dire que c'est la majeure partie de leur électorat, les nemrods en treillis ont donc à présent tous les droits... Le nain en chef avait même réactivé les "chasses présidentielles"...

Dans les Pyrénées, c'est l'ours qui tue les moutons des prétendus "bergers", qui ont des troupeaux de plus en plus importants, et qu'ils ne surveillent pas, dans les Alpes c'est le grand méchant loup, ailleurs, ce sont les renards mangeurs de poules, les blaireaux qu'on "s'entraîne" à déterrer, femelles et petits compris ... Même les pies et les geais sont déclarés "nuisibles"...

Eh oui, pendant que les viandards se balladent avec leurs fusils, leurs téléphones portables et leurs 4X4, ils ne font pas de politique.

Continuons comme ça, et notre terre sera belle. Les animaux seront visibles uniquement dans les zoos, ou à la télé. On prépare "Soleil vert".

 

creeons des sanctuaires pour la sauvagerie et sans homme ,ici chez nous,ouiils les tirent les ours des pyrenées je les ais vu il ya quarante années,tires dessus et sur des renards en pleine neige et sans defense,etc,alors c'est Jouanno qu'il faut stigmatisér,c'est elle qui ne demissione pas et fait encore et encore des cadeaux a ces salops qui touchent du fric pour chaque betes tuées et si peu,et subventions,pour tout,alors le pastoralisme a la mode grilage et sans berger,ca suffit,il ya quarante il y a vait des ours en Ariége et alors ils les tuaient et les betes descendaient peu,trop peur de l'homme,ce sont pas des grizzlis,alors Jouanno est la honte totale ,qu'elle s'en aille!!

Je viens d'être "attaqué", aux frontières de la Savoie et du Dauphiné, par une "meute" de plusieurs dizaines de Vautours Fauves, qui avaient disparu de ces régions et qui s'y sont rétablis progressivement depuis plusieurs années. Je crains beaucoup moins leurs décollages en "salves" de quatre ou cinq sujets et leurs vols de reconnaissance, peut-être même d'intimidation, à vingt ou trente mètres au-dessus de nous (quels oiseaux magnifiques et impressionnants et quelle belle leçon de nature pour le petit-fils qui m'accompagnait), que les errements de notre classe politique complètement "à la rue"...

Le Modem n'avait pas besoin de cette faiblesse électoraliste de Jean Lassalle pour être totalement déconsidéré. Je proposerais volontiers sa dépouille aux Vautours Fauves (la dépouille du Modem, bien sûr, enfin... pour commencer) !

"Le Modem n'avait pas besoin de cette faiblesse électoraliste de Jean Lassalle pour être totalement déconsidéré. Je proposerais volontiers sa dépouille aux Vautours Fauves (la dépouille du Modem, bien sûr, enfin... pour commencer) !"
Çà c'est dur...pour les malheureux Vautours Fauves...Tranquile

oui dur car c'est le plus sur moyen de les empoisonner

Moi le mouton, quand j'en mange, il vient de Nouvelle Zélande. La viande des Pyrénées est bien trop chère. Déjâ que je la paye avec mes impots...ensuite, je n'ai plus les moyens. Les chasseurs, c'est bien connu, là ou il y a un fusil, il n'y a pas de cerveau. Les bergers ressemble plus à des "Justin BRIDOU"....des beaufs. La montagne est la uniquement pour leur rapporter du fric et la Nature, ils s'enffichent. Je suis sûr que ces gorets balancent leurs canettes de Coca-Cola pêle-même dans les pâturages. Enfin, ils auraient tort de ne pas en profiter, ça paye !!!

pendant longtemps j'ai pensé la même chose que vous Henri S, et l'an dernier j'ai rencontré un jeune chasseur, la trentaine, style Tourgueniev (à lire "les mémoires d'un chasseur") . Il est vrai que ce n'est qu'un parmi la centaine autour de nous. En fait il tire très peu , quelques palombes, il aime chasser avec son chien qu'il a élevé, il était très critique sur les méthodes de chasse et le comportement des chasseurs, et je pense comme Maïa qu'une chasse responsable permettant de limiter certaines années les surpopulations est nécessaire, à condition de ne pas lâcher tous les ans des animaux de basse cour pour les timbrés de la gâchette.

Il faudra un jour, Claude Marie que je vous raconte les mésaventures des blaireaux qui s'étaient réfugiés chez nous . C'est caricatural

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