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May

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Naomi Klein : Le capitalisme à la manière de Sarah Palin (Le Grand Soir)

[...]Nous sommes dans un moment de changements, un moment où le sol se dérobe sous nos pieds et où tout est possible. Ce que nous considérions comme inimaginable il y a un an est devenu possible. Dans des moments comme celui-ci, il est absolument indispensable de clarifier au maximum ce que nous voulons parce que nous pourrions obtenir gain de cause. Les enjeux sont donc élevés.

Ces derniers temps, généralement je parle du plan de sauvetage. Nous devons tous comprendre ce plan parce qu’il s’agit d’un cambriolage qui se déroule sous nos yeux, le plus grand vol de toute l’histoire monétaire. Mais aujourd’hui, je voudrais aborder les choses sous un autre angle : que se passera-t-il si le plan de sauvetage est un succès, si le secteur financier est sauvé et que l’économie retrouve ses marques d’avant la crise ? Est-ce que c’est ça que nous voulons ? Et après, à quoi ressemblerait le monde ?[...]

Suite de l'article :

http://www.legrandsoir.info/Le-Capitalisme-a-la-maniere-de-Sarah-Palin.html

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Merci à "antilibérale" qui nous a communiqué le lien vers cet article de Naomi Klein (ici : http://www.mediapart.fr/journal/economie/310709/la-justice-americaine-denonce-son-tour-les-bonus-de-wall-street)

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Pour mémoire, d'autres analyses de Naomi Klein :

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http://www.mouvements.info/Nommer-un-processus-c-est-en-soi.html : Nommer un processus c'est en soi subversif

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http://www.france.attac.org/spip.php?article8964 : Le temps est venu de résister à la Doctrine du Choc de Wall Street.

 

 

Tous les commentaires

Qu'est-ce que nous voulons, qu'est-ce que veulent les classes moyennes... (que tout reprenne comme avant ?)

Les classes moyennes... autruche-tete-dans-le-sable.png

C'est exactement cela Corinne. Et toute position tenue en vertu d'une pensée écosophique passe souvent pour un radicalisme de mauvaise augure avec un attachement particulier à se faire qualifier de "fachiste" ou "d'illusioniste". Certes, dans l'urgence il est difficile de tenir une telle position sans erreurs de jugement sur beaucoup de points, tant nous sommes devant un nombre incroyable d'informations très techniques à devoir comprendre rapidement. Il y beaucoup de questions. Mais cela me semble faire partie naturellement du processus.
La "classe moyenne", dont je dois faire parti, porte bien son nom et s'y colle sans même y réfléchir vraiment, rester dans la moyenne d'un résultat sociologique au risque d'un glissement de terrain sans vraiment en prendre conscience. Ne pas se poser de questions, tout doit être déjà-là. Le meilleur moyen de s'y prendre est effectivement la politique de l'autruche mais griffée d'apparats écolo-économiques aux effets de surface.
Pas facile tout de même si on considère le système de propagande agressif et grandissant au sein même des lieux de production du monde tenus à ce mensonge dont parle NK. Ceci est incontestable au sein des grandes entreprises où nous pouvons en mesurer l'ampleur. Impressionant, quand dans ces mêmes lieux, tout est construit pour que le collectif soit un mouvement en voie de disparition.
Je me pose cette question donc, lorsque notre temps collectif le plus important se déroule au sein d'un tel espace, comme agir en milieu paralysant ?

...exiger le changement des règles du jeu... les entreprises ne sont rien sans leurs salariés, qui, s'ils en prennaient conscience, seraient en position de force.
Mais pour ça il est nécessaire de "prendre conscience", pour cela il faut être informé, ce qui demande beaucoup de temps, ce que la plupart des gens n'ont pas, trop occupés à "travailler plus pour gagner plus ET consommer plus"...
Une bonne contre-propagande serait probablement efficace, c'est pour cela que tous les grands médias de masses appartiennent aux "dominants" et que pour la majorité des gens l'information se résume aux faits divers et autres évènements people (vu aujourd'hui sur l'AFP : une pétition pour que le prix Nobel de la paix soit attribué à Michael Jackson...).
Je ne suis pas sûre que les problèmes cruciaux qui se posent à l'humanité soient si compliqués à comprendre, je pense que c'est ce qu'on veut nous faire croire, pour mettre le doute dans l'esprit des gens sur la réalité de ces problèmes ; une propagande subtile qui amène par ailleurs les gens à "croire" que, de toute façon tous ceux-ci seront résolus par le "génie" humain...

Exactement, Corinne... Ah si au moins les petits (émerillons ? autrecruchons) osaient se révolter contre papa-maman-supermarché et relever la tête pour penser au dessus du caddie rempli de "choses"!

Ah ! Bravo à toutes les deux ! Pouvons-nous espérer ? peut-être si on en croit le web, peut-être pas la génération de nos enfants, à qui, comme dit ailleurs M. Philips, nous avons coulé la vie trop douce, mais la suivante, qui aura à gérer nos dettes à la terre entière, et je ne parle pas de nos dettes bancaires, qui, comme nos avoirs, ne sont (lucbr) qu'une ligne dans un ordinateur... Si "l'économie retrouve ses marques", ce qui semble bien se produire, selon les marchés et aussi DSK/FMI, c'est à la cata. que nous courons, plus vite que l'autruche ci-dessus ...

Quel monde, quelle planète pour les générations futures ? Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà à l'oeuvre et des populations déjà obligées de quitter leurs territoires, quelques dizaines de milliers pour l'instant (certaines îles du Pacifique en raison de la montée des eaux, ainsi qu'en alaska où , en plus, le pergélisol sur lequel il y a des habitations est en train de fondre, etc.), combien dans quelques années ? on peut douter qu'un tel afflux de réfugiés soit vécu dans la fraternité... plus de gens sur des territoires moins grands... Oui, "l'économie retrouve ses marques", rien ne sera fait pour inverser la tendance, oui, courrons, courrons, mais dans quelle direction ?

Je lis en ce moment "Les années" d'Annie Ernaux. On y trouve entre autres une description sans jugement du glissement des classes populaires vers les classes moyennes dans les années 50-60.
(années 50) : "Les restrictions étaient finies et les nouveautés arrivaient, suffisamment espacées pour être accueillies avec un étonnement joyeux, leur utilité évaluée et discutée dans les conversations." "On avait le temps de désirer les choses, la trousse en plastique, les chaussures à semelles de crêpe, la montre en or. Leur possession ne décevait pas." "Le progrès était l'horizon des existences. Il signifiait le bien-être, la santé des enfants, les maisons lumineuses et les rues éclairées, le savoir, tout ce qui tournait le dos aux choses noires de la campagne et à la guerre. Il était dans le plastique et le Formica, les antibiotiques et les indemnités de la sécurité sociale, l'eau courante sur l'évier et le tout-à-l'égoût, les colonies de vacances, la continuation des études et l'atome." "Les gens faisaient fond de plus belle, sur une existence meilleure grâce aux choses."
(années 60) : "L'arrivée de plus en plus rapide des choses faisait reculer le passé. Les gens ne s'interrogeaient pas sur leur utilité, ils avaient simplement envie de les avoir et souffraient de ne pas gagner assez d'argent pour se les payer immédiatement." "Les Coop et Familistère faisaient place aux supermarchés où les clients s'enchantaient de pouvoir toucher la marchandise avant de l'avoir payée." "Les gens ne s'ennuyaient pas, ils voulaient profiter." "La profusion des choses cachait la rareté des idées et l'usure des croyances."
J'en suis là de ma lecture ! Et nous, collectivement ? On dirait que 68 n'est jamais passé, ou du moins que c'était une révolution pour les choses.

Vous n'avez peut-être pas connu 68 ? 68 n'était pas une révolution, c'était une simple révolte. Pas pour les choses, pour les moeurs ! Quelques exemples : Tante Yvonne a fait interdire "La religieuse", je crois. Eric Losfeld a été conduit à la faillite à coup de condamnations successives. Régine Deforges, Christiane Rochefort étaient elle aussi régulièrement poursuivies. "Emmanuelle" était publié sans indication d'éditeur. En 1969, Hara Kiri Hebdo a été purement et simplement interdit pour sa couverture : "Bal Tragique à Colombey, 1 mort" (en novembre). Les "choses", nous avions l'impression de les avoir déjà, je vous rappelle que le premier choc pétrolier qui signe la fin des "30 glorieuses", était en 1973, soit 5 ans après 68. Les accords de Matignon, c'était du vent pour faire rentrer les ouvriers, l'inflation leur a repris les 25% en quelques années. Demandez à Chirac ...

"On dirait que 68 n'est jamais passé, ou du moins que c'était une révolution pour les choses."
En quelque sorte oui, puisque que la modernité s'est construite sur l'explicitation du monde. Un monde qui comporte de moins en moins de zones opaques que la science, le savoir des Lumières a initier à une hyper-visibilité quasi monstrueuse parfois. Le monde de l'explicite « objectivise » la nature, et nous en faisons partie.

Très intéressant ce livre Fantie ! Née en 1956, je me souviens bien de cette (r)évolution. J'habitais à la campagne, nous allions acheter les quelques produits qui manquaient à la ferme à l'Alimentation Générale, où nous ramenions quelques bouteilles en verre "consignées", on collait des points dans un carnet et on avait un cadeau quand le carnet était rempli... on générait très peu de déchets, beaucoup étant recyclés sur place.
Une révolution pour les choses, une révolution des moeurs, l'entrée dans la civilisation de la satisfaction de tous les désirs, suscités et stimulés par la propagande des dominants. Les choses créant les désirs, les gens "sacrifiant" pères et mères sur le temple de la consommation, sacrifiant l'intérêt collectif au profit de l'intérêt individuel... Ce n'est pas l'individualisme qui a fait progresser l'espèce humaine, c'est au contraire la coopération, à laquelle nous avons résolument tourné le dos...

@ Stéphane et Corinne: J'aime beaucoup ce livre en effet, il m'a remuée. Stéphane, j'ai surtout été frappée par la phrase d'A. Ernaux sur le fait de "tourner le dos au noir". Noir de la campagne, crasse du travail .
Je crois que depuis nous ne voulons plus que du brillant et du propre. Comme je l('avais écrit sur un billet de POL ou de Claude-Marie Vadrot, le prix à payer pour la propreté absolue de nos corps, de nos lieux de vie, de nos espaces, c'est la pollution, de plus en plus totale.
@ pmabeche: J'ai connu 68. C'est vrai, libération des moeurs, mais il me semble que le corps et le sexuel sont devenus "choses" depuis lors. J'en tire comme bilan que, que pour accéder à la pensée vivante, et aux relations, il faut renoncer au "trop de choses", ou à la course aux choses. Et surtout il faut renoncer à se chosifier soi-même, soi et ses partenaires.
Le jour ou les ex-révoltés de 68 ont commencé à acheter des choses représentant leur révolte... à marquer d'une pierre bien grise.

le commentaire ci-dessous s'adressait à Corinne. @ vous : Si le corps de l'autre, ou l'autre tout court, est devenu "objet", c'est un problème rigoureusement personnel, il s'agit d'un maintien dans l'enfance. Si cela se présente, en accuser Sarko ou les autres "dominants" est encore une réaction infantile. La télé, l'alcool, le tabac (la tétine), les jeux vidéos, etc. sont là. On peut ne pas consommer, ou consommer avec modération. La liberté, c'est cela qu'il faut cultiver, sans modération. La liberté, c'est vaste : se maintenir en forme, par exemple, cela permet de courir pour échapper à un danger ... D'ailleurs, je commence à être accro à Mediapart ! Il est temps de m'en libérer !

"on peut ne pas consommer" : oui, mais ce n'est pas aussi "facile" d'y réussir pour tout le monde; Tout cela s'est transmis collectivement, dans les familles, dans la société, chacun vivant sous le regard d'autrui et s'accompagnant mimétiquement. ajout : Ce n'est pas 68, d'accord. 68 n'était qu'une étape dans un mouvement vers la consommation commencé bien avant et accéléré dans l'après-guerre. Et 68 n'a pas été qu'un mouvement vers "la consommation pour tous", d'accord aussi.

Désolé pour une fois de ne pas être d'accord : La "société de consommation" ne date pas de 68, ni des années qui ont suivies. Ce qui crée les "désirs" est le rêve autour des choses que l'on voit, c'est plus la télé que 1968. "Ce n'est pas l'individualisme qui a fait progresser l'espèce humaine, c'est au contraire la coopération," Cela reste à prouver ! Tout, dans cette phrase, reste à prouver : L'espèce humaine a-t-elle progresser ? En quoi, sinon dans la destruction de la planète ? Des techniques ont progressé, énormément. Par exemple, l'imagerie médicale, beaucoup d'autres ... mais l'espèce ...

Aïe aïe aïe, faut que je développe.. prouver... c'est là en général que je préfère discuter de vive-voix, c'est long de rédiger des commentaires... Je suis d'accord avec vous pour l'influence de la télé, que j'élargis au cinéma, d'ailleurs, mais je pense que l'état d'esprit engendré par 68 a facilité et inter-pénétré cette influence, après des générations ayant vécu des privations de toute sorte, tant sur le plan matériel que "moral". Bon, "progresser l'espèce humaine" n'est pas tout à fait approprié, je vous le concède, "évoluer", mot plus objectif vous conviendrait-il mieux ? Pour ma part je pense que l'humanité s'est trompée de chemin il y a 10.000 ans environ, néanmoins il reste encore quelques populations, certes en voie de disparition pour la plupart, qui montrent bien que la coopération est indispensable à la survie du groupe, ainsi que la vie en harmonie avec la nature... Un petit bémol sur la "destruction de la planète" : la planète n'est pas en danger (enfin pas tout de suite), elle en a vu et verra d'autres, c'est l'environnement qui nous permet de vivre, ainsi qu'à toute la biodiversité qui nous entoure, qui est en danger, la biosphère, notre précieuse et fragile biosphère !

J'appuie Corinne sur le fait que la télé n'est pas seule en cause, puisque tout cela avait commencé accompagné par les slogans publicitaires d'antan (Annie Ernaux rappelle ses souvenirs des slogans éimprimés et à la radio). Je pense aussi que le désir de consommer a des racines bien bien anciennes ! Dès l'antiquité de tous pays nous voyons que, presque toujours, dès que quelqu'un accède à une richesse relative, il consomme (j'ai relu récemment Les mille et une nuits). Les plus riches de chaque époque et pays ont aussi montré que ce désir de consommation ne semble pas avoir de limites. Dès qu'on a consommé, on veut encore consommer.
La seule révolution que je vois c'est donc dans les têtes de chacun. De par peut-être une prise de conscience. Mais de quoi ? sinon d'un bien commun, l'environnement, qui se détruit du fait de nos modes de consommation. Il faudra bien changer quelque chose dans nos têtes, parce que, pris individuellement, nous souhaitons sûrement garder notre mode de consommation actuel, sinon nous ne l'aurions pas.
Alors, comment passer d'un mode de vie qui EST une évidence partagée par la société et transmise par les familles (la vie est individuelle, consommer est son but), à un autre, fondé sur aussi sur la valeur des biens communs*, des biens partagés ? Mais qui n'existe plus, qui n'est plus transmis par l'exemple. (*dont l'air et l'eau en premier lieu).

Fantie, votre dernière phrase me fait rebondir sur une lecture de Peter Sloterdijk dans sa trilogie intitulée ""Sphères", et particulièrement Ecumes (le tome III). Il y développe une sorte d'histoire du "dévoilement" et forme l'idée que nous n'avons jamais été évolutionnaires au XXe siècle, que rien n'a jamais été renversé, mais que nous avons changer de plan, ce qui était au second (l'indicible, l'évidence) et passé au premier (l'explicite). Ce qui était respirable sans y penser (l'air), devient irrespirable en y pensant. Il date ce dévoilement à 1915 lors des premières utilisations à grande échelle de gaz chloré dans l'athmosphère par l'armée allemande contre les positions fanco-canadiennes à Ypres en Belgique. A partir de là, respirer n'est plus une "évidence partagée", un implicite. Et Corinne a raison en ce sens aussi d'insiter sur la biosphère comme lieu de la problématique écologique. Comme le souligne P. S., le XXe siècle a expérimenté plus que jamais l'attaque indirecte de l'homme à l'Homme, en visant son environnement. et en instaurant la terreur économique, écologique et psychosociale.

Ouh lala, que de sujets abordés en quelques phrases, de l'une et de l'autre ! Impossible de répondre. Juste quelques mots grappillés au hasard : Non, l'humanité ne s'est pas trompée de chemin au néolithique : c'est "l'accumulation" initiale, du grain d'abord, d'une année sur l'autre, qui a permis tout le reste. Les pyramides et l'ordinateur. C'est "l'appropriation" exagérée par les dominants, qui est l'erreur. Mais cette appropriation elle-même est parfaitement naturelle (dans la nature). Tout le problème, à mon sens, tiens, aujourd'hui comme hier, dans la (les) limitations de ce pouvoir d'accumuler. Il y avait autrefois en Afrique une tribu qui tuait son roi élu, quand il avait cessé de plaire. Mais il fallait courir après, dès qu'il était élu. Le moyen était radical. On a "imaginé" au cours du temps, d'autres méthodes... La coopération des "primitifs" : Il faudrait avoir oublié les petites haines de la campagne et l'enfermement social des traditions pour y croire. La planète n'est pas en danger ? Que vous faut-il ? Quand les abeilles auront disparu, il ne nous restera plus beaucoup de temps. Mais les fourmis, leurs cousines, nous survivront sans aucun doute. Donc la planète n'est pas en danger, elle nous survivra sans problème, au contraire ! Et détrompez-vous, pour la première fois, depuis 600 millions d'années, il n'y a plus de frontières à repousser. La télé n'est que le média (medium, si vous voulez) de masse actuel, plus efficace, plus rapide, que les précédents. La révolution dans les têtes ne se fera pas avec des discours dans le genre "il faut vous priver". 68 et GB avait produit un film "L'an 01". Il disait, je résume abusivement : "faisons un pas de coté et regardons-nous vivre". En Anjou, il y a une vingtaine d'années, un paysan était revenu à la traction animale et à la polyculture. Il gagnait moins, mais il vivait mieux. Il ne se privait pas, il avait moins de besoins. L'eau : j'habite une région, la Champagne berrichonne, de culture à grands coups d'engrais et de pesticides. J'ai un ami agriculteur qui a pris sa retraite. On ne lui fera pas boire une goutte de l'eau du puits ou du service d'eau, il sait pourquoi. Mais ne désespérons pas : les hirondelles, les papillons, les gros escargots qui avaient presque disparu, reviennent depuis 4 ou 5 ans ... Booonne nuiiiit, les petiiits !

@Corinne. Ce que je voulais dire dans mon premier commentaire, c'est qu'il me semble temps de passer à un autre discours que celui de N. K. tout honorable qu'il soit. Un discours plus pragmatique. Qu'on le veuille ou non, la vie est complexe et elle n'est pas si évidente pour tout le monde. N'importe qui peu avoir de bonnes intentions qu'il croit légitimes.

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