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May

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Les riches veulent payer plus d'impôts ! Analyse de Monique et Michel Pinçon-Charlot

Coup de tonnerre médiatique: les riches demandent à payer plus d'impôts ! Je me pince car je crois rêver ! Qu'en est-il ?

 

"Pour éponger les déficits, le patron de Publicis demande l'instauration d'une contribution fiscale exceptionnelle...
Les Français les plus riches doivent participer à la réduction du déficit sous la forme d'une contribution fiscale exceptionnelle, estime Maurice Lévy, le président de l'Association française des entreprises privées (Afep) dans une tribune publiée mardi par Le Monde. Le débat sur la fiscalité des hauts revenus a été relancé par les dernières turbulences financières en Europe et par le débat sur le relèvement du plafond de la dette publique aux Etats-Unis.
Le milliardaire américain Warren Buffett a ainsi réclamé lundi une hausse des impôts pour les «méga-riches».
Contribution exceptionnelle des plus riches
Maurice Lévy, qui préside le directoire de Publicis, numéro trois mondial de la publicité, prône dans Le Monde «une réduction brutale, immédiate du déficit public» et se dit favorable à «une contribution exceptionnelle des plus riches, des plus favorisés, des nantis».
«Il semblera peut-être curieux à certains de voir que le président de l'Association française des entreprises privées préconise une telle mesure, mais il me paraît indispensable que l'effort de solidarité passe d'abord par ceux que le sort a préservés», explique-t-il
."

 

Lire la suite sur le site de 20minutes.fr en cliquant ici.

 

http://www.20minutes.fr/economie/771298-riches-veulent-payer-plus-impots-

 

...Y'a anguille sous roche... que leur arrive-t-il soudainement ?

 

"Certains riches veulent être plus taxés pour éponger les déficits publics. Une vaste hypocrisie, dénonce la sociologue Monique Pinçon-Charlot, spécialiste de la bourgeoisie...
Le patron de Publicis, Maurice Lévy estime que les Français les plus riches doivent participer à la réduction du déficit sous la forme d'une contribution fiscale exceptionnelle. Pierre Bergé y est également favorable. Mais pour Monique Pinçon-Charlot, co-auteur du Président des riches, ce n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux. Elle décrypte les vraies motivations des riches.
Comment analysez-vous l’appel de Maurice Lévy au paiement par les plus riches d’une contribution exceptionnelle pour éponger les déficits?
Cette idée est dans l’air du temps. Elle circule dans les cercles privés et les résidences huppées. Avec les révolutions arabes, les émeutes en Angleterre, la classe dominante sent les dangers explosifs de la situation actuelle.
A la suite de la sortie de notre livre Le Président des riches, nous avons passé 8 mois à sillonner la France. Nous avons pu mesurer à quel point il y a un sentiment de révolte dans le pays de Nicolas Sarkozy parmi les classes moyennes et populaires.
Compte tenu des affaires Servier, Tapie, Bettencourt et Wildenstein qui touchent de près le président de la République, ses amis se devaient de faire un geste pour apaiser la tension. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la tribune de Maurice Lévy.
"

 

Lire la suite sur le site de 20minutes.fr, en cliquant ici.

 

Effectivement, faut pas trop sauter au plafond, il s'agirait juste d'une contribution EXCEPTIONNELLE, faut pas exagérer non plus...

 

Le point de vue, toujours "délicat" de RTL.fr :

 

http://www.rtl.fr/actualites/economie/article/faut-il-taxer-les-riches-pour-sortir-de-la-crise-7711159041

 

où le très délicat Philippe Marini, rapporteur UMP de la commission des Finances au Sénat déclare : "On ne va pas fusiller les riches !"

 

Bon, j'ai quand même cherché la "source", cette fameuse tribune du Monde publiée Mardi (hier, 16 août 2011), j'ai trouvé ceci : "taxer les riches, avec leur bénédiction

 

cela : Le milliardaire Warren Buffett plaide pour une hausse d'impôt pour les plus riches

 

Voilà donc cette tribune, cliquer ici "En finir avec le déficit des finances publiques"
Point de vue | | 16.08.11 | 17h29 • Mis à jour le 16.08.11 | 21h13
par Maurice Lévy, président de l'Association française des entreprises privées (AFEP) et président du directoire de Publicis Groupe

 

Un panaché de différents articles qui parlent de ce sujet : cliquer ici

 

 

 

Tous les commentaires

Je ne suis pas d'accord avec Monique Pinçon.

Je pense que depuis des années, beaucoup de riches sont vraiment sincères lorsqu'ils disent vouloir contribuer davantage à l'effort public. Bill Gates a été l'un des premier à faire cette proposition publiquement.

C'est juste que beaucoup n'apprécient que leurs impôts et argent (pour lequel, ils ont sué) servent à financer le train de vie un peu "olé-olé" et dénué de toute éthique de certains hauts fonctionnaires de l'état.

Je pense qu'il y a un véritable "désamour" entre les riches et un certain style complétement décomplexé des dirigeants politiques revendiqué depuis des années. Beaucoup semblent vraiment excédés...

...sué... en dormant, comme Liliane Bettencourt ?! j'en ai le coeur tout serré...

 

un désamour, comme vous y allez... c'est Warren Buffet, justement qui parlait il n'y a pas très longtemps de la guerre des classes, menée et en train d'être gagnée par les riches...

 

non, vous parlez sûrement au deuxième degré :o)

 

 

Oui, chère Corinne N ,AS B parle sûrement au 2e degré Rire

 

Si ce n'est pas le cas, c'est carrément pathétiquePleurs

 

En tout cas un grand merci pour votre boulot d'investigation. Bravo

 

Quel Bouffon!! Un veritable TRIBOULET des Temps Modernes!!

Pierre Bourdieu nous manque...

 

Je me permet de signaler que Warren Buffet se contref... de ce qui se passe dans Sarkozyland.

euh... et Maurice Lévy, auteur de la tribune dans le Monde ?

 

 

Le commentaire de Madame Pinson vise essentiellement Mr Levy, et son raisonnement ne concerne pas Buffet et consorts.

Cela dit, je ne vois pourquoi on ne prendrait pas l'argent de ces messieurs parce que leurs motivations supposées relèvent d'un calcul.

Je ne crois pas non plus qu'ils attendent une quelconque reconnaissance. La "morale" de ces gens ne m'intéresse pas, puisque c'est aux politiques qu'il revient d'imposer une morale.

bien sûr qu'il faut "prendre" cet argent, je dirai même pas de façon exceptionnelle, de façon systématique ; rendre aux impôts la capacité à remplir les missions que les citoyens "confient" à l'Etat... revenir sur les plus ruineuses des niches fiscales, et faire un sort à la fameuse "optimisation fiscale" qui fait de la France un paradis fiscal...

 

quand à la "morale" en politique, c'est comme la cravate, ça fait longtemps que le "personnel" politique l'a oublié, même à gauche, hélas... alors imposer la morale... j'y crois pas trop...

 

 

Bonjour Corinne,

attendez... mais c'est justement une opération de retour à la morale que mediatisent Buffet et Charles Moore Clin d'oeil, et c'est tout le problème. Leur position personnelle ne me semblent pas "hypocritement calculée" elles résultent d'une prise de position sincère,bien entendu ces avancées sont très insuffsante, mais je crois précisément qu'il faut vouloir moraliser la politique, abandonner ce projet, "ne pas trop y croire" selon votre expression, je suis persuadé que dans le fond vous y croyez !

Cordiales salutations

 

bien sûr qu'il faut "prendre" cet argent, je dirai même pas de façon exceptionnelle, de façon systématique ; rendre aux impôts la capacité à remplir les missions que les citoyens "confient" à l'Etat... revenir sur les plus ruineuses des niches fiscales, et faire un sort à la fameuse "optimisation fiscale" qui fait de la France un paradis fiscal...

 

Absolument d'accord à 100 %

Je n'y crois guère moi aussi, ne croyant pas en l'humanité.

Cela ne m'empeche pas d'etre convaincu que c'est la seule option pour parvenir à un progrès social.

La droite, c'est partager le moins possible sans que le système pête.

 

La gauche, c'est partager le plus possible sans que le système pête.

 

Aucune morale là-dedans.

Des additions: A tel moment, la guerre sociale coûte-elle plus cher ou moins cher que la paix sociale ?

Le supplément symbolique qu'on appelle la gloire, l'entrée dans l'histoire, etc. ne va pas forcément au gentil. Elle va à celui qui trouve la solution passagère.

Chère Corinne, . Qu'est-ce qu'on a à faire des motivations des gens riches dont ni Charlot, ni toi ni moi ne savons grand chose? . Ils proposent un coup de pouce? Parfait! Et puis on peut sans doute être très riche et pas mauvais bougre. . Pour une fois, on peut bien prêter aux riches autre chose que de l'argent, mais un peu de fibre humaine. Ça ne mange pas de pain ;-)

 

Pour une fois, on peut bien prêter aux riches autre chose que de l'argent, mais un peu de fibre humaine. Ça ne mange pas de pain ;-)

Pourquoi pas ?

 

Et bien d'accord avec le début de votre commentaire

Cordialement

 

M'enfin Corinne, je n'ai pas les larmes aux yeux pour les riches, qu'est-ce que tu racontes?

 

Bien-sûr je ne me suis pas intéressée à ce sujet, puisque je suis une fille de pauvres...

 

Et puis, c'est qui, les riches?

"Et puis, c'est qui, les riches?" (Art Monica)

"Et puis.... c'est quand qu'on est riche ?" (Chris43 - plus bas)

Monique et Michel Pinçon Charlot répondent très bien à cette question !

 

Commentaire déplacé plus bas.

Les motivations des gens riches ? Sans doute payer un peu pour que rien ne change vraiment.

 

 

En effet il y a de grandes chances que leur 1e motivation soit celle-ci.

Malgré tout je reste d'accord avec Art Monica pour leur accorder le bénéfice du doute (voir ci-dessus)

Cordialement

 

C'est ça, accordez leur le bénéfice de tout ce que vous voulez: rien que ce mot les fait jouir!

Pierre, les gens riches se résument-ils ontologiquement à leurs richesses? Un être humain est-il réductible à sa place sociale? . L'histoire des gens riches peut avoir été traversée par des oppressions, des blessures, des dominations, des précarités, qui ouvrent des mécanismes d'empathie.

Et puis.... c'est quand qu'on est riche ?

Art Monica

On peut être riche de naissance, ou grâce à son travail ou alors par hasard. Dans le premier cas, peu de chance qu'on puisse trouver les "...oppressions, dominations,..." qui ouvriraient ces heureuses personnes à l'empathie.

Dans le deuxième, il n'est pas exagéré de supposer qu'une grande partie du travail qui va apporter la richesse à ces personnes, c'est le travail d'autrui, autrui qui ne va pas devenir riche, lui, et semble même devenir de plus en plus pauvre. L'empathie me semble rarement compatible avec l'exploitation d'autrui.

Enfin, celui qui devient riche "par hasard " (chanteur pas plus doué qu'un autre mais qui devient très riche, footballeur qui tape bien dans un ballon, à la bonne place et au bon moment, opportuniste qui trouve les bons réseaux, etc.) trouve en général, comme le fils de riche, qu'il mérite son opulence, et ce, d'autant plus qu'il a connu des périodes difficiles antérieurement.

Quelques personnes réalisent cependant l'injustice que traduit leur propre richesse. Mais ceux-là n'ont pas attendu la crise économique pour redistribuer une part de leur fortune, ou ne pas exploiter ceux qui y contribuent par leur travail. Je crains cependant qu'ils ne soient pas très nombreux...

Moi aussi, je pense que l'idée d'une contribution exceptionnelle peut sembler une mesure rationnelle pour les plus aisés parce :

si elle est exceptionnelle, elle n'est pas pérenne

si le pays est en récession, les citoyens vont gravement diminuer leur consommation, et les riches perdront de leur richesse, voire feront faillite.

Je pense, comme d'autres, que nous sommes en guerre économique. Alors, ne sous-estimons pas l'adversaire, ce serait une erreur.

 

Liliane, pour tout vous dire, je ne connais pas de gens riches. Je ne sais pas ce que c'est. J'imagine qu'il y a des tas de façons d'entrer en richesse... et d'en sortir.

 

Faire des généralisations, créer des quasi "races" de gens, ne me semble ni sain ni souhaitable.

 

Désigner des adversaires en chair et en os, des êtres humains, non. Lutter contre des sytèmes oppressifs, des rapports de pouvoir qui déshumanisent, oui. Aller au conflit avec des gens, oui.

 

Si des "riches" proposent de donner de l'argent, on le prend, oui, si on en fait bon usage.

Liliane Baie

 

C'est très gentil à vous d'expliquer le monde à cette gamine écervelée d'Art Monica.

 

Est-ce que je pourrais avoir ma petite leçon de choses, moi aussi ? Car j'ai de bien vilaines pensées.

Un exemple : quand on commence une phrase par "les xxx sont…" ont s'apprête généralement à proférer une ânerie, qu'on mette à la place de xxx les Hongrois, les Anglaises ou les riches. Il ne s'agit pas pour moi de défendre "les riches" ni de les attaquer (en tant que personnes) mais de montrer mon agacement inquiet à l'égard d'un consensus irréfléchi sur des réductions essentialistes à la petite semaine.

 

Bill Gates (que je n'aime pas, mais alors pas du tout !) n'a pas gagné son argent en dormant. Il a commencé Microsoft dans un garage qu'on lui avait prêté. Et il y bien longtemps qu'il consacre une part de son argent à des actions philanthropiques. Pour se mettre en paix avec sa conscience ? Peut-être. C'est donc qu'il en a une…

 

Cela ne justifie en rien le système économique brutal et inique qui permet la coexistence d'enrichissements démesurés et d'énormes blocs de misère intolérable. Ça montre juste qu'Art Monica a raison: une personne est une personne et ne ne se réduit pas forcément à son appartenance de classe.

 

Pinson et Charlot (dont je suis un lecteur assidu) en savent un sérieux bout sur la classe des possédants et la lecture de leurs bouquins est particulièrement édifiante. Ils ne savent rien de plus que quiconque sur les motivations profondes de telle ou telle personne, fût-elle riche.

 

C'est vrai que le politiquement correct conduit à ne plus utiliser des catégories telles que riches, pauvres, classe moyenne. Cela s'apparenterait-il au racisme ? C'est ce qui est sous-entendu, et avec quoi je ne suis pas d'accord. En tout cas, laisser entendre que ce sont des simplifications abusives, cela va dans le sens de penser qu'il est obsolète et ridicule de parler de lutte des classes.

Et pourtant...

Cela me rappelle la formule "Ce qui est simple est faux, ce qui est complexe est inutilisable". Les catégories, c'est indispensable pour penser. Ensuite, il reste à ne pas assimiler chaque individu avec une catégorie. Mais de là à ne pas pouvoir parler des attitudes des différents groupes sociaux en fonction de leur position vis à vis de l'argent ou des possessions qu'elles ont...

Par ailleurs, je ne connais pas les motivations de Bill Gates pour ses œuvres philanthropiques. Il fait partie de ceux qui ont largement les moyens d'être philanthropes sans que cela ne change rien à leur train de vie. Et il appartient apparemment au petit groupe que j'évoquais, groupe de ceux qui n'ont pas attendu la crise économique pour œuvrer, un peu ou beaucoup, dans le sens de la justice sociale.

Liliane, la richesse n'est pas une question de hasard ou de travail; c'est juste une question d'héritage et souvent de rapacité malhonnête. Les riches ne sont pas responsables de leur condition (pas plus que les pauvres), ils préservent un système qui n'a jamais été remis en cause par ceux qui en souffrent.

Ceux qui se donnent bonne conscience en faisant la "charité" veulent éviter la désespérance qui conduit à la révolution, rien de plus:ils sont les plus hypocrites du système!

pauvres riches!!!Pas contentPleursPleurs

La question de savoir pourquoi Warren Buffet, Bill gates, Picsou et autres millardaires cherchent à payer davantage d'impôts n'est pas très intéressante. Ils resteront toujours immensément riches et coupés du monde réel malgré un effort pour moraliser cette richesse. Pourquoi sont-ils si riches? J'ai même entendu à propos de DSK, un politique qui se disait de gauche dire qu'on pouvait être de gauche et être riche, très riche en l'occurence.être de gauche ce n'est pas ça.La bourgeoisie du 19 eme siècle avait déjà ses pauvres.

 

Ça, c'est du billet ...

Justement, j'ai dans mon tas en attente ces deux bouquins à lire, écrits par ce couple, je m'en vas derechef en poser un sur ma table de chevet. Ce sera "Le président des riches", "Les ghettos ..." venant de m'être subtilisé ...

Merci pour les liens, Mâme Corinne.

Toujours pas de définition de "riche"...Pas content

Des chiffres, des chiffres !

 

CHRIS43

Des chiffres ?

4000 € par mois (François Hollande, qui dit" j'aime pas les riches")

Sourire

oh la, la .... halte aux amalgames faciles... je n'ai rien contre la classe moyenne "haute" (avec toutes les guillemets possibles et imaginables...) des gens qui gagnent bien leur vie parce qu'ils exercent des métiers qui le permettent, mais qui ne rechignent pas (trop...) à payer des impôts afin que le "tissu social" soit de bonne qualité pour tous... là où ça me pose des problèmes, c'est quand l'argent se fait "en dormant", par le biais de la spéculation et l'optimisation fiscale, euphémisme élégant pour dire évasion fiscale et paradis fiscaux, etc... d'autres expliquent cela mieux que moi... je considère comme un ennemi quelqu'un comme Denis Kessler qui ose dire haut et fort que son combat est de réduire à néant les acquis du CNR... je considère comme des ennemis tout ceux qui dépouillent les peuples de leurs richesses, etc...

 

donc, non, de mon point de vue, 4000 euros par mois, on n'est pas riche, surtout au prix que coûtent les choses aujourd'hui, où acheter du pain à la boulangerie est devenu un luxe, où le prix des loyers est devenu insupportable, où le chômage de masse devient un mal persistant contre lequel les "politiques" ne protestent même plus...

 

bon, c'est un cliché, mais oui, Liliane Bettencourt EST riche et pourrait l'être moins tout en étant parfaitement heureuse, mais bon, je comprends bien, dans le fond, beaucoup de personnes espèrent un jour devenir "riche", et ce serait dommage que le "statut" n'existe plus... donc, protégeons les riches... perso, c'est pas mon truc...

 

 

 

Merci.

Quand les caisses étatiques auront le fond rayé à force d'être raclées et que nous, peuple sacrifié, déambulerons en haillons, hagards et le ventre vide, inaptes à bosser malgré les fers aux pieds, il faudra bien pourtant que les riches casquent !

Ah c'est vrai, subsiste encore l'automatique respect pour les "créateurs de richesses", ces intouchables, avec immédiatement un démenti que ça ne peut pas chauffer pour leurs oreilles. Ils méritent pourtant d'être pris au mot dès lors que quelques-uns, tout de suite étouffés par la meute, osent dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. D'ici quelque temps, on n'aura plus le choix au train où vont les dégringolades.

Quelle sortie de crise verriez-vous autrement ? L'apocalypse et qu'on n'en parle plus Pas content ?

Pour info, ça s'organise aussi sous forme de pétition outre-Atlantique (source MoveOn.org)

 

 

Earlier this week, multi-billionaire investor Warren Buffett published a powerful op-ed in The New York Times with a simple message: Tax me!1 Buffett said openly what all of us have been thinking-Washington needs to "stop coddling the super-rich."

The op-ed is already making a huge splash, but we need to make sure Congress can't ignore it. So we're joining with Rebuild the Dream on this petition.

We're aiming to get 200,000 people to go on record saying that they stand with Warren Buffett and want the richest Americans to pay their fair share. If we can get 200,000 signers, we'll deliver the Buffett op-ed, along with your signature, to every member of Congress.

 

.../...

Extrait de l'intervention de Warren Buffet

 


If you haven't already read it, here's an excerpt from Buffett's op-ed :

 

 

Our leaders have asked for "shared sacrifice." But when they did the asking, they spared me. I checked with my mega-rich friends to learn what pain they were expecting. They, too, were left untouched.

 

While the poor and middle class fight for us in Afghanistan, and while most Americans struggle to make ends meet, we mega-rich continue to get our extraordinary tax breaks.

Some of us are investment managers who earn billions from our daily labors but are allowed to classify our income as "carried interest," thereby getting a bargain 15 percent tax rate. Others own stock index futures for 10 minutes and have 60 percent of their gain taxed at 15 percent, as if they'd been long-term investors.

 

These and other blessings are showered upon us by legislators in Washington who feel compelled to protect us, much as if we were spotted owls or some other endangered species. It's nice to have friends in high places.

Merci Dianne ! :o) vous n'auriez pas la même chose en français (j'suis pas fluently en anglais....)

 

Si je lis assez correctement pour comprendre le propos, je ne suis pas de taille à faire une traduction totalement fidèle. Appel à de plus pointus anglophones...

Pour résumer : MoveOn.org (organisation démocrate qui a piloté la campagne internet d'Obama) initie une gigantesque pétition (ils attendent au moins 200 000 réponses) pour soutenir la demande de WB d'une plus ample taxation des fortunes.

L'extrait du message de WB met l'accent sur la scandaleuse injustice que représente le fait de demander à tout le monde de faire des sacrifices. Certains n'en sont plus là, car il n'y a plus rien à sacrifier !

Une sorte de "de chacun selon ses moyens"... Révolutionnaire, non ? Sourire

merci, Dianne ! ... les républicains vont avaler leur cravates, eux qui suent sang et eau pour préserver les riches de toute augmentation d'impôts... les états-uniens sont peut-être plus réalistes que les "vieux" européens, les "vieux" français... je m'explique, Warren Buffet a l'air de comprendre qu'ils sont allés trop loin et qu'ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont, il propose une augmentation "pérenne" des impôts, et non une taxation exceptionnelle, comme en France, et ne conditionne pas cela à une réduction des dépenses publiques comme Lévy semble le dire... enfin si j'ai bien tout compris...

je crois qu'il y a eu dans le passé un président des USA qui avait énormément taxé les "super-riches".... en fait c'est depuis Reagan que les choses sont allées de mal en pis... avec les Bush, ç'avait été le pompon...

 

Quelques chiffres, tirés du blog d'Alain Godard dans Alternatives Economiques ici:

.

Selon le tableau publié en Septembre 2010 dans Alternatives Economiques,il y a en France autour de 2700 ménages gagnant plus de deux millions d’euros,(les super-riches) mais 24 000 déclarant en moyenne 540 000 euros(les riches) et 240 000 déclarant en moyenne 190 000 euros (les moins riches des riches): une mesure transitoire et immédiate, en attendant une refonte complète du système, devrait au moins toucher cet ensemble de contribuables, avec des surtaxes d’imposition proportionnelles aux revenus et sans commune mesure avec le ridicule 1% qu’on nous annonce.


Chris43, merci pour ce lien tout à fait dans le sujet :o)

 

Qu'est-ce que la richesse? Dominique Méda à sorti un essai portant ce titre, il y a quelques années.

Les écarts entre les plus pauvres et les plus riches sont tellement hallucinants qu'il en devient impossible de donner une définition (ou du moins une échelle de valeur) à la richesse: à l'intérieur du 1er décile (les plus aisés) les écarts sont de 1 à ...plus de mille! Et plus on monte dans la pyramide, plus les augmentations de revenu sont fortes: c'est ce système que défendent bec et ongles les libéraux et leurs affidés bourrins de la classe moyenne.

Moi, j'm'en fous, j'suis riche (plus de 4000€) et j'attends la retraite; voilà 10 ans que je hurle dans le désert, j'en ai marre!

Que seul un vieillard ose s'indigner devant le saccage, est consternant.

Que les optimistes se rassurent, la révolution arrivera chez nous de la Grèce, l'Espagne, la Tunisie (peut-être).

merci, Anne, pour ce lien tout à fait intéressant ! il faudra rester très vigilants sur la suite donnée à cette affaire (donnant-donnant ? je veux bien payer un (tout petit) peu plus d'impôts mais il faudra couper dans les dépenses sociales.... c-à-dire continuer à défaire le programme du CNR....)

 

 

Pioché ce point de vue dans Marianne papier du 13 au 19 août 2011 page 27 "Mutation génétique des démocraties", avec du gras et des soulignements sur ce qui m'a semblé particulièrement digne d'attention :

 

"Vous savez, les marchés sont des gens comme vous et moi". Voilà ce qui se disait sur une grande radio de service public lundi 8 août. Même en pleine tourmente financière, un certain journalisme se montre, sous couvert de pédagogie, toujours d'une rare indulgence envers la finance. Eh bien non, cher confrère, les marchés ne sont pas "comme nous". D'abord les inquiétudes du marché ne sont pas tourjours d'une grande rationalité : pourquoi le Japon, plus endetté que les Etats-Unis ou l'Espagne, ne subit-il aucune sanction financière ? Pourquoi, même après la dégradation de la note des Etats-Unis, les fameux credit default swaps (CDS) qui assurent contre un défaut de la dette américaine sont-ils trois fois moins chers que ceux de la France, pourtant notée AAA ? Ensuite, les marchés ne font pas que s'inquiéter... Ils spéculent avant tout sur l'inquiétude des autres pour ganer de l'argent.

 

De Jean-Pierre Raffarin :

 

"Au fond, dans le passé, l'élection présidentielle dépendait d'un seul facteur : l'avis des électeurs, mais aussi l'avis des prêteurs. Pour que notre pays marche, il faut que certains lui prêtent de l'argent. Ce "certains", ce sont des fonds de pension, ce sont des retraités, ce sont des acteurs mondiaux, ce sont surtout des acteurs hors de France. Ces acteurs-là, ils ont leur avis sur l'économie française. Il va falloir faire des promesses d'équilibre budgétaire, de rigueur budgétaire, de réformes."

 

Commentaire du rédacteur Philippe Cohen :

 

"Personne n'a relevé cet incroyable aveu : un ex-chef du gouvernement de la République affirme que les fonds de pension et autres agents des marchés ont acheté la moitié de la démocratie - ce sont, en quelque sorte, nos "grands électeurs" - et nul ne s'en étonne ! "

 

S'ensuit une démonstration à l'identique venant de Silvio Berlusconi illustrant que "les grands électeurs" que sont devenus les marchés comptent bien davantage que "les petits électeurs" et simples citoyens que nous sommes avec un autre constat montrant qu'on tourne en rond à rester ainsi :

 

"Depuis trois ans, des mouvements sociaux massifs ont agité nombre de pays développés, contournant parfois des syndicats jugés trop mous.../... Jusque-là, ces mouvements ont tous échoué, démontrant qu'écouter et entendre son peuple avait cessé d'être une obligation pour les gouvernants de démocraties. Cette impuissance nouvelle des mouvements populaires entre en résonance avec l'incapacité des partis de gauche censés les représenter à proposer des options alternatives au néolibéralisme".

 

Taper "les riches" au portefeuille semble donc incontournable. Question de survie de l'humanité !

 

Merci de votre contribution, Luciole, je pense qu'il faut revenir à la "régulation", abandonnée depuis 30 ans au profit des marchés et à la finance internationale... preuve est faite que ça ne marche pas, au contraire, tous les peuples se dirigent vers l'abime, dans l'indifférence complète de leurs "zélites"... c'est comme la "main invisible du marché".... allez, je remets cette image que j'aime bien....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"la main invisible des marchés"

 

 

 

 

Ah, ça, oui, excellente cette image Tout y est comme dirait l'autre.TranquileTranquileTranquile

 

 

Merci Fantie de ta contribution "éclairante" :o)

 

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