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"S'il te plait... apprivoise-moi !"
Le Petit Prince - chapitre XXI
°°
°
C'est alors qu'apparut le renard:
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta:
- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie "créer des liens..."
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut très intrigué :
- Sur une autre planète ?
- Oui.
- Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant ! Et des poules ?
- Non.
- Rien n'est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée:
- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:
- S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le lendemain revint le petit prince.
- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.
- Qu'est-ce qu'un rite ? dit le petit prince.
- C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:
- Ah! dit le renard... Je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta:
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses:
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard:
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.
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Fin du chapitre XXI
Le Petit Prince - Antoine de St Exupéry
NRF Gallimard 1940
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Aquarelle de l'auteur


Tous les commentaires
C'est bien vrai, Corinne: Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose... Il est tellement plus facile d'apprivoiser, pour s'approprier l'autre, puis de partir en le laissant... pour apprivoiser et s'approprier d'autres encore et encore...
Chère Monika, Oui, s'approprier l'autre, le manipuler, le jeter quand il ne sert plus, à l'image de notre société contemporaine, consommatrice et égoïste... Bien à toi, Corinne
C'est aussi très facile de dire tu me dois, tu me dois cela, tu es responsable. C'est un diktat qui décourage d'essayer d'apprivoiser
Ce texte est toujours aussi fort, il défie la répétition des lectures, et reste toujours aussi juste, aussi poétique... "Apprivoise-moi", dit le renard. Et le petit prince se laisse apprivoiser en apprivoisant son renard. "... si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre..." . Qui accepte encore la dépendance affective ? Déjà, à l'époque, l'échange marchand, et le goût de posséder sans risque, pointaient leur masque amer. Dommage, à cause de la couleur du blé... Apprivoisons-nous, créons des liens, prenons le temps "c'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante". Et, au comble de notre société de l'image "...l'essentiel est invisible pour les yeux".
J'exige de Saint-Exupéry qu'il effectue d'abord un looping avant tout atterrissage forcé dans le désert! Prince Abdallah.
cher Dan et les oreilles?!
Dan joli ! à l'occasion tu me diras comment tu fais. Merci de ce cadeau! Au fait, j'écoutais BREL "voir un ami pleurer".....magnifique. Cette chanson fait écho à ce magnifique texte de ST EX:une correspondance dirait BAUDELAIRE.
Pour insérer une image : Signe inférieur suivi de img src=", ici le lien, l'adresse de l'image suivi de "{éventuellement un titre à l'image, qui s'affiche quand on passe la souris dessus, comme ça : signe inférieur, espace title"Mon titre ou commentaire sur l'image puis "}et ensuite signe supérieur pour finir On peut positionner l'image (à gauche - left, centrer - center, à droite - right, justifié pour du texte - justify) : voir illustration ci-dessous avec p align (qui sert aussi à positionner un texte).
pire que si on me parlait martien! on reprendra la leçon point par point:mais merci de ton explication. Heureusement que ST EX ne connaissait pas Mediapart il n'aurait pas pris le temps de nous laisser ce chez d'œuvre.
Pour insérer l'image du message au-dessus (car c'est bien une image, si tu passes ta souris dessus, tu verras apparaitre le texte utilisé en exemple), j'ai tapé exactement ceci dans la zone de saisie du commentaire:
- Ah! dit le renard... Je pleurerai. - C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise... Tout est là. Même l'origine des larmes...
Le Petit Prince. Livre de chevet de toute une vie, de grand matin jusqu'au grand soir.
Y compris la dédicace. N'oublions pas la dédicace.
Vous avez raison Melchior, ° °° A Léon Werth.
Je demande pardon aux enfants d'avoir dédié ce livre à une grande personne. J'ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j'ai au monde. J'ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J'ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants. (Mais peu d'entre elles s'en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :
A Léon Werth Quand il était petit garçon
Antoine de Saint Exupéry °° °
Le disque, que je possède toujours, m'a accompagné depuis ma plus tendre enfance ; c'est un trésor. Je n'ai constaté qu'à l'adolescence (et après l'avoir lu !) que les voix qui m'avaient bercé y avaient contribué (Les majuscules sont d'origine) : L'Auteur, le Récitant : Gérard Philipe Le Petit Prince : Georges Poujouly L'allumeur de réverbères : Pierre Larquey Le Serpent : Michel Roux Le Renard : Jacques Grello La Rose : Sylvie Pelayo 1954 Je constate qu'il est sorti en cd, vous comprendrez que je le recommande ; je n'ai pas trouvé l'extrait du Renard ; on trouve certains passages sur Dailymotion (3 sur 5, mais pas celui du Renard), mais ils viennent d'être supprimés sur Youtube ...
Le Petit Prince St Exupéry
par Saez
J'ai le même vinyle-trésor que Dan, ( en plus du phoque en Alaska); je continue le générique ; grand prix du disque ( diction) 1954-Musique originale Maurice Le Roux-Grand Orchestre de Radio-Luxembourg-réalisation André Sallée. Je l'ai rangé à côté de : Pierre et le loup, conte musical pour enfants, de Serge Prokofiev, interprété aussi par Gérard Philipe, et l'orchestre symphonique de l'U.R.S.S. Merci Corinne.
Etonnantes les coïncidences tout de même ! J'ai aussi Pierre et le loup... j'y ajoute Le carnaval des animaux par André Kostelanetz et son orchestre, récitant Claude Dauphin (texte de Francis Blanche) - Philips 1952. Au dos il y a tous le texte de Francis Blanche - un régal et que de souvenirs ! En revanche Piccolo & saxo a disparu (snif).
Ça alors ! J'avais exactement le même, Dan ! Il doit être encore dans la maison familiale, avec Pierre & le Loup. Et normalement Piccolo & Saxo doit y être aussi... Si je retrouve tout ça, je vous le dis !
dianne J'ai Piccolo et Saxo ! Vinyl, nil... tout bien cabossé. ;o) . Et puis mon best-of Petit Prince : . -Bonjour, dit le petit prince. -Bonjour, dit le marchand. C'était un marchand de pilules perfectionnées qui apaisent la soif. On en avale une par semaine et l'on n'éprouve plus le besoin de boire. -Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince. -C'est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine. -Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ? -On en fait ce que l'on veut... "Moi, se dit le petit prince, si j'avais cinquante trois minutes à dépenser, je marcherais tout doucement vers une fontaine"... . Bon, c'est pas le tout, faut que je fasse le ménage de ma planète : il y a encore des pousses de baobabs par-ci, par-là !
...le baobab, lointain ancêtre du navet ?! °
Be my guest... ;o)
Cher Laplote, merci, merci pour ce cadeau ! :o)
Merci de me donner à relire ce dimanche matin ce si beau texte. L'ouvrage du "petit prince" est dans un sale état :tellement lu, relu! Vraiment merci de nous donner cet extrait comme lien sur le net où l'isolement de beaucoup (qui frise parfois la solitude) leur rappel que l'apprivoisement existe et qu'il se fait dans le temps. En musique face à ce texte je mettrai la chanson de BREL...."ne me quitte pas". Et vous?
Chère dahu, Oui, "ne me quitte pas", bien que dans cette expression d'amour, on veuille retenir l'autre.. J'avais moi aussi en tête une chanson, du même "Grand Jacques", "quand on a que l'amour", et "Heureux celui qui meurt d'aimer" de Jean Ferrat... j'aime les chansons qui parlent d'amour et d'amitié... Je suis heureuse de vous avoir fait plaisir avec ce texte, Amicalement, Corinne
Et La Fontaine, Les Deux Pigeons.
Je ne connais pas ce texte, je file vite dans la grande bibliothèque (Internet) pour le découvrir ! :o)
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Deux_Pigeons
Merci, Miradou pour ce beau poème que je ne connassois pas !
Merci Miradou ! Je trouve cette fable particulièrement belle (merci à Melchior aussi !) J'en retranscrit la fin : °° ° Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ? Que ce soit aux rives prochaines. Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau, Toujours divers, toujours nouveau ; Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste. J’ai quelquefois aimé : je n’aurois pas alors Contre le Louvre et ses trésors, Contre le firmament et sa voûte céleste, Changé les bois, changé les lieux Honorés par le pas, éclairés par les yeux De l’aimable et jeune bergère Pour qui, sous le fils de Cythère, Je servis, engagé par mes premiers serments. Hélas ! quand reviendront de semblables moments ? Faut-il que tant d’objets si doux et si charmants Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète ! Ah! si mon cœur osoit encor se renflammer ! Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête ? Ai-je passé le temps d’aimer ? ° °°
Et "s'il te plaît, désapprivoise-moi".... ça n'arrive jamais ?
"Lâche-moi les baskets !!!" grrrrrrrrrrrrrrr.......... Sans le "s'il te plaît".
Non, Miradou, c'est juste pour ne pas avoir à pleurer au moment du départ.....
@miradou pleurer au moment du départ c'est ce qui nous rend si humain , grand :quand on se fait apprivoiser on prends le risque de souffrir. Que serait une vie sans chagrin?
zut je me suis trompée c'était pour grain de sel :toutes mes excuses
@ Corinne N, la bien insourée, Grande idée que de nous le remettre en tête ce conte magnifique. A chaque page une méditation humaniste. *** « - Sur une autre planète ? - Oui. - Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ? - Non. - Ça, c'est intéressant ! Et des poules ? - Non. - Rien n'est parfait, soupira le renard. » ** Après constat de l’imperfection universelle, voire du pire généralisé, élaborons les petits moyens pour quelque mieux. ** Et ce « s’il te plait » me semble indispensable à toute entreprise allant dans ce sens. Car franchement , si le plaisir n’est pas dans l’œil des deux ou des multiples sujets, quelle urgence, quel désir à être apprivoisé/e ou apprivoiseur/se peuvent co-exister ? Diriger un cirque ? Instituer une secte ? Lever une armée ? ** Ce simple « S’il te plait » appelle la grâce nécessaire avant toute tentative de rapprochement.
Bonjour MG2, Oui, la "grâce nécessaire"... Post scriptum : que veut dire "insourée" ?
Bonjour et mes excuses Corinne N faute de frappe... je voulais écrire...: " inspirée " ! Car une inspiration généreuse vous a conduite vers nous avec ce billet.
Chère MG2, Je me disais aussi... pas de trace dans le dictionnaire français, en anglais, un rapport avec les assurances... ma polyglotie s'arrêtant là, j'étais un peu perplexe... Mais bon, maintenant que je constate le succès de ce "néologisme", échappé de votre clavier, je pense à l'ajouter à mon profil, après "furieusement idéaliste", en souvenir de ce bon moment passé ensemble, en forme de clin d'oeil... Vous aurez compris, au thème de mon billet, et de l'ambiance amicale qui s'en est suivie et qui me remplie d'aise, que je suis pour le "désarmement intérieur", capable de réunir les êtres et non de les dresser les uns contre les autres... Je vous remercie donc, en toute amitié, d'y avoir apporté votre aimable contribution ! :o) A bientôt ! Corinne
Insourée m'a fait penser à une née sans soeur, qui serait libre de s'en trouver d'autres...
"Cara" Fantie, J'ai mis un moment à vous répondre, "une née sans soeur" m'ayant plongée dans des réflexions intimes, car c'est vrai, je n'ai pas de soeur de "sang", effectivement libre d'en adopter d'autres, soeurs de "coeur", soeurs d'esprit, dont pour ma part, vous faites "partie". Votre "insourée", Corinne (en vieux français, corinne veut dire "coeur") °
La bien-nommée…
Oui, moi aussi je m'étais demandé.... Corinne, une "insourée" ? Entre insoumise et inspirée. Finalement, ça te va très bien, Corinne, d'être insourée... Et encore merci pour ce Petit Prince, ode au rêve, à l'amitié et à l'engagement dans l'amitié ! @ Dahu plus haut: je sais bien que vous avez raison, sans le risque de chagrins, la vie ne serait pas la vie et l'amitié aurait moins de prix !
Chère Grain ! "Entre insoumise et inspirée"... ça me plait beaucoup ! j'adopte ce terme, lapsusclaviery échappé des doigts de MG2... "Vive l'amour et l'amitié !" (j'espère que ça ne fait pas trop "consensus mou"...) :o)
La traduction de Fantie (17h55) n'est pas mal non plus, reconnais !
Pardon de vous décevoir, bah dites-vous que pour un robot c'est pas si mal, car moi tout ce que j'y avais vu c'est phonétiquement "inn chou rince", ou insurance, assurance en anglais, quoi...
S'il te plaît Corinne... ...programme-moi un mouton? :-) Ah, je vois que mon logiciel a bien été sauvegardé, merci! - «Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?» (Blade Runner, Philip K Dick)
I, Axel, Sorry, j'ai été un peu longue, c'est pas si facile un mouton pour un robot, j'ai fait avec les moyens du bord ! ° °°
°° ° En espérant qu'il te plaira ! :o)
Il est parfait! Superéquipé pour les étoiles, en plus, on dirait.
B à toi! (ça veut dire bêê, tu avais saisi j'espère?)
Yêêp ! ;o) Heureuse que le mouton te plaise !
Chère Corinne, très bien insourée une fois de plus :-) oui, on oublie trop souvent le Petit Prince, et on ne le relit pas assez souvent. Merci à tous pour ce bon souffle!
Antoine for ever
Merci Dan, pour la rose et l'évocation de Hugo Pratt, qui, lui, nous fit don de Corto Maltese, autre "Man of good fortune", ... °
Bonne nuit à vous Corinne, Grain, Fantie, Alex, Dan You are just marvellous ! Sûr que de vous rencontrer dans le désert pour siroter un thé à la menthe serait encore mieux !
Merci, Cléo ! :o) J'espère que ce petit resto ne va pas être détruit, lui aussi ! Il m'arrive de passer à Toulouse, je ne manquerai pas d'y aller ! °
Et pour Corinne un petit mouton coquin, qui passe en sifflotant, l'air de rien ;-)
Chère Monika ! merci ! tu sais quoi, un de mes rêves ? gardienne de moutons dans les alpages... voici donc grâce à toi le début de mon troupeau ! Connais-tu Le Génie des Alpages" de F'murr ?
Non seulement je connais F'murr, mais j'adore Le Génie des Alpages. Oh, les parties de rigolade avec ces délicieux moutons ! Est-ce que tu te souviens également des moutons dans une BD de Claire Bretecher sur Jeanne d'Arc ? Elle garde ses moutons sous son lit mais, ayant une otite, elle n'entend pas les appels de Dieu ! Trop drôle !
Et bien Monika, je me rappelle de Claire Brétecher, mais pas de cette histoire ; je vais regarder s'ils l'ont à la bibliothèque, je suis friande des histoires qui font rire... :o)
Ce matin, il me reste une seule image dans mon billet ! unique rescapée d'une tempête nocturne qui a touché tous les autres billets....... :-(
Une seule, oui ! Celle deCléo. Il faudra lui demander son secret, pour le collage extra fort des images...
@ Corinne, ajout: Je suis allée faire un tour sur son blog, il reste certaines de ses images en effet, mais pas toutes, je crois. C'est sûrement ce bug, après les commentaires qu'il nous faisait disparaître (provisoirement), il s'attaque à nos images.
Apparemment, cléo n'a pas utilisé la même syntaxe pour l'insertion de son image......
Test image
Test raté, cher DanN. Dépêche-toi de résoudre le problème, j'ai un mouton à envoyer à Corinne, moi. Il n'arrête pas de bêler, en attente de sa bergère ;-)
Aujourd'hui, toutes les images ont disparu des commentaires, imaginez que demain, ce soit tous les e qui s'envolent.... Aujourd'hui, tout.s les imag.s ont disparu des commentair.s, imagin.z qu. d.main, c. soit tous les . qui s'.nvol.nt.... .n hommag. à G.org.s P.r.c !
Oui, grain d. s.l, c. s.rait tr.s drôl.
Le moyen de le retrouver, ici (Georges)
Sorti de l' telier d'écritures, des difficultés pour utiliser la première lettre, celle qui précède le B ;o)
;o)
Sur mon fil aussi, toutes les images ont disparu, sans aucune exception.
La disparition affecte aussi les billets eux-mêmes, allez voir le blog de Laplote ! Il ne reste qu'un dessin, celui que Mdpt avait mis en une, hier ou avant hier....
Les Billets eux-mêmes sont affectés ? Mais c'est du vandalisme ?
Bon, le tsunami informatique est passé... toutes les images ont repris leur place, dans les commentaires, les billets... ° Si nous revenions à nos,
Chaque fois que le mot «Jules» n'est pas suivi du mot «Renard», j'ai du chagrin. Jules Renard
Je reprend ce fil, aujourd'hui, seulement. Je voulais savoir si des personnes ont vu le spectacle musical du Petit Prince au Casino De Paris ? Je suis allée le voir plusieurs fois, enchantée du spectacle offert. Il y avait Daniel Lavoie : Saint Exupéry, Jeff : le petit prince. Les décors étaient fantastiques, magiques pour le dire. La musique de Richard Cocciante. .... Je suis allée à la "dernière". L'émotion était très forte. A la fin, je me trouvais avec les yeux humides. La tension émotionnelle était très forte dans la salle. Lorsque les acteurs ont salué, Jeff s'est mis à pleurer. mon coeur battait très fort. On peut trouver le sspetacle en DVD, mais hélas, la magie des rideaux en voile transparents a disparu. Ci-dessous deux extraits : On aura toujours rendez-vous ; http://www.youtube.com/watch?-3WfVPKqo La terre : http://www.youtube.com/watch?v=djoHcemkg2c Mais j'aime toutes les chansons (paroles Elisabeth Anaïs)
Une supplémentaire du Petit Prince (avec un message écologiste ;)) http://www.youtube.com/watch?v=TFXaeN-muYk
dianne Par la grâce d'un "contact", j'entre sur ce fil comme les carabiniers : après la bagarre. Mais je ne boude pas mon plaisir : un fil qui parle du Petit Prince !!! Le seul texte dont tous les marmots qui ont subi ma férule au long cours ont eu à connaître. Ce bijou m'a permis à chaque relecture d'y récolter personnellement encore un peu de miel nouveau. Il est inépuisable et mon enthousiasme n'a jamais faibli. Allez, j'y vais de mon petit emprunt : "J'ai eu ainsi au cours de ma vie des tas de contacts avec des tas de gens sérieux. J'ai beaucoup vécu chez les grandes personnes. Je les ai vues de très près. Ça n'a pas trop amélioré mon opinion.Quand j'en rencontrais une qui me paraissait un peu lucide, je faisais l'expérience sur elle de mon dessin numéro 1 que j'ai toujours conservé. Je voulais savoir si elle était vraiment compréhensive. Mais toujours elle me répondait : "C'est un chapeau". Alors je ne lui parlais ni de serpents boas, ni de forêts vierges, ni d'étoiles. Je me mettais à sa portée. Je lui parlais de bridge, de golf, de politique et de cravates. Et la grande personne était bien contente de connaître un homme aussi raisonnable". J'ai remplacé temporairement "forêt vierge" et "étoiles" par "valeurs"... Ça ne marche pas terrible non plus... Merci Corinne N
Bienvenue et merci d'être passé, Dianne ! °
Ma chère Corinne, Je détiens deux photos de gravures rupestres prises par moi-même au Ouaddaï (Tchad) en 1970-71. Il s'agit vraisemblablement d'une "écriture" Teda, loin du pays Teda (le Tibesti ou l'Ennedi) Je serais bien incapable de dire où. L'écriture Teda est peut-être antérieure à l'écriture égyptienne Partout au Tchad, nord et centre, on trouve des preuves du Sahara vert. Très vraisemblablement, l'assèchement a été progressif ; très vraisemblablement, cet assèchement est, en quelque sorte, la cause de l'apparition de la civilisation égyptienne, dont nous descendons tous. Je ne sais pas comment copier une image ici PM
Bonjour cher pmabeche ! J'ai lu que l'apparition du désert du Sahara avait coïncidé avec l'apparition des calottes glaciaires ; pourrait-on en déduire que la fonte actuelle des glaciers ramèra l'eau et la verdure dans ce désert ? pour l'heure, je n'ai rien entendu dans ce sens, mais bon, on peut néanmoins l'espérer... Ah oui, j'aimerai bien voir vos photos de gravures rupestres ! Pour insérer des images, je vous conseille le lien ci-dessous, où vous trouverez des explications : http://www.mediapart.fr/club/edition/boite-a-outils/article/080109/comment-inserer-une-image-dans-un-commentaire Ce lien fait partie de l'édition "Boite à outils" : http://www.mediapart.fr/club/edition/boite-outils Pour des images personnelles, sur votre ordi, il vous faudra les mettre sur un site internet prévu à cet effet, pour ma part, j'utilise le site http://pic.leech.it/ Dans cette attente, Bonne journée d'été ! Corinne
eh ben, apparemment ça marche pas, à revoir. c'était pourtant une adresse http etc : http://www.facebook.com/photo.php?pid=30550862&id=1420632888&ref=mf#/photo.php?pid=30550862&id=1420632888 mais vous pouvez ptêt aller la voir là
J'ai vérifié le code source, votre syntaxe est correcte mais ça ne fonctionne pas avec une adresse http facebook et comme je n'y suis pas inscrite... peut-être pourriez-vous vous incrire sur le site http://pic.leech.it/ ? l'utilisation en est très simple et cela vous permettrais d'illustrer facilement vos billets et commentaires. :o)
Salutaire retour, par les temps qui couvrent. "Salutations" Corinne et Dan! ("Salutations" chanté avec l'accent italo-américain. Adriano Celentano?)
Coucou Pierre ! Salutations itôô ! Merci pour la chanson à l'accent d'un ensoleillement toride ! Pourras-tu venir à la grande soirée du 26 octobre à Paris ?
Hélas... comment savoir.