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"Fin de concession", le film de Pierre Carles sort en salles aujourd'hui
Ca y est ! Le film de Pierre Carles, "Fin de concession" sort en salles aujourd'hui.
Une partie de son financement a été assurée par une souscription en ligne, sur le site de "Touscoprod".
Cette souscription, dont l'objectif minimum était fixé à 19.800 euros a atteint en trois mois la somme de 27.322 euros, apportés par 672 personnes.
Synopsis : "Pierre Carles s’interroge sur la privatisation de la première chaîne de télévision française : n’est-il pas scandaleux que TF1-Bouygues ait vu sa concession renouvelée automatiquement depuis 1987 ?..."
Pour en savoir plus sur le film, cliquer ici pour visiter le site. Pour voir la liste des salles, cliquer ici.
Des interviews en cliquant ici.
Extrait de l'interview de Pierre Carles :
[...] "À quoi ressemblerait un journal télévisé produit par Pierre Carles ?D’abord, on supprimerait toute parole institutionnelle, tout effet d’annonce, toute information liée à un agenda politique, économique, etc. Ainsi on économiserait déjà 90% du JT actuel. Fini, le monopole des professionnels de la parole. On réhabiliterait l’enquête, on irait sur le terrain voir ce qui se passe chez les pauvres, on donnerait peut-être des caméras et des bancs de montage à des ouvriers, à des employés, à des chômeurs, comme à l’époque des groupes Medvekine. Et puis on infiltrerait les dominants avec des caméras cachées. Jamais on n’ose placer de caméras cachées chez une Bettencourt, un Woerth ou un délinquant financier, alors qu’on les utilise en abondance pour filmer les trafics des petits dealers. Pourquoi cette inégalité de traitement ?
On mettrait fin aussi aux cadences actuelles qui imposent aux journalistes de bâcler leur sujet en une journée. Cela suppose évidemment de changer la donne économique : il faudrait consacrer au JT les moyens de la fiction, afin de permettre des enquêtes sur le long terme, sans obligation immédiate de résultat. On cesserait par ailleurs d’appréhender la société par le seul biais de l’individu : la figure du « self made man », du héros entrepreneur ou du sauveur providentiel ont contaminé les JT et les magazines d’information, avec le message implicite que la collectivité n’a pas d’importance, que l’individu existe en dehors d’elle, qu’il s’est forgé tout seul. Car c’est ça, l’idéologie de l’information télévisée, sa propagande. Enfin, dernière mesure : envoyer la plupart des journalistes et des responsables de l’information en camp de rééducation ou de décervelage !"[...]
Extrait dans son contexte en cliquant ici.

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Tous les commentaires
Enfin une bonne nouvelle! Avec Pierre Carles, non seulement on passe un bon moment, mais en plus on a l'impression d'être moins idiot en sortant. D'intérêt public. Merci Corinne.
Merci Corinne pour ton commentaire. J'y vais de ce pas!
Pierre (Dulon65)
Date : 27 octobre 2010
Heure: Environ 11:15
Lieu: Studio d' Europe 1
Journaliste(?) : J.-M. Morandini
Intervenant : Michel Fiszbin. Productcteur de "Fin de concession".
Interview très très musclée. Mon commentaire : Une bouffée d’oxygène. Quel bonheur d’entendre enfin pour la 1ère fois quelqu’un de détonnant sur une Radio généraliste ! L’intervention de Michel Fizsbin, certes peu courtoise, fut réellement rafraichissante. Son coup de pied dans la fourmilière nauséabonde du cirque politico-médiatique auquel nous sommes sujet quotidiennement a manifestement indisposé notre ami J.-M. Morandini ainsi que son joli et confortable cocon « lagardo-bollorien». Quel soulagement de savoir que, dans cette France républicaine du 21ème siècle, demeurent des personnalités nourries de liberté et désireuses malgré la censure de dénoncer un paysage audiovisuel incontestablement sous la tutelle du pouvoir. Bravo, bravo et encore bravo ! J’irai voir « Fin de concession ».
Interview à écouter sur http://www.europe1.fr/Divertissement/Morandini/
Whaou, quelle horreur, la plongée en apnée dans le cirque médiatique autorisé est toujours une épreuve terrible, je comprends Pierre Carles qui refuse d'y aller, moi qui ai éteint poste de télé et de radio depuis un certain temps, j'ai besoin de ma piqûre après cette expérience...Enfin, c'est pour la bonne cause, j'ai donc écouté l'interview envoyée par Dulon (merci quand même) de Fiszbin par Morandini sur Europe1.Dommage que Fiszbin soit souvent fébrile et perde son calme, mais on le comprend, face à la mauvaise foi, et la malhonnêteté intellectuelle de Morandini, sans compter les insultes, attaques directes, le mépris du puissant , il répond souvent sous le même angle et son propos perd de sa force de percussion, enfin on a bien entendu qu'Europe1 appartient à un marchand d'armes, que si Morandini ne reçoit pas de coup de fil et se croit libre, c'est parce qu'il correspond entièrement à ce qu'on veut de lui...Ceci dit,on aurait pu attendre moins de concession de la part de Fiszbin à la vulgarité d'esprit de Morandini, mais dans l'arène, il doit être facile d'être destabilisé... Pour les plus courageux, qui iront écouter ce morceau de bravoure, l'interview en elle-même ne commence qu'à 11.12 mn, mais vous pouvez vous délecter du subtil:"l'un des principal collaborateur de Pierre Carles" de Morandini à 10.33.
... oui, je viens d'écouter moi aussi... j'ai trouvé cet "échange" d'une extrême violence "symbolique", il s'agissait bien d'une arène ; effectivement, morandini n'a pas besoin de recevoir de coup de téléphone, il fait exactement ce que ces maîtres attendent de lui, Fiszbin le lui a dit, mais je ne suis sûre que son message ait été bien entendu, tant par le journaliste en question que par les auditeurs... dont un fut choisi pour poser sa question... à charge contre Fiszbin et le film... atterrant...
Je m'organise pour aller voir le film qui passe à l'Utopia de Bordeaux à partir de ce soir ! :o)
http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=1070&mode=film
Particulièrement crédible, l'auditeur et son: "nous ne sommes pas des moutons".... de même que les spectateurs de l'émission qui n'osent pas manifester leur assentiment à l'idée d'une télé indépendante...On est bien sur Europe 1.
...le journaliste ne l'a pas laissé aller au bout de son interpellation du "public", comme s'il craignait d'être débordé, dépossédé de son rôle d'"animateur", il a vite "repris les évènements en main"... je n'écoute jamais ces radios commerciales, à une exception près, quand Radio France est en grève, pour avoir quelques infos sur les conflits sociaux qui se déroulent, j'écoute très brièvement RMC (j'y ai entendu Xavier Bertrand se faire bien moucher par un journaliste, je ne me rappelle plus son nom, mais c'était pas mal), j'ai pu constater que europe1, c'est vraiment de la "daube", si je peux me permettre de m'exprimer aussi vulgairement, mais j'ai trouvé que c'était de ce niveau...
Heureusement, maintenant il y a internet ! :o)
D'accord avec vous Corinne, bien que je doive admettre que je me base uniquement sur l'écoute de cet extrait pour faire mon opinion: c'est la première fois que j'écoute Europe 1, ex inconditionnelle de France Inter, inconditionnellement déçue aussi, j'ai échappé fort longtemps aux autres radios...Par ailleurs, j'ai aussi été attérrée par le constant brouillage du discours entrecoupé d'annonces et de publicités pour détourner du propos quand celui-ci devient dérangeant ou échappe, ou pour ponctuer une vacherie afin que l'interlocuteur ne puisse répondre à l'attaque. Non seulement le discours minoritaire de l'invité est instrumentalisé, mais en plus, il est coupé, pour devenir presque inaudible. C'est le même principe que dans les émissions spectacle qui font de l'info à la télé, que je ne regarde plus non plus d'ailleurs, type le grand journal de Canal, où les propos sérieux sont noyés sous les futilités et entrecoupés pour faire du rythme. J'ai été très impressionnée d'entendre le même fonctionnement radiophonique, c'est très nouveau pour moi, "la radio spectacle". Deux exemples frappants, parmi d'autres, lorsque Fiszbin évoque la critique positive du Monde et que Morandini l'interrompt pour lui asséner"donc, il doit y avoir une presse libre encore...allez on va faire une pause de pub", ou encore lorsqu'il clôt l'échange par un cinglant" On se demande si le problème c'est pas vous..." Fin de l'interview. On est vraiment passé dans l'art de la manipulation la plus grossière, et ça marche. Dans cette configuration, on peut en effet inviter n'importe qui, même l'invité le plus subversif est désamorcé.
Bonne soirée à vous, il est déjà 23 h passées chez moi, et j'ai un bon bouquin qui m'attend...Au plaisir.
Comme quoi les souscriptions en ligne peuvent être couronnées de succès ? Merci Corinne !
Yeap, Grain-grain ! ;o)
yep, yep !!
Le pauvre petit Jean-Marc Morandini se serait fait agresser par le grand méchant Michel Piszbin. C’est ainsi que Morandini relate l’événement sur son blog jeanmarcmorandini.com . Ce pseudo journaliste "auto-censuré" nous fait maintenant le coup de la victime alors qu’il n’a de cesse de mettre quotidiennement en difficulté les plus faibles. Une véritable lavette ce Morandini ! Pierre.
Lien : .. Ou lire ci-dessous : « Jean-Marc Morandini recevait ce matin, dans "Le Grand direct des médias" sur Europe 1, Michel Fiszbin, journaliste et réalisateur, à l'occasion du film polémique de Pierre Carles : Fin de concession. Michel Fiszbin est le producteur du film et très vite il a agressé Jean Marc Morandini en direct, le mettant en cause directement, mais également les médias en général.
A plusieurs reprises, le ton est monté entre les deux hommes. »
L'élément déclencheur de la victimisation de Morandini ne serait-il pas le mot "cocaïne" ?!
Que ce film ait pu être financé par des souscriptions est vraiment encourageant ... Et à encourager !
On peut utilement lire le chapitre 4 du livre du couple de sociologues Pinçon-Charlot, "Le président des riches" - Enquête sur l'oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy - chapitre consacré à la télévision et à son importance dans sa stratégie de communication.
en lecture libre sur le site des Editions Zones :
[...] Début du chapitre 4 : La télévision, les guignols de la pub
Dans la bataille des idées, la télévision est un enjeu stratégique de premier plan : la boîte à images tend à devenir un formidable instrument de contrôle des esprits qu’il importe de faire fonctionner au service de l’oligarchie et de son président.
Les propos de Patrick Le Lay, alors P-DG de TF1, sont édifiants : « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective “business”, soyons réalistes : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or, pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. » Ainsi, la guerre des classes est aussi une guerre psychologique, dans laquelle le produit Sarkozy doit occuper positivement les cerveaux conditionnés. [...]
La suite ici :
http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=116#chapitre4
Chère Corinne,
Je découvre ce billet avec pas loin d'1 an de retard (grâce à un lien fourni par tes/vos soins ces jours-ci dans un commentaire sous le billet d'Elisa13).
Et je viens de me régaler avec le long entretien de Pierre Carles. Je ne savais pas qu'il avait été partie prenante de la (double)"décoration dorée" accordée à ce cher toutou de Pujadas.
NB Les 2 autres liens donnés dans le même commentaire étaient également très intéressants. D'ailleurs je vais y refaire un saut dans l'instant
Merci et @+
Cordialement
Coucou Dilou !
tout le plaisir est pour moi :o)
on peut se tutoyer...
j'aime beaucoup Pierre Carles... j'ai apprécié plusieurs de ses films - "attention danger travail", "pas vu pas pris", "enfin pris", etc, - mais surtout son film sur Pierre Bourdieu, "La sociologie est un sport de combat", magnifique, super intéressant quand on veut faire la connaissance de ce sociologue qui nous manque énormément... Les Pinçon-Charlot disent s'inscrire complètement dans l'héritage de son travail et de ses recherches...
Je crois que tu m'as dit que tu étais dans mon coin (Bordeaux), ça te dirait un RV au repaire de Bègles bientôt ?
Cordialement,
OK pour le tutoiement. Le repaire de Bègles, toujours d'accord. Par contre là je sais pas trop quand ça va être possible. A noter en plus que je suis pas tout près de Bx, j'ai à peu près 2 h de route. Peu importe on trouvera bien un créneau..
Le film sur Pierre Bourdieu, je crois bien que c'est le seul que j'aie vu. En effet c'était très fort pour nous faire découvrir Bourdieu. Quant aux Pinçon Charlot je remercie le ciel
qu'ils existent, mais leurs bouquins sont qd même un peu déprimants. Enfin, c'est toujours pareil, quand on veut dénoncer les abus injustices connivences et j'en passe, on peut pas fairedans la dentelle.
Allez, @+
... deux heures ... ?!.... t'habites où ?!... bon on peut s'écrire en MP aussi. J'aimerai bien aller au prochain repaire pour parler du film documentaire qu'a réalisé une personne à l'occasion de la dernière rencontre au plateau des Glières et qui aimerait le présenter dans le cadre des repaires, ce qu'elle vient de faire déjà à Marseille, je crois... !!! :o)