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RAMA YADE EST GONFLEE !

Dans une lettre publiée dans Le Monde le 7 janvier 2012, Rama Yade règle ses comptes avec les partis politiques poursuivant ainsi sa campagne de communication débutée en décembre et basée sur la « chasse politique  » dont elle serait victime. Elle est candidate aux législatives 2012 et en matière de communication en politique, elle a tout compris !

 

Dans sa lettre du 7 janvier, l’ancienne secrétaire d’Etat, première vice-présidente du Parti radical et candidate aux législatives pour 2012 dans la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine, dresse un portrait savoureux de certains élus « n'ayant d'idées sur rien, n'étant soucieux que d'eux-mêmes et ne voulant surtout pas de successeurs » et critique le « corporatisme politique » et la « république clanique voire conjugale où les mandats peuvent se transmettre au sein d'un clan, d'une famille, voire au sein d'un même couple ». 

 

On lui donnerait presque raison quand elle écrit que les français « ne veulent pas être pris pour des imbéciles » si un bref rappel de son parcours politique ne venait anéantir l’illusion qu’elle nous donne depuis plusieurs semaines : celle d’être une candidate lucide, sincère mais victime de pratiques politiques obscures et impitoyables dont elle sort néanmoins gagnante. En effet, grâce à ce tapage médiatique, elle est à nouveau visible sur la scène politique ; ce n’est pas une débutante et sa stratégie de communication est parfaite !

 

Le parcours politique de Rama Yade est en effet révélateur de ce qu’elle est réellement : une femme politique professionnelle repérée, installée et formée par le système qu’elle veut aujourd’hui dénoncer.

 

Un petit rappel de son parcours1 s’impose:

Après un diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques, elle devient administratrice du Sénat à partir de 2002 où elle est chargée de l'emploi, de la formation professionnelle et de l'Outre-Mer. Elle a été ensuite détachée auprès de Jean-Pierre Elkabbach à la Chaîne parlementaire Public Sénat, au début de l'année 2005, qui la nomma directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication. En 2005, elle rejoint l'Union pour un mouvement populaire par admiration, dit-elle, pour le charisme de Nicolas Sarkozy.

En 2006, elle a réintégré les cadres du Sénat comme administratrice au sein du service des collectivités territoriales, où elle fut chargée des aspects sociaux de la décentralisation. Le 6 mars 2006, elle a fait partie des douze femmes promues dans les instances de l'UMP, où elle fut nommée secrétaire nationale chargée de la francophonie.

Le 19 juin 2007, elle est devenue secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme, dans le gouvernement François Fillon. Le 23 juin 2009, elle fut nommée secrétaire d'État auprès du ministre de la Santé et des Sports, chargée des Sports, dans le gouvernement François Fillon II. Elle fut le symbole de la diversité et de la politique de discrimination positive promue par Sarkozy.

 

Mais en décembre 2010, ça se complique pour elle : Le 22 décembre 2010, elle est nommée par le Conseil des ministres ambassadrice de France auprès de l’UNESCO, en remplacement de Catherine Colona. Elle démissionnera de ce poste le 15 juin 2011. 

Un mois après son départ du gouvernement, le 15 décembre 2010, Rama Yade rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo, tout en restant à l’UMP.

Le 8 avril 2011, elle annonce quitter l'UMP par solidarité avec Jean-Louis Borloo. Elle se dit favorable à une candidature de Jean-Louis Borloo à la présidentielle de 2012. Elle est nommée 1re vice-présidente du Parti radical, lors du Bureau national du 18 octobre 2011.

Elle fut également vice-présidente du conseil d'administration du Club du XXIème siècle qui milite en faveur de la diversité et membre du club Averroès qui regroupe des professionnels pour promouvoir les « minorités actives » dans les médias français.

Elle est aujourd’hui conseillère municipale de Colombes.

 

L’aventure continue aujourd’hui pour Rama Yade qui, souhaitant se présenter aux législatives de 2012, est radiée des listes électorales par le maire de Colombes le 15 décembre 2011, pour irrégularité sur sa domiciliation. Accusée d'avoir menti sur son lieu de résidence, une enquête est ouverte par le parquet de Nanterre en décembre 2011.

 

Son parcours, riche et mouvementé, digne d’un roman feuilleton, se passe de commentaires. Pas de doute, elle fait bien partie du sérail politique, elle y fait sa carrière ; elle connaît parfaitement les codes, les réseaux et le fonctionnement du système.

 

Alors quand elle écrit : « les  jeunes femmes issues de l'immigration interchangeables et priées non pas d’avoir des idées mais de faire le récit de leur vie de Cosette de banlieue sont relégués au rang de discriminés positifs qu'on autorise de temps en temps, devant les représentants de la noblesse républicaine, à orner les tribunes politiques, dans un ultime geste de charité chrétienne. » on sent le vécu mais on a du mal à ressentir de la compassion.

 

Rama Yade a connu son heure de gloire - elle a même été élue, en février 2009, la personnalité politique préférée des Français, avec 60% de bonnes opinions (baromètre Ipsos/Le Point) – et elle a profité du système qu’elle dénonce aujourd’hui. Elle en fait toujours partie, elle le fait vivre et y excelle même. Bref, c’est juste une femme politique comme les autres... et de droite.

 

Mon blog de campagne : ici

 

1 Sources : Wikipédia

 

Tous les commentaires

16/01/2012, 22:45 | Par Marie Lavin

Merci de m'avoir fait découvrir ce morceau d'anthologie, il m'avait échappé.

Deux (toutes) petites critiques:

Vous avez oublié un des titres de gloire de la dame, son plagiat éhonté d'un livre de Muglioni, juste pour faire croire qu'elle a des idées sur l'Ecole et ma foi écrire, c'est quand même fatiguant quand on peut copier...

Non ce n'est pas une femme politique comme les autres, car il est des femmes politiques honnêtes, qui luttent pour l'intérêt général, se battent pour leurs idées. Elle a choisi son camp, celui des riches, de la courtisanerie et de l'opportunisme.

16/01/2012, 22:54 | Par profil_inactif_145012

Mais en fait, ce que vous semblez dire, c'est qu'elle n'est pas plus gonflée que les autres ! Sourire

16/01/2012, 23:11 | Par peut-etre en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 16/01/2012 à 22:54

mhjozoux@   tres juste!! elle est COMME les autres!!

17/01/2012, 02:57 | Par Axel J en réponse au commentaire de peut-etre le 16/01/2012 à 23:11

Non, elle n'est pas comme les autres. Elle fait partie des plus caricaturaux, des "plus c'est gros mieux ça paase".

Elle est de la trempe d'une Rachida Dati qui, du reste, a en ce moment exactement le même genre de problème, aujourd'hui que son rôle de potiche de la diversité UMP a cessé pour le profit du pantouflage d'un plus gros poisson qu'elle.

17/01/2012, 14:43 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Axel J le 17/01/2012 à 02:57

plus caricaturale que Valérie Pécresse ? ou tous les autres arrivistes ? Certainement pas. Seulement un peu plus sous l'éclairage médiatique, c'est tout.

En fait, ces deux femmes me deviennent même un tout petit peu sympathiques dans leur façon de tenir tête en ce moment, face à tous ces gens d'une autre classe, on ne peut le nier, qui tentent avec mépris de les remettre à leur place... Elles ne dureront pas, et ce n'est pas moins qui les plaindraient, mais elles ont sur le fond raison de s'incruster comme le font leurs collègues...

17/01/2012, 15:00 | Par Axel J en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 17/01/2012 à 14:43

Moi aussi j'éprouve instinctivement de la sympathie pour le robot-tueur outsider en plastique, dans l'arène-spectacle face au gros robot-tueur invincible en titane qui a déjà tout gagné.

Mais ici c'est la réalite, on est pas au spectacle, et en vrai, de par ma nature qui est d'être honnête, droit et bon, je refuse et suis incapable, de rentrer dans le piège de la mentalité "à leur place on ferait pareil".

NON, "à leur place" je ne ferais PAS pareil.

Et ceux d'entre nous qui "feraient pareil", ce sont les pourris d'entre nous.

17/01/2012, 15:22 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Axel J le 17/01/2012 à 15:00

Je déteste le genre robot tueur personnellement, ne suis pas au spectacle.

Je ne sais pas si je possède toutes les qualités que vous vous attribuez, mais je ne pense pas que je ferais pareil dans leur situation et je doute fortement avoir jamais cette occasion. 

Tout ce que je vois c'est que ces deux femmes ne sont ni pires ni mieux que les autres. La façon dont elles se débattent ou se dépatouillent montre un ressort humain exactement le même que chez tout politicien pris dans le même piège. Si cela peut faire sourire, je ne vois pas de quoi en faire une montagne.

17/01/2012, 15:29 | Par Axel J en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 17/01/2012 à 15:22

Vous connaissez la Suède je crois? Moi aussi j'ai vécu 10 ans en Finlande.

Comme vous, je sais pour l'avoir vérifié en réalité concrète et pas en utopie, que si on voulait, on pourrait avoir des hommes et des femmes politiques pour nous représenter, à la place de nos robots-tueurs.

20/01/2012, 14:16 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Axel J le 17/01/2012 à 15:29

Tout-à-fait d'accord. Je retourne d'ailleurs en Suède et regrette presque parfois de ne pas y avoir établi ma résidence permanente. Les relations sociales sont bien plus évoluées qu'en France, que ce soit entre femmes et hommes, et entre électeurs et élus, etc.., et cela depuis longtemps.

Seul le long hiver d'Uppsala me retient de m'y installer ! Sourire

 

16/01/2012, 23:10 | Par Arthur Porto

à propos...

C'est intéressant de saluer ainsi l'impertinence de Rama Yade et, du point de vue de la cause des femmes son côté "gonflée", comme vous dites est pertinent.

J'ai moins apprécié la confusion qu'elle aurait introduit avec le "copier/coller" concernant son livre "plaidoyer pour une instruction publique". J'avais d'ailleurs pensé, comme vous, "qu'elle était gonflée" quand elle a publié la "lettre à la jeunesse". A l'époque on parlait de sa "prétention" ... sur "le discours à la jeunesse" de Jaurès à Toulouse en 1892, que je préfère.

Permettez-moi de laisser ici le lien de Causette (mensuel dans tous les kiosques) qui est autrement "gonflée" http://www.causette.fr/interface/logo.jpg

 

20/01/2012, 01:04 | Par JJMU

Corinne, Autant vous le dire, je suis plutôt rétif à ce genre de billet qui vise à démolir un, une adversaire. Vous le faites avec raison, bien entendu, et tous vos arguments sont entendables. Aucune compassion à attendre de notre part envers l'un des nôtres, l'une des nôtres, qui fait carrière sur ses origines tout en s'en détournant, tout en trahissant les défavorisé,e,s, les populations, les pays émergeants... Je comprends que le fil de ce billet répercute vos dénonciations, auxquelles, pour ma part, je ne trouve rien à dire, puisque vous dites juste et bien. Impossible de faire la fine bouche, vous analysez avec pertinence, et chacun de vos points atteint son objectif. Dont acte.

Et mes droits ?...Et mes droits ?... © Non identifié

Cependant...

Puisque vous êtes candidate (j'irai visiter votre blog de campagne après avoir envoyé ce billet), et puisqu'après tout, comme en contrepoint, çà et là, apparaissent quelques frémissements concernant vos conceptions de la politique, j'aimerais lire ici de votre part ce que vous défendez, et ce que vous répondez à quelques questions que nous ne voyons jamais traiter (ou si peu, ou si mal) par le personnel politique.

Mes premières questions pourraient toucher la nécessité d'en finir une fois pour toutes avec la professionnalisation du politique, précisément.

1. - Comment faire en sorte que les programmes soient d'abord exposés ? plutôt que les personnes (qui pourraient aussi bien être anonymées, pourquoi pas ?...), et que ce soit sur la base de ces programmes que se décident les choix des électeurs.

2. - Comment envisager une nouvelle constitution qui permettrait que le mandat politique soit tiré au sort parmi les citoyens, les citoyennes ?... avec pour mission de garantir la bonne fin des résolutions adoptées, et que ce mandat soit révocable si le personnel politique, exécutif ou législatif, ne remplit pas ses objectifs.

3. - Comment voir du côté des richesses produites par le PIB pour redistribuer un revenu inconditionnel fixe à tous ?... et combattre ainsi à la fois et la pauvreté et la relation au travail.

Jean-Jacques M’µ

20/01/2012, 14:03 | Par Corinne Volard en réponse au commentaire de JJMU le 20/01/2012 à 01:04

Avant tout, merci pour votre message qui, comme les autres contributions, m'encourage dans l'expérience électorale que je viens de débuter. Vos deux premières questions interrogent directement la manière dont s'exerce aujourd'hui la démocratie en France et la place des citoyens dans le débat et la vie démocratique.

Qu'une personnalité charismatique porte un programme et en soit le principal porte parole n'est pas gênant si sa motivation est réellement de défendre, d'abord et avant tout, les intérêts collectifs. Quand les propositions s'effacent devant une forte personnalité qui sait séduire, il y a un danger majeur pour la démocratie. C'est la compréhension des programmes et de leurs conséquences concrètes qui pose problème, plutôt que leur visibilité médiatique. C'est très paradoxal, on assiste à une circulation formidable de l'information aujourd'hui et pourtant, beaucoup de citoyens ne comprennent pas les programmes et leurs enjeux. Il faudrait plus de pédagogie dans l'analyse des annonces politiques.

Qu'un citoyen tiré au sort exerce un mandat politique, ce n'est peut-être pas la meilleure solution. La fonction de représentation et le travail d'élu demandent des compétences de base indispensables, au delà des valeurs à défendre. Pour la révocabilité du personnel politique qui n'aurait pas rempli ses objectifs et bien, en principe, il me semble que la première sanction c'est le vote...non?

Quant à une meilleure répartition des richesses... nous touchons ici à une remise en cause de notre "vision du monde". Il faudrait une volonté politique formidable (mais pour le moment les gouvernements sont trop liés aux pouvoirs financiers), une adhésion de tous les citoyens (mais beaucoup ne veulent pas partager leurs richesses) et opérer une transition en douceur vers ce modèle (pour encourager l'adhésion). Tout un programme donc!

Ce n'est pas la professionnalisation du politique qui pose réellement problème, c'est le non-partage du pouvoir.

Corinne Volard

20/01/2012, 14:21 | Par JJMU en réponse au commentaire de Corinne Volard le 20/01/2012 à 14:03

Je ne voudrais pas polluer votre site, mais il me semble net que, vous et moi, nous sommes rigoureusement aux antipodes dans nos analyses et dans nos partis pris respectifs. Sur tous les plans : d'approches des réflexions, de perceptions de la chose publique, et de priorités à accorder aux problèmes considérés.

Avant de continuer de débattre (ce que je souhaiterais, ici) et de risquer de perturber un fil de discussion préoccupé d'autres questions que les miennes, je vous demande donc si vous voulez bien que l'on traite ces questions sur un autre billet que vous pourriez publier ? ou bien en échanges personnels ?... (car, par votre blog, j'ai votre mail personnel). Sachez cependant que je suis tenace dans mon argumentation car je n'ai pas acquis ces convictions du jour au lendemain : il faut en général une vie pour en arriver là.

Bon.

Il est également possible que vous ayiez peur que je vous fasse perdre votre temps... auquel cas, je me retirerais sur la pointe des pieds.

Jean-Jacques M’µ

20/01/2012, 15:53 | Par Corinne Volard en réponse au commentaire de JJMU le 20/01/2012 à 14:21

On ne perd jamais sont temps à débattre et à argumenter.

Je vous remercie pour votre proposition de continuer à échanger via ma boîte mail personnelle (elle est là pour ça).  Je serai ravie de poursuivre la discussion engagée.

Corinne Volard

20/01/2012, 16:19 | Par JJMU en réponse au commentaire de Corinne Volard le 20/01/2012 à 15:53

Clin d'œil

20/01/2012, 01:59 | Par netmamou

Je viens de visiter votre blog, et celà m'amène à formuler quelques remarques.

Vous dites n'être dans aucun parti politique, après avoir été au PS...Vous citez Marx...Vous évoquez la nécessité de prendre en compte l'écologie.

Et vous finissez par " je voterai Hollande" ...dans l'idée de l'obliger à respecter ( je résume) les idées de gauche

Voilà ce que tout ceci m'inspire:

1- La non appartenance à un parti politique ( pas plus que l'inverse) ne garantit chez un élu son honnêteté intellectuelle, ni sa probité.

2- Je m'étonne que dans l'offre politique, avec les idées qui semblent être les vôtres, vous n'ayez pas trouvé chaussure à votre pied.

3- Sachant qu'une campagne électorale coûte cher ( c'est une des raisons de l'existence des partis politiques; ils doivent être financés par l'Etat, en principe pour que les fonds soient contrôlés!), avec quels deniers comptez-vous faire campagne ?

 

20/01/2012, 16:55 | Par Corinne Volard en réponse au commentaire de netmamou le 20/01/2012 à 01:59

Merci d'avoir pris le temps de visiter mon blog, je vais essayer de répondre à vos remarques:

Pour la première, je suis entièrement d'accord avec vous!  Il y a des élus qui défendent les intérêts collectifs et dont l'honnêteté intellectuelle ne fait aucun doute, heureusement! Je refuse, et je le précise bien dans mon blog, l'affirmation dangereuse du "tous pourris". En revanche, je parle d'un "label" d'appartenance à un parti politique dans le texte que vous mentionnez, d'une étiquette qui pourrait faire croire que le candidat a été rigoureusement sélectionné en fonction des valeurs qu'il porte, de ses comptences, de son expérience... comme un "label rouge" sur un produit de consommation. Mon propos est de dire que ce marquage n'est pas une valeur sûre. J'ai remarqué que des candidats aux législatives apposaient sur leur photo une pastille avec le nom de leur Parti, cela m'a fait penser aux labels de qualité (Rouge, Bio, Produits de nos régions...).

Pour la chaussure à mon pied, il faudrait une confection sur mesure de deux chaussures...

En ce qui concerne le coût de ma campagne pour les législatives, elle sera réduite au minimum. C'est un mandataire que j'ai désigné qui gère mon compte de campagne. Le site qui héberge mon blog est prêté par une amie, le blog a été conçu avec l'aide de cette même amie, les tractages seront réalisés avec mon équipe composée pour le moment de proches et à part l'impression des tracts et des affiches financée par moi-même (je ne possède pas de fortune personnelle ni de compte à l'étranger), il n'y a pas de grosses dépenses prévues. La qualité du candidat ne devrait pas se mesurer à son budget de campagne mais je sais bien que cela peut jouer parfois sur l'opinion des électeurs... Je compte aller à la rencontre des habitants des 10ème et 3ème arrondissements, dans la rue, car je ne pense pas que le maire de mon arrondissement (PS) me prête gracieusement une salle pour faire mes réunions... Je mets donc dans ma campagne un peu d'argent, beaucoup d'énergie, beaucoup de travail, de la détermination et le souci des autres.

Ma démarche ne devrait pas paraître originale et nous pourrions être bien plus à faire vivre la démocratie puisque la loi française nous le permet.

Si vous le souhaitez, nous pouvons continuer la discussion sur ma boite mail personnelle mentionnée sur mon blog. Ce serait avec plaisir.

Corinne Volard 

 

 

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