Mais dès lors qu’il est établi que le sentiment religieux relève de l'imagination, il est impératif que chacun en conçoive les limites et la subjectivité.
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Personnellement, je suis d'accord avec vous; mais comment allez-vous dire cela aux croyant-e-s (de tous genres et bords), persuadé-e-s d'entendre la voix de Dieu ou de voir des signes de la présence divine ?
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Et si vous mélangez Talmud (venant de la Tora) et lois civiles, comment se libérer de la "croyance" ?
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La morale acquise par les petit-e-s humain-e-s (ne pas faire cela car cela n'est pas bien, faire cela car cela est bien) leur vient d'où ?
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Le rêve et la raison, joli titre (cela doit déjà exister).
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Il va falloir nous faire un billet pour expliquer avec clarté ce que veut dire être juif-juive.
>.. comment allez-vous dire cela aux croyant-e-s (de tous genres et bords), persuadé-e-s d'entendre la voix de Dieu ou de voir des signes de la présence divine ?
La laïcité consiste à ne pas considérercomme norme ce qui ne relève que de l’imaginaire, qui par définition ne peut faire l’objet d’un consensus. Quiconque croit entendre que Dieu lui parle est en même temps forcé d’admettre qu’il parle peut-être aussi à son voisin, et qu’il ne lui dit pas forcement la même chose. C’est bien pour cela que beaucoup de croyants raisonnables sont de farouches partisans de la laïcité.
J’établis un parallèle entre art et religion, parce que quand on substitue "art" à "religion" on comprend mieux. Par exemple, je pense pour ma part que le « Clavier Bien Tempéré » constitue une musique supérieure à « Singing in the Rain ». Je suis persuadé d’avoir raison, mais je ne peux persuader personne par la raison. Je n’ai donc pas non plus le droit d’imposer mon point de vue, parce que celui qui pense que « Singing in the Rain » est supérieur au « Clavier Bien Tempéré » est peut-être aussi convaincu que moi. A chacun donc d’écouter la musique qui lui sied, mais dans la sphère privée. L'Etat n'a pas à se prononcer sur l'art, mais au contraire à le laisser se déployer de manière aléatoire, parce qu’il relève de l'imagination. Une caractéristique de tous les régimes totalitaires consiste d'ailleurs à brider l'imagination et fixer des normes pour l'art, comme si l'Etat était compétent pour en juger. Pour la religion on peut appliquer le même raisonnement. En revanche, tout le monde peut se mettre d’accord sur le code de la route, qui détermine comment se comporter en voiture en fonction d’une argumentation compréhensible par tous, et donc contestable le cas échéant, mais exclusivement au moyen de la raison.
Et si vous mélangez Talmud (venant de la Tora) et lois civiles, comment se libérer de la "croyance" ?
Le Talmud est une compilation de débats et de controverses sur base du mythe biblique mais qui débouchent sur des avis juridiques tout-à-fait concrets. Certains sont dépassés, comme par exemple la manière de rendre la liberté aux esclaves, mais d’autres sont d’actualité, comme par exemple les dégâts fait par une vache qui a franchi son enclos et bouffe l’herbe du voisin. Comment dédommager le voisin ? A qui appartient le lait de la vache ? Même quand les sujets ne sont plus d’actualité, la manière singulièrement sophistiquée de débattre et de raisonner dans le Talmud est parfaitement d’actualité. Ce n’est pas différent d’évoquer Démocrite ou Aristote, dont certaines des conceptions sont caduques, mais dont on ne se lasse pas en matière de démarche intellectuelle, y compris dans les prétoires de France.
>La morale acquise par les petit-e-s humain-e-s (ne pas faire cela car cela n'est pas bien, faire cela car cela est bien) leur vient d'où ?
C’est une question philosophique, or je doute que quelqu’un y ait donné une réponse satisfaisante à ce jour. Certains scientifiques (Richard Dawkins) commencent à penser qu’il existe une empathie naturelle à caractère génétique chez les mammifères les plus évolués, et que chez les hommes cette empathie s’organise en morale. Quoi qu’il en soit, Kant n’en savait rien et appelait cela l’impératif catégorique, c’est-à-dire une sorte d’évidence incontestable qui vient d’on sait où, à partir de quoi il faut la traduire en loi pour y mettre de l’ordre pour le bien commun. Je pense pour ma part que la morale est une notion subjective, mais qu’à partir du moment où l’on se met d’accord sur un certain nombre de principes, tout le reste ne peut découler que de la raison. Par exemple, si l’on accepte l’idée que l’on ne peut pas tuer, cela entraîne un développement qui consiste à déterminer si on ne peut tuer dans aucun cas ou s’il peut y avoir des dérogations, notamment en cas de légitime défense ou quand il s’agit d’empêcher un meurtre, ou d’euthanasie, etc...
Art sacré et art profane, musique cultuelle et musique de spectacle théâtral, château et cathédrale, méli-mélo ...
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Au début il y eut ceux qui savaient mieux que les autres; puis ceux qui savaient mieux prirent le pouvoir sur les autres; or, ceux qui savaient (et ont donc pris le pouvoir) étaient les religieux.
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Avec l'évolution de la diffusion du savoir (imprimerie), les autres commencèrent à se poser des questions, mettre en doute la toute puissance de ceux qui affirmaient savoir mieux qu'eux. A cela, nous devons ajouter les injustices entre dominés (les autres) et dominants (ceux qui savaient mieux).
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L'idée de laïcité avait germé, mine de rien, à savoir que la religion et ses clercs provoquent une différenciation entre les humains, totalement inique.
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Nous pouvons en déduire raisonnablement que la laïcité est un enfant sorti d'un utérus religieux.
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Alors, forcément, il y a des ressemblances style confusions. D'autant qu'au début de sa vie, le nouveau-né laïcité se nourrit de sa mère la religion.
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Et la croissance de la laïcité s'avère bien difficile; surtout quand l'enfant a peur et exprime le désir inconscient de retourner dans sa matrice originelle douçâtre.
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Faut-il couper le cordon ombilical violemment (traitement chirurgical, douloureux mais salvateur) ? Ou bien progressivement (traitement médical moins douloureux mais plus long, pouvant entraîner de l'impatience) ?
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Shal'Kénav'
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N.B. Concernant la morale des enfants, j'évoquais l'influence majeure de l'éducation (laïque ou religieuse). Le reste n'étant qu'hypothèses.
Vous écrivez que "la religion, tout comme l’art, est une affaire qui relève de l'imagination, et non de la raison." Permettez-moi de ne pas être d'accord avec vous. Selon moi, la religion n'est pas une affaire d'imaginiation, mais de foi. De plus, il me semble que dans le judaïsme, cette foi doit obligatoirement être accompagnée de la raison (intelligence, entendement...) comme le prouve les études des textes religieux : Talmud, loi juive... qui ne sont pas toujours facile à comprendre.
Je ne pense pas qu’il y ait désaccord entre nous. Il se peut que vous pensiez qu’il y a connotation péjorative dans mon esprit quand je me sers du terme « imagination » et que ce soit pour cela que vous le récusiez. Vous conviendrez pourtant avec moi que le fait qu’un morceau de musique ou un tableau soit un produit de l’imagination n’enlève rien à sa valeur. La religion est effectivement une affaire de foi, comme vous dites, mais la foi est un produit de l’imaginaire tout comme la musique ou la peinture, ou encore l’amour. Ces choses ne découlent en rien de la raison, et il n’y a pas non plus à les y opposer, parce qu’elles se déroulent à un niveau de conscience différent.
On peut croire en quelque chose qui est faux (au XI ème siècle chrétien, la terre était plate pour les humains; pour nous qui avons la preuve que c'est erronné, croire que la terre est plate relève de la maladie mentale), et ne pas croire en quelque chose qui est vrai pour d'autres ("Dieu existe, je L'ai rencontré" écrivit André Frossard).
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Ce qui est vrai pour certains est faux pour d'autres.
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Tant que la science n'a rien prouvé, dans un sens ou dans un autre, nous sommes dans le domaine de la croyance; et personne n'a le droit d'affirmer qu'il a raison en ce qui concerne une éventuelle Transcendance, ni l'athée, ni le croyant en Dieu.
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Par contre, concernant l'Art, le rêve, l'imaginaire poétique, tout le monde est d'accord pour considérer que c'est d'un autre domaine que celui de la raison "pure".
Il me semble que Daniel Horowitz évoque le sionisme à ses débuts; c'est à dire, d'après ce que j'ai compris, le besoin urgent de trouver une terre pour le Peuple juif massacré de toutes parts. Selon mon tout petit avis de rien du tout, avoir choisi le terreau géographique actuel d'Israël (celui de la Bible) fut une décision faussement laïque et une erreur colossale par rapport à l'Histoire loco-régionale récente.
>avoir choisi le terreau géographique actuel d'Israël (celui de la Bible) fut une décision faussement laïque et une erreur colossale par rapport à l'Histoire loco-régionale récente.
L’Histoire est faite de mouvements de population. Les juifs ont commencé à affluer en Israël sur base du sionisme à partir de la fin du dix-neuvième siècle. Cet afflux est allé grandissant, mais s’est fait dans la plus stricte légalité, c’est-à-dire avec statut d’immigrant et visa en bonne et due forme, d’abord sous le régime turc, ensuite sous le régime britannique. Jusqu’à la déclaration d’indépendance d’Israël en 1948, tous les habitants de la Palestine, qu’ils soient juifs, arabes, druzes, bédouins, etc.. avaient un passeport palestinien. Ensuite ces mêmes habitants, qu’ils soient juifs, arabes, druzes, bédouins, etc... l’ont échangé contre un passeport israélien, et sont pour la plupart satisfaits de vivre dans la seule démocratie de la région.
Le monde arabo musulman a été et continue d’être déchiré par des guerres civiles, des guerres de religion, de pétrole, de clans, de tribus, de famine, de corruption, factions, de monarchies. Quand on contemple le désastre humanitaire et la faillite spirituelle de l’Iran à la Tunisie, de l’Egypte à l’Iraq, du Yémen au Pakistan, de la Lybie à la Syrie, etc.., il faut être autiste pour ne pas voir qu’Israël n’a strictement rien à voir avec tout cela, et que le seul conflit de la région qui peut être réglé de manière correcte est précisément le conflit israélo-palestinien. Les autres en ont peut-être pour longtemps avant d’aboutir à un apaisement.
La décision, comme vous dites, de créer l’Etat d’Israël est une réussite absolue pour le peuple juif et ne gêne en rien les autres habitants de la région, quel que soit l’angle sous lequel on évalue la situation. La meilleurs chose que l’on peut souhaiter aux palestiniens c’est de créer aussi un Etat à côte d’Israël, parce que détruire Israël ne leur apporterait rien. Il est vrai qu’en attendant Israël doit se défendre contre ses ennemis, mais je ne vois pas en quoi la région où cela se passe est pire que l’Europe, qui n’est calme que depuis 1945, si on excepte la tragédie qui a pulvérisé la Yougoslavie.
L’idée que le Moyen-Orient est pire qu’ailleurs pour les juifs est une (mauvaise) blague, parce que la guerre est une maladie de l’humanité, qui sévit partout et depuis toujours, quoique pas toujours en même temps. La différence pour les juifs c’est que l’anomalie que constituait le fait d’être un peuple sans terre est réparé, ce qui fait que le peuple juif n’a jamais été auusi bien loti qu’aujourd’hui, grâce a un Israël fort, prospère et démocratique. Quant au terrorisme, c’est une réalité qui menace partout, comme on a pu le voir à New-York, Madrid, ou Londres, or de ce point de vue-là Israël est plutôt mieux préparé. S’il est vrai que la menace persiste, ses effets sont objectivement beaucoup moins ravageurs en termes de victimes que les accidents de la route.
> Alors pourquoi Tsahal a-t-il besoin d'être aussi puissant ?
Votre question est surréaliste. Que ferait la France dans ces conditions ? En quoi la France dérangeait l’Allemagne nazie en 1940 ? Elle a été défaite parce que son armée n’était pas assez puissante, et il a fallu que les américains viennent la libérer. Cela fait six décennies qu’Israël est menacé explicitement de destruction. Israël n'aurait pas le droit de défendre?
En 1967 Israël a été attaqué de toutes parts sans le moindre début de raison. Il y a des ennemis déclarés aux frontières d'Israël qui jurent haut et fort sa perte. Les plus virulents sont le Hamas au sud, le Hezbollah au nord, la Syrie et l'Iran, sans compter une vingtaine de pays arabo-musulmans qui ne reconnaissent pas Israël, cet Etat grand comme trois départements français.
Votre question part évidemment du point de vue qu’Israël a tort vis-à-vis de ses ennemis. Je pense le contraire. C’est toute la différence
Ce n'est pas aux juifs de chercher à comprendre pourquoi on les persécute depuis des siècles. C’est comme si on demandait des comptes aux africains à propos de leur exploitation en tant qu’esclaves dans une grande partie du monde tout au long de l’histoire. Tout comme c’est aux esclavagistes de s’expliquer là-dessus, c'est aux antisémites de s'expliquer sur la haine anti-juive. Ceci dit, et sans faire le tour de la question, les persécutions antisémites ont toujours été déclenchées selon le principe du bouc émissaire en période de crise économique, où c'était un moyen de détourner l'attention du peuple des vrais problèmes. C’est un classique bien connu. Ce qui a changé maintenant, c’est qu’en établissant un Etat, le peuple juif a ouvert un nouveau chapitre de son histoire, et que s’en prendre aux juifs en Israël ou ailleurs est devenu beaucoup plus problématique pour les antisémites.
Maintenant si vous vous demandez pourquoi les voisins d'Israël lui font la guerre, c’est à eux de se justifier, et pas à Israël, qui se défend contre ses agresseurs comme tout Etat qui se respecte, en espérant qu’il y aura un jour la paix. Mais si vous vous interroger candidement sur la question de savoir pourquoi cette belligérance au Moyen-Orient, je peux, sur demande explicite, vous dresser un catalogue exhaustif des guerres de France depuis Clovis. Vous allez être impressionnée, parce que je vais y inclure des festivités comme la Saint-Barthélemy, la guerre d’Algérie, les conflits avec tous les pays voisins sans exception, les incessantes querelles intérieures, sans oublier les broutilles relativement récentes en Iraq, en Yougoslavie, en Afghanistan et sur le continent africains. J’allais presqu’oublier les deux guerres mondiales. Croyez-vous sérieusement qu’Israël fait exception au plan historique sur la question des guerres entre voisins ? Et les voisins d'Israël qui se font la guerre entre eux depuis des temps immémoriaux et qui ne s’en sont jamais privés à l’époque où Israël n’existait pas?
Ah oui, certainement je charrie d'avoir espéré un peu de paix au Peuple juif.
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Patatras ! Raté et bien raté.
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Et j'espère que ce ne sera pas pire qu'avant, parce que franchement, avant ce n'était pas terrible (à Strasbourg, on fermait les portes de la ville le soir, pour que les juifs marqués à la rouelle ne rentrent pas).
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Nous ne sommes que sur terre, alors ...
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Vive la poésie, la musique des mots et la musique tout court.
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Excellent votre commentaire de 15:06, cher Daniel Horowitz.
Quand on contemple le désastre humanitaire et la faillite spirituelle de l’Iran à la Tunisie, de l’Egypte à l’Iraq, du Yémen au Pakistan, de la Lybie à la Syrie, etc..,
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C'est pas un gros peu "raciste" méprisant ? Voire illégal ?
On peut parfaitement dire qu’un pays fait faillite, que ce soit au sens figuré ou au sens littéral. On dit bien que la Grèce est en faillite, ce qui n’implique pas que tous les grecs soient insolvables. François Fillon a dit il y a un ou deux ans que la France était en faillite, pourtant il suffit de faire un tour à Cannes ou à Courchevel pour vérifier que ce n’est pas vrai pour tous les français
Il n'y a là rien de méprisant ni d'illégal et on peut émettre un jugement global sur un pays, même si c'est subjectif. A aucun moment je ne parle de personnes, mais bien de régimes, or tous ces régimes sont coupables à des degrés divers du désastre humanitaire et de la faillite spirituelle dans laquelle ils ont jeté leurs peuples. Il y a parmi ces régimes ceux de Kadhafi ou d’Assad (père et fils), ou d’Ahmadinejad, que vous pouvez qualifier de démocrates comme ils le font eux-mêmes, mais dans ce cas nous avons une sérieuse divergence d’opnion
Quand je relève des propos racistes sur ce site même il s’agit toujours d’attaques contre des personnes, parce que s’il fallait que je classe les insultes contre Israël ou contre le « régime » sioniste parmi les injures racistes je n’aurais plus le temps de faire autre chose. Je trouve par ailleurs que critiquer la politique ou le gouvernement israélien relève de la liberté d’opinion, et cela ne me pose strictement aucun problème. Au contraire: aussi longtemps qu'il s'agit d'un débat d'idées je trouve que c'est plutôt sain.
Tous les commentaires
Et bien merci pour ce billet, une chose est certaine c'est que ce n'est pas la morale qui fait tourner le monde et surtout pas en Israël
@DANIEL HOROWITZ.
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Shalom, jeune homme.
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Mais dès lors qu’il est établi que le sentiment religieux relève de l'imagination, il est impératif que chacun en conçoive les limites et la subjectivité.
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Personnellement, je suis d'accord avec vous; mais comment allez-vous dire cela aux croyant-e-s (de tous genres et bords), persuadé-e-s d'entendre la voix de Dieu ou de voir des signes de la présence divine ?
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Et si vous mélangez Talmud (venant de la Tora) et lois civiles, comment se libérer de la "croyance" ?
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La morale acquise par les petit-e-s humain-e-s (ne pas faire cela car cela n'est pas bien, faire cela car cela est bien) leur vient d'où ?
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Le rêve et la raison, joli titre (cela doit déjà exister).
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Il va falloir nous faire un billet pour expliquer avec clarté ce que veut dire être juif-juive.
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Shal'Kénav'
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>.. comment allez-vous dire cela aux croyant-e-s (de tous genres et bords), persuadé-e-s d'entendre la voix de Dieu ou de voir des signes de la présence divine ?
La laïcité consiste à ne pas considérer comme norme ce qui ne relève que de l’imaginaire, qui par définition ne peut faire l’objet d’un consensus. Quiconque croit entendre que Dieu lui parle est en même temps forcé d’admettre qu’il parle peut-être aussi à son voisin, et qu’il ne lui dit pas forcement la même chose. C’est bien pour cela que beaucoup de croyants raisonnables sont de farouches partisans de la laïcité.
J’établis un parallèle entre art et religion, parce que quand on substitue "art" à "religion" on comprend mieux. Par exemple, je pense pour ma part que le « Clavier Bien Tempéré » constitue une musique supérieure à « Singing in the Rain ». Je suis persuadé d’avoir raison, mais je ne peux persuader personne par la raison. Je n’ai donc pas non plus le droit d’imposer mon point de vue, parce que celui qui pense que « Singing in the Rain » est supérieur au « Clavier Bien Tempéré » est peut-être aussi convaincu que moi. A chacun donc d’écouter la musique qui lui sied, mais dans la sphère privée. L'Etat n'a pas à se prononcer sur l'art, mais au contraire à le laisser se déployer de manière aléatoire, parce qu’il relève de l'imagination. Une caractéristique de tous les régimes totalitaires consiste d'ailleurs à brider l'imagination et fixer des normes pour l'art, comme si l'Etat était compétent pour en juger. Pour la religion on peut appliquer le même raisonnement. En revanche, tout le monde peut se mettre d’accord sur le code de la route, qui détermine comment se comporter en voiture en fonction d’une argumentation compréhensible par tous, et donc contestable le cas échéant, mais exclusivement au moyen de la raison.
Et si vous mélangez Talmud (venant de la Tora) et lois civiles, comment se libérer de la "croyance" ?
Le Talmud est une compilation de débats et de controverses sur base du mythe biblique mais qui débouchent sur des avis juridiques tout-à-fait concrets. Certains sont dépassés, comme par exemple la manière de rendre la liberté aux esclaves, mais d’autres sont d’actualité, comme par exemple les dégâts fait par une vache qui a franchi son enclos et bouffe l’herbe du voisin. Comment dédommager le voisin ? A qui appartient le lait de la vache ? Même quand les sujets ne sont plus d’actualité, la manière singulièrement sophistiquée de débattre et de raisonner dans le Talmud est parfaitement d’actualité. Ce n’est pas différent d’évoquer Démocrite ou Aristote, dont certaines des conceptions sont caduques, mais dont on ne se lasse pas en matière de démarche intellectuelle, y compris dans les prétoires de France.
>La morale acquise par les petit-e-s humain-e-s (ne pas faire cela car cela n'est pas bien, faire cela car cela est bien) leur vient d'où ?
C’est une question philosophique, or je doute que quelqu’un y ait donné une réponse satisfaisante à ce jour. Certains scientifiques (Richard Dawkins) commencent à penser qu’il existe une empathie naturelle à caractère génétique chez les mammifères les plus évolués, et que chez les hommes cette empathie s’organise en morale. Quoi qu’il en soit, Kant n’en savait rien et appelait cela l’impératif catégorique, c’est-à-dire une sorte d’évidence incontestable qui vient d’on sait où, à partir de quoi il faut la traduire en loi pour y mettre de l’ordre pour le bien commun. Je pense pour ma part que la morale est une notion subjective, mais qu’à partir du moment où l’on se met d’accord sur un certain nombre de principes, tout le reste ne peut découler que de la raison. Par exemple, si l’on accepte l’idée que l’on ne peut pas tuer, cela entraîne un développement qui consiste à déterminer si on ne peut tuer dans aucun cas ou s’il peut y avoir des dérogations, notamment en cas de légitime défense ou quand il s’agit d’empêcher un meurtre, ou d’euthanasie, etc...
@DANIEL HOROWITZ.
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Art sacré et art profane, musique cultuelle et musique de spectacle théâtral, château et cathédrale, méli-mélo ...
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Au début il y eut ceux qui savaient mieux que les autres; puis ceux qui savaient mieux prirent le pouvoir sur les autres; or, ceux qui savaient (et ont donc pris le pouvoir) étaient les religieux.
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Avec l'évolution de la diffusion du savoir (imprimerie), les autres commencèrent à se poser des questions, mettre en doute la toute puissance de ceux qui affirmaient savoir mieux qu'eux. A cela, nous devons ajouter les injustices entre dominés (les autres) et dominants (ceux qui savaient mieux).
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L'idée de laïcité avait germé, mine de rien, à savoir que la religion et ses clercs provoquent une différenciation entre les humains, totalement inique.
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Nous pouvons en déduire raisonnablement que la laïcité est un enfant sorti d'un utérus religieux.
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Alors, forcément, il y a des ressemblances style confusions. D'autant qu'au début de sa vie, le nouveau-né laïcité se nourrit de sa mère la religion.
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Et la croissance de la laïcité s'avère bien difficile; surtout quand l'enfant a peur et exprime le désir inconscient de retourner dans sa matrice originelle douçâtre.
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Faut-il couper le cordon ombilical violemment (traitement chirurgical, douloureux mais salvateur) ? Ou bien progressivement (traitement médical moins douloureux mais plus long, pouvant entraîner de l'impatience) ?
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Shal'Kénav'
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N.B. Concernant la morale des enfants, j'évoquais l'influence majeure de l'éducation (laïque ou religieuse). Le reste n'étant qu'hypothèses.
Bonsoir,
Vous écrivez que "la religion, tout comme l’art, est une affaire qui relève de l'imagination, et non de la raison." Permettez-moi de ne pas être d'accord avec vous. Selon moi, la religion n'est pas une affaire d'imaginiation, mais de foi. De plus, il me semble que dans le judaïsme, cette foi doit obligatoirement être accompagnée de la raison (intelligence, entendement...) comme le prouve les études des textes religieux : Talmud, loi juive... qui ne sont pas toujours facile à comprendre.
Cordialement.
Je ne pense pas qu’il y ait désaccord entre nous. Il se peut que vous pensiez qu’il y a connotation péjorative dans mon esprit quand je me sers du terme « imagination » et que ce soit pour cela que vous le récusiez. Vous conviendrez pourtant avec moi que le fait qu’un morceau de musique ou un tableau soit un produit de l’imagination n’enlève rien à sa valeur. La religion est effectivement une affaire de foi, comme vous dites, mais la foi est un produit de l’imaginaire tout comme la musique ou la peinture, ou encore l’amour. Ces choses ne découlent en rien de la raison, et il n’y a pas non plus à les y opposer, parce qu’elles se déroulent à un niveau de conscience différent.
@DANIEL HOROWITZ.
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On peut croire en quelque chose qui est faux (au XI ème siècle chrétien, la terre était plate pour les humains; pour nous qui avons la preuve que c'est erronné, croire que la terre est plate relève de la maladie mentale), et ne pas croire en quelque chose qui est vrai pour d'autres ("Dieu existe, je L'ai rencontré" écrivit André Frossard).
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Ce qui est vrai pour certains est faux pour d'autres.
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Tant que la science n'a rien prouvé, dans un sens ou dans un autre, nous sommes dans le domaine de la croyance; et personne n'a le droit d'affirmer qu'il a raison en ce qui concerne une éventuelle Transcendance, ni l'athée, ni le croyant en Dieu.
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Par contre, concernant l'Art, le rêve, l'imaginaire poétique, tout le monde est d'accord pour considérer que c'est d'un autre domaine que celui de la raison "pure".
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Tsahal est une armée laïque qui tue laïquement.
Ce sont les victimes palestiniennes qui vont être rassurées.
Les colons spoliateurs colonisent en prétendant pour beaucoup d'entre eux que cette terre est la leur puisque Dieu leur a donnée.
En voilà de la laïcité qu'elle est laïque.
Ce sont les spoliés qui vont être ravis...
@JOËLMARTIN.
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Il me semble que Daniel Horowitz évoque le sionisme à ses débuts; c'est à dire, d'après ce que j'ai compris, le besoin urgent de trouver une terre pour le Peuple juif massacré de toutes parts. Selon mon tout petit avis de rien du tout, avoir choisi le terreau géographique actuel d'Israël (celui de la Bible) fut une décision faussement laïque et une erreur colossale par rapport à l'Histoire loco-régionale récente.
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Quant aux tragiques dérives actuelles ...
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Toutes les armées tuent sans états d'âme.
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Agnès, je souscris à votre analyse historique.
Mais Horowitz oriente son billet vers la laïcité en Israël.
C'est mal parti.
Des fondamentalistes en chapeau noir et papillotes régentent les passagers des autobus, prétendant séparer les hommes des femmes.
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_israel-la-tension-monte-entre-les-ultra-religieux-et-les-laics?id=7320223
>avoir choisi le terreau géographique actuel d'Israël (celui de la Bible) fut une décision faussement laïque et une erreur colossale par rapport à l'Histoire loco-régionale récente.
L’Histoire est faite de mouvements de population. Les juifs ont commencé à affluer en Israël sur base du sionisme à partir de la fin du dix-neuvième siècle. Cet afflux est allé grandissant, mais s’est fait dans la plus stricte légalité, c’est-à-dire avec statut d’immigrant et visa en bonne et due forme, d’abord sous le régime turc, ensuite sous le régime britannique. Jusqu’à la déclaration d’indépendance d’Israël en 1948, tous les habitants de la Palestine, qu’ils soient juifs, arabes, druzes, bédouins, etc.. avaient un passeport palestinien. Ensuite ces mêmes habitants, qu’ils soient juifs, arabes, druzes, bédouins, etc... l’ont échangé contre un passeport israélien, et sont pour la plupart satisfaits de vivre dans la seule démocratie de la région.
Le monde arabo musulman a été et continue d’être déchiré par des guerres civiles, des guerres de religion, de pétrole, de clans, de tribus, de famine, de corruption, factions, de monarchies. Quand on contemple le désastre humanitaire et la faillite spirituelle de l’Iran à la Tunisie, de l’Egypte à l’Iraq, du Yémen au Pakistan, de la Lybie à la Syrie, etc.., il faut être autiste pour ne pas voir qu’Israël n’a strictement rien à voir avec tout cela, et que le seul conflit de la région qui peut être réglé de manière correcte est précisément le conflit israélo-palestinien. Les autres en ont peut-être pour longtemps avant d’aboutir à un apaisement.
La décision, comme vous dites, de créer l’Etat d’Israël est une réussite absolue pour le peuple juif et ne gêne en rien les autres habitants de la région, quel que soit l’angle sous lequel on évalue la situation. La meilleurs chose que l’on peut souhaiter aux palestiniens c’est de créer aussi un Etat à côte d’Israël, parce que détruire Israël ne leur apporterait rien. Il est vrai qu’en attendant Israël doit se défendre contre ses ennemis, mais je ne vois pas en quoi la région où cela se passe est pire que l’Europe, qui n’est calme que depuis 1945, si on excepte la tragédie qui a pulvérisé la Yougoslavie.
L’idée que le Moyen-Orient est pire qu’ailleurs pour les juifs est une (mauvaise) blague, parce que la guerre est une maladie de l’humanité, qui sévit partout et depuis toujours, quoique pas toujours en même temps. La différence pour les juifs c’est que l’anomalie que constituait le fait d’être un peuple sans terre est réparé, ce qui fait que le peuple juif n’a jamais été auusi bien loti qu’aujourd’hui, grâce a un Israël fort, prospère et démocratique. Quant au terrorisme, c’est une réalité qui menace partout, comme on a pu le voir à New-York, Madrid, ou Londres, or de ce point de vue-là Israël est plutôt mieux préparé. S’il est vrai que la menace persiste, ses effets sont objectivement beaucoup moins ravageurs en termes de victimes que les accidents de la route.
@DANIEL HOROWITZ.
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Vous écrivez :
ne gêne en rien les autres habitants de la région
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Alors pourquoi Tsahal a-t-il besoin d'être aussi puissant ?
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Shal'Kénav'
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> Alors pourquoi Tsahal a-t-il besoin d'être aussi puissant ?
Votre question est surréaliste. Que ferait la France dans ces conditions ? En quoi la France dérangeait l’Allemagne nazie en 1940 ? Elle a été défaite parce que son armée n’était pas assez puissante, et il a fallu que les américains viennent la libérer. Cela fait six décennies qu’Israël est menacé explicitement de destruction. Israël n'aurait pas le droit de défendre?
En 1967 Israël a été attaqué de toutes parts sans le moindre début de raison. Il y a des ennemis déclarés aux frontières d'Israël qui jurent haut et fort sa perte. Les plus virulents sont le Hamas au sud, le Hezbollah au nord, la Syrie et l'Iran, sans compter une vingtaine de pays arabo-musulmans qui ne reconnaissent pas Israël, cet Etat grand comme trois départements français.
Votre question part évidemment du point de vue qu’Israël a tort vis-à-vis de ses ennemis. Je pense le contraire. C’est toute la différence
@DANIEL HOROWITZ.
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Je ne faisais que penser à la Suisse, sans forcément considérer que vous avez tort ou raison ...
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Pourquoi avez-vous tant d'ennemis toujours et partout ? C'est un peu difficile à comprendre finalement. Et cela pose question.
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Shal'Kénav'
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C'est pas le Liban qu'on a appelé un temps la Suisse du Moyen-Orient ?
Et bien ça ne lui a pas servi à grand chose...
Ce n'est pas aux juifs de chercher à comprendre pourquoi on les persécute depuis des siècles. C’est comme si on demandait des comptes aux africains à propos de leur exploitation en tant qu’esclaves dans une grande partie du monde tout au long de l’histoire. Tout comme c’est aux esclavagistes de s’expliquer là-dessus, c'est aux antisémites de s'expliquer sur la haine anti-juive. Ceci dit, et sans faire le tour de la question, les persécutions antisémites ont toujours été déclenchées selon le principe du bouc émissaire en période de crise économique, où c'était un moyen de détourner l'attention du peuple des vrais problèmes. C’est un classique bien connu. Ce qui a changé maintenant, c’est qu’en établissant un Etat, le peuple juif a ouvert un nouveau chapitre de son histoire, et que s’en prendre aux juifs en Israël ou ailleurs est devenu beaucoup plus problématique pour les antisémites.
Maintenant si vous vous demandez pourquoi les voisins d'Israël lui font la guerre, c’est à eux de se justifier, et pas à Israël, qui se défend contre ses agresseurs comme tout Etat qui se respecte, en espérant qu’il y aura un jour la paix. Mais si vous vous interroger candidement sur la question de savoir pourquoi cette belligérance au Moyen-Orient, je peux, sur demande explicite, vous dresser un catalogue exhaustif des guerres de France depuis Clovis. Vous allez être impressionnée, parce que je vais y inclure des festivités comme la Saint-Barthélemy, la guerre d’Algérie, les conflits avec tous les pays voisins sans exception, les incessantes querelles intérieures, sans oublier les broutilles relativement récentes en Iraq, en Yougoslavie, en Afghanistan et sur le continent africains. J’allais presqu’oublier les deux guerres mondiales. Croyez-vous sérieusement qu’Israël fait exception au plan historique sur la question des guerres entre voisins ? Et les voisins d'Israël qui se font la guerre entre eux depuis des temps immémoriaux et qui ne s’en sont jamais privés à l’époque où Israël n’existait pas?
Vous charriez ?
@DANIEL HOROWITZ.
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Ah oui, certainement je charrie d'avoir espéré un peu de paix au Peuple juif.
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Patatras ! Raté et bien raté.
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Et j'espère que ce ne sera pas pire qu'avant, parce que franchement, avant ce n'était pas terrible (à Strasbourg, on fermait les portes de la ville le soir, pour que les juifs marqués à la rouelle ne rentrent pas).
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Nous ne sommes que sur terre, alors ...
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Vive la poésie, la musique des mots et la musique tout court.
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Excellent votre commentaire de 15:06, cher Daniel Horowitz.
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Shal'Kénav'
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@DANIEL HOROWITZ.
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Quand vous écrivez :
Quand on contemple le désastre humanitaire et la faillite spirituelle de l’Iran à la Tunisie, de l’Egypte à l’Iraq, du Yémen au Pakistan, de la Lybie à la Syrie, etc..,
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C'est pas un gros peu "raciste" méprisant ? Voire illégal ?
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Shal'Kénav'
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On peut parfaitement dire qu’un pays fait faillite, que ce soit au sens figuré ou au sens littéral. On dit bien que la Grèce est en faillite, ce qui n’implique pas que tous les grecs soient insolvables. François Fillon a dit il y a un ou deux ans que la France était en faillite, pourtant il suffit de faire un tour à Cannes ou à Courchevel pour vérifier que ce n’est pas vrai pour tous les français
Il n'y a là rien de méprisant ni d'illégal et on peut émettre un jugement global sur un pays, même si c'est subjectif. A aucun moment je ne parle de personnes, mais bien de régimes, or tous ces régimes sont coupables à des degrés divers du désastre humanitaire et de la faillite spirituelle dans laquelle ils ont jeté leurs peuples. Il y a parmi ces régimes ceux de Kadhafi ou d’Assad (père et fils), ou d’Ahmadinejad, que vous pouvez qualifier de démocrates comme ils le font eux-mêmes, mais dans ce cas nous avons une sérieuse divergence d’opnion
Quand je relève des propos racistes sur ce site même il s’agit toujours d’attaques contre des personnes, parce que s’il fallait que je classe les insultes contre Israël ou contre le « régime » sioniste parmi les injures racistes je n’aurais plus le temps de faire autre chose. Je trouve par ailleurs que critiquer la politique ou le gouvernement israélien relève de la liberté d’opinion, et cela ne me pose strictement aucun problème. Au contraire: aussi longtemps qu'il s'agit d'un débat d'idées je trouve que c'est plutôt sain.
@DANIEL HOROWITZ.
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Bref, vous êtes les meilleurs.
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Mais tant qu'on peut en discuter, c'est déjà ça.
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Shal'Kénav'
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