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L'intellectuel spéculaire ou le miroir aux médias (réponse à "Marianne")

Ainsi l’hebdomadaire « Marianne » vient-il d’élire Bernard-Henri Lévy numéro un au hit parade des intellectuels français. Certes pourra-t-on contester l’initiative, grotesque, aussi bien que la méthode, arbitraire, surtout de la part d’un journal censé pourfendre, à en croire son illustre fondateur, Jean-François Kahn, les idées reçues : consacrer quelqu’un à la tête de l’intelligentsia française à partir des prétendues vérités d’un hasardeux sondage, aussi partial que partiel, relève d’un paradoxe difficilement compréhensible, bien qu’en parfait accord avec l’air du temps, pour un périodique censé dénoncer le conformisme ambiant et traquer la pensée unique partout où elle sévit. A croire que son nouveau directeur, Maurice Szafran, duquel l’habile Lévy s’est rapproché depuis qu’il s’est distancié du Nouvel Observateur après qu’Aude Lancelin y ait dévoilé l’affligeante affaire Botul, ait voulu contredire là son ancien patron, Kahn précisément, lequel au lendemain de ladite affaire, osa écrire sur son blog - impardonnable crime de lèse-majesté - que « le vrai affront fait à BHL, c’est que plus personne ne l’écoute. » ! Soit : laissons aux officines germanopratines, qui sont encore les seules à se croire le centre du monde, le dérisoire privilège des querelles intestines. Car, chose bien plus grave au regard de ce piteux état dans lequel se trouve actuellement l’intelligentsia française, ce que ce sondage de « Marianne » révèle en fait - c’est là que réside le véritable enseignement de cette enquête et que se situe la nouveauté de cette situation - c’est que l’on peut être à la fois aujourd’hui - contrairement à ce qui se passait à l’époque d’un Sartre ou d’un Foucault, d’un Deleuze ou d’un Derrida - un important intellectuel, comme c’est effectivement le cas de BHL par ses divers engagements sociopolitiques, et un médiocre philosophe, comme c’est encore plus le cas de ce même BHL par ses immenses lacunes conceptuelles : dichotomie certes inédite, mais impensable, surtout, avant l’avènement de cette pseudo « nouvelle philosophie », pour laquelle stratégie médiatique et marketing éditorial s’avèrent plus déterminants, hélas pour les lumières de la raison, si ce n’est pour l’avenir de la pensée, que l’œuvre en elle-même !Ainsi ce que ce sondage de « Marianne » met donc en exergue, c’est, par-delà cet écart existant entre la notoriété d’un nom et la valeur de ses écrits, l’existence de cette « arnaque intello-médiatique » comme la stigmatisa déjà dans les années 1990, sans se douter qu’il allait lui-même en faire quelques années après les catastrophiques frais, Jean-François Kahn. En cela, comble du paradoxe, un journal tel que « Marianne » ne fait que verser à son tour, de la manière la plus lamentable qui soit, dans les pièges qu’il ambitionnait de dénoncer, à juste titre, à l’origine : la pire, car la plus hypocrite, des dérives intellectuelles. J’imagine à présent, sans toutefois trop le plaindre, l’énorme couleuvre que le pauvre Philippe Cohen, rédacteur en chef du site de « Marianne » justement (« Marianne 2 »), doit se sentir obligé de ravaler également, lui qui s’aventura naguère à publier une très critique biographie de BHL, en la pénible circonstance ! Mais, plus profondément encore, ce à quoi ce terrifiant conformisme médiatico-culturel, lui-même misérable sous-produit de l’encore plus dictatoriale « société du spectacle », donne finalement naissance, comme en un gigantesque effet de miroir où tous les intervenants ne renverraient du réel que leur propre et seul reflet narcissique, n’est autre que ce que j’appellerais, quant à moi, l’intellectuel, non pas certes spéculatif (ce qui serait positif en soi), mais bien spéculaire, pour ne pas dire crépusculaire puisque c’est cette image improprement reluisante qui prime désormais, telle la plus fallacieuse des illusions d’optique, sur l’œuvre. Intellectuel spectaculaire ! Intellectuel spéculaire ! Le tour de passe-passe, des plus astucieux, est joué. Mais attention : « secrets de fabrication » comme Bernard-Henri Lévy le confessa à demi-voix, dans le très glamour magazine GQ du 26 février 2009, à Frédéric Beigbeder, le plus people, quoique non dénué de talent littéraire,des écrivains parisiens. Ainsi, grâce à ladite recette, sorte de formule populo-magique où l’image l’emporte toujours sur le concept, et donc la forme sur le fond tout autant que les mots sur les idées, la « nouvelle philosophie », de laquelle BHL est le champion toutes catégories (qui ne sont bien évidemment pas kantiennes), est-elle certes gagnante à tous les coups, fût-ce au détriment de la philosophie tout court… qu’elle finira malheureusement, en ce facile et démagogique contexte socioculturel, par éclipser… du moins, c’est à espérer, provisoirement.C’est cet « intellectuel spéculaire », comme je m’autorise, au bout de ce sordide compte, à le qualifier ici, que Pierre Bourdieu jugea, d’une épithète bien plus radicale encore, « négatif » tant il s’avère le navrant paradigme de ce qu’il nomme, inversant là les termes de l’équation de Kahn, le « complexe médiatico-intellectuel ». Que la nature de cet « intellectuel spéculaire » fût à l’image, et non seulement télévisuelle, de la conception heideggérienne de l’être - à la fois tautologique et égocentrique, voire autoritaire, sinon totalitaire -, voilà qui s’avère donc établi. C’est d’ailleurs probablement pour cela, parce qu’ils pensent en rond, que les « nouveaux philosophes » ont les idées aussi courbes, pour reprendre l’insidieuse mais belle expression d’un anarchiste de haute volée (Léo Ferré, en l’occurrence), qu’ils ont la vue courte. C’est dire si le cercle est aussi vicieux que vicié !Mais ce que cette circularité de l’appareil médiatique donne encore à voir, de manière peut-être plus caractérisée, c’est que, ce système fonctionnant comme en vase clos, il aboutit fatalement, comme dans tout totalitarisme fascisant, à un intolérable état de censure : ce qui, pour ces « nouveaux philosophes » dont le père fondateur (Maurice Clavel) quitta un jour bruyamment un plateau de télévision en proférant un sonore et définitif « messieurs les censeurs, bonsoir ! », se révèle pour le moins contradictoire.Ce système, dont les rouages sont parfaitement bien huilés, s’avère, du reste, incroyablement performant : « La censure, pour l’intellectuel préféré des médias, c’est simple comme un coup de fil », notent, à ce propos, Nicolas Beau et Olivier Toscer dans Une Imposture française. Les grandes manœuvres, donc ! Mais même plus besoin, à présent, de cela : l’étude de Beau et Toscer est déjà, de ce point de vue, dépassée, voire périmée. Car le réseau d’influences est désormais aussi tacite que docile. Sa clé de voûte en même temps que son maître d’œuvre, l’incontournable BHL, n’a même plus besoin aujourd’hui, tant son pouvoir est désormais tentaculaire à ce niveau-là, d’intervenir personnellement. BHL est craint dans les rédactions, surtout auprès des gazettes dont il est à la fois actionnaire et membre du conseil d’administration, sinon de surveillance (le mot, à entendre dans son sens littéral, prend ici, comme dans tous les terrorismes intellectuels, toute sa sinistre importance). Il n’a plus à bouger, ni même à lever le petit doigt pour se faire écouter et obéir sur-le-champ. Ses désirs sont devenus des ordres. Ils sont même, le plus souvent, anticipés. Son pouvoir, à défaut de sa légende, précède, désormais, sa personne. Ses fidèles lieutenants, nouveaux chiens de garde d’un mécanisme savamment cadenassé, veillent au grain, sinon parfois au magot, avec une redoutable efficacité. La machine, où les renvois d’ascenseur se font selon un automatisme des mieux réglés, tourne à plein régime - le régime BHL, s’entend - lui assurant, du coup, un rendement médiatique à nul autre pareil. Il arrive même de temps à autre, comble de la duplicité, que ses inféodés et autres suppôts pratiquent sans jamais l’avouer, et alors même qu’on ne leur avait rien demandé à ce sujet, une étrange autocensure : c’est là l’une des caractéristiques les plus bizarrement communes, mais aussi pernicieuses, de l’actuelle presse française. C’est dire si l’allégeance est totale, pareille à celle, jadis, des vassaux ployant l’échine, pour récolter quelques sous ou échapper à la dîme, face à l’omnipotence de leur seigneur.Extension du domaine de la censure, comme, paraphrasant là un célèbre titre de Michel Houellebecq, le déplora un jour fort judicieusement Pierre Assouline, qui fait pourtant lui aussi partie de la caste, sur son blog. C'est la censure invisible, la plus perfide aussi : tapie à l'ombre des puissances médiatico-financières, elle s'avance masquée !Aussi Yves Charles Zarka, qui, bien que cumulant les titres les plus enviés (professeur de philosophie politique à « La Sorbonne »et professeur invité dans les plus grandes universités de la planète) tout autant que les fonctions les plus prestigieuses (directeur de la revue « Cités » et de quatre collections aux Presses Universitaires de France), ne fait étonnamment pas partie de ce fameux et encore plus fumeux hit parade de « Marianne », a-t-il parfaitement raison d’écrire ces mots en guise de commentaire à cette ridicule et consternante liste : « Il est vraiment dommage qu’un hebdomadaire créé par Jean-François Kahn, dont les batailles ont été souvent salutaires, un hebdomadaire qui était, il y a encore peu de temps, le seul à porter la critique contre les abus du pouvoir en place, se laisse entraîner à un tel degré de bêtise. ».Pauvre « Marianne », en effet, désormais aussi mal en point, à force de bien-pensance et autre populisme ringard (cela fait plus de trente ans que l’on nous rabâche les feuilles de chou avec le sempiternel BHL), que la République de pacotille que cet hebdomadaire prétend indûment incarner aujourd’hui, inconscient de son galvaudage, du haut de ses valeurs aussi frelatées que trompeuses. C’est là, hélas pour les générations présentes et peut-être à venir, la désuète mais funeste arrogance, et non seulement intellectuelle, des esprits faussement libres !DANIEL SALVATORE SCHIFFER** Philosophe, auteur des essais « Les Intellos ou la dérive d’une caste - de Dreyfus à Sarajevo » (Ed. L’Âge d’Homme), « Grandeur et misère des intellectuels - Histoire critique de l’intelligentsia du XXe siècle » (Editions du Rocher) et « Critique de la déraison pure - La faillite intellectuelle des ‘nouveaux philosophes’ et de leurs épigones » (Bourin Editeur).

Tous les commentaires

 

Judicieux rappel à la décence :

Lecteur de Marianne, je suis atterré par cehit parade digne de Voici ou VSD.

Les nouveaux philosophes n'ont denouveaux que le fait qu'ils ne sont pas philosophes, mais publicistes. Qu'ontils apporté au monde la pensée, quelle avancée incarnent ils?

Rien ou mieux son contraire, la régression dela pensée, la pensée rétrograde érigée en monument de la modernité, tout celagrâce à la bienveillance intéressée des faiseurs de vedettes médiatiques, lesdominants et en particulier le monde de l'argent.

Ces esprits soumis, confondent liberté etbesoin d'être admiré de paraître, critique et conseil au Medef. Pour cela ilssont prêts à faire le voyage de Wall Street!

Jean Bachèlerie

 

Mon père étant abonné à Marianne, j'ai la chance de l'avoir en seconde lecture. Voici qui ne me surprend pas car l'on cotoie autant le bon que le médiocre dans cette revue : bien pour l'info mais ridicule pour certains développement dont celui-ci fait parti.

Quand à BHL l'histoire aura raison de ce personnage et à n'en pas douter nos descendants (s'ils existent) se gausseront bien de nous d'avoir pu porter au pinacle un tel cuistre.

On retrouve tous les ingrédients qui fondent la société du spectacle dans votre splendide analyse, et c'est malheureusement celle qui impose ses "valeurs" désormais dans tous les domaines. Qu'on songe que même dans les sciences dures que sont les mathématiques et la physique, a pu à coups de réseaux et de mises en scènes médiatiques se répandre l'idée que les frères Bogdanoff étaient des références dans ces domaines, au fait des découvertes et théories les plus récentes et les plus pointues, ayant même contribué significativement à la Science. Ils ont notamment la caution de Luc Ferry, un des philosophes cités dans Marianne, magazine qui n'a pas que du mauvais puisque dans son dernier numéro figure une enquête sur l'imposture Bogdanoff : leur thèse (obtenue au bout de 8 et 12 ans respectivement), selon un rapport du CNRS, n'a aucune valeur scientifique, "rarement aura-t-on vu un travail creux habillé avec une telle sophistication", "la commission trouve insolite [...] que le jury ait pu juger ce manuscrit digne d'un doctorat en mathématiques", "Aucun résultat mathématique n'est démontré, d'ailleurs la rigueur mathématique est étrangère à la rédaction de ce texte", etc.... Ce rapport n'a été établi qu'en novembre 2003, les soutenances avaient eu lieu en juin 1999 et automne 2002 respectivement, et n'est rendu public que maintenant... En attendant les frères Bogdanoff pourraient encore figurer en bonne place dans un palmarès des "scientifiques qui comptent", avec leurs nombreux "ouvrages" dont le dernier, le Visage de Dieu, (chez Grasset) s'est vendu à 200000 exemplaires...

Bel exemple de réussite pour et par la société du spectacle, comme dans d'autres genres Bernard Madoff, ou Jean Sarkozy (qui devra encore un peu attendre apparemment, bien que la valeur n'attende pas le nombre des années).

Voici venu le temps de la Philosophie à l'estomac (et de la Science aussi).

How nice!

A cette splendide analyse j'ajouterai cependant quelques remarques quoi que je sois, sur le fond, en parfait accord ( cf sur mon blog l'analyse précise que je fis de "American vertigo")

1°Alors que l'ensemble des intello-médiatiques appelaient à voter oui au référendum sur la constitution européenne, la "France" avait voté non. L'importance de ces gens là, philosophes au petit pied et porte-cotons de leur seule personnage n'est donc pas "problématique." Il n'y a que dans certains milieux un peu dépassés et ringards que ce genre de penseurs peut encore faire florès. Le cadenassage de la pensée dont vous parlez n'est en fait que le mise sous tutelle d'un pet nauséabond dont l'importance historique est nulle.

Quant à "Marianne" je rappelle que Kahn se fit- et est encore- le chantre et le porte-plat de Bayrou et du Modem .... ce qui dit tout sur l'impact, la pertinence et l'efficace d'un ancien Rédacteur-en-chef tombé lui aussi dans les oubliettes de l' Histoire qui se fait et s'écrit actuellement

Il se dit que BHL succèdera à Minc au sein du Conseil de surveillance du journal Le Monde.... Ce sera donc moins pire.

Bravo de dénoncer la monotonie de la médiocrité et de l'imposture gonflées à l'hélium dans les médias.

Celles-ci virevoltent , se dilatent et agissent comme des leurres pour étouffer toute réflexion audacieuse qui n'irait pas dans le sens du formatage de masse.

Il s'agit de nous faire croire que, bien souvent, quand il est question de la pensée de philosophes et d'économistes, "vacuité" doit être nommée "qualité" et qu'il suffit de savoir se gargariser à longueur de plateaux de ses propres minables lieux communs au mieux, ou propos fallacieux au pire, pour qu'avec la bénédiction de la pensée unique, toutes ces baudruches deviennent vérités universelles.

J'ai été étonnée et agacée par le choix de la une de "Marianne" - les personnalités intellectuelles marquantes désignées par sondage, et non à partir de leurs engagements et de leurs combats ( comme Voltaire, et tellement d'autrtes après lui ),- c'st affligeant, j'en conviens, mais ne me semble pas être significatif de la position de l'hebdomadaire"qui a publié des entretiens avec des philosophes nettement moins star'ac et beaucoup plus subversifs que la brochette des médaillés en chocolat de la semaine passée.

Certainement que monsieur Kahn s'est ému de la présence de ce pseudo-classement, qui repose sur du vent, dans le magazine qu'il a fondé.

Le Monde,Marianne...On n'a plus qu'a lire L'Equipe.Je vais visionner plein de films avec Fred Astaire,ça va me détendre.

Dommage que l'avant-dernier paragraphe de ce billet bien argumenté et très vivant soit entaché d'une faute grossière de français : "(cela fait plus de trente ans que l’on nous rabâche les feuilles de chou avec le sempiternel BHL)" puisque, quand on "rabâche le sempiternel BHL", on nous "rebat (et non "rabâche") les oreilles" avec cette antienne.

On nous rabâche les écrits, les articles de journaux donc les feuilles de choux de ce Monsieur BHL (jeux de mots comme dirait Maître Capello et donc 100€ euros dans le cochon!) C'est du moins ce que j'ai compris et en dehors de ce point qui ne mérite pas qu'on s'y appesentisse beaucoup j'ai trouvé une excellente analyse, très fine et très pertinente à tous points de vue. En temps que lecteur de Marianne je vais prendre un peu de recul par rapport à ce journal compte tenu de cette dérive un peu trop mercantile et affairiste à mon goût, je ne serais sans doute pas le seul.

Le gestionnaire de fortune de BHL et de la "tirée" Arielle ne serait il pas M.de Maistre, Ce couple doit faire de la caillasse, ils peuvent arroser à tout va. Le grand Brenard se la pête à tout va, la logorhée à la Botul est poilante mais qui sont ses "nègres"? quelques suce-pêts sans doute, le petit mignon n'en fait qu'a sa tête de douce-heureux Les deux me font rire et les gogos les encensent c'est tout bénèf pour eux et la thune tombe dans leurs escarcelles comme dit M.F Bananier c'est la belle Arielle qu'a savonné la planche pour la si belle Lili en fait surtout à son très beau bas de soie, pour Arielle c'est le bas de soi qui compte avec son petit popotin, comme le haut, content de moi, pour Brenard. Mon pôve JFK tu t'es gouré d'enveloppe sort de ce corps déjà avec Baille-roue chacun aurait dû se méfier, là c'est une tranche de marade aussi. Tu peux aligner les cadeaux pour un abonnement nouveau mon salaud! (c'est pour l'halalli-terre-action) En con-occlusion je reprendrais bien un deuxième abonnement à Médi-à-part ou en offrir à quelques ennemis.

"les yeux noirs de larmes de rire"

D'accord avec le contenu de cet article;beaucoup plus réservé pour la forme.On se croirait dans la jungle:il faut un coupe-coupe pour sabrer dans les phrases interminables de dix lignes,et commencer à comprendre.L'auteur devrait lire ou relire Pouchkine ou Radiguet pour apprendre à écrire des phrases simples et courtes avec sujet,verbe et complément!

Il y a du vrai dans ce que vous dites francois duprey. Mais c'est beaucoup plus difficile d'écrire court, simple, direct et sans jargon. Donc, les "intellectuels" pensent, trop souvent, que plus c'est confus et plus c'est profond. Par ailleurs, la référence à Heidegger me paraît assez réductrice.

Sinon, l'article a du fond (comme on dit !) et est intéressant. Je suppose là-dedans que l'article de Marianne n'est qu'un prétexte parce que si Marianne avait du fond, cela se saurait. Ce type de hit-parade débile est du même acabit que celui sur les acteurs, les sportifs ou les politiques...Marianne est une sorte de Voici version Politique ou Société, alors forcément cela n'est pas trop sérieux...juste bon à lire chez le coiffeur...encore que certains coiffeurs pourraient certainement écrire des précis de psychologie ou de philosophie...

Cela me donne un idée de titre d'ouvrage pour BHL "Ma philosophie, chez le coiffeur !" Et youp la boum, le tour est joué !

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