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D'autres choix sont possibles au PS
D’autres choix sont possibles au PSMalgré toute la considération qu’on lui porte, Il faut bien avouer que l’on a connu un Alain Duhamel plus alerte dans ses analyses politiques. En effet, sa dernière chronique (les nouveaux bretteurs du PS) publiée récemment dans le quotidien Libération nous laisse perplexe. A le lire, nous sympathisants socialistes n’aurions finalement d’autres choix que d’avoir à plébisciter l’une des deux écuries : Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë. La messe est dite, circulez, il n’y a plus rien à espérer comme autres scénarii. Mais sur quoi se fonde ce clairvoyant chroniqueur pour asséner une telle certitude ? Les sondages, essentiellement les sondages. La vie politique française se réduirait dorénavant aux seules cotes de popularité de nos femmes et hommes politiques et aux enquêtes d’opinions. Quid donc de l’importance à accorder aux débats de fond ? Oui, la seule chose qui prévaut désormais est le degré de sympathie qu’untel ou untel inspire aux Français, l’armature idéologique et intellectuelle de ces nouveaux people devenant tout à fait subsidiaire, pourvu qu’elle ne sorte pas de la pensée unique.
D’autant que nombre de faiseurs d’opinions nous assènent sempiternellement cette soi-disant lapalissade : la gauche française sera sociale démocrate ou ne sera pas. Et s’il est vrai qu’il existe au moins un point commun entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, c’est bien celui d’une même option sociale démocrate, à quelques subtiles nuances près. Nous militants de gauche archaïques serions donc sommés d’abandonner nos vieux rêves ringards d’un monde radicalement autre. Place aux réformistes pragmatiques en phase avec la réalité et bons connaisseurs des rouages de la chose publique.
Pourtant, s’il y a au moins un débat à nos yeux essentiel pour l’avenir de la gauche, c’est celui de l’analyse de l’ordre social actuel et des causes qui l’engendrent. Aussi, de quelle réalité sociale parle-t-on, trop souvent tue par nos élites médiatico-politiques ? De la fin de l’ascenseur social pour les catégories les moins favorisées, de la baisse généralisée du niveau de vie, de la dégradation sans précédent des conditions de travail, de l’explosion de la précarité et des inégalités salariales, de l’inquiétante augmentation de la pauvreté depuis deux décennies en France. Et cette réalité est aussi cruellement celle de l’Angleterre et de l’Allemagne, pays dont on vante malgré tout les politiques sociales démocrates. Est-ce d’ailleurs un hasard si le parti de la gauche radicale allemande (le Die Linke) est en train de monter en puissance ?
Et lorsque l’on s’efforce de comprendre globalement le système économique et social en place, nul doute que la critique marxienne du capitalisme devient extrêmement pertinente. Est-ce par pure coquetterie intellectuelle qu’à nouveau tant de livres fleurissent sur Marx, s’il est tant cité et débattu aujourd’hui, au point que certains néolibéraux à l’instar d’Alain Minc reconnaissent la force de son analyse ? Mais que nous dit Marx sur le capitalisme de si profond ? Que les régimes coloniaux et la traite négrière permirent l’accumulation première du capital européen. Que de la richesse produit encore plus de richesse. Que l’exploitation de la force de travail par le capital – jusqu’à l’aliénation – est consubstantielle à ce système économique basé sur la propriété privée des moyens de production. Et qu’enfin pour perdurer ce système a besoin de s’étendre, d’où son internationalisation. A l’évidence personne n’est aujourd’hui en mesure de réfuter en bloc cette implacable analyse du capitalisme.
Aussi, la pensée économique et sociale de Marx gagnerait vivement à être dissociée du marxisme – en tant que doctrine philosophique et politique – si l’on souhaite clarifier les débats. On peut être marxien sans être pour autant marxiste. Ainsi, autant il nous semble qu’Olivier Besancenot a mille fois raison de vouloir mettre la question sociale au cœur des débats politiques, autant l’ossature de son programme politique empreinte de la révolution prolétarienne nous semble à la fois irréaliste et philosophiquement condamnable. En effet, ce que le marxisme a de plus contestable ce n’est pas tant qu’il aurait conduit au goulag en Russie – on pourrait toujours nous rétorquer que ce qui fut mis en place là-bas trahissait effrontément la doctrine – mais surtout qu’il tourne résolument le dos à toute philosophie des droits de l’Homme d’une part, et d’autre part qu’il ne cache pas sa haine de l’Etat ; haine de l’Etat paradoxalement partagée avec des Ordo libéraux comme l’économiste Fiedrich Hayek, éminent penseur du néolibéralisme. Or si une société sans droits individuels nous paraît inconcevable, une société de droits sans Etat de droit l’est moins encore.
Cependant, même si nous n’adhérons pas à la doctrine marxiste, la problématique de l’essence du capitalisme et des relations sociales tumultueuses qu’il engendre reste entière. Et déclarer benoîtement que le marché – dès lors qu’il serait « social et écologique » – doit demeurer la clef de voûte de tout projet économique et politique, c’est à l’évidence opter pour une épure sans substance. Ce que nous devrions au contraire attendre des dirigeants socialistes – d’autant que bizarrement les thuriféraires de la sociale démocratie se situent tous à la droite du Parti socialiste – serait qu’ils engagent le débat sur une question somme toute fondamentale : Qu’est-ce que le politique ? Et partant de là décliner des problématiques qui en découlent : l’économique peut-il primer sur le politique ? Ou encore, le marché peut-il être tout puissant face à un Etat démocratique, et a fortiori à un Etat supranational comme l’Union européenne ? Ou enfin, peut-on opposer l’intérêt général au droit de propriété bien que proclamé inaliénable ? Malheureusement, force est d’admettre que ni les partisans de Bertrand Delanoë ni ceux de Ségolène Royal ne semblent aptes à ouvrir un tel débat. Or paradoxalement, même s’ils ne sont pas médiatisés, de tels débats ont lieu un peu partout en France dans nombre de clubs politiques qui éclosent. Est-ce un signe avant-coureur d’une prochaine vraie refondation de la gauche? Il est peut-être encore trop tôt pour l’affirmer mais nul doute qu’une telle effervescence intellectuelle produira ses effets sur le devenir du PS.
Nous nous garderons donc pour notre part de pronostiquer la prise en main future du parti par l’un ou l’autre camp, d’autant que pour des raisons de fond la gauche aurait tout à perdre que d’opter pour de tels candidats, indépendamment de l’engouement réel qu’ils suscitent.
Citoyens de gauche réveillez-vous, on vous hypnotise !
David Dahomay, le 25 mai 2008.

Tous les commentaires
J'ai de larges convergences avec ce texte. Un petite précision toutefois. "On peut être marxien sans être pour autant marxiste. Ainsi, autant il nous semble qu’Olivier Besancenot a mille fois raison de vouloir mettre la question sociale au cœur des débats politiques, autant l’ossature de son programme politique empreinte de la révolution prolétarienne nous semble à la fois irréaliste et philosophiquement condamnable.", évrivez-vous. Pour connaître un peu personnellement Olivier Besancenot, son "marxisme" ouvert est fortement teinté de culture libertaire, d'intérêt pour les questions écologistes, de souci pour les caractéristiques individualistes de nos sociétés (voir l'entretien que j'ai fait avec lui dans le n°11 de la revue ContreTemps, septembre 2004, éditions Textuel : "Ma génération et l'individualisme"), ainsi que de penchants pragmatiques (qui, sans qu'il soit familier de ces références, me semble avoir des correspondances avec le pragmatisme philosophique d'un John Dewey). Les choses apparaissent donc un peu plus compliquées sur ce plan.
Merci pour ce texte limpide qui démontre qu'à gauche il y a de l'espoir.
C'est drôle, je suis toujours surpris du tableau dresser sur la social démocratie quand je compare au tableau plus réel de ce qui a été fait dans les pays du nord. Pays dans lesquels l'égalité est bien plus pregnante qu'en France... Mais bon ! Les vieux démons ressortent toujours.
N'étant toute fois pas encore complètement hypnotisé, et me sentant toujours de gauche, ne vous en déplaise par ailleurs, vous oubliez (volontairement?? de parler des social-démocratie nordique) mais au delà, j'aime l'analyse pertinente de la situation, qui n'est pas une grande nouveauté, tout comme la social-démocratie d'ailleurs. Mais, que ressort-il de ces forums, de ces clubs ? quels nouveaux choix ? Quelles nouvelles doctrines ? On ne peut certes se résoudre à organiser le marché, et je veux et me bats pour que l'on cesse de croire que le politique c'est l'économie et qu'un bon économiste ferait un bon politique. Il faut, oui, réorganiser la société, pour que le temps libre ne se transforme pas en temps de consommation ou que l'aliénation pour le travail ne se transforme pas en aliénation pour la TV et tout ce qu'il y a derrière. Un ordre social nouveau est possible, mais il faut l'organiser dans un contexte qui lui sera hostile. Il ne peut donc passer que par la réforme... le capitalisme actuel, nourrit à la sauce néolibérale est néfaste, il ne sera pas très difficile de le réguler en attendant de trouver mieux. Si quelqu'un trouve. Mais dans ce contexte, les incantations qui commence par "pas assez à gauche ou à droite du PS" me semble d'une stérilité absolue. Ce n'est pas la radicalité du discours qui y changera qqch. Mais les propositions concrètes. J'aime ce débat et votre article...
Le politique ne peut se résumer à l'économie. Mais la marque de naissance du socialisme, c'est la mise en cause de l'économie capitaliste dans son premier essor. On a même opposé le socialisme à l'économie politique. Comment aujourd'hui faut-il comprendre cette façon de voir ? Les économistes peuvent-ils être socialistes et à quelles conditions (la réponse : un économiste est socialiste quand il décide d'adhérer au Parti socialiste sera jugée a priori un peu courte) ? Voilà un beau sujet de réflexion.
Cher Lepido, Pour tâcher de vous répondre en quelques mots: -Tout comme vous, j'ai pu entendre ici et là dans la bouche de certains l'argument de la bonne santé sociale des pays du nord pour justifier la sociale démocratie. Mais l'on peut s'interroger sur de tels exemples au regard à la fois du contexte démographique, des ressources naturelles dont ils disposent, et puis surtout de leur histoire sociale, économique et politique qui ont abouti à ce qu'ils sont aujourd'hui. L'attachement qu'ils ont à l'Etat protecteur et redistributeur (en somme un Etat kéneysien avec l'importance de l'impôt) devrait nous interpeller. Pour reprendre une idée de Fukuyama dans son livre "State Building" (construction des Etats), chaque Etat-nation étant idiosyncratique (singulier pour faire court), il est toujours délicat de vouloir substituer tel quel un modèle à un autre. Soyons donc fiers de notre modèle social français, partiulièrement mis à mal aujourd'hui. Aussi, vous semblez prétendre que je penche pour la radicalité de l'action politique. Je ne pense pas l'avoir laissé entendre. Reconnaître comme juste l'analyse du capitalisme de Marx (et de souligner encore que des néolibéraux comme Minc lui donnent raison sur bien des points), ce n'est pas opter pour une solution révolutionnaire;j'ai bien pris soin justement de distinguer Marx et le marxisme. Je ne crois pas au Grand Soir. Mais je crois en l'espoir nécessaire à susciter chez nos concitoyens à travers le discours politique. Je crois donc au politique. Je pense en effet qu'une certaine révolution culturelle engendrée par un discours politique fort nous invitant à comprendre le sens de nous-mêmes et à nous projeter vers l'avenir est possible. Alors bien sûr, autant de telles conditions politiques pour une refondation à gauche sont nécessaires, autant elles ne sont pas suffisantes. La connaissance des rouages de l'Etat, de l'UE, du fonctionnement des institutions internationales (bref de la complexité du réel) s'avère tout aussi nécessaire. Les compétences des technocrates sont ici requises. Mais s'ils doivent être intégrés à une équipe gouvernementale, ils ne peuvent en être les chefs d'équipe. En effet, rarement (sinon jamais) on a vu concentrées en un les aptitudes à la fois de visionnaire et de technocrate. Mes salutations lepido. PS: Que signifie ce pseudonyme ? lepido ?
Pour les pays nordique, c'était juste pour critiquer votre façon de mettre en avant la Social-Démocratie en rapport uniquement avec les modèles de la Grande Bretagne et de l'Allemagne. Si les modèles nordiques ne sont pas transposable tel quel, celà non plus. C'est tout. Quant au modèle social Français, je refuse de le mettre en avant car il était inégalitaire avant même que la droite ne le détricote progressivement. Après, je suis d'accord sur le point qu'il faut mettre en avant d'autre modèle de société, que la politique ne peut se limiter à l'économie, et comme vous, je ne crois pas au grand soir ! ****** Pour le pseudo, je suis content qu'on me pose la question, voici la réponse : C'est inspiré du mot Lepidoptère qui est un groupe d'insecte plus connu sous le nom de papillon. Le mot est inspiré du grec Lepidos = Ecaille et pteron = aile. Car les papillons ont des écailles de couleur sur les ailes (si vous avez déjà attraper un papillon, vous avez pu remarquer la poussière qu'il vous laisse sur les doigts), ce qui est un caractère partagé par les espèces de ce groupe d'insecte uniquement, permettant, entre autre caractères, de le définir. Voilà, c'est rapport à ma formation de biologiste...
Merci pour votre article. Quelques commentaires : * je suis entièrement d'accord avec vous sur l'idée de vouloir remettre les analyses de Marx au centre du débat. L'opposition Capital <=> Travail n'a jamais été aussi forte qu'aujourd'hui (sauf peut être en 1930), grâce au formidable pouvoir donné au capital par le libéralisme. Voir plus de détail dans mon blog. Je suis convaincu que ne pas mettre ce débat comme point de départ de la refonte de la gauche est une faute énorme, voir une trahison. Par contre, de mon point de vue, il ne faut pas pour autant sortir du capitalisme, qui n'est, en fait, que la "propriété privée des moyens de production" * A Lepido : il faut arrêter avec ces "modèles" scandinaves, pour la bonne et simple raison que l'on ne dirige pas un état de 8 millions d'habitants comme un État de 60. Sans oublier la Norvège dont le principal problème est la gestion de sa rente pétrolière !! * Certes on ne peut réduire la politique à l'économie. Néanmoins, la répartition des richesses, la défense des plus faibles, des plus pauvres est un des rôles clé d'un État démocratique. Non? Olivier, 38 ans, vivant à Francfort
Je n'ai jamais réellement débuter, et la suède ou le danemark n'ont pas une économie basé sur la rente du pétrole (il me semble). Mais se sont des états plus égalitaire que la France et plus redistributif, on a quand même des leçons à en tirer. Quant au rôle clé de l'état démocratique, si les richesses sont bien réparties, si les plus pauvres ne sont plus pauvres, il a d'autre rôle à jouer. Non ? **** Sur le rapport capital travail, je suis d'accord avec vous. C'est la question actuelle à poser car c'est le problème actuel. Permettez moi de l'argumenter de 3 chiffre à diffuser largement (source : Alternatives économiques) Entre 1996 et 2006, l'ensemble des salaires à augmenter de 48%, les dividendes reversés aux actionnaires ont augmenter de 143%, les loyers perçus par les propriétaire qui mettent leurs biens en locations ont augmenter de 166%. Mes chers amis, arrêtons donc tout de suite de travailler, ça ne rapporte plus : CQFD.
Merci pour cet article, à la conclusion duquel j’adhère totalement. Pour être tout à fait honnête, il ne me semble d’ailleurs même pas indispensable d’avoir jamais lu une seule ligne de Marx (ce qui est mon cas…), pour être en mesure de poser le diagnostic que vous y avez rappelé. La paresse intellectuelle et le marketing politique font néanmoins que les thèmes que vous avez rappelés ont malheureusement le plus grand mal à se frayer un chemin dans le corpus idéologique autour duquel un parti comme le PS devrait se rassembler. Et s’il semble vain d’envisager aujourd’hui une d’alternative crédible au Capitalisme pour faire fonctionner les économies complexes autour desquelles nos démocraties peuvent se construire et perdurer, il n’est pas moins vain de se contenter du seul appel à la redistribution pour résister à la révolution conservatrice initiée au cours des années Reagan / Thatcher. . Le problème n’est pas tellement en effet l’existence du Capitalisme avec un grand C, mais bien plus celui de l’existence de multiples formes de capitalismes dont certaines sont compatibles avec l’idée que ceux qui se réclament du Socialisme se font de l’organisation des sociétés humaines, et d’autres non. Aveuglés par la communication politique surpuissante qu’ont su déployer depuis 30 ans les tenants du modèle socio-économique libéral à l’anglo-saxonne, ne sont-ce pas jusqu’aux Socio-démocrates Allemands et Scandinaves qui ont eux aussi succombé aux sirènes de la société de marché ? La « 3ème voie » façon Schroeder n’a-t’elle pas abouti à remettre gravement en question le capitalisme Rhénan auquel les drames que lui avaient fait traverser l’histoire récente avaient su imposer la cogestion comme l’un de ses modes de régulation et qui avait pourtant fait la preuve de son efficacité économique et sociale pendant plus de 50 ans? Le simple examen du destin récent de l’ensemble des partis socio-démocrates Européens ayant fait le même type de choix devrait pourtant inciter à un minimum de réflexion ceux qui au sein du PS s’autoproclament candidats ou même « responsables »… avant de se lancer dans une compétition fratricide à coups de slogans simplificateurs du genre « Libéral toi-même »… . Et la question de fond autour duquel le prochain congrès devrait se cristalliser est donc bien celle du type de capitalisme que le PS estime compatible avec ses propres valeurs, en intégrant bien entendu au 1er chef le caractère fondamental de structuration de la société dans son ensemble que ce mode d’organisation économique lui impose. Car si la politique n’est certainement pas réductible à l’économie, l’économie est par contre clairement politique. . Nota : évidemment moins médiatisés que ne le sont les candidats autoproclamés, des sensibilités internes au PS comme le NPS et des groupes de réflexion comme La Forge me semblent pouvoir être considérés comme très proches des positions revendiquées ici…
Pour avoir vécu un certain temps au Danemark et en Suède dans les années 80, je crois impossble une social démocratie à la scandinave en France. Ces gens sont respectueux des institutions, de l'administration, du fisc des différents codes . Ils sont respectueux de tout et de tous et , chez eux, la communauté n'est pas un vain mot . Par exemple, Lépido, le voisinage dans un lotissement pavillonaire est tout à fait quotidien et surtout pas égoiste ni égocentrique !!! Le PS français , lui, doit maintenant agir en groupe et faire des propositions de gouvernement très précises ainsi que des propositions d'oppositrion . On s'y perd aujourd'hui et la droite nous emmene dieu sait où . Tout ca est urgent . Est il faux de Dire que Fabius est trop silencieux et que lui devrait diriger ces propositiiobns de groupe ? Je cherche qui soiutenir et suivre ?? Y en a t il un ???