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Journalistes et politiques : liaisons dangereuses ?

degois.1258716877.jpgsegolene_royal_33.1258716905.jpgPetit passage pour discuter avec vous de l’arrivée de Françoise Degois (Journaliste politique suivant le PS à France Inter) au sein du cabinet de Ségolène Royal. Ce transfert laisse un goût amer. Chacun peut se souvenir des papiers de Françoise Degois à l’antenne sur la stratégie de Royal etc.. Et chacun peut a posteriori se demander s’il n’a pas été trompé par ces papiers et se demander si c’était de l’information ou de la communication.
Comme les autres transferts récents (Catherine Pégard du Point à l’Elysée ou Myriam Lévy du Figaro à Matignon), celui de Françoise Degois interroge et questionne notre métier. Françoise Degois fait ce choix détaché de toute élection, c’est plutôt à mettre à son crédit, mais tout de même, comment ne pas poser la question : ce transfuge ne met-il pas un peu plus à mal la crédibilité de notre profession ?
Comment faire croire ensuite que les journalistes roulent pour l’information et font leur possible pour dénicher des faits et les retranscrire honnêtement ? Comment faire taire les doutes qui planent sur notre profession tout entière, accusée tantôt de connivence, tantôt de mélange des genres ?
Le journaliste doit penser contre lui-même, doit s’échiner à se défaire de ses a priori personnels et de ses préjugés pour pouvoir restituer une information. Loin de moi l’idée de donner la leçon à la très grande professionnelle qu’est Françoise Degois, mon but est juste de questionner, de m’interroger sur nos pratiques. Françoise Degois arrivait-elle à faire la part des choses dans ses papiers ? La question mérite d’être posée. J’ai le souvenir que pour ma part, ses papiers me conduisaient parfois à être moins sévère avec Ségolène Royal.
Bref, tout cela pour dire que sans juger, ce transfert laisse planer un malaise, un doute et ternit un peu l’image de la profession. C’est dommage.
Hubert Beuve-Méry, le fondateur du Monde, disait : « Le journalisme, c’est le contact et la distance ». Entre les deux, la frontière est ténue et personne n’est à l’abri de flancher. Voilà à mes yeux ce que nous apprend ce transfert de Françoise Degois. Il nous dit aussi que le journalisme est un sport de combat. Combat contre soi-même, combat contre la communication, combat contre ses envies d’action.

Tous les commentaires

Toutes ces questions méritent d'être posées.

 

Ma première réaction est de penser que tous les journalistes politiques ont des opinions politiques, et donc des préférences pour des femmes et hommes politques, et qu'il ne faut pas être naïf et s'imaginer que parce qu'elles ne sont pas affichées et déclarées publiquement et ouvertement, elles n'existent pas et ne peuvent pas les influencer. Donc à la limite, je préfère savoir d'où parlent les journalistes, ça permet de relativiser leurs analyses.

 

Mais se pose tout de même la question de la conivence et des renvois d'ascenceurs. Il serait sans doute bon d'interdire aux journalistes d'occuper un poste non journalistique en relation avec des sujets traités en tant que journaliste, afin d'éviter des conflits d'intérêts trop marqués.

excellent passage à ce sujet dans l'émission de franz olivier gisberg je crois demandant à ses confrêres si ils étaient de gauche ou de droite à je sais plus trop qui ?

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christophe barbier ou un truc comme ça ...

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les mecs rigolent ... vous disent qu'ils sont soit de droite soit de gauche selon " l'employeur " rien n'est définitif ou arrété, au cas ou le vent ne tourne ...

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il est évident aujourd'hui qu'il est plus simple d'être sarkozyste, mais pas forcément plus courageux ...

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