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Lettre ouverte de militants du Mouvement Démocrate à François Bayrou

 Cher François Bayrou, cher Président,

Nous nous permettons de vous écrire, suite à l'université d'été de la Grande Motte et aux divers échanges que nous avons pu avoir à l'intérieur de notre mouvement localement, mais aussi au niveau départemental et régional.

En effet, nous partons du constat qu'il existe un sentiment de trouble, de malaise actuellement chez beaucoup de sympathisants, adhérents, et militants suite aux lendemains difficiles des élections européennes et aux différents échos qui ont été faits dans la presse quant aux travaux de l'Université d'été de la Grande Motte.

 

Nous voudrions profiter de cette période pour vous apporter notre opinion sur la manière d'aborder les prochains mois d'une part et le reste du temps (2ans ½) qui nous sépare de 2012 d'autre part.

 

En effet pour beaucoup d'entre nous, nous voyons là 2 temps différents se chevauchant :

 

  • celui de la construction interne et la consolidation de notre Mouvement dans la société française

  • et celui de la réflexion et de la préparation de la prochaine candidature à l'élection présidentielle

 

Notre point de vue est que ces 2 temps doivent pouvoir se mener de manière indépendante même si au final l'un s'avère être moteur de l'autre.

 

En effet voici 2 ans désormais que le MoDem est en marche. Les campagnes municipales et européennes ont permis à des équipes (avec des expériences et origines diverses) localement non seulement de construire des projets, des programmes, de mener des campagnes, de faire élire de nouvelles têtes, mais surtout de nous connaître et apprécier. Nous avons connu des joies de mener des batailles ensemble mais aussi pour beaucoup d'entre nous l'épreuve de certaines déceptions quant aux 1ers résultats obtenus.

 

L'heure est venue pour nous de démontrer que ces expériences acquises sont autant d'éléments positifs pour nous exposer de manière beaucoup plus sereine et confiante aux Français(es) lors des prochaines échéances.

De fait, les premières réflexions d'organisation suggérées concernant les élections régionales nous laisse perplexes : pour l'instant il est prévu de laisser très peu de marges d'initiatives et de manoeuvre quant à la stratégie, aux choix des candidats présentés ; il n'apparaît pas clairement que les adhérents aient le temps et la possibilité d'apporter leur touche personnelle au projet régional qui sera défendu.

Nous croyons percevoir une raison profonde à cette situation : l'ombre pesante de l'échéance présidentielle et la pression qu'elle risque d'exercer comme pour les européennes sur les candidats.

 

Or, pour poursuivre ce temps de consolidation de notre mouvement, nous devons nous détacher de cette unique perspective de 2012, afin de réfléchir sereinement aux propositions que nous défendrons début 2010 pour les élections régionales et en 2011 pour les élections cantonales. Nous devons nous émanciper de votre « protectorat » pour apparaître aux yeux de nos concitoyens comme d'authentiques démocrates, fiers de nos convictions, de nos engagements. C'est ainsi que nous gagnerons aussi en crédibilité. En clair, nous ne devons pas apparaître aux yeux des Français(es) comme seulement le mouvement de François Bayrou, mais avant tout comme le mouvement des démocrates qui porte un projet indépendant, nouveau et original.

 

D'autre part, nous estimons qu'après la phase de clarification de notre projet démocrate global lors du prochain congrès d'Arras, il serait souhaitable que vous puissiez vous consacrer exclusivement à construire cette prochaine alternance.

Si on regarde l'histoire politique récente, les précédents succès électoraux de conquête du pouvoir ont été le fruit d'une mure réflexion et de rencontres avec les Français ; nous pensons à Jacques Chirac entre 1993 et 1995 et à Lionel Jospin entre 1995 et 1997.

La différence aujourd'hui, avec cette époque réside dans le fait que le niveau de crédibilité par rapport à la politique dans l'opinion s'est depuis encore dégradé, que l'absence d'espérance est manifeste ; il y a 2 missions principales d'ici 2012 à engager de notre point de vue, elles représentent 2 conditions nécessaires et indispensables du succès :

 

1-redonner l'envie aux Français(es) et plus particulièrement aux jeunes et à tous qui se sentent éloignés du système de pouvoir en place, de se réintéresser à la chose publique, à l'intérêt général afin de créer à travers un projet ambitieux et novateur cette lame de fond qui permettra aux citoyens de notre pays de retrouver la confiance nécessaire en eux mêmes, dans les autres et dans leurs représentants. Cette condition est essentielle pour que notre pays soit à la hauteur des défis immenses qui sont devant lui.

2-trouver les forces nécessaires, les bonnes volontés qui voudront bien oeuvrer à la construction d'une majorité présidentielle et législative alternative. Ces forces ne pourront venir uniquement de notre Mouvement. Nous croyons en effet à une forme de pluralisme dans la future coalition qui sera en responsabilité. Nous comptons sur vous pour en préciser les contours.

 

C'est pourquoi nous pensons que suite au Congrès d'Arras, il serait opportun de vous puissiez vous détacher complètement des tâches d'organisation et de direction propre du Mouvement Démocrate afin

 

  • d'être en mesure d'animer voire de co-gérer ce « Parlement de l'alternance » que vous avez appelé de vos voeux

  • d'aller le plus régulièrement possible sur le terrain au contact des Francais(es)

  • de vous déplacer à l'étranger afin de vous construire définitivement votre stature internationale

 

Nous pensons en effet qu'il faut que la candidature que nous porterons en 2012 apparaisse de manière évidente comme la « candidature de l'alternance », au dessus de la mêlée, détachée des querelles d'appareils, de jeux politiciens.

 

Ce faisant, vous laisseriez sans nul doute une nouvelle génération émerger sur la scène publique au sein de notre Mouvement, dont la tâche principale serait de mettre en branle l'ensemble des compétences qui existent au MoDem et qui sont prêtes à se rendre disponible le moment venu. Nous avons besoin d'un mouvement vivant, actif, irréprochable dans le respect des règles internes de démocratie. Nous avons besoin d'une relation de confiance envers les adhérents, militants et sympathisants pour gagner plus largement celle des électeurs.

 

Nous espérons au final que ces conseils de ceux et celles qui vous soutiennent et portent avec vous le Mouvement Démocrate seront l'occasion d'échanger avec vous sur les meilleures voies devant mener au succès collectif.

 

Veuillez agréer, cher Président, l'expression de nos sentiments les plus chaleureux.

 

Les militants démocrates

Tous les commentaires

Merci pour ce courrier adressé à François Bayrou dont je partage le contenu. Contrairement à d'autres, il n'a rien de polémique et je l'apprécie d'autant.

Le Mouvement Démocrate a la chance d'avoir un leader crédible (ce qui n'est pas le cas par ailleurs)  et le Modem a des valeurs morales et humaines   qui ne sont pas matérialistes. Ces deux années lui ont permis de se construire et de faire émerger (et aussi élire parfois) des personnes nouvelles. Il est temps maintenant que le président de ce parti se consacre pleinement à l'avenir du pays et ne soit plus en charge des questions d'organisation interne.

Les prochaines élections régionales sont là pour appliquer cela. Le Modem est en marche dans les départements, des unions régionales se sont constituées, il leur appartient de se concerter avec les adhérents et les militants et de proposer de vrais projets régionaux (avec un fil national bien sûr)qui tiennent compte des questions locales.

 

 

 

DU GADIN AU GALOP ?

François BAYROU a parlé de « gadin », terme équestre semble-t-il, pour affirmer que son échec électoral aux européennes de juin 2009 n’est pas « la mort du petit cheval » et qu’ « après une chute de cheval,  on se relève ».

Cet homme est courageux, honnête (aucune « affaire » le concernant depuis le début de sa carrière politique ; ses adversaires les auraient exploitées contre lui), soucieux dans ses interventions  des « petits » de toute nature, en France et dans le monde, ce qui donne du souffle à sa démarche politique. Mais cela ne suffit pas pour gagner une élection. Il doit encore reconstruire son camp, présenter une stratégie crédible et proposer aux français des solutions à leurs difficultés.

RECONSTRUIRE SON CAMP

François BAYROU doit commencer par reconquérir les siens, les adhérents du Modem, s’il veut qu’ils se mobilisent vraiment au moment des élections. Car, quand le cœur n’y est pas, comment voulez-vous convaincre de nouveaux électeurs ?

Il a bien commencé à changer l’organisation du MODEM dans un sens plus « collectif », les nouveaux élus européens du Modem , de même que les six  vice-présidents, commencent à parler devant les cameras des télévisions et au micros des radios, rompant ainsi l’image d’homme seul qui a fait tant de tort à François BAYROU .

Ce qui manque à nos yeux, ce sont des gestes forts prouvant qu’il a enfin décidé d’ouvrir la parole aux nouveaux adhérents de 2007 (ceux qui , malgré toutes leurs déceptions, le soutiennent encore ; je suis de ceux-là), de faire de la place dans son état-major à de nouveaux conseillers qui seront, oui c’est sûr, moins faciles à gérer que les fidèles de toujours.

Que ne fait-il un appel à propositions en s’engageant à les examiner ( pas en une ou deux semaines, ce ne serait pas sérieux, mais en trois mois par exemple) ?

Que ne nomme-t-il plusieurs porte-paroles , pas forcément vice-présidents, pour aérer l’image du MODEM ?

Que n’annonce-t-il que le candidat du MODEM à l’élection présidentielle de 2012 sera désigné par le conseil national en septembre 2011 et qu’il pourra y avoir pluralité de candidatures à la candidature ?

PROPOSER UNE STRATEGIE CREDIBLE

Un grand pas a été franchi dans cette direction, par la proposition de discussion avec les partis opposés à la politique et à la pratique de l’actuel Président de la République, dévoilée par Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem, à Marseille et confirmée quelques jours plus tard par François Bayrou à l’université d’été du Modem, à la Grande Motte, début septembre 2009.

C’est une ouverture prudente mais certaine. La clarification est nette : aujourd’hui, les centristes de centre-gauche ont officiellement leur place au Modem, ceux de centre-droit ont leur place au Nouveau Centre d’Hervé Morin et à l’Alliance Centriste de Jean Arthuis. Ce reclassement permet à chacune et chacun de  se positionner.

C’est aussi un pari : que les arrivées de nouveaux adhérents de sensibilité de centre gauche soient plus nombreuses que les départs des adhérents de centre droit. Ce pari est gagnable.

Mais ainsi, le parti gagne beaucoup en cohérence, ce qui favorise toujours la cohésion, énergie des mobilisations militantes.

Cette offre de discussion ne constitue pas encore une stratégie, mais elle en est l’amorce. Il serait par exemple cohérent que le Modem annonce son intention, pour les élections régionales de mars 2010, de présenter des listes autonomes au premier tour, avec désistement automatique au deuxième tour pour la liste d’opposition mieux placée que celle du Modem.

PROPOSER AUX FRANÇAIS DES SOLUTIONS A LEURS DIFFICULTES

Saisir toute les occasions de manifester son opposition à des mesures néfastes ou scandaleuses, c’est utile. Le recours de François Bayrou contre l’abus de pouvoir de la ministre de l’Economie Christine Lagarde dans l’affaire Tapie en est une belle illustration, qui va peut-être réussir.

Mais , s’opposer ne mobilise pas suffisamment d’électeurs. Il faut aussi proposer des solutions aux difficultés des français. Ainsi, critiquer la fermeture de la « jungle » autour de Calais ne suffit pas, s’il on ne propose pas en même temps des solutions à ce problème très complexe et humainement très douloureux.

Et pour proposer des solutions, il faut investir du temps, du talent et donc de l’argent. Le Modem gagnerait beaucoup à créer en son sein un organe chargé d’établir des liaisons avec les groupes connus ou méconnus qui investissent le temps, les talents, et l’argent quand ils ne sont pas composés que de bénévoles.

Et nous, les groupes méconnus, nous avons besoin d’un fédérateur visible . Que le Modem s’y emploie, nous n’attendons que cela !

Nous avons enfin absolument besoin d’un leader qui écoute les adhérents, qui organise leur travail et qui définisse quelques grands caps à suivre.

François Méheut , adhérent Modem à Versailles

Il serait bien que pour exister on ne dénicre pas les autres chacun avec ses valeurs et ses engagements mértite son statuts et sa reconnaisance.

Qui est BAYROU aujourd'hui: un homme seul qui ne sait pas où sont ses amis et ses ennemis. Je suis d'accord avec l'article du blog, il devrait se retirer de la direction du parti, s'entourer d'une petite équipe et préparer un programme.Je pense que la seule personne qui l'ai vraiement compris c'est Corinne  LEPAGE, je ne suis pas du tout de ce bord , je suis socialiste, mais sais reconnaitre une personne capable de mener un parti afin de porter BAYROU à une meilleure place sur l'échiquier politique 

Merci à Mediapart, d'ouvrir une tribune, mais Médiapart n'est pas ce lieu pour évoquer les stratégies de "notre"......souhait de changement. Pour celà, l'interface du Modem suffit.  Merci à l'équipe Plenel, de laisser un cahier pour ouvrir, mais ......oui, FB doit voyager, incognito....car le voyage forme la jeunesse, c'est l'histoire vous connaissez sans doute pas des jumeaux sur le Relativité Générale. Mais Mediapart, même si Edwy Plenel et ces journalistes sont d'une nouvelle espèce, ne peut pas....je suis adhérent dans cette union de progrès qu'est Modem, mais je suis aussi en adoration devant la totale indépendance de Mediapart.

Avonçons. L'idée est sans doute de changer la cinquième, pour constuire la sixième République, où des personnes comme De Montebourg pourront penser à une meilleure intégration, mais surtout de simplification de notre pays, la politique est bien trop présente, c'est anormal que nous ne puissions pas passer une journée en France sans parler politique, c'est absurde, il y a tant d'autres sujets que "le" politique. Les arts, le sport, la cuisine, les vins, le temps, visiter un planétarium, voir ses enfants grandir en les regardant danser puis rire.

Le 21 uième sera en plein danger si aucune direction se dégage de manière globale, si la science, le progrès humain ne solutionne pas nos économies, car qu'est ce que l'économie si ce n'est un échange d'énergie. La preuve nous devrons passer d'une énergie pétrole à une autre. Mais sans de réels progrès sur les connaissances de la matière, je donne pas chère de l'humain.

Il sera spirituel, si la science avance. Si le pas n'est pas franchi, ce sont des tensions qui déboucheront sur des guerres, un monde en régression. Qu'on fait les EU? "Ils" se sont tournés vers une énergie fossile, une économie vampirisée. Que ferons nous demain, vaste et vieux continent qui a vécu les pires atrocités au 20 ième?

FB, doit se retirer, et ne plus vouloir, ou penser vouloir croire qu'il peut tout à lui seul, l'homme providentiel n'existe pas, mais il traduit juste l'état mental d'un pays, d'un lieu, il est à la croisée de chemin. Nous étions "orienté", jusqu'à présent, actuellement non, nous perdons du temps. De Gaulle pensait l'avenir, il voyait clair lorsqu'il voyageait vers l'orient. Vers l'avenir, mais tout est relatif.

Et que voyons nous dans cet Orient, dans le berceau des civilisations.....un homme qui veut une bombe, j'ose penser que c'est un mauvais rêve, le pire c'est que nous acceptons, que nous nous  proposons même de l' aider?

Non.

C'est une guerre froide et rien d'autre pour cet homme. Un rideau des nations contre cette production. Non à la diplomatie, pas d'arme nucléaire là-bas, c'est trop instable, trop manipulable. Qu'il fasse sa bombe, et nous ferons des rampes pour savoir s'il veut continuer, ce con.

La guerre froide, FB pourra la faire, le Président actuel.....je sais pas, à moins qu'on veuille exterminer la Perse du Monde?

La psychologie  guidera FB, car ferru d'un très bon bagage littéraire, cet homme est "notre" homme pour 2012. Non pour ses sourcils, non pour parfois son dérapage avec Chabot, où l'erreur a sans doute été de penser que la pente était ascendante, de ne pas avoir réfléchi sur la source qu'est le Net, pas toujours Net, mais éblouissant, passionnant.

Et non, traversée du désert.....qui pourrait durer. Les électeurs sont libres, versatils, impressionnables, si nos concitoyens avaient été lucides la porte était ouverte dès 2007, mais non le Président actuel traduit la psychologie intime des français.

Mais ce Président est une erreur de l'histoire de notre pays, le peuple s'est trompé, et bien.....nous devons penser à demain.

Je ne pense pas qu'il y ait des hommes, ou des femmes providentiels, mais que tout est  histoire de volonté.

Les media sont très décevants. Cette cinquième colonne n'a pas permis le changement. Pourquoi?

Je finierai par croire au complot, quand on pense au 11 septembre 2001, et des évènements bien réels qui s'en sont suivis.....à l'ONU, dans l'enceinte du Monde humain, je finis par penser que notre liberté est sous condition,où seul un homme se levait pour parler et que tous applaudirent, comme un rendez-vous avec l'Histoire, la belle Histoire. Cet homme fut né chez nous, est ce un hasard, il est là devant un tribunal, dites moi je vis un cauchemar? Non, et je comprends que cet homme n'a pas peur de mourir, oui je comprends, à l'inverse de certains que le théatre des opérations est un tribunal de France, un homme qui en sait bien trop pour certains. 

Alors, imaginons, que FB soit élu. Imaginons, oui faut que FB voyage, c'est ce qu'il a de mieux à faire avant de servir les Européens, et les militants du Modem, retenez la stratégie des Obama, tous avaient frappés à la porte de chacun des concitoyens pour le changement, alors briquez vos chaussures, préparez la flaque de café, c'est ici le chemin, et pas ailleurs, ce sont vos pas de volonté qui donneront le change, et à la Perse, et à Obama, car même lui tout seul sans nous, il peut se tromper.

Retenons de l'histoire que si le nez de Cléopâtre avait été différent la face du monde en aurait été changé, retenons que tout est à repenser, et que les mesonges plus ils sont gros mieux ils passent, retenons que l'effet papillon est vrai pour la physique, mais pas pour l'économie, ni pour les humains, et essayons de ne pas tout mélanger, puisque le propre des hommes est de semer, et non de détruire.

De toutes manières le modem part sur une hypothèse fausse. Le clivage droite gauche n'est pas dépassé et au contraire il n'a jamais été aussi pertinent.

Va falloir nous expliquer ça, non ?

la droite prétend faire du social devant les caméras, et la gauche ne sait plus ce que sont ses valeurs.

Il me semble au contraire que le clivage gauhe-droite n'est plus aujourd'hui porté qu'à bout de bras par les chaines de télé. 

C'est une impression. 

Le Modem, pour mettre de la morale où il en manque, pour mettre un peu de raison où il n'y a qu'excès de communication, je suis plutôt favorable. 

Oui, et quant à la gauche, si elle n'existe plus c'est peut-être bien parce que la nature même de notre approche sociale,

je dirais presque notre psychologie,

est tout entière maintenant tournée vers l'individualisme et ne "comprend" plus, voire "n'aime plus", le collectif.

 

C'est toute une autre révolution, d'un autre type, qui est à inventer.

On pourra la nommer "gauche" si ça peut vous faire plaisir,

mais "humaniste" serait peut-être plus proche de ce que l'humanité rechercherait désormais?,

quant à la gauche traditionnelle, elle est de toutes façons tout simplement devenue trop peu nombreuse, en effectifs mobilisables, ceci durablement, comme "psychologiquement" structurellement,

 

car les "masses" disponibles aujourd'hui, elles ne sont plus disponibles pour se politiser: seulement pour consommer, hélas. 

Chers bayrouïstes, puisque vous utilisez Médiapart comme forum du MoDem, vous ne vous offusquerez pas, j' espère, que, d' un naturel curieux, je me sois permise de vous lire, et même, que je m'immiscie dans vos échanges.

Pour moi, les valeurs "droite -gauche" existent . Ce sont les personnes politiques qui prétendent les porter qui, volontairement ou non, brouillent les repères.

Il est certain que pour Sarkozy, c' est voulu  : il en appelle à Jaurés, fait des soit-disant "ouvertures"( la dernière en date ne repose que sur un nom: Mittérand") , quand il y a urgence s'inspire incomplètement de propositions de gauche ...qui illusionnent pas mal de français ... mais en réalité, ses valeurs d'ultra-libéraliste sont toujours présentes, dans la politique menée. L'objctif étant de destabiliser la 1er parti d' opposition , et  les citoyens. Il ne faut pas voir que la surface.

Les "valeurs de gauche" de Kouchner,  Lang  ... voire d'autres responsables socialistes, sont des leurres, ils ne sont plus socialistes que de nom; il est vrai que des socialistes ont introduit du privé dans les monopoles de l' état, et ont commencé à libéraliser les finances... mais sans commune mesure avec ce qui se passe aujourd'hui ... et je considère que ces socialistes-là ont fait des erreurs au niveau de la finance, sur laquelle le PS d' aujourd'hui veut, avec raison, légiférer.

En s'appuyant sur ces "trompe l' oeil", le MoDem n' a servi qu'à permettre la victoire de la droite aux présidentielles, et ensuite, à contrer l' opposition socialiste dans des sondages bidons.

Excusez-moi de cette analyse qui peut vous choquer, mais qui, finalement, n' est pas en contradiction avec la simple observation des faits.

Une question : que pensent les militants du MoDem du discours qu' a fait  madame de Sarnez aux ateliers d' été d' Esrpoirs à gauche ?

moi aussi j'étais à marseille et j'ai entendu mme de Sarnez, que pensez vous de ce qu'elle a dit ? je suis socialiste et royaliste et j'ai toujours pensé depuis l'entrevue "interdite" de Mr Bayrou avec Me Royal qu'une alliance devait se faire. A présent que le parti unique du roi Sarkozy est au complet (avec Devilliers et les chasseurs en prime) il faut s'entendre et de toute façon, la crise qui nous tombe dessus étant plus une crise de civilisation qu'autre chose, il faut changer en profondeur et remeetre l'humain oû est sa place, au centre !!

Bravo!

Comprendre qu'il ne s'agit plus des anciens paramètres gauche-droite de l'ancienne civilisation industrielle aujourd'hui dépassée.

S'approprier ensemble le nouveau monde tel qu'il est, et nos propres vies, et non laisser les voleurs (déguisés en "néolibéraux") s'en emparer, comme ils ont commencé à le faire.

 

 je suis militante du Modem , je souhaite que mon mouvement  combatte la

corruption en France et en Afrique afin d'avoir de véritables Démocraties .

 Actuellement je ne vois que F Bayrou comme " Mr Propre "  . L'Humanisme n'est ni de droite ni de gauche il est dans la véruté des paroles et des "ACTES "

                  Anna Dubois

La France de la Cinquième République est fourvoyée dans un cercle vicieux destructeur particulier: la personalisation du pouvoir.

 

C'est à cause de ce système quasi-monarchique, si bien secondé et soutenu par la mentalité française (de par l'éducation orientée de tout un peuple) très soumise aux notables et autres processus de professionalisation de la politique, cumuls des mandats, promotions intra-castes (grandes écoles) et autres cultures des passe-droits etc,

c'est à cause de cette "monarchisation" de notre façon de voir la République et la Démocratie, que nous en sommes venus à espérer en UN homme (un pis-aller, le "moins-pire" de tous, probablement) comme François Bayrou, et que nous en sommes arrivés à cette sorte de "culte de la personalité" qui semble de plus en plus irréel,

pour tout dire,

de plus en plus "sarkozien", tant c'est sur ce mode idolâtre et hypermédiatique que notre président despotique est en train de mettre tout son système sur orbite.

 

On observe bien entendu exactement le même processus chez les ségolénistes de Désir d'Avenir, et ce n'est que naturel, puisque c'est, on le sait, une conséquence directe de la constitution même que le général De Gaulle avait concoctée pour lui-même, et que Mitterrand, en quatorze ans de "règne", avait spectaculairement échoué à changer (lui qui promettait en 1981 être le candidat du "changement"),

et une conséquence aussi de la forme de plus en plus individualiste et consumériste de ce qui nous sert aujourd'hui de pensée et de libre-arbitre de citoyens.

 

-

Si nous voulons sortir de la spirale de plus en plus infernale, aujourd'hui en phase terminale ou "pré-dictatoriale",

si nous voulons non seulement arrêter le massacre, mais aussi poser les bases nouvelles et ambitieuses d'une nouvelle vision du monde,

et bien,

compte tenu de cette spécificité française de la personalisation du pouvoir de la 5è République, je crois que nous devrons commencer par affirmer, avec force et clarté, sans ambigüité, combien précisément le projet de quitter la personalisation du pouvoir sera pour nous central?

 

Un deuxième volet aussi important pour le nouveau projet de société d'avenir, un deuxième préalable qui est à la fois une condition et aussi une vision d'avenir,

devrait être notre affirmation de vouloir travailler vraiment et sincèrement avec d'autres, et notamment, à nous allier et à nous syncroniser avec ceux qui les premiers, nous semblent naturellement les plus proches, politiquement mais aussi dans le ressenti "émotionnel" de ce que devrait être le rapport de tous avec la représentation du pouvoir.

En attendant les autres qui devront exister aussi pleinement, et eux aussi profiter de vraies concessions,

ce deuxième volet consisterait pour moi à tenter de se rapprocher le mieux possible des autres naturels candidats à la dépersonalisation du pouvoir, et à l'avènement d'une nouvelle République (la Sixième) où la déformation monarchique quasi-pathologique qui actuellement nous empêche d'avancer, serait écartée au profit d'un système dans lequel les egos

(je pense particulièrement à ceux de personnages très "égotisés" comme Bayrou ou Royal)

n'auront plus à se mettre autant en avant qu'aujourd'hui:

Dans lequel il ne sera plus un problème pour eux, de sincèrement s'organiser ensemble et se partager les tâches et le pouvoir de représentation,

dans lequel non seulement ce ne sera plus un problème,

mais ce sera carrément un plus, atout maître, un facteur unificateur, rassembleur, fondateur même, pour tous leurs soutiens et pour la France. 

Droite-gauche ? Toutes les politiques actuelles s'appuient sur la triangulation, issue des années Clinton et hyper médiatisée par Blair.

Triangulation : pratiquer une politique (Clinton) ou avoir un discours (Blair, NS) qui permet à la droite et à la gauche non extrêmes d'adhérer. Pas forcément sur tout mais chacun y trouve un bénéfice.

L'UMP triangule à tour de bras, en expert, ouverture etc....

EE triangule en ne reniant pas le capitalisme, l'écologie gommant les aspérités, droite et gauche sont séduits.

Le Modem, s'il veut survivre doit trianguler et proposer un programme "idéologiquement flexible" et, surtout, adapté aux nouvelles contraintes de la mondialisation.

Le PS, réduit à un électorat de fonctionnaires diplomés idéologues...patine !

Le Modem s'intéresse beaucoup à son petit univers et est très peu ouvert sur ce qui bouge.

Ses militants savent-ils qu'un grand événement s'est produit fin novembre, début décembre 1999 : le blocage aux Etats-Unis d'une réunion de l'OMC événement d'autant plus remarquable sachant la brutalité dont est capable la police de ce pays.

Depuis, le mouvement altermondialiste a pris de l'ampleur et la mondialisation libérale devient la  vraie frontière qui sépare la gauche de la droite. Alors le genre d'analyse entre ce qui sépare le centre droit du centre gauche est particulièrement obsolète.

Ce constat concerne également la gauche institutionnelle.

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