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Mai

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Une rebelle à la cour : Izumi Shikibu

Izumi ShikibuIzumi Shikibu© Tsukioka Yoshitoshi

Izumi Shikibu vécut probablement vers 970-1050 dans le Japon impérial à son apogée : c’est l’époque de Heian, à la cour de Joto Mon’in, à Kyoto. Cette époque est un des sommets de la culture japonaise, particulièrement de la poésie et de la littérature.

Bien que de la plus haute ancienneté, les formes poétiques (tanka, haïku ) qu'elle utilise sont toujours très vivantes, non seulement  au Japon où existent des magazines qui leur sont consacrés ou des almanachs, mais aussi en Occident et en France particulièrement.

Hélène Sanguinetti " Et voici la chanson"

 


 

Hélène SanguinettiHélène Sanguinetti© Photo Dan Warzy - janvier 2013
Comme, en ce printemps incertain,  une réponse au Printemps des poètes  par cette contribution autour d’un livre d’Hélène Sanguinetti : Et voici la chanson.  
  Toujours très attirée par la rencontre entre les différents langages artistiques, H. Sanguinetti travaille à ce qu’elle aime appeler "du poème", une langue visuelle et sonore, langue du mouvement et du devenir, chargée de tout un peuple et de ses voix.

Monchoachi : retour à la langue sauvage

Monchoachi Monchoachi © internet

Monchoachi (Pierre Louis ) est né à la Martinique en 1946, à Saint-Esprit. Depuis, il vit à la Montagne Vauclin. La géographie  tient une place importante dans son œuvre, lieux symboliques s’il en est : ceux de l’enfance, de ses ancêtres, la nature, le calme …Il éprouve cette nostalgie particulière de ce qui a disparu, les animaux, les fêtes, des objets d’une époque révolue comme ce « cheval-bois » et, plus que tout, la magie de la Martinique, voire le côté tragique de certaines fêtes.

 

Des yeux dans les pages

                           "Mais je vous en supplie, ne soulignez du crayon ni trop de la pensée " (Lettre à Izambard de mai 1871)



Jean-Luc Parant "La Disparition"Jean-Luc Parant "La Disparition"© Kristell Locquet
Ce livre prolifère, comme toujours avec Jean-Luc Parant : roue des mots et des phrases qui poussent comme des yeux à l'intérieur des pages. Comme les amis. Parce qu'on ne peut être absolument seul, même si c'est au fond de notre solitude que nous ouvrons notre vue, par laquelle nous projeter plus loin que la terre dont nous sommes pourtant, éperdument.

Guy Goffette : un paradis perdu

Guy Goffette au Lycée Lapicque d'EpinalGuy Goffette au Lycée Lapicque d'Epinal© B.Demandre

Guy Goffette débute véritablement son aventure poétique par un ensemble de textes autour de la figure d’Icare : s’échapper du labyrinthe pour monter aussi haut que le soleil : le Relèvement d’Icare et qui est un des moyens pour penser poétiquement « Cet étranger en moi … courant après son ombre, mains tendues… », se souvenant d’un paradis perdu, « quand nous mangions de tous les fruits… » et en même temps comme accablé du désir d’un autre monde, en tout cas d’une autre vie « …promesse un jour d’un autre ciel / que celui-ci qui vous coupe les bras ».

Claude Adelen et son anthologie

                                                                                                                     … dedans dehors   ensemble    hors

                                                                                                                       D’haleine écrivant peu    peu espérant

 

   

LégendaireLégendaire© Claude Adelen
D’abord  il y a l’errance parmi les textes, en tout premier lieu, au hasard des feuilletages, des rencontres, lorsqu’ « On suit / Des chemins qui se perdent », chemins impossibles et peut-être heureusement impossibles, et parmi les premiers mots d’une œuvre, ici rassemblée dans cette anthologie de Claude Adelen, Légendaire, (Flammarion - 2009 ) qui prend son titre à un livre de 1977 ( et nous voilà, par ce titre,  sur une voie qui se laisse aborder sans prévenir,  à la fois par un espace, une histoire – lieux et temps- , par une méditation sur la langue qui nous est ici offerte, par des expériences à travers des formes de la poésie et leurs tentations ).

Emmanuel Moses, détresse, fêtes, fantômes

Il y a, dans le livre d’Emmanuel Moses, Comment trouver comment chercher,  une inversion profonde de l’écriture, décrivant une démarche ou des événements particuliers, « voix jaune et noire » comme balafrés par de profondes blessures. Il ne s’agit pas ici seulement d’une tristesse à la manière de ces « ciels anglais, pâles et désolés », plutôt de ruptures dans l’évocation  de paysages, de fissures dans des lieux qui devraient être marqués par la paix, particulièrement celle du cœur, mais d’une étrangeté fondamentale dans ses références au monde.

Claude Adelen, dans les signes dispersés

 



Claude AdelenClaude Adelen© Didier Pruvot Flammarion
Claude Adelen est né en 1944. Il a été enseignant et c'est Elsa Triolet qui a publié ses premiers vers dans les Lettres françaises . Membre de la revue Action poétique depuis 1971, il écrit régulièrement des chroniques de poésie dans La Quinzaine littéraire, la NRFEurope . Auteur d'une dizaine de livres de poèmes, il a rassemblé une part importante de son oeuvre dans Légendaire. 

Passages d'un dix cors dans l'oeuvre de Pascal Commère

    
                                               « …je me contente de ce qui se peut écrire,

et je rêve ce qui se doit rêver ».

Madame de Sévigné

 


Des laines qui éclairent - Obsidiane - 2012Des laines qui éclairent - Obsidiane - 2012
Si comme il le souligne , dès l’entrée de son introduction, « Un enfant se tient sur la terre », Pascal Commère se tient dans son anthologie personnelle.  « Il joue avec la Terre. Les nuages, les chevaux - leurs ombres que le soir allonge entre ses doigts ». A partir de ses livres antérieurs, il y construit de nouveaux rapports par les choix qu’il pratique dans sa propre production. 

Bestes & panneaux, de Jean-Théodore Moulin

Jean-Théodore MoulinJean-Théodore Moulin

Jean-Théodore Moulin, médecin psychiatre, partage son temps entre Paris et les terres du Haut Rouergue. Il a publié à ce jour plusieurs recueils de poèmes. Le livre de Jean-Théodore Moulin, Bestes & Panneaux,  engage le lecteur dans le monde de la chasse, de la poursuite, de la capture. La Proie et son double, l’Ombre, dans leurs « bois enchevêtrés / au buissonnant désir ».

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