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Ingrid Betancourt: la splendeur du juste

L’écrivain et Prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, a tenu un jour ces propos admirables : « Un être humain est libre, non quand l’autre ne l’est pas, mais quand l’autre l’est aussi. ». Six années durant, l’écho de cette phrase a résonné au fond de moi chaque fois qu’il était question d’Ingrid Bétancourt. Et les paroles de la chanson que Renaud lui a consacrée ont amplifié cet écho : « Nous t’attendons Ingrid et nous pensons à toi / Et nous ne serons libres que lorsque tu le seras ». Désormais, elle est libre et nous aussi.

Mais quelle force de la nature, cette femme à la silhouette d’apparence fragile ! A peine sortie de six années de détention arbitraire, elle montre qu’elle n’a rien perdu de ses convictions et en appelle à la poursuite du combat pour la libération des autres. J’ai trouvé ses paroles de femme libre d’une clarté et d’une profondeur confondantes. Elles laissent percevoir la maturation de sa pensée durant ses années de détention. Et l’on ne peut qu’être admiratif de l’entendre dire qu’elle n’éprouve aucune haine envers ses geôliers parce qu’elle reste libre et refuse de se laisser dicter ses sentiments par ceux qui lui ont fait tant de mal.

Je me suis souvent demandé d’où de telles personnalités tirent leur courage. La réponse que l’ex-otage m’inspire est la suivante : plus le parcours d’une personne l’a conduite à une forte adhésion au concept de démocratie et de justice, moins cette personne est disposée à reculer devant l’arbitraire et les injustices de ses semblables. Car la splendeur du juste est telle que ceux qui s’en approchent détournent à jamais leur regard tenté par les fausses lueurs de l’injuste pour ne plus prêter attention qu’à cette beauté transfigurante.

D. Dambré

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bonjour, je suis moins enthousiaste... Les félicitations à Uribe, Sarkozy son ami, un mysticisme (inévitable pour survivre..) exacerbé.. pas sur que ce soit la même femme... Du caractère oui, c'est sûr, mais mieux vaut attendre 1 an? voir si elle vire mère Théresa et si elle continue à faire des papouilles aux Hortefeux's boys.

Bien sûr qu'elle fait preuve d'un mysticisme surprenant pour nos âmes rompues à la laïcité républiciane. Mais je fais observer que les racines de ce mysticisme étaient déjà en elle avant même sa détention. Au demeurant, ma conception de la laïcité n'est pas exclusive de la religion. En d'autres termes, bien que laïque au sens républicain du terme, je n'ai rien contre les gens qui pratiquent une religion. La seule chose que je leur demande, c'est d'accepter que leur liberté de culte soit subordonnée au respect des lois de la République. Car, pour moi, la question de l'existence ou de la non-existence de Dieu n'est pas une préoccupation première pour la vie en société. Ce qui importe avant toute chose, c'est de nous mettre d'accord sur des règles permettant à chacun de vivre le plus heureux possible sur terre. Pour le reste, on verra bien - s'il nous est possible de voir quelque chose après notre existence terrestre! Vous connaissez sans doute la célèbre pensée de Goethe dans ses "Conversations avec Eckermann". L'écrivain allemand y dit en substance ceci: "Je prendrais pour une faveur si j'étais bénéficiaire d'une autre vie après celle-ci. Mais à la condition de ne pas rencontrer dans cette autre vie ceux qui y ont cru ici-bas. Car je les imagine me répétant sans cesse: "Vous voyez bien, monsieur Goethe, que c'est nous qui avions raison d'y croire!" Et mon ennui serait alors éternel!"... Quant aux "papouilles aux Hortefeux's boys" comme vous dites, je pense qu'il faut les regarder d'un oeil assez distancié. Il y a toujours, en politique, une différence entre les congratulations officielles et les convictions personnelles de chacun. Mais attendons de voir comme vous dites. Denis Dambré

on ne peu pas separer religion et politique non monsieur non , car les super cathos, ils VOTENT , les autres musulmans, juifs, protestants aussi d ailleurs seulement avec les clochemerles de benitier allants aux urnes on fini avec des bling-blings d un cote et des georges W. de l autre au pouvoir, les bigot irlandais lobbient d ailleur depuis bien longtemps contre l europe car pour eux c est synonime d avortement, allez comprendre, mais ca c est la religion.

Bonjour, autant je peux comprendre (et même soutenir dans certains cas!) la religion comme psychothérapie, aide à la vie ou à la survie, autant cela me semble une grosse "connerie" à l'intelligence humaine. Savoir qu'elle va se mettre à genoux devant Benoit XVI et par là, mettre son image au service de Con1er il y a de quoi avoir des petits haut le coeur. Coup de bol qu'elle ne soit pas revenu avec le voile! vous l'imaginez musulmane avec le tchador! Sarko1er la laissait dans l'avion, retour dans la jungle. Vous imaginez si cela avait été la scientologie! avec la photo de tom Cruise!!! Elle aurait été coco, elle serait revenu en sanctifiant le petit père des peuples... C'est pas de sa faute, tant pis pour elle mais sans moi.

Juste uen remarque : effectivement, il y a d'autres moyens que la religion de "tenir" en captivité ou pire.

J’estimerai beaucoup plus Elie Wiesel s’il acceptait d’appliquer ce précepte aux Israëliens quand ils oppriment les Palestiniens.

Nous sommes plus libres de la voir enfin en liberté. Mais combien d'autres, anonymes, en sont privés et ne suscitent guère d'émois médiatiques. Il est bien peu probable qu'ils bénéficient comme elle de la sollicitude des médias et des pouvoirs. Quand on observe avec un peu de recul le délire médiatique qui a accueilli sa libération, on ne peut s'empêcher de penser avec effroi que de facto nous n'accordons pas le même intérêt et donc pas la même valeur à la liberté de quelques-uns qu'à celle d'anonymes. Soyons réalistes, quoiqu'on en dise, à partir de la semaine prochaine, plus personne en France ne parlera des otages des FARC. Gare à celui qui n'est ni politicien, ni journaliste ou dépourvu de riches et puissants amis, sa liberté devra être acquise à la force de ses poignets et de ses tripes. La liberté n'en a sans doute qu'un goût plus exquis. Elle est là la splendeur!

Il est, certes, insupportable que le sort d'otages moins médiatiques suscitent moins de mobilisation. Je partage tout à fait le point de vue qu'une vie humaine vaut une autre, indépendamment de la position sociale ou de la visibilité médiatique des individus. Mais dois-je pour autant bouder ma joie de savoir qu'une femme qui était détenue injustement depuis six ans est libérée? Non! Il ne faut pas se tromper de combat. Personne ne souhaiterait que sa femme, sa mère, sa fille ou sa soeur soit enlevée. Eh bien, réjouissons-nous qu'une femme ait retrouvé la liberté. Critiquons peut-être le traitement médiatique de sa libération. Mais gardons-nous d'être tièdes devant un tel événement! Quant à sa religiosité qui heurte la sensibilité laïque de certains, rappelons-nous simplement que le mot "liberté" est en tête des valeurs constitutives de notre devise nationale. Il m'importe peu de savoir qu'elle croit en Dieu ou ne croit pas. Au nom de cette valeur républicaine qui porte le doux nom de "liberté", je n'ai nulle intention de soumettre qui que ce soit à mes convictions personnelles. Encore une fois, la seule chose que je demande aux croyants, c'est d'accepter que leur culte soit subordonné au respect des lois garantissant le vivre-ensemble.

Bonjour, Pas de méprises! elle peut croire en ce qu'elle veut saint Nectaire, ou Saint GlinGlin, mais affichant sa croyance, et se préparant à aller voir BenoitXVI, elle prête le flan à la critique, ce n'est que justice et liberté! ce serait pareil si elle faisait l'apologie des petits hommes verts, et allait baiser les orteils à Rael! c'est son droit, et le mien de redescendre d'un cran la ferveur populaire ;o) (avouez que cela aurait eu une autre "gueule" si elle avait dit "c'est grâce à mes enfants, mon mari, ma famille, au peuple colombien que j'ai survécu...")

La différence entre secte et religion est clairement établie dans notre République. De sorte que, même aux yeux de nos plus hauts dignitaires de l'Etat, les "orteils de Rael" inspirent moins de respect que l'anneau papal de Benoît XVI. Je ne crois ni à la vertu des orteils de l'un, ni au pouvoir de l'anneau de l'autre. Mais je trouve qu'il n'y a pas matière à s'émouvoir. Rappelez-vous: même notre plus haut responsable de l'Etat a été fait "chanoine d'honneur" (quelle promotion pour un Républicain!) par Benoît XVI! Je suis si habitué à voir des hommes d'Etat faire des courbettes devant le pape que l'idée qu'une femme politique séquestrée pendant six ans ait envie de le rencontrer après sa libération ne perturbe guère mon existence. Non que je partage ses excès de ferveur, mais parce que j'accepte l'idée qu'elle puisse avoir besoin de cela pour vivre. C'est son choix, et je le respecte. En fait, ce qui me gêne dans votre propos, c'est moins la critique de la religion que la critique du choix d'une femme qui sort à peine d'un enfer. Qu'auriez-vous fait si six années de votre vie avaient été arbitrairement régies par des gens qui vous enchaînent? N'ayant pas connu cette mauvaise fortune, j'avoue à titre personnel ne pas savoir comment je me serais comporté. Je me garde donc de porter si tôt un jugement sévère sur une personne qui a vécu une expérience qui m'est étrangère.

Je sais bien que la mièvrerie est une valeur qui se porte de mieux en mieux en politique, mais j'ai une mauvaise nouvelle pour vous : s'il faut en croire les deux éminents penseurs que vous citez, ni vous ni Betancourt n'êtes encore libres. Il reste encore, dans le vaste monde, de trop nombreuses personnes emprisonnées : de la Chine à Guantanamo en passant par le Tchad, le catalogue est assez complet et il ne vous reste plus qu'à faire votre choix (bien sûr la liste n'est pas exhaustive !). En revanche, je vous accorde qu'il est douteux que vous trouviez un produit aussi performant (du point de vue publicitaire) que Betancourt : sur le plan des grands sentiments à l'eau-de-rose, il faut bien admettre que Betancourt demeure à ce jour insurpassable. Pardonnez-moi : si je comprends qu'on se réjouisse que Betancourt ait été libérée, je me dis qu'on pourrait peut-être se dispenser de cette sorte d'indécence, non ?

C'est tout de même un pas vers la liberté. Il reste tous ceux que vous citez à libérer pour jouir d'une liberté totale.

Un problème qui se pose peut-être derrière les sentiments différents que soulève la libération d'I. Betancourt: le rôle du partage des émotions en société.
Il y a des millions de prisonniers de par le monde. (et ici, je me limite à ceux qui n'ont pas eu de procès équitable, et aux personnes enlevées) Ils nous sont inconnus, nous ne connaissons pas leurs vies d'avant, ni la peine de leurs proches. Soit un prisonnier, qui devient médiatisé, suite à la mobilisation réussie de ses proches. Ce prisonnier est inconnu de nous en fait, mais nous croyons le connaître à la suite d'une longue médiatisation. A sa libération de cet unique prisonnier, joie pour tous ceux qui se sont un tant soit peu identifié à lui (ou à son combat, etc.).
C'est là que nos émotions commencent à diverger. Personnellement, à lire l'info sur Mediapart ce soir-là, j'ai ressenti et exprimé une joie sans mélange. Mais le temps que je tape ce premier commentaire là, la pensée des 700 autres otages m'avait rattrapée, je l'ai exprimée aussi.
Mais il existe une autre émotion, celle qui déferle, qui est entretenue par les media, partagée par une foule. Ma crainte c'est que cette autre émotion là ne fonctionne qu'en catharsis, comme dans les anciennes cultures : une fois par an (ou par mois, pour nous aujourd'hui?) la communauté partage une émotion forte. Puis, purgé de ses rancoeurs ou soucis pour un temps, chacun retourne vaquer à ses occupations, à la place qui lui est assignée. la communauté est ressoudée grâce à l'émotion partagée. Rien ne change, tout continue.
PS -Je crois que nos émotions divergent aussi car une partie d'entre nous a désormais plus de mal à s'identifier à I. Bettancourt, au vu de ses déclarations. On n'y peut rien, l'identification ne se commande pas !

Tout à fait. Je partage votre lecture de l'événement et de l'émotion qu'il suscite

Bonjour, je comprends mal comment quelqu'un de chez nous, en France, peut s'identifier à Mme Ingrid Bétancourt, otage des FARC dans la jungle colombienne. Peut-être qu'une bonne âme pourra m'éclairer.

La différence entre secte et religion est clairement établie dans notre République. De sorte que, même aux yeux de nos plus hauts dignitaires de l'Etat, les "orteils de Rael" inspirent moins de respect que l'anneau papal de Benoît XVI. Je ne crois ni à la vertu des orteils de l'un, ni au pouvoir de l'anneau de l'autre. Mais je trouve qu'il n'y a pas matière à s'émouvoir. Rappelez-vous: même notre plus haut responsable de l'Etat a été fait "chanoine d'honneur" (quelle promotion pour un Républicain!) par Benoît XVI! Je suis si habitué à voir des hommes d'Etat faire des courbettes devant le pape que l'idée qu'une femme politique séquestrée pendant six ans ait envie de le rencontrer après sa libération ne perturbe guère mon existence. Non que je partage ses excès de ferveur, mais parce que j'accepte l'idée qu'elle puisse avoir besoin de cela pour vivre. C'est son choix, et je le respecte. En fait, ce qui me gêne dans votre propos, c'est moins la critique de la religion que la critique du choix d'une femme qui sort à peine d'un enfer. Qu'auriez-vous fait si six années de votre vie avaient été arbitrairement régies par des gens qui vous enchaînent? N'ayant pas connu cette mauvaise fortune, j'avoue à titre personnel ne pas savoir comment je me serais comporté. Je me garde donc de porter si tôt un jugement sévère sur une personne qui a vécu une expérience qui m'est étrangère.

Bonjour Denis , Je suis interpelé par ta traduction de cette phrase admirable d 'Elie Wiesel , Je pense que cela va bien au delà d ' une libération d' otage même si cela est englobé dans la phrase A mon avis , ce que traduit la phrase " un être humain est libre , non pas quand l ' autre ne l' est pas , mais l' autre l' est aussi " Tu ne peux te sentir entièrement libre si tu acceptes que la justice dont tu jouis , ne soit pas la même pour l ' autre . En d 'autre terme , ne soyez pas indifférent à la souffrance du monde.

C'est la question de la responsabilité humaine que pose Elie Wiesel. Et je partage tout à fait l'observation que cela va bien au-delà d'une libération d'otage. En somme: "Ne soyez pas indifférent à la souffrance du monde." Je suis entièrement d'accord avec cette lecture de la citation.

Est-ce que vous ne confondez pas un peu information et commentaire de texte. Je sais que le bac vient juste de se terminer, et que ça nous rappelle annuellement notre jeunesse, mais tout ça tourne à l'étalage de banalités pompeuses. Surtout quand ce commentaire se surajoute à cette affaire qui fleure bon les grands mythes édifiants, et sur lesquels, comme dirait Ségolène, on n'a aucun aucune impact (qu'il s'agisse d'un coup d'éclat militaire ou d'une opération montée de toute pièce). . Puisqu'on parle ces derniers temps de recoupement de l'information pour ne pas dire n'importe quoi, il faudrait aussi un peu savoir limiter la logorrhée des commentaires.

Le but visé d'un blog est avant tout de discuter et d'échanger des opinions avec d'autres personnes. Le commentaire de l'actualité en fait partie. Celui qui cherche des informations doit plutôt se tourner vers les organes de presse ou autres dont c'est le métier de fournir des informations. Je précise que Mediapart édite un journal d'information. Les blogueurs ne sont pas des reporters, mais des gens qui échangent des opinions avec courtoisie.

Je suis tout à fait d'accord avec votre remarque. Il n'est pas question de se prendre au sérieux mais d'être sérieux dans les échanges. Sérieux ne voulant pas dire grincheux mais honnête. Les journalistes informent, les lecteurs lisent et les bloggeurs.... En ce qui concerne la démarche spirituelle d'Ingrid B, elle me parait inévitable dans ce repli avec soi-même qu'elle a subit pendant 6 ans. Se découvrir au plus profond de soi, dans la difficulté extême, à la limite de la mort, permet de décanter et de dépasser les mesquineries quotidiennes, à qui veut se dépasser , bien sûr. Par contre, à ce niveau là, il me parait qu'elle était plus libre au milieu de ses geoliers que de se croire obliger de relier sa démarche à l'église , première secte mondiale, et au pape, grand usurpateur s'il en est! Les apparences sont trompeuses, illusion tu me tiens.

Bonjour, Je ne peux m'empêcher, au risque d'être mal perçue, de commenter cette évènement. Je suis d'accord avec ce que dit Lartige. C'est évidemment formidable que Bétancourt ait été libérée. Nous sommes tous, sans exception contents pour elle et sa famille. Personne ne doute un instant de sa souffrance ni de celle de sa famille, notamment ses enfants. Mais....il y a un mais, car cette cette médiatisation hystérique est totalement inadéquate, déplacée, et prouve le degré de populisme de NS. La polémique faite à Ségolène Royal autour de ce sujet démontre une haine incoroyable de la caste des gens de droite qui estiment toujours avoir raison quand ils font preuve de stupidité. Il faut peut-être rappeler qu'Ingrid Bétancourt faisait de la politique dans un pays où reigne la violence et l'arbitraire, où on kidnappe sans vergogne, où on tue sans autre forme de procès. Elle savait ce qu'elle faisait, elle connaissait les risques : elle les a pris, elle perdu....Aujourd'hui NS et sa clique récupère tout cela. La légion d'honneur prévue pour Ingrid ???? pourquoi faire ? Uniquement parce qu'elle a été capturée pendant 6 ans ????Mais alors tous les autres captifs politiques qui oeuvrent pour le bien public auraient droit au même titre ???? Les journalistes, les repporteurs, les médecins.... Je ne comprends pas bien que l'on puisse commenter sa démarche spirituelle. C'est une affaire privée et strictement privée. tout ce battage est écoeurant, toujours Sarko et encore Sarko. Tout est bon pour se pavaner devant les média. Pendant que les Français sont anaesthésiés par cette "peoplisation" tout azimut le gouvernement, lui, sans concertation, met en place tout un arsenal de réformes destinées à museler le peuple. Ingrid, Bravo pour votre courage. Maintenant soignez-vous et éloignez vous du gouvernement. Ils vont vous pervertir. Bayon

D'accord avec vous sur de nombreux points.

Vous écrivez : "Ingrid Betancourt : la splendeur du juste" Betancourt n'est ni responsable de sa captivité ni de sa libération. Quant au reste... Votre titre est idiot. (C'est fou le nombre d'imbéciles que cette "affaire Betancourt" a réveillés durant les années de sa captivité ! Et ça continue aujourd'hui encore !" A toutes fins utiles, on pourra se reporter à mon billet "L'imbécile au travail" - http://www.mediapart.fr/club/blog/serge-uleski/070708/l-imbecile-au-travail) Cordialement. ___________________ Serge ULESKI : Littérature et peinture à l'adresse suivante : http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com

Il ne manquerait plus qu'on attende d'elle qu'elle soit responsable de sa captivité et de sa libération! Un titre idiot? Peut-être, mais pour les gens trop intelligents pour le comprendre.

Personnellement je n'ai pas compris votre titre, Denis Dambré. Quel message vouliez-vous faire passer ? Quelle définition du juste avez-vous en tête?

C'est en entendant Ingrid Betancourt dire qu'elle ne nourrissait aucune haine à l'égard de ses geôliers que j'ai écrit ce texte. L'ex-otage exprimait sa volonté de rester libre intérieurement. En clair, le refus d'une personne injustement séquestrée de se laisser dicter ses entiments par ceux qui l'ont maltraitée jusqu'aux limites de la mort. Dans le titre de mon article, le nom "Ingrid Betancourt" visait simplement à accrocher le lecteur. Et le moins qu'on puisse dire est que l'objectif a été atteint! Le reste du titre "la splendeur du juste" n'était pas un qualificatif visant à béatifier Ingrid Betancourt. Il signifie tout simplement: la beauté d'un attachement au concept de justice (et de démocratie). Le terme "démocratie" est contenu dans l'article. Il n'y avait donc pas de quoi susciter une telle émotion! Quelle personne raisonnable s'opposerait à l'affirmation qu'il est beau de montrer son attachement à la justice et à la démocratie? Et quelle personne sincère nierait le fait que l'ex-otage a continué, depuis sa libération, à manifester son attachement à ces deux valeurs dans ses interventions? Mais je comprends ce qui a pu gêner certains lecteurs. C'est le fait que je disais du bien d'une femme hyper-médiatique qui, depuis qu'elle a recouvré la liberté, en a agacé plus d'un par ses manifestations de piété. D'ailleurs, l'essentiel des réactions portaient sur ses prières et sa visibilité médiatique jugée excessive. Mais ma question demeure: doit-on bouder sa joie en apprenant la libération d'une personne aux seuls prétextes qu'elle est médiatique, qu'elle fait des prières publiques et qu'elle veut rencontrer le pape? Surtout quand on sait que plus d'un de nos hauts dignitaires de l'Etat sont allés faire des courbettes devant le même pape! Voilà tout. Alors, titre idiot? Peut-être, mais pour des personnes trop intelligentes pour comprendre et (j'ajoute) trop modestes pour demander des explications. Vous n'êtes pas de celles-là.

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