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A propos d'une phrase de Tzvetan Todorov

Dans l’avant-propos de son ouvrage intitulé Nous et les autres[1], le chercheur et écrivain français d’origine bulgare, Tzvetan Todorov, écrit : « mon attachement à l’idéal démocratique n’est pas seulement rationnel : le sang me monte à la tête quand on le met en question, et je sens que je me hérisse contre mon interlocuteur. ». J’éprouve souvent le même sentiment au sujet de l’égalité entre les humains. Lorsque j’entends un discours tendant à la remettre en question, je sens au fond de moi que je ne suis plus dans la seule sphère du rationnel. Je trépigne alors subrepticement du pied, je me tors les doigts, je me frotte les mains… soupapes – souvent dérisoires – pour ne pas exploser contre mon interlocuteur.  

 

D. Dambré


[1] Tzvetan Todorov (1989) : Nous et les autres : la réflexion française sur la diversité humaine, Editions du Seuil, Paris, p. 9

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