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May

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M. Chatel, un pas grand chose ou un rien du tout ? (clin d'oeil à Mme Angot).

Il va réinstaurer la morale : bien mal acquis ne profite jamais (à qui ?), qui vole un oeuf vole un boeuf (sur la langue), Mme B. le vaut bien, elle. Le seuil de pauvreté, c'est peut-être de ne plus pouvoir se permettre le petit oeuf du comptoir à la Prévert. Il y a des gens en France qui ne peuvent même pas se permettre ça. Alors évidemment, quand de très riches demandent qu'on les taxe, on se prend à rêver. Au XVIIe, mais pas seulement, on avait ses pauvres : regardez Tartuffe (des aumônes que j'ai partager les deniers : eh oui, les deniers seulement). Je prie toujours, disait le pauvre du Dom Juan, pour les gens de bien qui me donnent quelque chose. Merveilleuse circulation de l'argent qui ne profite qu'aux gens de bien et ne court pas le risque d'être employé à des oeuvres non pies. C'est ce qu'on appelle la charité bien ordonnée.

Cette année, M. Chatel (du petit château) n'aura pas eu besoin d'organiser une fausse opération de marketing pour prouver que le prix des fournitures scolaires a baissé. De toute façon, le projet du petit Nicolas est passé dans les actes : ceux qui veulent faire des études n'ont qu'à se les payer, les autres iront à l'Education Nationale, dont la principale activité devrait être, comme chacun sait, de garder les enfants les jours de grève.

Sombre rentrée s'il en fut. Vraiment, on se prend à rêver : qu'ils s'en aillent. Il paraît que ça se dit assez bien en Espagnol, surtout quand on est Indigné.

Tous les commentaires

Il y aurait tellement de choses à changer dans "l'éducation nationale" depuis l'école maternelle jusqu'à l'université et tellement de choses à ne pas casser que les propos de M Chatel sur une restauration de la morale à l'école sont ridicules. C'est vrai que ça ne coûte pas cher et que c'est un vrai appel du pied vers l'électorat de droite le plus réactionnaire. Je fais toutefois confiance aux profs des écoles. Ils ne sont pas là pour bourrer le crâne de nos enfants.M Chatel pense avoir atteint son but : pendant que l'on débat là dessus ,on ne parle pas d'autre chose.

Effectivement l'exemple devrait venir de haut !

Ls.

Tant vont les cruches à l'eau, qu'à la fin, elles se cassent (mais, cassez-vous!)...

A tout saigneur, tout bonheur...Biens mals acquis, ne profitent jamais... Un Takieddine vaut mieux que deux, tu l'auras...Les biens à moi et la caravanne passe (pour les Roms)...

 

Allez, on lance un concours pour envoyer nos morales à ce "gouvernement"qui veut se faire plus gros que le boeuf?

 

 

Bof !

C'est surtout pour amuser la galerie qui croit encore que ce gouvernement assume vraiment ses responsabilités, en matière d'éducation en particulier. Il ne faut pas croire que les enseignants vont se mettre à prendre le relai de l'idéologie sarkozyste (cf. l'épisode de la lettre de Guy Moquet et autres farces du même caniveau).

Il fallait bien trouver quelque chose pour qu'on parle un peu moins des problèmes cruciaux d'une rentrée avec de moins en moins d'enseignants et des nouveaux enseignants non formés (farce, là encore, d'un stage de quelques jours, pour les nouvelles recrues en lieu et place d'un stage d'un an encadré par des collègues tuteurs). Le gouvernement actuel n'annoncera jamais clairement ses choix en faveur d'un enseignement privé (à tous les niveaux). Il se contente de rendre le fonctionnement de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur impossible, d'en faire des repoussoirs. Un peu d'habillage publicitaire par dessus(*), pour occuper du temps d'antenne, et il ne reste plus qu'à attendre que le système public meurt de sa sale mort (car il ne mourra pas sans pourrir beaucoup avant).

Le mépris est la meilleure réponse à cette pseudo morale et vraie croisade libérale.

(*) parce qu'on le vaut bien, comme on dit chez Loréal, où le petit Chatelin a fait ses classes…

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