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L'Assemblée quand même.

Au cas où le 699 ème commentaire sur Les vacances d'un député PS aux frais de l'Assemblée serait passé inaperçu, je le reprends sous forme d'un billet, sans en changer une virgule. Quelque chose comme un cri du coeur. Un appel à la raison. Même si - il n'y a qu'à lire ( entre autres ) mon billet  De l’absurde et de la politique ( « On peut toujours rêver d’un député rationnel » ) pour se rendre compte que je fais pas de notre Assemblée un fétiche, un exemple. Seulement - mais c'est incontournable - un outil pour être ensemble.

Il y a tant et tant à faire à l’Assemblée

L'Assemblée nationale, à quoi çà sert ? Et si çà servait à autre chose que ce qu'on l'on croit, que ce que l'on nous apprend dans les manuels d'instruction civique.

Les législatives ne sont pas le troisième tour des présidentielles

Je ne sais si, localement, les législatives mobilisent un tant soit peu les énergies militantes et citoyennes ; mais, nationalement, c’est l’électroencéphlogramme plat ( sur Mediapart comme ailleurs !). Je ne vais pas pour autant prophétiser ( pour la énième fois depuis qu’il existe !) le déclin – voire la fin – du Parlement.

Bilan d'activités de votre député : deux outils de référence ]

Sur son blog, GaM donne une référence [ FAKIR ] qui permet de savoir comment votre député (celui de votre circonscription _ que vous l’ayiez élu ou pas ) :  http://www.fakirpresse.info/Qu-a-vote-votre-depute.html

Si on veut aller plus loin et s’intéresser à l’ensemble de l’activité du député ou aller voir le contenu même de certaines de ses interventions ( avec possibilité de laisser des commentaires )
Cela est possible avec le site ( remarquable !) http://www.nosdeputes.fr/deputes

Une Assemblée qui assemble ou la France telle qu'ils l'inventent

Une Assemblée qui assemble : c’est, me direz-vous, une évidence – quelque chose comme une « vérité de La Palice ». Pas sûr !
La nation n’est pas un grand tout, donné une fois pour toutes, que l’on devrait seulement célébrer, de temps en temps, avec le plus de solennité possible. Elle est addition, construction, invention. Assemblage.

"On peut toujours rêver d'un député rationnel" ou "de l'ABSURDE en politique"

Une loi, à elle seule, ne peut pas tout faire. La loi ne produira d’effet que si le citoyen la fait sienne. Et il ne la fera sienne que si cette loi est porteuse de sens, que s’il en comprend le sens.
Le débat parlementaire apparaît ainsi comme le temps - le lieu - où ce sens prend naissance (Ne parle-t-on pas de l’« esprit » d’un texte ?/ voir)
Pour certains, c’est le réel lui-même qui fait sens car il dit la « nécessité » ; il indique le « bon sens » (qui, comme chacun sait est toujours un sens unique !) et fonde une politique ( soi-disant ! ) rationnelle. Pour d’autres, c’est le recours aux « principes », aux « valeurs », aux « idéaux » - mais, malheur à celui qui prononcera le nom d’« idéologie » ! - qui permet de faire SENS et de mobiliser le citoyen.
La politique, c’est tout cela ; mais ce n’est pas que cela. 

Assemblée : le PARLOIR de la nation ou « Si la parole s’affadit, avec quoi la parlera-t-on ? »

 On peut dire les débats de l’Assemblée de nombreuses manières :
comme une mise en scène … comme un chant des territoires ( un "talk-about" )  … comme un poème épique … comme une « eucharistie » …
…  comme le « parloir de la nation »

Assemblée : ce que nous allons élire, c’est tout sauf un corps de contrôleurs.

Si l’on se réfère au document de campagne intitulé « Le changement, c’est maintenant. Mes 60 engagements pour la France », au & 48, je lis, sous la plume de François Hollande : «  J’augmenterai les pouvoirs d’initiative et de contrôle du Parlement, notamment sur les nominations aux plus hauts postes de l’État. »
On retrouve dans cette phrase un leitmotiv qui tente de nous imposer une vision du Parlement dont le rôle se réduirait à celui d’un organisme de contrôle (et, subsidiairement, de nomination).

1981_ des débats pas si « rétro » que ça !

Il y a tout juste un an, je publiais sur mon blog Mediapart des rétro-débats 1981-1986. J’y racontais l’histoire de députés socialistes très motivés, parce que porteurs d’un projet novateur et ambitieux – celui d’une « nouvelle politique agricole », et, plus globalement, d’une « nouvelle citoyenneté ».

Libres propos sur le VOTE : double-clic (9)

On pourrait imaginer - vouloir ? - un électeur rationnel qui aurait pesé le pour et le contre, qui connaîtrait à fond les idées et les programmes de tous les candidats, qui choisirait « son » député en toute connaissance de cause et qui, après coup, lui demanderait des comptes. Donc un citoyen rationnel qui, à intervalles répétés, prononcerait un jugement – rationnel – sur la rationalité de la politique menée par ceux qu’il a élus.

lire la suite dans :
http://karlcivis.blog.lemonde.fr/2012/04/24/point-sequence-12-au-commencement-le-vote/

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