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Un mai chasse l’autre … ou Mai 68 vu par les députés de droite
Je terminerai ma série commémorative (21 avril / 10 mai 1981 ) par une évocation un tantinet iconoclaste de mai 68. Où on entendra parler de « l'ère du "Familles, je vous hais !" » ... d'une société « devenue de plus en plus inéquitable pour les jeunes femmes conçues sur les barricades » ... Où l'on découvrira que la « permissivité soixante-huitarde »
( l'expression serait de Mme Alliot-Marie et c'est Arnaud Montebourg qui y fait référence/ débat sur l’amnistie du 9 juillet 2002/ http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2001-2002-extra/20021003.asp#PG6 )
est la source de tous les maux de ladite société : les pompiers qui se font insulter, les nomades qui font ce qu'ils veulent dans des terrains qui ne leur appartiennent pas, etc.
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Je commencerai - à tout seigneur, tout honneur ! - par Luc Ferry, grand penseur de (sur) mai 68 et, à pour l'heure, ministre de l'éducation ...
« La vérité, c'est que la droite s'occupe de la jeunesse tout aussi bien que vous, sinon beaucoup mieux, et qu'elle ne recourt pas à ce « jeunisme » démagogique dans lequel on a sombré depuis des décennies, notamment avec l'héritage de mai 68 ! « (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)
[ débat sur les assistants d’éducation/ 25 mars 2003/ http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030173.asp#PG19 ]
... et j'illustrerailes méfaits du « jeunisme » soixante-huitard par une intervention de Guy Geffroy - un ancien proviseur - qui, à propos des retraites, fustige les « dérives irresponsables de ceux qui ont cru que l'avenir se paierait à crédit » ...
« M. Guy Geoffroy. Cinquante-trois ans, c'était l'âge moyen des membres de notre assemblée lorsque, il y a presque un an, elle a été installée dans ses fonctions. Cinquante-trois ans, c'est aussi l'âge moyen des enfants du baby-boom. [ ...]
La génération du baby-boom, qui est aujourd'hui celle du papy-boom,...
Mme Martine Billard. Du mamy-boom aussi ! (Sourires.)
M. Guy Geoffroy. ... se souvient. Elle se souvient [ de ce que disait Michel Debré], à la fin des années 60. [...]
Il nous disait, à cette époque, qu'il fallait regarder l'avenir au fond des yeux et ne pas oublier que les enfants qui ne naîtraient pas manqueraient à jamais, le jour venu, et créeraient, par leur absence, des difficultés inéluctables au moment de payer l'addition. (Applaudissement sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire et du groupe Union pour la démocratie française.)
Mais il est vrai qu'à cette époque on disait beaucoup plus volontiers que la vie pouvait devenir futile, facile, qu'il était « interdit d'interdire », que l'on pouvait par la même occasion [ ...] considérer que les jeunes pouvaient s'affranchir de la contrainte naturelle de l'autorité de leurs aînés et, sous prétexte d'une autodiscipline qui leur viendrait naturellement à l'esprit, se préparer à leur avenir.
Malheureusement, l'avenir a montré qu'il n'en était rien. Le combat solitaire, difficile, qu'il nous faut saluer, des enseignants aujourd'hui est bien là pour témoigner des dégâts qui ont résulté pendant de nombreuses années des dérives irresponsables de ceux qui ont cru que l'avenir se paierait à crédit. [...]
Mme Nadine Morano. Très bien ! »
[ débat sur les retraites/ 11 juin 2003/ http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030237.asp#PG3 ]
... au passage, je saluerai « l'ensemble des détenteurs, ne fût-ce que d'une parcelle, de l'autorité publique » qui - toujours à cause de la « permissivité soixante-huitarde » ont bien du ma à défendre leur autorité ... et leur uniforme ! ...
« M. Marc Le Fur. Avec cet article [ il est question de sanctionner sévèrement toute agression physique ou verbale contre un détenteur de l'autorité ] , nous soldons un peu mai 68.
Rappelez-vous le slogan : « Il est interdit d'interdire », rappelez-vous la dénonciation de toute forme d'autorité. Eh bien, les résultats sont là : des pompiers insultés, des policiers menacés, des contrôleurs de transports publics systématiquement humiliés !
Tous ces personnels doivent se sentir soutenus. Non à la banalisation de l'agressivité verbale dont ils sont trop souvent l'objet ! Pourquoi faut-il protéger les titulaires de l'autorité publique ? Non pas parce qu'ils jouiraient d'un quelconque privilège, mais parce que le fait qu'ils portent un uniforme les expose à l'agressivité de certains. »
[ débat sur la sécurité/ 22 janvier 2003/ http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030123.asp#PG7 ]
... et, puisque les « soldes » sont ouvertes, je m'intéresserai un temps aux « gens du voyage » - qui sont, chacun le sait, des soldeurs permanents ... mais qui ne restent jamais en place. ..
Vous allez me dire : que vient faire mai 68 dans cette affaire ? ... Mais si, mais si ... Patience ! nous y voilà !
« M. Jacques Myard. Regardons les choses en face : il y a toujours eu des nomades dans notre pays. Tout le monde a en tête cette image d'Épinal de la caravane qui chemine le long de nos routes. Il n'y avait pas de problème autrefois mais, depuis une dizaine d'années, par esprit de système, comme on vient de le rappeler à l'instant, on a créé un appel d'air. (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste.)On a voulu que tout le monde vive comme il l'entend dans notre société. Mais nous ne sommes pas dans les steppes de l'Asie centrale : nous sommes une société sédentarisée dans laquelle on vit selon certains us et coutumes, et l'on ne saurait revenir en arrière.
L'esprit de 1968 est passé par là et les lobbies se sont mis à l'œuvre. Chacun devait pouvoir vivre comme il l'entendait en ignorant les autres. Et une proposition d'origine parlementaire visant à créer des aires d'accueil a été introduite dans la loi Besson de 1990. On n'a fait que créer un appel d'air !
Le problème existait, j'en conviens, mais il a été démultiplié par une démagogie facile.
[ même débat/ même séance/ http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030123.asp#PG3 ]
... Je m'en vais terminer par un « appel d'air » phénoménal ... Accrochez vos ceintures, çà va déménager ! ...
« - M. Jean-Michel Dubernard, président de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Depuis près de dix ans, des sociologues, des anthropologues et des juristes de gauche produisent des réflexions inattendues sur la question de la famille, on l'a entendu en vous écoutant. Pour ces observateurs, l'ère du « Familles, je vous hais ! » est bel et bien révolue.
- M. Bernard Accoyer. Enfin !
- M. Jean-Michel Dubernard. Dans les années soixante, il y avait, certes, une volonté justifiée de sortir d'un siècle de morale répressive et pesante. Les revendications d'autonomie, de liberté, le souci de dénoncer un certain conformisme participaient incontestablement d'un discours de progrès. L'autonomie fut érigée en valeur opposée à la servitude des liens familiaux. Dès lors, il ne fut plus question de parler de famille au risque d'être traité de réactionnaire.
[...]
[ Mais] à l'heure du "chômage des fils" , on a moins envie de parler de la "mort du père", que proclamaient les jeunes de 1968, la bouche pleine. (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste.)
- M. Bernard Accoyer. Eh oui, ça s'est passé comme ça !
[...]
- M. Jean-Michel Dubernard. La gauche institutionnelle, usée par le pouvoir, a pris un temps de retard et n'a pas su adapter son discours familial aux exigences de notre temps. Résultat, notre société est devenue de plus en plus inéquitable pour les jeunes femmes conçues sur les barricades. (Rires et exclamations.)
- M. Jean Le Garrec. Allons !
- M. Jean-Michel Dubernard. C'est la vérité, monsieur Le Garrec ! Où étiez-vous en 1968 ? (Rires et exclamations sur de nombreux bancs.)
- M. Denis Jacquat, rapporteur pour l'assurance vieillesse. Sur les barricades !
- M. Jean-Michel Dubernard, président de la commission. Que faisiez-vous en 1968, monsieur Le Garrec ?
- M. Denis Jacquat. Il était CRS ! (Rires.)
- M. Jean-Miche Dubernard. Le plus d'égalité péniblement obtenu dans leur vie publique, elles l'ont payée d'un gros moins dans leur vie privée,...
M. François Goulard, rapporteur pour avis. Oui !
- M. Jean-Michel Dubernard. ... au cri de « La femme oui, la famille non ! » Oubliant que les enfants étaient l'un des habituels sous-produits de la sexualité, la gauche a tardé à prendre en compte les difficultés des mères au travail.
- Mme Marie-Françoise Clergeau,rapporteure . C'est incroyable ce que l'on entend ce matin !
[...]
- M. Jean-Michel Dubernard.La gauche reste imprégnée de réflexes qui ne correspondent plus à la réalité. Mais la moindre critique vaut à son auteur l'insulte suprême de « vichyste ». (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste.)
- Mme Marie-Françoise Clergeau, rapporteure pour la famille [PS]. Qu'est-ce que cela vient faire là ?
- M. Jean-Michel Dubernard.A vous entendre, nous sommes vichystes. Pourtant, quoi que vous puissiez penser de nous, nous ne sommes assurément pas des Pétain, des Salazar ou des Franco. (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste et du groupe des député-e-s communistes et républicains.)
- Mme Marie-Françoise Clergeau. Mais je n'ai rien dit !
[...]
- M. Jean-Michel Dubernard.Ces discours de "vieux galopins nostalgiques" étouffent la voix des vrais déshérités.
- M. Jean Le Garrec. Suis-je un vieux galopin nostalgique ? Cela m'arrangerait bien ! (Sourires.) »
[ débat sur la loi de financement de la Sécurité sociale/ 28 octobre 2002/ http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030037.asp#PG0 ]
Ce dernier texte est un morceau d'anthologie !
Pas seulement parce qu'il dit de façon imagée l'air du temps, mais - tout simplement - parce que nos deux « galopins nostalgiques » - Dubernard/RPR et Le Garrec/PS - ont cessé d'user leur culotte sur les bancs de l'Assemblée ... ils ne pourront donc plus se livrer à de telles joutes.
Mais, que diable ! - comme je le dis dans mon autre blog - Pourquoi faudrait-il que l'Assemblée fût triste !


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Et aussi un excellent documentaire de Jacques Baker, diffusé de ci de là, sur LCP ou ailleurs....
http://video.google.com/videoplay?docid=5373705780658368664#
Merci de la référence.
Je mets çà en réserve pour le visionner.
Comme la vidéo n'est peut-être pas intégralement visible, un lien vers un article paru dans Le Monde lors de la 1re diffusion de ce docu:
http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=c8dd621f8232e2d3d9a9ee8cefef484dd5bc90f7d6bae66a
Et aussi ce lien vers un billet de Gérard Filoche sur la célébration des 40 ans:
http://www.legrandsoir.info/Mai-68-mondain-contre-mai-68.html
J’ai lu cet article de FILOCHE.
( Par contre, je n’ai pas lu son bouquin ( “Mai 68 histoire sans fin, liquider mai 68, même pas en rêve” Ed. JC Gawsevitch)
« Mai 68 ce n’est pas résumable aux barricades étudiantes ! »
Pour moi, mai 68 à Nantes, cela a été la découverte du « monde ouvrier » - si on veut faire catho … de la « classe ouvrière » - si l’on veut faire marxiste ( en fait, dans ma tête, à l’époque, les deux se mélangaient).
… l’organisation du soutien aux grévistes ( on allait au MIN – marché d’intérêt général – négocier la récupération des invendus ) …
… les grandes manifs …
Donc, tout le discours sur mai 68 et l’individualisme est éminemment réducteur. Pour moi, mai 68, c’est avant tout du collectif.
Sauf à mettre en avant ce que j’explique dans la réponse à Monkeyman : cette exigence de penser et d’agir en dehors de toute référence transcendantale. ( finalement, tout se tient : on en revient à la laïcité )
Je terminais ma licence de maths en 68 ! J’ai donc profité de ce Mouvement. Cela dit, 1968 avait toute raison d’être. Et, le siècle prochain, 1968 sera la date considérée symboliquement comme le début de la fin de notre Civilisation, l’année où toutes les normes ont perdu leur aura ou valeur intrinsèque, où la théorie de la relativité générale s’est affirmée dans le champ social. Pierre Payen (Dunkerque)
On peut voir les choses autrement ( en tout cas, je les vois autrement).
Tout était gelé, bloqué en 1968 : le pouvoir politique, l'accès au savoir, la morale (envahissante).
Non seulement, "la France s'ennuie", comme le titre Le Monde. Mais nous sommes dans une de ces impasses démocratiques que j'illustre ( sur mon autre blog) par la métaphore du Val sans retour : on a l’impression d’être égarés dans des fin-fonds de vallées embroussaillées où l’on s’est déjà perdu moult fois et dont on ne sait comment sortir.
Car telle est l’humaine nature – à la fois dans sa dimension individuelle et collective – qui sans cesse nous fait osciller de l’espoir à la désespérance, du sursaut au renoncement, de la fermeture à l’ouverture.
Mai 68, c’est une de ces phases où le sursaut, l’ouverture, l’espoir reprennent, le dessus. Avec la certitude que chacun est maître de son destin. Ni Dieu ni prince ne sauraient dire ce que doit être ma vie.
En tout cas, c’est comme cela que je l’ai vécu. N’étant ni matheux ni scientifique, je ne sais s’il y a un rapprochement à faire avec la théorie de la relativité universelle (comme vous dites).
Effectivement, avec mon histoire du Val sans retour, je me situe dans le relatif, l’indécis, l’incertain, le « à conquérir »
( voir là-dessus On a la démocratie qu'on mérite ou pourquoi je vote )
mais sans qu’il y ait là un quelconque défaitisme.
C’est là notre horizon individuel et collectif.
Encore merci Denis pour ces pages d 'anthologie
J'avais il y a 4 ans fait l'analyse point par point du discours de Sarkozy sur Mai68...je l'ai publié il y a un an ici parce qu'il m'avait semblé ne pas avoir pris un pli..a te lire je te le livre...
http://blogs.mediapart.fr/blog/kakadoundiaye/301110/mai-68-analyse-dun-discours-entre-les-deux-tours-des-presidentielles
A te lire, cordialement
Kakadoundiaye,
Je me souvenais effectivement de ton texte qui faisait une analyse impitoyable du discours sarkozien qui est beaucoup plus dangereux, systématique que ces quelques envolées de députés que je trouve plutôt folklo.
Comme je viens de publier une série de chroniques sur 1981, il me semble qu'il serait intéressant de revenir sur le(s) lien(s) entre 1968 et 1981.
Les débats de l'Assemblée ne sont pas opérants en la matière car - entre 2002 et 2003, je n'ai pratiquement pas trouvé de référence à mai 68 (sauf l'allusion de Montebourg à "permissivité soixante-huitarde" vue par MAM !)
lien :
http://blogs.mediapart.fr/blog/kakadoundiaye/301110/mai-68-analyse-dun-discours-entre-les-deux-tours-des-presidentielles
( je ne sais pas pourquoi le tien ne marche pas; celui-là marche !)
Demain, 13 mai.
13 mai 1958, le coup d'Etat.
13 mai 1968, les syndicats sont poussés par leur base à la suite de "la nuit des barricades" (10-11 mai) et de la répression.
Marchais, Séguy et Cie discutent avec Chirac, envoyé de Pompidou, pour trouver le meilleur moyen "d'en sortir"...
Sur les syndicats :
Dans le commentaire plus haut ( à propos de FILOCHE), j’avais envie de parler aussi de la « récup », de la « grand’ manip » qui a suivi la « grand’ manif »
Certes, comme c’est le cas en 1981 ( mais seulement à cette date), les ouvriers engrangent des augmentations de salaires, des droits nouveaux ( avec les possibilités qui en découlent au niveau de l’organisation dans l’entreprise)
Mais ( et cela est dit dans le documentaire auquel fait référence Grain de sel ) , les communistes s’érigent en défenseurs de l’ordre existant, empêchant par là-même le développement autonome de la classe ouvrière et la poursuite du lien ouvriers/ paysans/ étudiants .
Sur le coup d’État fondateur de la Vème République :
c’est tout de même étonnant de voir cet État taillé sur mesure pour affronter la sédition
( avec à sa tête, ce « grand homme », tellement haut de stature qu’il ne pouvait voir ce qui se passait « en bas » !)
vaciller quelque temps ( avant de se ressaisir et de remporter haut la main les élections législatives).
Cela interroge sur la possibilité de rompre avec la Vème
( ce qui - à moins qu’on invente d’ici là une nouvelle forme de pouvoir – revient à dire : la possibilité d’instituer une VIème République ).
J’ai écrit dans plusieurs fils de commentaire ( en particulier chez ALLIES/ Laïcité et 6e République )
« Changer de République : oui. mais …
1) POUR QUOI faire ? (s’agit-il d’un simple changement dans les institutions ou d’un changement dans la société et les mentalités ?)
2) COMMENT ?
… les deux questions étant indissolubles.
Seulement voilà, l’histoire nous apprend que ce type de changement ne se produit que dans un contexte particulier : une révolution ou une crise (du type guerre d’Algérie pour la Vème). »
… seulement voilà, en mai 68, avec le fameux slogan à la mode "élections, piège à cons" , on ne risquait pas de s’aventurer sur ces terres austères de l’organisation des pouvoirs !
Nos députés ! Rendus à ce point ! Rire, bien sûr, la première réaction, mais aussi pleurer… (et finalement, pas très différent de ce qu'on peut lire dans les commentaires sur Mediapart…)
Denis, pouvez-vous préciser la date de ces échanges ?
comme la plupart de ce que je produis ( à l'exception de mon intrusion en1981 ) ,
c'est en 2002 et 2003
(je vais mettre les références précises dans le texte)
( ce sont les deux années pour lesquelles j'ai parcouru l'ensemble des débats de l'Assemblée
et qui servent de base à mes élucubrations ,
d'abord sur à quoi servent les débats de l’Assemblée nationale ? »/ http://karlcivis.blog.lemonde.fr/
et maintenant sur mediapart (les différents rétro-débats : retraites, sécurité, bioéthique et, à suivre, laïcité )
Merci pour ces précisions et pour l'ensemble de ce que vous appelez vos élucubrations… un travail salutaire, une véritable mine !
Denis,
merci d'avoir retabli le lien pour mon analyse mot pour mot d'un des discours phare de Nicolas Sarkozy sur Mai 68, sur son incompréhension, son autiste, que je retrouve dans les stextes que tu nous soumets et que je relis encore et encore. Me demandant comment on peut, indépendamment des visions du monde et des parti-pris politiques que l'on peut avoir, être à ce point inculte. En parlant de la "mort du père" par exemple sans référence aucune à Freud, mais comme une donnée primaire où l'on verrait les fils le couteau à la main tuer leur papa et la verge de l'autre et sur les barricades engrossant des " compagnes" rencontrées par hasard...Comment peut-on être à ce point incultes fermés sourds et idiots? That's the question!!