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Débattre à l’Assemblée, à quoi çà sert ? : le contre-exemple du débat sur les retraites de 2010 (avant-propos)

Au moment de la réforme constitutionnelle – qui nous amène à ce que nous avons vu hier, j’avais écrit un texte que j’avais intitulé TEXTE FONDATEUR : La réforme du travail parlementaire_bonjour l'ennui ? et dans lequel je proposais d’en revenir aux fondamentaux , c’est-à-dire de se demander - tout bêtement – à quoi servent les débats parlementaires (plus particulièrement les débats de l’Assemblée ) ?
Je reprends ici cette grille d’analyse pour lancer – à chaud – quelques idées sur le débat qui vient de se dérouler et qui nous laisse à tous un goût d’inachevé ( je dirais même de pas commencé !), un goût d’amertume (quelque chose comme un rejet !)
J’aurais pu faire un seul article. Mais j'ai eu peur que le texte fût trop long. Et puis, il m'a semblé plus facile de débattre point par point.
A ce sujet, je voudrais dire au lecteur pressé que nous sommes là à la fois dans l'actualité et dans le long terme. Que l'on peut lire ces textes ( et même les commenter - pourquoi pas ?) plus tard. Quand on en sent l'envie - le besoin ?
A mon avis, on n'a pas fini d'en débattre de tout çà. Je pense même que cette question du rôle de l'Assemblée va jouer un rôle de premier plan dans la bataille politique de 2012.
(Mais je sais que la structure "BLOG" - trop exposée à une sorte de dictature de l'instantanéité - n'est pas forcément compatible avec ce type d'approche : on peut essayer "quand même" ?
Donc, si l'on remet les textes à l'endroit (dans l'ordre où ils ont été cogités et rédigés), cela donne :
Les débats de l’Assemblée servent à :
Débattre à l’Assemblée, à quoi çà sert ? : le contre-exemple du débat sur les retraites de 2010 (1)
- proposition 1 : donner CORPS à la loi
- proposition 2 : donner FORME à la loi
- proposition 3 : donner FORCE à la loi
Débattre à l’Assemblée, à quoi çà sert ? : le contre-exemple du débat sur les retraites de 2010 (2)
- proposition 4 : donner SENS à a loi
Débattre à l’Assemblée, à quoi çà sert ? : le contre-exemple du débat sur les retraites de 2010 (3)
- proposition 5 : donner CHAIR/ VIE à la loi
Débattre à l’Assemblée, à quoi çà sert ? : le contre-exemple du débat sur les retraites de 2010 (4)
- proposition 6 : faire du LIEN, à faire de l’UN
Débattre à l’Assemblée, à quoi çà sert ? : le contre-exemple du débat sur les retraites de 2010 (5)
- proposition 7 : faire exister la NATION

Il me restera ( avant de prendre congé du blog pour quelque temps) à répondre à la question (qui découle directement de ces propositions) /
"Débattre à l'Assemblée : à quelles conditions ?"


Tous les commentaires

Bonjour,

c est effectivement une question que je, et beaucoup de personnes, se posent aujourd'hui, après le "débat" sur les retraites ( des bas et des coutures) de savoir à quoi sert l' Assemblée Nationale d'autant qu'elle est depuis la 5me République, composée d'une majorité que rien ne peut toucher ni réduire à moins de supposer qu'un débat va faire pencher la balance d'un coté plus que l'autre, c 'est à dire que des députés vont "trahir" leur camp.

Or "trahir" leur camp c 'est tout simplement se couper les ailes puisque c 'est leur camp qui leur paie les affiches, les tenors, les permanences, etc..bref qui les fait " député"( plus de la moitié des postes sont "inamobiles").

Or on a jamais vu une classe se saborder.

Donc nous sommes condamnés à n'avoir une assemblée que de spectacle. Societé du spectacle.Crier "factieux" à un Président d 'assemblée a autant d'importance législative que de peter dans sa baignoire.

Ou est donc le pouvoir.
Mais toujours dans sles urbnes et que dans les urnes.

Et à ce titre je voudrais rappeler que la seule élection qui compte est celle des députés. C'est la majorité des députés qui fait le Président ( je veux dire qui le rend actif ou abonné aux chrysanthèmes)et le Premier Ministre contrairement aux Konneries que l'on entend à jet continu. Ce ne sont pas les débats parlementaires qui font la loi. Ils n'amusent et n'abusent que la galerie . Mais c est la majorité qui fait tout.

"C'est la majorité qui fait tout"
Eh que oui ! Un député de la majorité disait à ses collègues de l'opposition (en 2003; mais c'est toujours d'actualité !) :
"Non ! vous ne faites plus la loi !" Incroyable ! Alors, à quoi bon réunir l'Assemblée !

"Où est le pouvoir ? Dans les urnes !"
Cà, c'est quelque chose qu'il va falloir débattre d'ici à 2012. Je suis toujours surpris quand je vois des gens récriminer à tout bout de champ contre les députés ... et, tous les cinq ans, aller déposer son bulletin dans l'urne avec l'impression qu'"à ce coup, c'est le bon ! on va vraiment pouvoir changer les choses".
C'est à ceux-là que je m'adresse en priorité.
Ceux qui ne votent pas, je trouve qu'ils sont assez (plus) logiques. (Je ne dis pas qu'ils ont raison !)
Je voudrais décaler le problème et amener les gens à réfléchir : "pouquoi je vote ?". Au fond, c'est la même question que "à quoi sert l'Assemblée nationale ?"

"Ils n'amusent et n'abusent que la galerie", dites-vous.
Raisonnons par l'absurde : s'il n'y avait pas l'Assemblée, s'il n'y avait pas (un minimum de) débat ? Quelle société ce serait ! Surtout dans le contexte actuel !

J'en reviens à une expression que j'emploie souvent : l'Assemblée, c'est "Dieu et la guenon".
Dieu, parce que nous y projetons nos désirs, nos rêves, notre irrésistible besoin de vivre ensemble, de dire ensemble.
La guenon, c'est quand vous dites : "nous sommes condamnés à n'avoir qu'une assemblée de spectacle" .
Les deux sont vrais, irrésistiblement présents - même si nous avons de la peine à nous en rendre compte, parce que nos yeux accomodent tantôt sur Dieu, tantôt sur la guenon.

Ce que j'écris dans ce blog ( et peut-être encore plus sur mon autre blog, entièrement consacré à ces questions [« à quoi servent les débats de l’Assemblée nationale ? »/ http://karlcivis.blog.lemonde.fr/ ] est à la fois ancré dans le "aujourd'hui et maintenant" - puisque que je parle des retraites et que j'en parle en faisant la navette entre 2003 et 2010 - et dans temps qui se situe au-delà de cette contemporanéité.
La démocratie comme une quête continue. Pour ma part, je pense qu'on en n'est qu'au Moyen-âge de la démocratie !

Donc ... on est appelé(e)s à se revoir !

 

 

 

je pense qu'on en n'est qu'au Moyen-âge de la démocratie !

Et pour cause... car je pense que c'est l'être humain qui en est encore à son Moyen-Age.

Que dis-je ? A son Antiquité, à son âge de pierre, même !

 

Pas content

 

Sur ces questions, il peut être intéressant de revenir sur les échanges que j'avais eus avec jean_paul_yves_le_goff
(
08 Juin 2010/
voter = participer à l'organisation de la fausse démocratie )

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