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GREMETZ … à la façon de CYRANO

Gremetz - député de 1ère circonscription de la Somme, « Maxime » pour les intimes ( s’il en est …) – vient de démissionner de l’Assemblée nationale.
Gremetz … c’est une « grande gueule » de l’Assemblée … Que dis-je, c’est un « encombrant » - un député encombrant - un empêcheur de voter sans savoir le pour et le contre - un démineur de consensus mou …
D’aucuns diront : c’est un « stalinien » … un « démago » … un « terroriste » …
… Ah non ! c’est un peu court, messieurs les censeurs et les beaux diseurs ! …
On pourrait dire … on pourrait faire dire aux J.O.Débats (2002-2003) … oh Dieu ! bien des choses en somme.
En variant le ton, - par exemple, tenez :


Agressif :
« Mais de toute façon, c’était à moi de parler !
Arrêtez avec ça, madame la présidente. Il y a des choses qui ne se font pas, et ça me met en colère, c’est tout. »
Amical :
« Monsieur le président, j’ai appris ce que vous aviez dit hier soir à la radio et je vous en remercie. Il est intéressant de savoir que vous avez dit qu’il y avait un bon débat à l’Assemblée nationale. pourquoi ne pas le dire quand c’est bien ? »
Descriptif :
« 
Les 35 heures ;.. c’était le premier étage de votre fusée en direction de la planète MEDEF
Le deuxième étage a été la suspension des articles anti-licenciements de la loi de modernisation, que nous avions arrachés au gouvernement précédent.

Ne reste qu’à préparer l’atterrissage de la fusée sur sa nouvelle terre promise. Car le but est bien de préparer au mieux le terrain des prochaines réformes. »
Curieux :
«  Je vous préviens tout de suite : j’ai mes fiches ! Et je ne me réfère qu’aux journaux économiques et non aux journaux politiciens, et encore moins au Monde .»
Gracieux :
« 
Je demande une suspension de séance, car les femmes du groupe des député-e-s communistes et républicains ont soif et attendaient mon retour pour aller boire. »
Truculent :
« Nous sommes à la Chambre, monsieur le président, donc il faut se réveiller. »
Prévenant :
« C’est bien, un peu d’animation !. Vous voyez, les députés de la majorité, ils souffrent. Il faut bien les laisser réagir et se détendre un peu. Moi ça me repose. »
Tendre :
à dire vrai, … mais, tout de même, que d’émotion quand – en plein débat sur les retraites – on apprend que « Maxime » est « papy » !
( Le président : « 
Vous lui transmettrez toutes les félicitations de l’Assemblée, qui n’est réunie ce soir que pour cela ! »)
Pédant :
( là non plus, ce n’est pas vraiment le genre de notre homme !)

« Écoutez, nous ne sommes pas ici à la Comédie-Française ! D’ailleurs, vous y seriez de piètres figurants. Et moi aussi.»
Cavalier :
« Monsieur le président, je ne demande pas qu’on m’écoute religieusement, mais laïquement et stoïquement. »

Emphatique :
« 
Seule la vérité est révolutionnaire.
Et la lutte de classes ça existe aussi, quoi qu’on en dise. Certains l’ont enterrée trop tôt ! Vous aurez l’occasion de le voir !
 »

Dramatique :
« Que des gens soient licenciés, cela ne vous empêche peut-être pas de dormir, moi si
. »

Admiratif :
« Je vous avoue que je vous admire, mesdames et messieurs de la majorité. (Rires.)
Vous aurez la médaille du mérite national ! Quatre cents députés de la majorité à qui l’on a dit d’être là mais de se taire ! Quel mérite, en effet ! »
Lyrique :
« Moi, j’aime bien la mer ! »
Naïf :
«  I
l ne faut tout de même pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre la réalité des choses.
à vous entendre, on a l’impression que les capitaux, ils se baladent d’une place financière à une autre, tout seuls, comme si personne ne décidait !

Non ! En fait il y a des gens qui décident. Ces capitaux ne sont pas des libellules ! »
Respectueux :
« Au lieu de nous rejeter mutuellement les responsabilités [ il est question du « 
21 avril » ], regardons la situation et réfléchissons ensemble - je m’adresse là aux démocrates - sur ses causes.
On peut être en désaccord sur un certain nombre de choses, mais chacun devrait réfléchir à des propositions constructives. »
Campagnard :
« Les chasseurs, le vent, ils connaissent. Mais ce n’est pas du vent qu’ils veulent. »
Militaire :
« Je sais d’expérience, mesdames, messieurs, que l’on ne gagne jamais à se comporter comme vous l’avez fait. Vous avez le choix de vos armes, nous des nôtres. Nous savons nous servir de nos armes et vous verrez que vous n’y gagnerez rien, ni le débat non plus. Point à la ligne. »
Pratique :
« Cela veut dire que nous ne servons absolument à rien.
Si nous ne servons à rien, allons donc nous coucher ! »

Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :


« La voilà donc cette Assemblée qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie. Elle en rougit, le traître ! »
Et – ayant démissionné ( en ce mois de mai 2011) – notre député Cyrano pourra peut-être aller se coucher quand bon lui semblera … et prendre le temps de faire des « papous » à sa petite fille « Loanne » !

 

Si vous avez aimé, je vous conseille de lire (sur mon autre blog ) la version longue :
à la façon de Cyrano de Bergerac : Maxime GREMETZ.
Vous y retrouverez les présentes citations dans leur contexte … et beaucoup d’instantanés qui font de l’assemblée nationale … une assemblée en chair et en os !

on peut lire aussi :
le « dangereux discours » de GREMETZ
Séquence 03 : les images du “groupe-Assemblée”
Pourquoi faudrait-il que l’Assemblée fût triste !
ainsi que les rétro-journaux du débat de 2003 sur les retraites
(voir références dans commentaire 1)

Tous les commentaires

M.GREMETZ a joué un rôle très actif dans le débat de 2003 sur les retraites.
Lire (sur ce blog) dans les « rétro-journaux » :
Retraites/ rétro-journal/ j_2/ 11 juin _ Quand la gauche rôde ses arguments et fourbit ses armes
Retraites/rétro-journal/j_8/ 18 juin/ quand les communistes réécrivent une partie du Code du travail
retraites/rétro-journal/ j_9/19 juin/ quand les femmes s'invitent au débat
en particulier AMBIANCES :
où il est question d’un accord passé entre les socialistes et le gouvernement sur le déroulement des débats ; Gremetz dira : « 
On ne passera pas un accord derrière notre dos ! »
Retraites/ rétro-journal/ j_11_23 juin_où il est question de l’ « employabilité » des « seniors »
« On nous dit qu'il faut changer de pensée et de culture : de ce point de vue, les employeurs aussi ont du travail à faire pour se débarrasser de cette idée selon laquelle, dès qu'un salarié homme ou femme, vieillit, il produit moins et moins rapidement, et qu'il est préférable de le remplacer par un jeune, plus productif. » [GREMETZ]
RETRAITES/rétro-journal/ j_12_24 juin_quand il est question de surcote et de carrières longues
« - Maxime Gremetz.
Véritablement, l'article 17 sort de l'ordinaire. Il invente pour les hommes et les femmes de notre pays le même principe que pour les voitures automobiles : la surcote et la décote.
" Il est surcoté ", "il est décoté" , il est tricoté, et quoi encore ?
 »
AMBIANCE
où GREMETZ se fait traiter de « terroriste » et que Jean-Louis Debré prend sa défense.
RETRAITES/rétro-journal/ j_13_25 juin_quand le social s’invite au débat
AMBIANCE
où Maxime GREMETZ continue à provoquer la « majorité silencieuse » UMP
RETRAITES/rétro-journal_j15_27 juin 2003_où il est question de fonction publique, d’équité et de justice sociale
AMBIANCE
où nous assistons à une vive altercation entre Gremetz et Jean Le Garrec (PS), qui préside la séance :
« - M. le président. Monsieur Gremetz., vous êtes terrible !
-
M. Maxime Gremetz. C'est scandaleux ! Vous êtes pire que les autres ! »
INTERMÈDE/ Quand Mme Bettencourt s’invite au débat sur les retraites

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