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La laïcité : ce qu’en disaient les députés en 2004. En guise de prélude à de nouveaux rétro-forums
La laïcité, « ce n’est pas le refus de la religion » ...
… « ce n’est pas le laïcisme » …
La laïcité, « ce n'est pas seulement une séparation entre la République et les religions » …
La laïcité, « ce n'est pas la même chose que la tolérance » .
La laïcité, c’est ...
.... quelque chose en quoi l’on « croit » …
… quelque chose que l’on «sert » …
… et pourtant, ce n’est « ni un credo, ni un culte » (citation par un député de Jean Baubérot) ...
...
quelque chose que l'on « défend » …
… un « principe » …
« principe fondateur de notre République »
« principe constitutionnel » ( « inscrit dans la loi fondamentale depuis 1946 » )
« principe d'organisation de la société »
… un « concept » …
… un « mode d'emploi » ( « juridique » ) …
… un ensemble de « règles » …
… une « tradition » …
… une « manière de vivre »…
… une « charte » (pour le « vivre ensemble ») …
La laïcité, c’est « un fruit culturel qui s’acquiert, qui se transmet ».
La laïcité, c’est « une culture » …
une culture « où il y a prééminence de la question sur la réponse »
… c’est « le refus des vérités définitives » …
La laïcité, c’est une « valeur » …
une « valeur sacrée »
une « valeur vivante »
une « valeur de civilisation » (« qui permet de faire vivre en bonne intelligence »)
une valeur « élaborée au fil des siècles » (« et à laquelle nous tenons comme à la prunelle de nos yeux »)
une « valeur de confrontation »,
une « valeur de combat » ( combat contre « le fondamentalisme », « l’intégrisme »),
une « valeur qui s'use quand on ne s'en sert pas » (attention, danger, on nous « wondérise » ! )
La laïcité, c’est un « idéal » …
« un idéal positif »
… c’est un « esprit » …
« un esprit de dialogue et de tolérance »
« un esprit de tolérance et de solidarité »
La laïcité, c’est « une exigence » …
une exigence qui est « au cœur de l'œuvre émancipatrice » (de l'école)
… c’et « un horizon » …
celui « d'une République laïque et sociale »
celui « d'une société préservée des sectarismes » (« et de la domination de l'argent »)
La laïcité, c’est un « espace » …
« un espace commun »
« un espace de paix » ( « Cela veut dire qu'on ne se tape plus dessus ! »)
… « une grammaire » …
une grammaire « qui permet le dialogue serein et apaisé entre les religions et avec l'État »
La laïcité, c’est un « récit collectif » …
… une « construction » (« jamais achevée ») …
La laïcité, c’est …
… « l'interdiction faite au religieux d'influer sur le pouvoir politique »…
… « mais aussi l'interdiction faite au politique d'influer sur le religieux » …
La laïcité, c'est « la garantie de la liberté de conscience » …
… « la liberté de croire ou de ne pas croire » ...
… « la liberté de s'exprimer et de pratiquer sa foi, quelle qu'elle soit »…
La laïcité, c'est « la rencontre de l'autre »(« sans a priori ») …
… c'est « s'accepter les uns les autres, que l'on soit juif, musulman, chrétien, athée »…
… « mais c'est également ne pas oublier qu'avant d'être croyants, nous sommes Français »…
La laïcité, « c'est aussi le mariage civil, l'autorisation du divorce, l'école publique, l'exercice légal de la médecine, la légalisation de l'IVG » …
La laïcité, c’est « l'acceptation des différences entre ceux qui croient en Dieu et ceux qui n'y croient pas » ...
… Non ! « c'est le refus de la loi religieuse ! » …
La laïcité, c’est « une liberté » …
« celle de penser l'avenir »
La laïcité, c'est « un devoir de neutralité » ...
… c'est aussi « une mission » …
celle de « parler hardiment pour faire partager les valeurs universelles, les valeurs de la République »
La laïcité, c'est « une clé nous permettant de vivre ensemble dans la République » …
… c'est « notre contrat social », c'est « ce qui permet à chacun de trouver sa place dans la République » …
La laïcité, « c'est l'essence même de la République » …
… « le cœur du pacte républicain »…
« La laïcité, c'est la lutte pour la République sociale.» ( pour reprendre «la belle formule de Jaurès ! »)
La laïcité, c’est le « fruit de l'alchimie de siècles de mûrissement de la société française », …
« un mûrissement parfois lent, souvent heurté et conflictuel,
qui nous permet aujourd'hui de vivre ensemble »
La laïcité, c’est « la séparation des églises et de l'État »…
… « le respect du pluralisme religieux » (« pacifique ») …
La laïcité est « un moyen d'organiser, de contenir des tensions qui sans elle seraient destructrices pour la République ».
La laïcité, c’est « la lutte contre l’obscurantisme » …
… « une promesse de liberté » …
… « un rempart contre les influences confessionnelles » …
(mais aussi « les influences partisanes et économiques »)
La laïcité, ce fut « un grand exercice de soustraction » …
( « l'école moins l'enseignement religieux, moins les Frères et autres Ursulines, moins les crucifix dans la classe »)
Et c’est ainsi que l’on parle …
( tantôt pour s’en prévaloir, tantôt pour s’en défendre)
… d’une « laïcité de combat » …
… d’une « laïcité d'exclusion » (« de négation ») …
… d’une « hyper-laïcité » …
( « qui s'est traduite en profession d'athéisme et en propagande athée »)
… d’une « laïcité neutralité »…
… d’une « laïcité de respect » …
… d’une « laïcité de dialogue » …
Et tout cela donne …
… une « laïcité àla française » …
… « notre laïcité » …
… « notre laïcité à la française » …
(« C'est notre fierté d'avoir pu, après bien des combats, bien des souffrances et bien des guerres, arriver à cet équilibre exemplaire que l'on nomme la laïcité à la française. »)
Et c’est pour cela qu’il y a …
… la « petite » et la « grande » laïcité …
(« La petite laïcité » est héritée des ardents débats qui secouèrent ces bancs de 1882 - avec Jules Ferry - à 1905, en passant par 1901 ;
la grande laïcité , elle, remonte à la nuit des temps. » )
… la laïcité « républicaine » ...
(La laïcité, c'est « l'essence même de la République » … « le cœur du pacte républicain »)
Il y a …
… la laïcité «apaisée » …
… la laïcité « ouverte » (« moderne et émancipatrice »)
… mais aussi la laïcité « fermée » … « sectaire » ...
l y a …
… la laïcité « tolérante » …
… la « laïcité vigilante et accueillante » …
…. la laïcité «sereine » …
… la laïcité « épanouie » …
Il y a …
… la laïcité « plurielle » …
Il y a …
… la laïcité « intemporelle et universelle » …
Il y a …
… la laïcité « vivante » ( la « laïcité en actes »)…
Mais foin des adjectifs !
( Comme Clémenceau, je vais être obligé de dire : « Si je vois un adjectif dans votre texte, je barre, si je vois un adverbe, je vous retourne le tout. » !)
« La laïcité n'a pas besoin d'adjectifs. Pour moi, la laïcité, c'est la laïcité - point ! Quiconque affuble la laïcité d'un adjectif prend le risque de la dévaloriser.
D'ailleurs, si l'on demandait aux 577 députés d'en donner une définition, on serait surpris de la diversité des réponses. » [CQFD]
Et pourtant, il le fallait ce débat … ne serait-ce que pour permettre – comme le dit un député non dépourvu d’humour ! - « à chacun de dire sa "religion" sur la laïcité dans la République »
!!!


Tous les commentaires
Très drôle et… réconfortant. Merci, Denis.
Belle page en ces temps où l'escarcelle de l'extrême-droite s'empare de la république laïque encore plus violemment que le sarkozysme pour lui couper le cou et les jarrets ! En avant pour la suite alors !
Un rappel de Charles Conte, au moment où l'hôpital est la proie des manoeuvres du gouvernement :
http://blogs.mediapart.fr/edition/laicite/article/260311/la-laicite-lhopital
Excellente référence.
A voir également tous les autres articles de l'édition Laïcité animée par Charles Conte.
Je croyais que les débats avaient eu lieu avant le vote de la loi sur la Séparation de l'Eglise et de l'Eatat.
Je pensais que la laïcité était inscrite dans la Constitution.
Je suis même encore persuadé que c'est une spécificité de la France.
La loi existe. Encore faudrait-il l'appliquer.
Remettre tout à plat. rediscuter encore, reprendre les éternels et mêmes arguments ?
Au fait, la Terre tourne-t-elle bien sur elle-même et autour du soleil. En est-on aussi sûr que cela ?
Ne faudrait-il pas relancer un débat là-dessus, ce qui occuperait les citoyens qui oublieraient ainsi leur baisse du pouvoir d'achat, le démentèlement des services publiques, la guerre de Sarko en Libye, la création de l'UM-Pen avec le Guéant bleu-marine, les scandales politico-économiques, le sauvetage des banques pour qu'elles recommencent à jouer les casinos etc.
« Ce débat provoqué est d'abord là pour parler d'autre chose ; le débat autour de ce projet de loi, est d'abord là pour masquer les résultats catastrophiques de la politique sociale et économique du Gouvernement. (Protestations sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) »
[ Patrick ROY/ député PS/ débat de 2004 ]
Denis
merci
Quel feu d'artifice !!
En conclusion, la laïcité c'est LE rêve français.
Si vous aviez mis ces définitions sous forme de devinettes, je me demande si la réponse aurait été trouvée. (j'en doute).
.
C'est très bien, en effet. Mais le côté un peu ludique de ce fil, ce à quoi il faut ajouter le très grand nombre de références d'un deuxième fil sur le même sujet, sont-ils de nature à lutter contre l'ignorance que je crois voulue et entretenue dans notre société sur cette question ?
.
C'est ce que j'ai demandé sur l'autre fil.
.
jpylg
Bonjour à tous,
Belle tirade, que peut-on dire d'autre ?
Sa définition, "la séparation de l'église et de l'État".
Mais ce pourrait être en ces temps ou l'église n'est plus la seule religion, "la séparation des religions et de l'État".
C'est tout simple, il ne faut pas que les religions interfèrent dans l'Etat.
L'État doit être le même pour tous quelque soit la couleur de la peau, et la religion qu'elle contient .
C'est donc aussi un principe d'égalité, et c'est l'égalité entre tous.
Mais aussi la liberté de penser ce que l'on veut sans que l'Etat soit impliqué.
Mais alors, la laïcité c'est tout à la fois, mais oui.
Pas besoin de chercher autre chose, elle existe depuis 1905, voir le détail d'un texte ci après.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006070169&dateTexte=20110330
C'est une loi socialiste votée en 1905 le 09 décembre par l'action du député Aristide Brian. Elle clot l'affrontement d'une vingtaine d'années de luttes entre la France cléricale (monarchiste) et républicaine et laïque.
La nouvelle loi met fin au Concordat napoléonien de 1801 qui régissait les rapports entre le gouvernement français et l'Église catholique. Elle proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes.
Le Concordat est toujours appliqué en Alsace-Moselle pour des raisons historiques et politiques.
L'Alsace-Moselle vote toujours à droite, la droite n'a pas mit fin au Concordat.
La vraie droite, celle de l'extrême, n'est pas républicaine dans sa conscience il ne faut pas l'oublier.
C'est tout pour le moment,
Bien à vous,
Anido
La plus méprisante riposte des bigots fut l'invention du terme "laïcard".
Mais c'est bien de l'emprise des bigots qu'elle doit se préoccuper avant tout pour l'empêcher de s'exercer, à la fois, par l'idéologie dans la sphère publique, et par la contrainte dans la sphère privée.
Pas de liberté dans laïcité.
pas de liberté ... SANS ... laïcité
mais Anido avait déjà réagi !
Merci à vous deux, je découvre la coquille
à l'instant. Heureusement que vous interprétez dans le bon sens, ce qui n'est pas si courant...
Dianne bonsoir,
N'auriez-vous pas fait une erreur ?
Pas de liberté dans laïcité
Bien à vous,
Anido
Enorme coquille, bien sûr. Merci de votre vigilance.
Un sujet de réflexion :
L'interdiction de tout signe religieux à l'hôpital :
"un homme est là, il est en fin de vie. Il est croyant (peu importe la religion). Il prie. Sa Femme et ses enfants prient avec lui. C'est un dernier moment de partage de vie."
Compte-t-on aussi refuser à cet homme les derniers sacrements? lui interdire de prier avec un signe religieux?
La République semble oublier la définition de la laïcité. Les convictions religieuses sont libres, et non obligatoires bien entendu.
Ce dernier moment de vie, et les choix religieux (ou pas) qui l'accompagne, doit s'accompagner de droits et non encore d'une stigmatisation!!!
Pour rappel la constitution : http://sitecon.free.fr/Data/PDF/constitutionfevrier2008.pdf
Je m'interroge beaucoup chers Amis, sur ce gouvernement, qui affiche dans tous les médias, la visite de Sarkozy au Vatican.
Compte-t-on l'inclure dans le débat sur la laïcité ? ou bien est-il question d'une religion "sponsorisée" par Nicolas1er?
Bien à vous et merci pour ce très intéressant billet.
Le principe de laïcité ne s'applique pas au malade mais aux agents publics et au service public. Rien n'interdit à un imam, un prêtre ou un rabin de profiter d'uns ervice public. En revanche, s'il souhaite y travailler, il devra se conformer à la neutralité vestimentaire.
Des hopitaux emploient de prètres et comportent pour certains une chapelle ou des salles de prières.
Pour poursuivre cette réflexion, je me permettrai de citer quelques phrases de la "Lettre de Jules Ferry aux Instituteurs", sur la "Morale laïque", datée du 17 novembre 1883, et que l'on enseignait encore aux futurs instituteurs, avant leur sortie de l'Ecole Normale, après la seconde guerre mondiale (juste après le régime de Vichy qui avait supprimé temporairement ces "fiefs laïques" qu'étaient les E.N.!).
"Le législateur n'a voulu faire de vous ni un philosophe, ni un théologien improvisé. Il ne vous demande rien qu'on ne puisse demander à tout homme de coeur et de sens." (...)
"Vous êtes l'auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille ; vous parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l'on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu'il s'agit d'une vérité incontestée d'un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d'effleurer un sentiment religieux dont vous n'êtes pas juge." (...)
"Avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s'il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent dans votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce que vous allez dire ; si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, allez y hardiment, car ce que vous allez communiquer à l'enfant, ce n'est pas votre propre sagesse, c'est la sagesse du genre humain, c'est une de ces idées d'ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoins de l'humanité."
Ces principes ont été enseignés tant que cette génération d'instituteurs de l'après guerre ont exercé... puis, cela s'est perdu progressivement, avec les lois de "démocratisation" du système scolaire, (1959 et 1963), avec un recrutement des enseignants dans les classes moyennes ou, pour les femmes, dans les milieux "petits-bourgeois". Jusqu'alors, une large majorité d'instituteurs et institutrices étaient issue des classes modestes et pensaient l'école comme le seul moyen d'émancipation. Emancipation sociale, émancipation par rapport à la toute puissance de l'Eglise...
Cette fameuse lettre de J. Ferry aux instituteurs mériterait d'être connue et lue (dans son intégralité, je n'ai cité que certains passages ) tant elle contient de sagesse universelle, en ces temps troubles où l'on brouille toutes les cartes, où l'on redonne aux "Eglises" des droits qui leur avaient été enlevés de haute lutte... ces temps troubles où la Séparation de l'Eglise (des Eglises) et de l'Etat est en train d'être foulée aux pieds.
Laïcité égale respect, respect de l'Autre dans ses croyances et ses convictions (domaine du privé), respect du vivre ensemble quelles que soient nos appartenances, nos communautés, au profit d'une entité supérieure : la conscience de vivre dans un Etat laïque donnant à tous les mêmes droits et exigeant d'eux les mêmes devoirs.
C'est cela que nous sommes en train de perdre !
La lettre de Jules Ferry aux instituteurs est, en effet, à connaître. Elle a été citée plusieurs fois ici, dans le passé. De même que plusieurs discours de son adjoint, Ferdinand Buisson, réunis dans un livre qui a reçu le titre de LA FOI LAIQUE.
.
jpylg
Laïcité et Liberté ? Laïcité et Egalité ? Laïcité et Fraternité ?
Merci pour eux : remplacer régime de Vichy par régime Pétainiste.
Anne Nymmette bonsoir,
Votre commentaire m'interpelle, en effet, à l'hôpital se pose un cas de conscience que le malade soit mourant ou pas.
A mon avis, comme dans tout il faut de la souplesse.
Le sectarisme doit pas être la seule condition républicaine, bien au contraire, la république doit être généreuse et sociale, le respect des religions contenu implicitement dans cette loi, doit s'exercer à l'hôpital.
Si un malade souhaite un crucifix ou tout autre signe religieux lui interdire serait contraire aux respect des droits de l'homme, seulement ce doit être autorisé sans que cela nuise aux autres malades qui de religion différente verrait une atteinte à leur religion.
C'est là que se pose la difficulté dans le cas de la prière.
Pour ne pas heurter par un signe religieux ostentatoire les autres ocupants et le personnel de l'hôpital rien n'empêche que ce signe ou objet soit mis dans le tiroir de la table de nuit du malade, mais si le malade veut prier avec c'est une autre affaire.
Comment résoudre autrement que de mettre le malade dans une chambre seule, mais il faut que cela soit possible ce qui n'est pas toujours le cas de plus, il faut que ce soit autorisé par l'hôpital ?
Sans chambre seule pas de prières, sans autorisation pas de prières, on ne peut tout satisfaire.
Bien à vous,
Anido
L'haïe cité de Dieu aurait dit Renan à propos de saint Augustin.
Le principe de la laïcité est inscrit dans le Nouveau testament. Il serait intéressant de comparer avec l'islam et la religion juive.