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Laïcité: rétro-forums (Assemblée nationale 2004) : le pourquoi et le comment

1. laïcité et religion(s)

2. laïcité et séparation public/privé. De la neutralité confessionnelle de la République

3. : laïcité et Islam

laïcité et liberté

laïcité et école

la laïcité et la question des femmes

laïcité et histoire

laïcité et héritage colonial

laïcité et Islam

laïcité et intégration

laïcité et République

 

Le débat de 2004 sur le port du voile à l’école a fourni l’occasion aux députés de s’exprimer longuement et librement ( il n’y avait pas de consignes de vote dans les groupes parlementaires) sur leur(s) conception(s) de la laïcité.
Dans le billet précédent
[ La laïcité : ce qu’en disaient les députés en 2004. En guise de prélude à de nouveaux rétro-forums ], j’ai arrangé un texte « à ma façon », qui est en fait un montage de citations tendant à mettre en évidence la diversité des conceptions qui se sont exprimées et à faire ressortir ce qu’il faut bien appeler les « paradoxes de la laïcité ».
L’exercice était plaisant. Mais, dans le contexte actuel, il ne saurait tenir lieu d’analyse.
C’est pourquoi, fidèle à ma méthode (qui consiste à éclairer les débats actuels à l’aide de débats passés ) – et après les retraites, la sécurité, la bioéthique, je m’en vais proposer de nouveaux rétro-débats sur la laïcité.
Je le ferai sous forme de « rétro-forums » … comme si le débat d’Assemblée avait pris la forme d’un forum, d’un chat ou d’un fil de commentaire
Je vais tenter d’ailleurs de pousser plus loin cette logique :
ces extraits seront précisément attribués à un député et publiés sous la rubrique "Commentaires";
ainsi le lecteur qui voudra réagir à - ou prendre appui sur - tel "(quasi) commentaire" de député pourra ainsi actionner la touche "répondre";

Il sera également possible ( et, je suppose, intéressant ) d’établir des correspondances entre ce que dit tel(le) député(e) et tel billet ou commentaire (ou fil de commentaire).
C’est en ce sens que je parle de « rétro-forums partagés »
à suivre [ sous la rubrique « commentaires »] :
éléments de contexte

références du débat de 2004 (Compte rendu intégral)
autres références (Mediapart)

 

Tous les commentaires

Éléments de contexte


Le projet de loi no 1378 relatif à l'application du principe de laïcité dans les écoles, collèges et lycées publics
fait suite aux travaux de deux commissions
 :
la commission STASI (composée d’élus et d’experts)
la commission spéciale de l’Assemblée.
En fait le titre du projet de loi dépasse de beaucoup l’objet même du débat. Suite à un amendement socialiste, ce titre sera d’ailleurs changé et deviendra :
« Projet de loi encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics ».


Vote des députés

[ Source AFP]

La loi sera adopté par 494 voix (36 contre, 31 abstentions).
A l'UMP où le président du groupe Jacques Barrot a salué une loi "de clarification" et "d'apaisement", l'unanimité n'a pas prévalu. L'ancien Premier ministre Edouard Balladur s'est abstenu tandis que Christine Boutin (Yvelines) et Alain Madelin (Ille-et-Vilaine) ont confirmé leur hostilité au projet.


A l'UDF, 12 députés n'ont pas suivi les recommandations d'abstention de leur président François Bayrou. En revanche, 13 d'entre eux, dont M. Bayrou, se sont abstenus et 4 ont voté contre. Pour eux, la loi ne sera "pas applicable".

Du côté des communistes, les positions ont été aussi très diverses. C'est ainsi que pour mieux marquer son désaccord, le doyen de l'Assemblée Georges Hage, 82 ans, a suivi le déroulement du vote depuis les tribunes du public avec à ses côtés une jeune femme voilée.
Si certains communistes ont voté pour, la plupart ont estimé comme leur président Alain Bocquet qu'il s'agissait "d'une occasion manquée" de faire "une grande loi laïque".

Pour le PS, Jean Glavany a parlé d'une loi "nécessaire" en annonçant le "oui vigilant et exigeant" de son groupe car "le débat ne se résume pas à un problème ponctuel".

 

Mais l’intérêt de ce débat dépasse de loin la problématique qui a fourni matière au vote.

En ces temps que je dirais « bénis » s’il n’était question de « laïcité » … en ces temps, donc, où débattre voulait encore dire quelque chose à l’Assemblée, le « président Debré » a choisi de donner la parole à tous les députés qui le souhaitaient.

Cela donne :

21 heures 30 de débats et quelque 140 orateurs.

Bien évidemment, tous ne se retrouveront pas dans les rétro-forums à venir
( et ceux qui s’y retrouveront seront sans doute déçus – si par hasard, ils atterrissent sur mon blog ! – du caractère étriqué, réducteur d’une intervention puissamment méditée et vaillamment prononcée dans un hémicycle bien plus réceptif qu’à l’habitude !)
 

références du débat

Le lecteur intéressé pourra se reporter au
Document en vente à la Boutique de l'Assemblée nationale, qui regroupe l’intégrale des interventions.
Il est aussi possible de consulter les Comptes rendus intégraux de séance :
2è séance du 3 février 2004 :
compte rendu intégral
3è séance du 3 février 2004 : compte rendu intégral
1ère séance du 4 février 2004 : compte rendu intégral
2è séance du 4 février 2004 : compte rendu intégral
1ère séance du 5 février 2004 : compte rendu intégral
2è séance du 5 février 2004 : compte rendu intégral
Pour une vue d’ensemble du dossier
( historique, travaux des commissions, amendements, scrutin …) :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/laicite.asp#041378

Autres références (sur Mediapart)

Comme je l’ai dit pour les autres rétro-débats, ces textes n’ont pas la prétention d’épuiser le débat, mais seulement de le structurer – et, éventuellement, de proposer des éclairages un peu nouveaux.

C’est pourquoi j’indique ici quelques références d’articles publiés sur Mediapart :

Edition : Laïcité
( animée par Charles Conte )
Le « bêtisier de la laïcité » http://blogs.mediapart.fr/blog/stephane%40lavignotte.org

Les nombreux articles de jean_paul_yves_le_goff
(par exemple)
Observatoire chrétien de la laïcité, racines chrétiennes de la France, un détail oublié.
revue de presse: L'Express, les origines du christianisme et la laïcité [ et suivants]
Emile Poulat : scruter la loi de 1905

Laïcité et 6e République (Paul Alliès)
La laïcité lepénisée (Jean Bauberot)
L'islam? Vous croyez qu'on n'en débat pas? (Jean Glavany)
Islam, laïcité: un débat destructeur (
Khalid Hamdani)
L'Ump invente les «franco-musulmans» (Kamel Meziti )
L'imposture laïque (Didier Arnal)
Une certaine obsession de la «robe» dans l'Ecole laïque ( claude lelièvre )
et si vous préférez la vie en chanson Smileys:
Laïcité ! La mort du Bouc...
Par Christophe Ménager

je n'aime pas les faux débats du président de la République imposés/suscités pour faire diversion par rapport aux vrais débats de société qui intéressent nos concitoyens.

D'accord avec la définition de wikipédia : "La laïcité désigne la séparation du civil et du religieux dans l'État. L'adjectif laïque s'oppose d'abord à clérical. Pour les Républicains français de la troisième République, le cléricalisme renvoie, non à la religion, mais à la prétention du personnel religieux à régir la vie publique d'un État au nom de Dieu ou de croyances religieuses".

 

Que le débat de l'UMP soit un "faux débat" - je dirais même plus un débat "pervers" ! - c'est évidemment un de mes présupposés.

Si je profite de cette occasion pour lancer ces "rétro-forums", c'est un peu par opportunité - un effet d'accrochage en quelque sorte.

Mais la visée est beaucoup plus lointaine. Cela passe (entre autres) par l'avant - et l'après !- 2012 !

Peut-être qu'au terme de tous ces détours nous reviendrons à la définition "de fond" que vous donnez.

Mais dans "l'embrouillamini" actuel ( je crois que l'expression est de JP.Y.Le Goff), j'avais besoin de mettre à l'épreuve les évidences.

A suivre !

 

pour désembrouiller l'actuel, ma modeste contribution au rétro-débat :

http://blogs.mediapart.fr/blog/lincunable/210509/la-laicite-grande-oubliee-des-valeurs-europeennes

Un vrai travail de bénédictin, avec quelques verres de Chartreuse, ou de Bénédictine. Eaux bénites, oh combien salvatrices.

 

Amusez-vous bien.

Mais décidément, ces umpistes transforment tout ce qu'ils touchent en bâtons breneux. Qu'ils dégagent et vite !

S'ils tiennent tant à relancer un débat sur la laïcité, c'est bien sûr pour mieux l'étouffer, la modifier, l'éliminer.

Suite logique de cette prétendue "laïcité positive", comme s'il existait une "laïcité négative".

Ce qui est négatif, et sans rien à rattrapper c'est la présidence sarkosyenne.

 

Voir mon blog sur médiapart et quelques articles de mon blog maxangel.over-blog.com.

Le lien sur le deuxième blog ne fonctionne pas

référence de votre article sur Mediapart ++

LAÏCITE09 Février 2010 Par Max Angel

J'ai omis de créer le lien. Désolé !

Le recours à Google ou à tout autre distributeur se révèle indispensable.

Amicalement.

Denis Meriau part certainement d'une bonne intention quand il se lance dans cette grande rétrospective.

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Il est certain qu'une immense ignorance règne à propos de cette question et que l'ignorance est toujours le terrain qui permet aux manipulations de toutes sortes de s'exercer.

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Je suis flatté que Denis Meriau ait bien voulu évoquer quelques unes de mes interventions et je ne vois pas pourquoi il n'aurait dû citer que les miennes ; c'est donc également très bien que de nombreuses autres personnes soient également citées.

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J'ai cependant peur qu'une avalanche de références n'ait un effet dissuasif. L'information grand public n'a rien à voir avec un travail scientifique exhaustif. Des références en question, on pourrait très bien ne rien retenir.

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Paradoxalement, j'en évoquerais pourtant une de plus, assez récente, celle de Marc Andrault qui rappelait le rôle joué par Jack Lang en 1992 dans le protocole Lang-Couplet. C'est particulièrement éclairant. Ce qui est éclairant aussi, c'est que son intervention n'a rencontré aucun écho. Comme si, en réalité, il y avait volonté de ne pas savoir.

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http://blogs.mediapart.fr/blog/marc-andrault/180311/le-ps-et-la-laicite-vous-croyez-quon-peut-en-debattre

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Marc Andrault est, pourtant, à ce qu'il me semble, l'un des rares, sur ce forum, à vraiment connaître la question.

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Ce serait fausse modestie, de ma part, de cacher que je la connais aussi. A ce propos, je me permets de rappeler que, dès les premiers mois de Médiapart, j'avais signalé le manque d'intérêt de la direction de Médiapart pour le problème de la laïcité.

J'ai ré-activé ce fil, il y a quelques jours,(18/03/11) pour signaler qu'à l'époque, du moins, un journaliste s'en occupait, même s'il ne brillait pas par son compétence sur ce plan ; il est parti ; personne ne semble avoir pris sa suite, ni être en charge de la question.

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Le fil s'intitule : Médiapart et la laïcité.

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jpylg

Bien sûr, j'aurais pu citer bien d'autres contributions.

Au moment du débat sur les retraites - j'étais nouveau sur Mediapart, j'avais déploré le fait que les billets des uns et des autres n'étaient pas mis en valeur par Mediapart. Ce qui empêche toute accumulation, toute progression dans le débat d'idées.

15 Juin 2010
Quand les abonnés de Mediapart se saisissent de la question des retraites

Depuis, j'ai sans doute perdu quelques illusions et je me débrouille ... Par exemple, j'ai contacté par messagerie un certain nombre d'auteurs de billets sur la laïcité ... et certains se font leur pub ci-après. C'est très bien !

@ Denis Meriau,

vous m'avez moi-même contacté et je vous en ai remercie ; donc, ce ne sont pas des reproches que je vous fais; je trouve votre initiative très utile et de nature à combler certains manques structurels, peut-être plus ou moins voulus.

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Mais, personnellement, ce qui, à tort ou à raison, me semble autant voulu que cultivé, c'est l'ignorance. Si cela est vrai, la multiplication des références n'est peut-être pas la meilleure démarche possible.

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En existe-t-il une qui soit bonne ? Ce n'est certainement pas la mienne. La mienne est ce qu'elle est ; elle n'est pas bonne, mais c'est la mienne, elle consiste, s'adressant à des perroquets formatés, à se comporter en perroquet formaté.

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jpylg

Sur "le travail scientifique exhaustif" :

La forme que pourront prendre les "rétro-forums" n'a rien de scientifique.

Mais cela ne sous-entend pas qu'il n'y ait - en amont - un travail sytématique, exhaustif et méthodique ( scientifique ? ) de collecte et d'analyse des discours des députés.

Un travail de "bénédictin" comme dit Max Angel ...
... mais un bénédictin laïque ! Smileys

Le lien sur le billet de Mar Andrault ne fonctionne pas. Essayer :

LE PS ET LA LAÏCITÉ, VOUS CROYEZ QU'ON PEUT EN DÉBATTRE ? 18 Mars 2011 Par Marc Andrault

Article tout à fait intéressant. Il faudra y revenir quand on parlera de l'école

 

 

Sujet très inspirateur : j'ai commis, moi-même, 2 billets à ce sujet :

La laïcité racontée aux nuls partie 1 et partie 2.

C'était avant tout pour essayer d'y voir clair, et en complément de certaines lectures de blogs.

 

Etant donné que Denis Meriau a été un peu long, comme je l'ai déjà dit,je vais résumer comme je peux :

Ce qu'il faut surtout comprendre, c'est que, pour la France, le problème de la laicité commence avec Philippe Le Bel et le pape Boniface VIII en 1301.

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Pour Médiapart, cela commence avec Sarkozy et Benoit XVI, en septembre 2008.

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jpylg

"pour la France, le problème de la laicité commence avec Philippe Le Bel et le pape Boniface VIII"

Pourquoi? Que se passe-t-il en 1301 s'il vous plaît, qui soit aussi significatif qu'en 1905?

(car personnellement et probablement naïvement, pour moi la base de la laïcité c'est quand même de décréter la séparation des églises et de l'état?)

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" Que se passe-t-il en 1301 ?"

Mon cher Axel J,

 

Je ne vous le dirai pas ! Vous avez Wikipédia à votre service. Pour vous dire ce qui s'est passé en 1301 entre Philippe le Bel et Boniface VIII, il faudrait que je vous dise d'abord ce qui se passe en 800 entre Charlemagne et Léon III, et avant ça, ce qui se passe entre Constantin et Sylvestre en 325 et entre Théodose et Damase, en 381, cependant que vous ignoreriez toujours ce qui se passe en 1669 entre Louis XIV et Clément IX.

 

Je préfère vous laisser penser que tout commence en 1905, de même que Médiapart pense que tout commence en 2008.

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jpylg

Ça me va.

Il faut bien aborder un sujet de réflexion par un bout ou par un autre, n'est-ce pas?

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Absolument ! et les sottises qu'on lit sur Médiapart - surtout de la part de quelques-uns qui s'imaginent penser (il ne s'agit pas de vous) - ce n'est pas si mal que ça...

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jpylg

Oui. S'imaginer penser, c'est déjà quelque-chose. Ça va dans le bon sens. On doit y voir une sincère volonté d'échapper à la Dépendance. Car y voir un opium camouflé, ce serait céder au pessimisme, n'est-ce pas?

Chacun est propriétaire de son imagination. Mais il en est aussi la propriété.

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jpylg

@jpylg : Absolument ! et les sottises qu'on lit sur Médiapart - surtout de la part de quelques-uns qui s'imaginent penser (il ne s'agit pas de vous)

De qui parlez-vous svp ?

Je m'imagine penser et j'écris qq billets sur Médiapart, dois-je me sentir visée ?

"Nous sommes tous pétris de faiblesse et d'erreurs ; pardonnons-nous réciproquement nos sottises, c'est la première loi de la nature." (dictionnaire philosophique, Tolérance, section II - Voltaire)

En ce qui me concerne, je vous pardonne dès à présent, même votre suffisance.

 

.

@ Nihile

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dois-je me sentir visée ?

.

Nullement ! Je vise le populo, que je conchie, roulé dans la farine qu'il est, par les intellos. Et content de l'être.

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Vous vous prenez pas pour le populo, tout de même ? Mais puisque je vous tiens, je dois vous avouer que les pseudos me gênent, tout en reconnaissant qu'il s'agit aussi d'une liberté. Le problème de la liberté, c'est qu'il n'est pas difficile d'en faire mauvais usage. Cela s'applique aussi à la liberté de penser, à la liberté d'imaginer, à la liberté d'imaginer qu'on pense.

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jpylg

Mais je fais partie du populo !

quand au pseudo, ils sont parfois plus parlant et plus vrai que les vrais noms étant donné que j'ai pu vous prendre pour un beau marin breton !

Nihile est clair, non ? Et j'en fais ce que je veux, ne vous en déplaise.

Et vous êtes toujours aussi suffisant, mais je vous pardonne.

.

Et vous êtes toujours aussi suffisant, mais je vous pardonne.

.

Je trouve toujours amusant, ce tic de porter accusation et, dans le même temps, de pardonner à qui l'on accuse.

.

Comme c'est généreux. Comme c'est bienpensant.

.

Quant au populo, sans doute en faites-vous partie. Moi aussi. Mais vous n'êtes pas le populo. Moi non plus. Vous êtes une partie, très minime, d'ailleurs, du populo. Et le populo, n'est qu'une partie de vous. J'ose espérer qu'elle aussi est très minime et qu'elle pourrait aller toujours en diminuant. C'est la grâce que je vous souhaite.

.

jpylg

.

Ce n'est pas une accusation. C'est une constatation (et cela ne va pas en diminuant apparemment) qui se confirme par :

J'ose espérer qu'elle aussi est très minime et qu'elle pourrait aller toujours en diminuant. C'est la grâce que je vous souhaite.

Ce que vous espérez pour moi et me souhaitez m'est indifférent.

Nous reviendrons sur cette question dans

6_laïcité et histoire.

Elle est tout à fait déterminante.

Nous verrons en particulier la distinction que fait DUBERNARD sur … la « petite » et la « grande » laïcité …
(« La petite laïcité » est héritée des ardents débats qui secouèrent ces bancs de 1882 - avec Jules Ferry - à 1905, en passant par 1901 ;
la grande laïcité , elle, remonte à la nuit des temps
. » )

... "La nuit des temps" ...

Nous avons tout notre temps devant nous !

Prévenez moi un peu à l'avance pour la chartreuse et bénédictine svp que je ne rate pas ce moment là !

.

Ça m'a valu bien des ennuis de dire que je conchie le populo. Mais je persigne et siste !

.

jpylg

Attention Jean-Paul, de ne pas détourner ce fil sur la Laïcité, ou serait-ce que vous aussi, auriez la volonté d'empêcher d'y réfléchir que vous dénoncez tant?

La Fontaine, reprenant un vers d'Horace n'a -t-il pas dit avec une grâce inimitable :

Que j'ai toujours haï les pensers du vulgaire !
Qu'il me semble profane, injuste, et téméraire,
Mettant de faux milieux entre la chose et lui,
Et mesurant par soi ce qu'il voit en autrui !
(Démocrite et les Abdéritains)

Avec la justesse de discernement qui le caractérise, il ne dit pas comme son maître "je hais le vulgaire", mais "les pensers du vulgaire" et ça change tout !!!

.

Aucun problème, cher Axel J ! Vous êtes là pour alerter quand ce sera nécessaire.

.

jpylg

Alerter ne suffit peut-être pas dans certains cas !

Une question qui revient plusieurs fois
( dans les commentaires du précédent billet ou dans des réponses - non publiées - aux messages que j'ai envoyés aux contacts et à des gens que je savais intéressés par la question )
:

mettre un doigt dans l'engrenage de ces discours-là n’est-ce pas « accepter l’idéologie » ( d’une partie de ?) de l’UMP
et « renforcer les discours de l'adversaire » ?
éléments (provisoires) de réponse :
Sur l'identité nationale, j'avais préparé plein de choses ( pour lemonde.fr; je n'étais pas sur Mediapart à l'époque ) ; mais j'ai signé l'appel au boycott et j'ai tout rentré dans mes placards (dans mes répertoires, plutôt).
Là, ce n'est pas le même cas de figure. Ce n'est pas un "grand débat national" comme l'autre fois. C'est une initiative interne à l'UMP ... et qui va finir en eau de boudin ( aux dernières nouvelles, il y aurait deux heures de réunion !).
Ce n'est pas parce que l'UMP en parle qu'on ne pourrait (devrait ?) plus en parler.
Certains disent : il n'y a pas à en parler; il y a la loi de 1905. Point barre.
Là, c'est une autre histoire ... qui, justement,
mérite d'être discutée .

il faut boycotter tous les faux-débats sarkoziens, y compris celui-là. Qu'il pense à lui, ça le regarde mais qu'il ne nous oblige pas à penser à ce qu'il estime qu'on doive penser pour l'aider à faire avancer sa réflexion par flemmingite aigue de conchie-liculteur. On n'en veut pas des mardis de la laïcité (bravo Fillon) ou des lundis du défenseur des droits. Les droits se défendent tous les jours avec tout le monde comme la laïcité.

@ Lincunable.
Sans doute que vos remarques – et celles de quelques autres lecteurs potentiels ( en OFF/ par messagerie) ont eu une influence sur moi car j’ai décidé de reporter - mais seulement de reporter - la publication du premier rétro-forum à mercredi prochain. Et cela
pour ne pas interférer avec le "bide-débat" de l'UMP.
Mais comme je le dis plus haut :
« Ce n'est pas parce que l'UMP en parle qu'on ne pourrait (devrait ?) plus en parler. »
Je tenterai donc – quand même ! - de susciter un débat « mediapartien » ( « lilliputien » ? …)
En tout cas un débat « citoyen » qui renvoie le débat « sarkozien » au rayon des « objets trouvés » ( disons plutôt : des «objets perdus » … au sens de « causes perdues » !)

reformuler l'objet des faux-débats pour se réapproprier les vrais débats est à coup sûr une nécessité d'ordre publique comme vous l'expliquez parfaitement bien

Une étude exhaustive comme proposée peut reservir ! et être utile au populo.

Avec un chapitre spécial : PERLES car elles doivent foisonner !

(en final pour l'instant : laïcité et bid UMP annoncé.)

Défense classique et pascalienne du Populo: sa bêtise est souvent moins agressive que celle des "demi-savants" ;

Le problème étant que "populo" et "demi-savant", ce n'est écrit sur le front de personne et qui décide, qui trie, qui met à sa gauche les "populos" et au milieu les "moins bons" et à sa droite les "bons".

Et qui décide des décideurs ?

"Quis custodiet ipsos custodies ?"

faute de frappe ? "quis custodiet ipsos custodes" (une voyelle de trop)

Faute d'orthographe surtout Dona Flor, dûe à une mémoire défaillante de mes déjà lointaines années de latiniste non distingué !!!

Merci de la correction...

...

Gare à l'approche du Ier avril.

Intox ?

Provocation ?

Imbécillité ?

Et le croissant rouge qui oeuvre en parallèle avec la croix rouge, c'est de la patisserie viennoise ?

Il y a une manière polie et efficace de répondre aux délires de certains, c'est l'extrême politesse.

Pour rappel, cette histoire entendue, il y a bien des années de la bouche même de l'acteur principal :

Marcel Pagnol conduit sa voiture dans Paris et bien entendu, se fait apostropher par un chauffeur parisien qui l'agonit de tous les noms d'oiseaux et de "Connard, crétin, abruti, cocu ! Va apprendre à conduire..."

Pagnol descend sa vitre et calmement lui lance :"Monsieur, je ne vous crois pas !"

L'autre a immédiatement mis fin à ses vociférations.

 

Je suppose que la fameuse "prolongation du boulevard St Michel jusqu'à la mer" d'Alphonse Allais serait aussi étudié par le Maire de Paris avec "la plus extrême attention".

xx

Le débat sur le port du voile me semble un "cas d'école" (sans jeu de mots) permettant d'illuster un certain nombre de remarques générales faites sur ce fil et sur ceux auxquels il renvoie.

Sous des formulations qui peuvent varier, tout le monde admet que la laïcité vise à assurer l'égalité et la liberté de tous quelles que soient leurs convictions ou opinions philosophiques ou religieuses, ce qui implique la neutralité des pouvoirs publics ainsi que l'indépendance réciproque de ceux-ci et des "groupes spirituels" (cf. rapport Stasi). Cette conception s'appuie sur les textes de référence français : l'article 10 de 1789, le titre et l'article 1 de la loi de 1905 (qui énoncent des principes généraux avant de les appliquer plus précisément à "l'exercice du culte"), certains passages du préambule de la Constitution de 1946). Mais elle peut aussi se référer à l'article 9 de la Convention européenne de 1950 (repris par la Charte des droits fondamentaux) et l'article 18 du Pacte international sur les droits civiques et politiques adopté par l'ONU le 16 décembre 1966. La notion ainsi définie, à défaut du mot) a donc une portée internationale (cf. le livre récent de Jean Baubérot et Micheline Milot Laïcités sans frontières et l'entretien avec les auteurs dans Esprit de février 2011).

Des divergences légitimes peuvent surgir à propos de la mise en oeuvre du principe commun aux textes cités : les limites à la liberté d'exprimer des convictions ou des opinions ne peuvent être être fondées que sur la préservation de l'ordre public ou de la liberté d'autrui et elles ne peuvent être discriminatoires. Sur le premier point, il faut distinguer la sphère publique (la classe) de l'espace public (la rue, ouverte à tous) mais aussi, à l'intérieur de la première, les élus ou leurs salariés (ici les enseignants), et les usagers (les élèves).

Pour ces derniers, le législateur a estimé, en se fondant sur des témoignages, que les élèves voilées subissaient parfois des pressions ou qu'en arborant ce "signe ostensible" elles en exerçaient sur d'autres, implicitement désignées comme mauvaises musulmanes. Alors que la jurisprudence concernant la Convention européenne le permet, il n'a d'ailleurs pas étendu la mesure à l'enseignement supérieur, où l'argument aurait été plus fragile.

On a fait valoir qu'en incluant les croix et les kippas la circulaire d'application (signée François Fillon) visait seulement à occulter le caractère doublement discriminatoire d'un texte conçu à l'origine pour une religion et un sexe. Il se trouve cependant qu'il s'est appliqué à des garçons juifs (à la rentrée suivante les kippas ont disparu) et sikhs (des porteurs de turban ont été exclus). En l'occurrence, on ne peut donc adresser à la loi voulue par la majorité actuelle le reproche qu'encourt le débat qu'elle a entrepris sur la laïcité afin de stigmatiser l'islam.

 

 

 

C'est vrai que le contexte de 2004 n'a pas grand chose à voir avec ce que j'appelle le "bide-débat UMP" de ce printemps 2011.
Il y avait à l'époque une volonté "partagée" de débattre. Dans ce que l'on peut appeler, faute de mieux, la société civile. Et dans la classe politique, en particulier chez les députés.

Le débat a été d'une nature différente des débats législatifs habituels. Les interventions se suivaient sans interférence les unes avec les autres ( sauf quelques rappels de temps en temps ).

La partie normative a été expédiée en quelques amendements.

Dans les rétro-forums, je ferai quasiment l'impasse sur la question de l'interdiction du voile pour essayer d'aller "au fond".
Il s'agira de faire ressortir à la fois les lignes de convergence et les lignes de fraction ( les "divergences" comme vous dites ).
Et de voir comment elles s'organisent sur des registres tantôt partisans tantôt trans-partisans.

@ Marc Andrault

.

" En l'occurrence, on ne peut donc adresser à la loi voulue par la majorité actuelle le reproche qu'encourt le débat qu'elle a entrepris sur la laïcité afin de stigmatiser l'islam."

.

Je ne comprends pas bien votre dernière phrase : 1) quelle est cette loi voulue par la majorité actuelle ? 2) Vous pensez vraiment que l'intention de Copé et cie, avec leur idée de débat, est de "stigmatiser l'islam". Je n'en connais pas les dessous. A priori, j'aurais pensé qu'il ne s'agissait que d'une manoeuvre de basse politique électoraliste, comme le PS est parfaitement susceptible d'en faire.

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jpylg

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Je recommande vivement la vidéo du fil suivant :

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http://blogs.mediapart.fr/blog/adeline-chenon-ramlat/010411/burqa-du-premier-avri

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jpylg

@ JPYLG

La formule que vous citez est en effet peu claire ; dans mon esprit, il s'agissait de la majorité de droite (à dominante RPR puis UMP) au pouvoir depuis 2002, et de la loi qu'elle a voulue en 2004 (mais qu'a aussi votée la gauche).

Sur le second point, il me semble que la manoeuvre électoraliste dont la cible est l'électorat du FN implique la stigmatisation de l'islam. Le 3 mars, Copé a d'ailleurs annoncé un débat sur "la laïcité et la place de l'islam" ; c'est pourquoi des membres du gouvernement refusent de s'y associer.

 

PS : message AFP du 28/3 :

Le député UMP Michel Heinrich, successeur de Philippe Séguin à l'Assemblée nationale et à la mairie d'Epinal, a déclaré lundi à l'AFP "se poser de vraies questions" sur son maintien à l'UMP car il "en a assez" de cette "course derrière le Front national".

"Je suis totalement contre ce débat sur l'islam qu'on a ensuite transformé en débat sur la laïcité. Il faut l'abandonner car on donne encore l'impression de fustiger une communauté, après le débat très malheureux sur l'identité nationale", a estimé l'élu des Vosges, qui se dit proche du Premier ministre François Fillon.

"J'en ai assez de cette course derrière le Front national, une fois de plus. Cette stratégie a fonctionné" en 2007 pour la présidentielle "mais la ficelle est aujourd'hui trop grosse et plus personne n'est dupe", a-t-il dit. "Les gens préfèrent toujours l'original à la copie", c'est-à-dire le Front national à l'UMP, selon lui.

 

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