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«L’Etat UMP»… plus jamais ça

Bilan de cinq ans de déconstruction de l'Etat (3). Dernier volet de l'examen de l'appropriation de l'Etat par le pouvoir sarkozyste, le cas du Conseil économique, social et environnemental. Et des propositions pour un nouvel Etat.

La séparation des pouvoirs malmenée

Bilan de cinq ans de déconstruction de l'Etat (2). Le Parlement légifère et contrôle, en principe ! Sauf que les dérives du pouvoir exécutif ont conduit à faire de certains représentants de la nation des « associés », depuis 2007, du président de la République ou du Premier ministre. Ce droit d’exception n’est pas nouveau mais demeurait, auparavant, contenu ;

Bilan de cinq ans de «déconstruction» de l’Etat

De la présidence de Nicolas Sarkozy, dans sa relation avec l’Etat, que peut-on donc retenir ? Une déconstruction organisée et systématique, le pouvoir partisan investit les organes traditionnels, les déstructure, et réduit cette gouvernance à un Consulat dans lequel l’espace réservé au «gouvernement» devient misère.

Sarkozy réélu, parité en péril

Les élues et les militantes de l’UMP ne se sont guère émues, lorsqu’au début de cette année, leur parti a publié les investitures pour les élections législatives de juin prochain : la parité de candidature n’y était pas respectée, loin s’en faut.

Règne de la «Corbeille»: un regard historique

Extraordinaire hold-up d'une finance cagoulée, dont on aperçoit à peine les yeux cupides, pour faire main basse sur la démocratie! Et si l'on parlait, pour de vrai cette fois, d'effraction... car il s'agit bien d'une ingérence dans les affaires des Etats qui n'a rien de kouchnérienne!

Une croix très électorale

Le président de la République devrait (1) élever à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur un homme qui, voici 50 ans, a failli à son devoir de soldat de la République. Cinquante ans après le putsch des généraux et des colonels de l'armée d'Algérie –mais à six mois du premier tour de l'élections présidentielle–, le chef de l'Etat ne veut pas perdre une miette de cet électorat estampillé «rapatrié»

Une cohabitation en 2012?

A six mois du scrutin présidentiel, personne ne peut dire avec certitude qui l'emporterait en cas de duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Mais quel que soit le résultat en mai prochain, et depuis le basculement à gauche du Sénat, l'hypothèse d'un Parlement «vert-rose-rouge» en juin 2012 relève a minima du possible (1).

Le Sénat fait le premier pas

«Car si au dessus du gouvernement il y a le Sénat, au dessus du Sénat il y a la nation.» * Honneur à Victor Hugo et heureux présage pour mai 2012? Le suffrage universel indirect ayant bouté la majorité présidentielle –de peu, certes– de la gouvernance du Palais du Luxembourg, la nation peut rêver, en effet, en mai prochain, de surpasser le Sénat... et encore, avec plus d'assurance, d'imposer une totale alternance, à l'occasion des élections législatives de juin. (1)

Le courrier indésirable de Nicolas Sarkozy

On savait la représidentialisation de retour, après les années Fouquet's et celles des cliquetis dorés et des hochets... mais notre Constitution continuait de servir de dogme à la République. Une simple lettre diffusée le 26 juillet 2011 et adressée aux représentants de la nation change complètement la donne. La séparation des pouvoirs déjà malmenée depuis quatre ans vient de subir un coup de scalpel, comme jamais dans l'histoire de la Ve République... comme jamais dans l'histoire de nos institutions.

Les déchaînés

Ils sont deux aux extrêmes de l'insolence et pas très éloignés de la diffamation: le premier est professeur de médecine et député UMP, ayant, au demeurant, été membre fondateur de la «droite populaire» –même s'il s'en est éloigné depuis; le second est philosophe, comme bien d'autres, mais n'a pas écrit l'équivalent de la «Critique de la raison pure» ni «Les deux sources de la morale et de la religion».

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