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De l'or noir à l'or blanc : Paysans mineurs du Briançonnais

 

S'ils avaient pu se douter que leur vieille ennemie deviendrait un jour la providence de leurs descendants... Tant de souffrances, tant de luttes que rien ne laisse deviner quand on arpente, distrait, la sublime carte postale...

Pour les chanceux qui ont parfois le plaisir de goûter aux joies de la glisse, le paysage hivernal de montagne est un terrain de jeux, aménagé à grands frais. Des équipements toujours plus sophistiqués à disposition, du matériel de plus en plus performant, et si tout va bien un rayon de soleil en prime.

C'est la ruée saisonnière vers des horizons blancs aux contours adoucis. Celle qui encombre les gares, sature les autoroutes. Suscite les commentaires « marronniers » des journalistes-télé. Et agace les non-pratiquants.

On lit déjà les retours courroucés : quoi ? L'apologie du massacre environnemental ? La promotion des intérêts avides des faiseurs de fric au forfait ? Et la défense des pauvres, des exclus, de ceux qui n'ont pour horizon de loisir que le fond du parc voisin ? On y vient. Patience

 

. Un petit tour en Briançonnais d’abord.

Les Alpes du Sud. Du blanc, du bleu, du soleil souvent. Des rencontres chaleureuses au hasard d’un séjour pas du tout prémédité qui file un coup de cœur pour longtemps. Eté comme hiver. Arpenter en tous sens un espace si magique constitue un privilège. Il faut approfondir les échanges pour comprendre un peu les codes, visibles ou non, de cette terre qui accueille désormais à bras ouverts. Et l’on découvre derrière le dépliant touristique une histoire tourmentée et douloureuse, dont les marques, encore visibles si l’on est attentif, sont les témoins d’un passé de souffrances.

 

Comment ces hommes et ces femmes d’hier auraient-ils pu penser que ce qui leur était le plus difficile à combattre, la neige, serait un jour la seule chance pour leurs arrière-arrière-petits-enfants de rester au pays ? C’est la question finale que pose un très touchant essai « Les Paysans-Mineurs du Briançonnais », écrit en 2005 par Henri Chancel, ancien instituteur et héritier d’une lignée de mineurs, au Monêtier et alentours.

 

De mineurs. Sur la côte d’en face. Celle où l’on ne va pas l’hiver (les remonte-pentes garnissent le versant Sud de la vallée de la Guisane) et pas tellement l’été (le plein soleil y fait exploser les roches et les pierriers compliquent la progression sur les hauteurs).

Car cette région regorgeait de charbon. Regorge encore de charbon. On en a abandonné l’exploitation lorsque les choix énergétiques du pays, à l’orée des années 60, ont conduit à fermer tout ce qui n’était pas rentable. Mais le stock est encore impressionnant, même si son accès poserait d’immenses problèmes techniques.

 

Et il faut lire ce que fut leur vie. Un long, long combat pour ne pas quitter la terre-mère, nourricière avare et ingrate.

L’essai aborde tous les aspects de la « vie d’une communauté montagnarde aux XIXe et XX e siècles à travers un exemple familial », sous-titre de la première partie, puis « L’exploitation minière dans le Briançonnais » . De nombreux documents illustrent le propos, nous rendant proches ces paysans-mineurs. Gédéon époux de Marie, Jean-Baptise époux d’Alphonsine, et André… et tous les autres.

 

André, c’est le « père ». L’un des derniers.

 

« Depuis 1962, la médecine du travail a informé André qu’il est atteint par la silicose. Le rapport a même précisé qu’il ne devrait plus travailler au fond. Mais le patron lui a dit : « Du travail au jour, tu sais bien que je n’en ai pas. Alors tu fais comme tu veux. Ou bien tu continues au fond. Ou bien tu quittes la mine. »

André a encore un enfant à charge et puis, allez chercher du travail à cinquante ans. Il se dit donc qu’il va essayer de tenir encore cinq ans, jusqu’à l’âge de la retraite, après on verra bien. Il ne pourra pas atteindre le but qu’il s’est fixé. Au bout de trois ans, après être allé à la limite de ce qu’un être humain peut exiger de son corps, il doit s’avouer vaincu par la maladie…. Il s’éteindra le 12 mars 1970 âgé d’à peine 58 ans. Ce jour-là, j’ai vu le docteur qui le soignait depuis le début se retourner et essuyer une larme. Il savait ce que cet homme avait supporté de souffrances avant de finir ainsi ; cet homme qui sa vie durant avait répété à ses enfants : « Vous ferez n’importe quoi mais vous ne ferez pas le même métier que moi ! »

 

Son fils traité de « petit péquenot » au lycée lui rend hommage d’une bouleversante manière.

 

Il faut bien mesurer concrètement ce que ce paysan-mineur signifie: il veut dire exploiter une ferme et travailler à temps plein à la mine. Parfois deux journées en une et quelles journées… Ainsi au moment des récoltes, tel galérien demande-t-il à travailler en équipe de nuit à la mine pour pouvoir assurer aux champs le jour…

 

« Retourner au charbon »

Le calvaire d’André, au moment où les Charbonnages de France achèvent l’exploitation (et accessoirement les exploités), n’est toutefois pas comparable à celui vécu par ses ancêtres aux mêmes lieux.

 

On sait dès le XVIIIe siècle ce que le sous-sol renferme. On a exploité très tôt toutes sortes de minerais dans cette région : graphique, fer, cuivre, plomb argentifère. Mais toujours dans des conditions acrobatiques et avec des moyens dérisoires. Pour des gains improbables.

 

C’est à la suite des déboisements massifs du XIXe siècle, véritable catastrophe écologique, que le charbon va devenir « avantageux » pour d’autres usages que le chauffage des casernes. Les paysans habitués à tirer leur subsistance d’une terre rétive, parfois jusqu’à 2000 mètres d’altitude, vont progressivement se tourner vers l’extraction du « charbon de terre ».

 

Ils doivent acheter leur droit d’exploitation de « mine paysanne » (ce n’est qu’après 1918 qu’ils passeront sous le contrôle de patrons). Ouvrir les galeries et les veines à la « poudre » (les plus aisés), à l’outil (pour la majorité). Arracher des heures durant, dans des couloirs pas étayés (bois d’étai trop onéreux), les deux ou trois cents kilos qu’il faudra ensuite redescendre arc-bouté sur le traîneau, la « ramasse », équipé de chaînes dérisoires, destinées à éviter l’écrasement en cas d’emballement dans les pentes. Ceci par tous les temps. Dont le plus terrible : la neige.

 

Un équipement rudimentaire, les pieds enveloppés de chiffons, il faut partir au matin encore noir, lesté d’une soupe et de pain pour la journée. Se hisser avec les raquettes, la « ramasse » en équilibre sur les épaules, jusqu’à l’exploitation, par des chemins toujours à retracer, trois ou quatre heures de marche. Une ou deux pour les plus chanceux. Travailler comme une bête et redescendre en risquant sa vie pour s’écrouler vidé de fatigue et abruti de souffrance. Et par la suite, à jour fixe, descendre vendre à « la ville », aux bourgeois de Briançon, le fruit de leur labeur inhumain. Contrôlé par une administration sourcilleuse qui, si elle n’organise rien, se soucie de l’attribution des parcelles et de leur produit financier.

 

Des documents en attestent : on fait la liste des coups de grisou et des pertes humaines. Avec méthode. Comme toujours en matière administative. Gare aux négligents dont on peut prouver qu’ils ont bafoué telle ou telle règle de « sécurité ».

On peut rendre hommage à ces montagnards qui ont su préserver malgré tout leur terre de la prédation capitalistique : ils sont pratiquement toujours restés maîtres du terrain, utilisant au mieux des lois d’attribution toujours plus contraignantes. En effet, selon le Code Civil, la charbonnière, c'est-à-dire les travaux effectués par les paysans pendant l’hiver, est considérée comme un bien immeuble et non comme une activité industrielle et commerciale. Elle leur appartient donc en propre, parfois en se groupant pour que le bien soit « communal ». Ceci en contradiction avec la loi initiale de 1810.

 

Un grand sujet d’étonnement pour l’auteur de l’essai : les jeunes gens de la région sont nombreux à ignorer cette histoire douloureuse. Que leurs ancêtres ont écrite en souhaitant ardemment qu’elle ne se réplique pas d’une génération à l’autre. C’est l’exploitation de l’or blanc qui a permis d’exaucer leur souhait. Le travail (pas pour tous hélas, mais pour bon nombre) dépend désormais de l’ennemie d’hier. Comment ne pas se réjouir pour eux, tant que les impératifs de rentabilité des groupes qui accaparent désormais son exploitation « par délégation » ne tuent pas la poule aux œufs d’or… On en viendrait vite à l’analyse des choix politiques mais c’est un autre sujet.

 

Je ne peux plus, hiver comme été, prendre les chemins de cette petite station restée très « village » (pas de snobisme là dedans, ça sent encore le fumier de vache dans les rues du centre quand les agriculteurs changent les litières des bêtes, et c’est très bien comme ça) sans jeter de temps en temps un coup d’œil aux pentes qui le surplombent. Hommage aux lutteurs. C’est bien de lutte ouvrière qu’il s’agit.

 

Merci à Jean-Pierre Thomas qui m’a mise sur la piste de ce poignant témoigage d’Henri Chancel, son parent, rencontré au cours d’une très chaleureuse veillée (contes, sabots, danses et chants traditionnels), de celles qui n’attirent pas le tourisme mondain. Mais qui réjouissent le cœur et l’esprit.

 

Vous reprendrez bien un p’tit génépi pour la route ? A pied forcément, vu la hauteur de neige ce jour-là.

 

Tous les commentaires

"Merci à Jean-Pierre Thomas qui m’a mise sur la piste de ce poignant témoigage d’Henri Chancel, son parent, rencontré au cours d’une très chaleureuse veillée (contes, sabots, danses et chants traditionnels), de celles qui n’attirent pas le tourisme mondain. Mais qui réjouissent le cœur et l’esprit."

 

Merci Dianne, vous même vous faites partie de ces bonnes rencontres que l'on ne regrette pas en déambulant un peu au hasard sur Médiapart... je vous le dis d'autant plus à l'aise que j'ai du mal à me remettre d'une autre promenade que j'ai faite toute à l'heure, mal m'en a pris, alors que d'habitude je ne visite pas les billets d'auteurs qui m'ont semblé à un moment ou l'autre excessifs dans leur expression. Dans le cas présent, plutôt que voir scintiller les mille couleurs attendus de la gemme dont l'auteur porte le nom, j'ai cru survoler au-dessus d'un nid de coucou... Curieuse colonie humaine que la nôtre, et pourtant nous sommes tous des aventuriers de cet espace, dur, dur d'accepter et de regarder le miroir qui nous tend notre pauvre condition humaine.
Pour revenir à vos apports à vous, Dianne, boulimique de lecture et culpabilisant de ne pas arriver à tout suivre, j'apprécie énormément le choix ainsi que les comptes-rendus que vous nous faites.

Merci vraiment chère JNSPQD. Les rencontres précieuses se font souvent sans qu'on s'y attende.Mais certains cercles "fraternels" sont plus propices que d'autres.Clin d'oeil

L'histoire de ces gens m'a profondément touchée car son côté "secret de famille" montre à quel point la pudeur a joué son rôle dans cette affaire de "non-transmission" aux jeunes générations. Souffrir en faisant tout pour que ceux qui viendront souffrent moins...

Je garde le souvenir d'un échange sur d'autres réseaux, en 2003. Un syndicaliste de Loire-Atlantique nous avait transmis un trac d'un syndicat de police (ben oui !) qui lançait en manière d'avertissement "Serons nous la première génération à laisser à nos enfants un héritage social diminué ?"

On y est... Quand je pense aux Briançonnais, il m'en vient un sentiment de honte pour le "collectif".

Avons nous donc si peu à défendre tous ensemble que nous ne trouvons pas les moyens d'abattre les puériles barrières dogmatiques qui servent de colonne vertébrale à quelques uns ? Je ne parle pas de convictions ! Je parle de quantièmes de pouillèmes de cheveux sur les oeufs.

Et de chicayas débiles pour qui a dit quoi, quand et à qui... Le mauvais rétroviseur pour de mauvaises causes.

Allez, je continue. Sur la table "Le livre des passeurs". Je vous en reparle bientôt. Je suis carrément "assise" tant la matière en est dense et le sujet brûlant... Sourire

Continuez comme ça, vous m'épattez !

 

J'oubliais

Les Paysans-Mineurs Du Brianconnais par Henri Chancel

Editions du Fournel (coll. Histoire & Patrimoine) - 2005 160 pages - 14,50€

Merci Dianne pour cet hommage aux paysans mineurs, que je découvre, grace à vous.

Et cette terre fut le théatre de "révoltes" silencieuses mais fort efficaces. Voir "La République des Escartons" ou les "exemples d'Etat minimum". La féodalité battue en brèche de bonne heure !

http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/2002-1.html

Extrait

"Dans ces lieux inhospitaliers, difficilement gouvernables par un pouvoir central, les municipalités avaient peu à peu pris le pas sur les féodaux. Tous les ans, à la Chandeleur (le 2 février), les chefs de famille du village se réunissaient pour désigner leur "consul". Un notaire ou un avocat circulait auparavant dans les familles et interrogeait discrètement les chefs sur les candidats possibles. Celui qui avait le plus de voix était désigné, quelquefois à son corps défendant. Mais il ne pouvait refuser. Il devait même déposer une caution de 200 écus - restitués avec intérêt à son départ - car il était responsable sur ses deniers du recouvrement de l'impôt et de l'excédent des dépenses sur le budget prévisionnel ! S'il avait moins de 25 ans, même marié, son père devait le cautionner. En contrepartie, il disposait de pouvoirs étendus et ses décisions étaient rarement critiquées.

Immense plaisir que de lire ce billet, et toujours immense plaisir à te lire Dianne.

Tu me donnes envie de te suivre un jour dans ce Briançonnais que je ne connais pas. On marcherait, et puis on regarderait la côte d'en face, sans rien dire... Et on imaginerait.

Les montagnards ont souvent des histoires douloureuses, et une Histoire pleine d'émotion, de dureté de la vie et de mort précoce sous le labeur harrassant.

Si je puis me permettre, un très beau livre qui doit ressembler à celui que tu nous décris si bien : " Les Pommes Noires " de François Martaine. La vie et les combats de Paulus Chan Coline et des siens, vosgiens d'il y a cinq cent ans.

Les famines, les disettes, la peste et les hivers assassins.... et les premières patates.

Et ce n'est pas par hasard si je vous parle de ce livre, et des Vosges, parce que nos petites stations de ski (familiales et très "villages" comme tu le dis si bien Dianne) ont été tracées dans les massifs par des paysans-ouvriers qui ne voulaient pas que leurs enfants connaissent la même vie de misère qu'eux dans les filatures ou les mines d'argent du versant alsacien, avant et après s'être occupé des vaches, de la basse-cour, et du maigre champ de patates.

On mourait jeune dans les montagnes, qu'elles soient alpines ou vosgiennes.

Oui, on mourait jeune....

Tu es immortelle !

 

Ah ce serait bien, on longerait la Guisane, vers le Lauzet. On se ferait une petite étape à la Maison du Parc des Ecrins. On se glisserait du combustible pour la suite, à la terrasse de chez Finette et hop ! Un bâton après l'autre, on se terminerait la boucle en revenant par le haut, pour ne pas en perdre une miette. On regarderait voler des gypaètes barbus... Ce s'rait bien.Tranquile

Tu verras, ce s'ra bien.

Et on fera tout comme tu dis. Sourire

C'est là... Et tout autour

Merci à toi Jean Pierre !

Moi aussi je suis fils de mineur mais sur Carmaux (81) pas la même histoire sociale, politique, économique mais mêmes résultats !

Moi aussi je suis instit mais a 1 an du "picotin d'avoine"

J'ai la chance d'avoir encore papa qui lui vient des Abbruzes qui lui aussi a sorti en douce du charbon du fond afin d'éviter que les gardes ne le trouvent il l'a caché au plus profond de ses poumons.

Lui aussi remontait du fond avec ses jolis yeux cernés par un délicat Rimmel poussiéreux qui s'infiltrait sous les paupières.

Lui aussi avait de jolis tatouages lors de ses nombreuses blessures puisque la minuscule poussière de charbon qui elle aussi s'infiltrait dans les plaies.

Merci à toi Jean Pierre et bon courage pour la suite

Laurent

Un ami résidant dans la région en ses jeunes années souligne que l'exploitation des mines à Carmaux se faisait sous la férule d'un patronnat qui se revendiquait parfois "socialiste". Un cruel adage circulait à ce sujet "Socialiste carmousin, tout pour moi, rien pour le voisin"... De quoi faire encore réfléchir sur la pureté supposée de pratiques du bon vieux temps...

Merci de votre témoignage...

BONJOUR

merci de m'avoir fait connaitre les paysans mineurs des Htes Alpes

je vais me le procurer et puis peut etre relire la trilogie de Jean Pierre Chabrol l'ecrivain cévenol qui parlait aussi dans La Geuse, L'Embellie et puis un 2e roman des mineurs paysans cévenols!!!!

Bruno

Merci à vous d'être passé ici ! Si l'on regroupe votre conseil et celui de Néfertari, nous avons de la lecture sur le sujet pour un moment. Sourire

Un tour de France de la sauvagerie engendrée par les besoins de "développement"....

 

Ne pas oublier de frapper chez les Bonnardel au Monnetier (Rose est morte il y a 4 ans...), ni, l'été, de gagner Vallouise par l'Eychauda pour poser un genou à l'église avant le genépi d'en-face...

Que j'aime ce coin, où j'ai skié, grimpé et contemplé. Rentré chez moi, je continue à l'apprendre dans les livres de René Han...

Pas eu le courage de redescendre sur Vallouise mais je suis allée cet été jusqu'à l'Eychauda ! Un peu chahuté, par les travaux de remise en état des installations d'hiver, cette année. C'était plus zen en 2009 ! Retour par le GR54, les genoux sous le menton à l'arrivée... Ça s'mérite !!!

 

Merci pour les tuyaux !Clin d'oeil

 

 

 

 

 

 

Crête des Lauzières

Merci Dianne de ce témoignage,

Ma famille a aussi son histoire avec les mines , la branche maternelle, une arriere arriere grand mère fille adultérine d'un maitre de forges de de Decazeville et de sa bonne mariée par ce maitre de forge a son meilleur ouvrier constructeur de cheminées de puits de mines afin de lui assurer un avenir, ma mère est née au vigan dans le bassin minier d'Alés ou les derniers puits de mines du massif central ont été ouverts.

Passionantes ces histoires et soyons certains que nous n'aurons pas cette chance de laisser aux notres des traces de vies aussis passionantes.

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