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Lire Délivre
Pub. Une fois n'est pas coutume. Je viens de tomber sur un arrivage particulièrement goûtu à l'hyper du coin (et oui, les p'tits commerçants sont partis sur la côte !). Rayon librairie qui pour une fois mérite son nom, une gondole qui a une bonne tête. Voire même une tête classieuse.

La collection "Lire Délivre", éditée par Yvelinédition, présente un solide fond classique : tous les indispensables de Voltaire à Emily Brontë, en passant par Rousseau et Mark Twain.
Présentation soignée, couvertures photo, noir et blanc élégant, prix modique (de 3 à 5 €). De quoi refaire le stock s'il a été dispersé au cours du temps.
Et surtout de quoi donner envie : le style "polar" de la présentation s'accorde fort bien avec le "Traité sur la tolérance" par exemple.
Espérons que les jeunes générations (on est en plein boum du matériel scolaire) vont mordre à l'hameçon...


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Et imprimé en France, pour faire bonne mesure !
belle initiative!
A ne pas manquer et à offrir à tous les indignés (Il est dédicacé à Stéphane Hessel)
Et quels auteurs ! Un indispensable petit kit de survie à l'usage des néo-lutteurs (et des anciens aussi) :
Etienne de La Boétie (Discours sur la servitude volontaire)
Denis Diderot (Lettre à Landois)
Paul-Louis Courier (Lettre à Messieurs de l'Académie des inscriptions des belles lettres)
Victor Hugo (Napoléon le petit)
Emile Zola (J'accuse)
CNR, à la mémoire de Jean Moulin (Programme du CNR)
aime bien vot' titre ! Il faudrait envoyer le Contrat social à Mariani et plus encore le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes.
Le titre est celui de la collection. Il m'a semblé fort judicieux, très "parlant".
Pour le Contrat Social, ne serait-ce point perdre son temps ? Il y a belle lurette qu'il a fait des cocottes en papier avec les bonnes feuilles...
Merci de l'info. Même si je n'aime pas acheter mes livres ailleurs que dans ma librairie
Tout à fait d'accord avec vous. Juste une occasion d'attirer vers l'excellence des passants qui pourraient être séduits par le souci esthétique de la mise en oeuvre. C'est une des façons d'entrer en amitié avec une oeuvre. Le côté bel objet compte aussi pour un livre. J'aime bien ma muraille de "poches" mais quel plaisir de tomber dans une brocante sur un exemplaire numéroté sur papier vélin des poèmes de Louise Labé, datant de 1947. Mon petit souvenir de Lille, outre la visite au Furet du Nord.
Euh 1947 pour l'édition en question. 1555 pour les poèmes !
Et lire, ça délivre, vrai...
Dans "le" Louise Labé, je recopie l'épitre dédicatoire à Madamoiselle Clémence de Bourges, lionnoize
Estant le tems venu, Madamoiselle, que les severes lois des hommes n'empeschent plus les femmes de s'appliquer aus sciences et disciplines, il me semble que celles qui ont la commodité doivent employer ceste honneste liberté, que notre sexe ha autrefois tant désirée, à icelles apprendre, et montrer aus hommes le tort qu'ils nous faisoient en nous privant du bien et de l'honneur qui nous pouvait en venir... je ne puis faire autre chose que prier les vertueuses Dames d'eslever un peu leurs esprits par dessus leurs quenoilles et fuseaus... l'estude laisse un contentement de soi qui demeure longuement..."