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Que deviennent nos métiers ? Comment et à qui en rendre compte ?

Que deviennent nos métiers ? Comment et à qui en rendre compte ?

Journée organisée par l'Appel des appels

Samedi 14 avril 2012
9h-18h30
Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, 75011 Paris

 Le nombre de participants étant limité par la capacité de la salle, il est demandé de s'inscrire préalablement par mail ([email protected])

Argument

Demain, quelle que soit la majorité politique qui gouvernera notre pays, nous serons face à un défi : comment rendre compte démocratiquement de la valeur de notre travail ? Comment rendre compte de l'utilité sociale des métiers de l'éducation, du soin, de la justice, du travail social, de la recherche, de la culture, de l'information ?

Comment faire pour que ces pratiques professionnelles soient à la fois plus humaines et plus efficaces ? Comment faire pour qu'elles puissent participer au bien commun, à la construction de la démocratie et à l'émancipation sociale et culturelle ?

Les procédures d'évaluations installées depuis plus de vingt ans ont vécu. Elles ne sont ni rentables, ni humaines. Par la fragmentation aberrante des actes professionnels et l'emprise de la notation, ces dispositifs ne servent qu'à légitimer la régression et la soumission sociales.

Face à ce bilan, demain, comment rendre compte de nos pratiques et de leurs transformations ? Quels dispositifs, quelles institutions devraient se mettre en place pour améliorer les services rendus aux citoyens ?

Présentons et analysons nos pratiques et nos résistances, confrontons nos propositions, y compris sur le terrain de l'évaluation, construisons ensemble cette « humanité qui n'existe pas encore, ou à peine ».

Programme des rencontres du 14 avril 2012

9 h Accueil des participants
 
9 h 30 Introduction (Roland Gori)
 
10 h / 13 h Demain, comment rendre compte de nos pratiques professionnelles ?

Table ronde avec des professionnels des secteurs concernés et des invités du monde politique, associatif et syndical.

14 h 30 / 18 h Forum des propositions
 
18 h / 18 h 30 Perspectives pour les journées à venir
 
Journées suivantes prévues les 7 juillet et 20 octobre 2012 ; le 5 janvier 2013.

Tous les commentaires

12/03/2012, 13:42 | Par profil_inactif_28112

Oui c'est vrai, et le gosse de 8 ans qui allait à la mine dans les années 1890, qui va le rétablir dans sa dignité, voire verser des fonds compensateurs à sa descendance ?

Et Pierre Bergé, maintenant qu'il a lâché Ségolène Royal, que devient son métier de mécène absolument désintéressé ? Doit-il prendre contact avec François-Marie Banier ?

Et Ziad Takkiedine, objet d'une intéressante interview dans le dernier "Marianne" dans laquelle il indique que la France aurait joué un double jeu sur la Syrie à partir de 2010 sous la houlette de Bernard Squarcini, que devient-il alors que les commissions des intermédiaires se précarisent de plus en plus ?

 

12/03/2012, 16:05 | Par dianne en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 12/03/2012 à 13:42

Vous vous y êtes repris à trois fois pour produire cet indispensable et si pertinent commentaire ? Sourire

12/03/2012, 16:08 | Par profil_inactif_28112

Attention Dianne, vous êtes en train de m'évaluer de manière non-humaine, mine de rien Sourire

12/03/2012, 16:24 | Par dianne en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 12/03/2012 à 16:08

Meuh non... Impossible de trouver une "grille" pour une contribution aussi complexe ! Sourire

 

13/03/2012, 10:43 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 12/03/2012 à 16:24

+++

13/03/2012, 10:42 | Par JJMU

Jef Duval, technicien clientèle ERDF-GRDF, n'a pas procédé à plusieurs interventions de coupure d'énergie par compassion. Il risque de perdre son emploi.

"Il s'appelle Jef Duval, il a 23 ans (...) et il est aujourd'hui sur le point de se faire licencier". Motif ? Ce technicien clientèle depuis 2008 au service commun d'ERDF-GRDF à l'agence d'Arcueil n'aurait pas procédé à la coupure de clients en défaut de paiements lorsqu'il estimait que leur situation était trop précaire (cf. communiqué de la cgt : http://www.cgt.fr/Jef-ne-servira-pas-d-exemple.html)

"1245 coupures non paiements ont été programmées entre le 1er juin et le 31 août sur la seule agence d'Arcueil", note le communiqué. Pendant cette période, Jef Duval a réalisé 482 interventions. La direction lui reprocherait de ne pas avoir posé 5 SMI (service minimum, la dernière étape avant la coupure en cas de non paiement), de n'avoir pas procédé "à 3 coupures d'électricité, 3 mises hors service gaz et 5 coupures non paiement gaz".

"Vous avez volontairement dissimulé le fait que vous n'aviez pas réalisé ces tournées et que les gestes techniques demandés n'avaient pas été effectués." peut-on lire dans le détail des faits reprochés à l'agent, que le syndicat rejette.

"Comme bon nombre d'agents, Jef Duval porte beaucoup d'attention sur ces situations de précarité auxquelles il doit faire face tout au long de sa journée de travail", justifie le communiqué.

Le jeune homme confiait son émotion, au souvenir d'une intervention à
Malakoff (92) à France Info jeudi matin. "Quand cette personne m'a ouvert, il y avait des cafards sur sa porte, deux enfants dans ses bras, trois autres assis par terre, je ne pouvais pas couper, je ne pouvais pas..." Le SMI donne un répit de 15 jours aux clients précaires, mais avec une puissance maximale de 1000V, ce qui équivaut à 3 ampoules allumées et un chauffage d'appoint.

"Jef ne servira pas d'exemple", affirme le communiqué de la CGT. "Les faits reprochés [à l'agent] correspondent simplement aux aléas du métier de techniciens clientèle qui ont encore une conscience civique et une morale".

Pétition
contre le licenciement de Jef Duval :
http://www.fnme-cgt.fr/pages/signe_petition.php?mess=ok&id_pet=26 http://www.fnme-cgt.fr/pages/signe_petition.php?id_pet=26

13/03/2012, 14:44 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de JJMU le 13/03/2012 à 10:42

Jef Trucmuche ne pouvait pas payer la facture, avec ou sans l'aide de la CGT ? Il fallait absolument que ce soit le contribuable ?

13/03/2012, 15:12 | Par JJMU en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 13/03/2012 à 14:44

Vous, dès que vous voyez le nom d'un syndicat, faut que vous voyiez à ce point là rouge que ça vous empêche de voir les luttes des êtres humains au milieu des groupes auxquels personne ne peut échapper sauf à rester isolés et perdants, perdus. Ça vous plaît tant que ça les sacrifices inutiles ?...

Derrière vos sarcasmes, je devine une sorte de désespérance à trouver la moindre issue, car rien ne saurait être assez pur, assez désintéressé, assez parfait à vos yeux.

Jésus une fois, ça suffit.

Boddi maintenant, ça va, le ridicule à ce compte-là, ça fait mourir de rire, à la fin !

Si vous vous en sentez tellement l'étoffe, cher Boddi... sacrifiez-vous donc entièrement "pur" à votre cause (cause à laquelle je n'ai pour ma part jamais rien compris).

Jean-Jacques M’µ

13/03/2012, 19:21 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 13/03/2012 à 15:12

Jef Duval n'était pas en défaut de paiement, il était le technicien chargé des basses oeuvres. Faut tout bien lire, Boddi.

14/03/2012, 11:57 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de dianne le 13/03/2012 à 19:21

Certes, Dianne, mais à partir du moment où Jeff Duval se substitue aux pouvoirs publics pour décider qui a droit ou non à l'énergie gratuite, pourquoi ne paierait-il pas, et/ou le cas échéant son syndicat puisque ce dernier soutient cette action ?

14/03/2012, 12:52 | Par dianne en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 14/03/2012 à 11:57

J'aime bien le côté shadok de cette démonstration "logique"...Sourire

13/03/2012, 14:10 | Par samines

C'est peut-être un hasard, mais autant j'entends beaucoup parler de chômage et donc d'emploi, autant j'entends peu parler du Travail et de son corollaire : l'utilité sociale.

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A droite comme à gauche.

13/03/2012, 14:40 | Par JJMU en réponse au commentaire de samines le 13/03/2012 à 14:10

Très juste, Samines. Très juste. Ce monde-là, qui prend des décisions à notre place, en prétendant nous représenter, veut faire comme si l'emploi était la norme de la richesse du pays, alors que, par le système des salaires, c'est la norme de l'asservissement des populations, sommées de travailler pour avoir un revenu sous forme de salaire...

Mais en réalité, les richesses existent sans les emplois !... C'est le comble !... Le mythe consiste à faire croire à des populations entières qu'il faudrait courir après des postes pour s'enrichir personnellement, et nous, pôvres de nous, nous nous lançons dans des chimères : l'utilité sociale des métiers, c'est le leurre après la poursuite de ces miettes que sont les différentes formes du salariat !... contrats plus ou moins précarisés, à durée plus ou moins déterminée... 

L'utilité sociale actuelle est un écran de fumée.

Quant aux activités, celles que l'on pourrait choisir en fonction de nos compétences et de nos envies, elles ne sont aujourd'hui pas intégrées du tout dans les paramètres de nos personnels politiques et syndicaux.

Du goudron et des plumes !

Jean-Jacques M’µ

13/03/2012, 14:57 | Par samines en réponse au commentaire de JJMU le 13/03/2012 à 14:40

Hello JJMU Sourire

Un certain Adam Smith a - à mon avis - assez bien résumé la question (Aristote l'avait fait bien avant, mais autrement).

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Le Travail est-il une valeur d'échange (donc strictement monnayable et sans autre valeurs) ou une valeur d'usage (c'est à dire que sa valeur est déterminée par ce qu'il procure à ceux qui en ont, indépendamment de ce qu'il permet d'obtenir sur un plan monétaire) ?

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Pour reprendre Adam Smith, celui-ci prenait le cas de l'eau et du diamant. Il n'y a rien de plus utile que l'eau, mais elle ne peut rien acheter. Sa valeur d'échange est quasi nulle, sa valeur d'usage est immense. Un diamant n'est d'aucune utilité (sa valeur d'usage est nulle), mais il vaut très cher (sa valeur d'échange est très élevée).

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Le prix de tout ce que l'on achète est fondé sur une estimation de la valeur d'échange (monétaire), c'est ce qui nous met en situation de société consumériste. Que demain le calcul de la valeur de quelque chose (baguette incluse) ne soit plus fait en fonction d'une valeur d'échange mais d'une valeur d'usage (ou simplement que celle-ci soit intégrée à la détermination du prix final), et la notion même de travail devra être revisitée de fond en comble.

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Ajout : Sur ce point (Valeur d'échange /  Valeur d'usage), Internet et une société de plus en plus tournée vers le Savoir sont en train de transformer les modèles économiques. Aujourd'hui, calculer une valeur sur les bases de calcul issues du XXème siècle est parfaitement erroné.

13/03/2012, 15:13 | Par JJMU en réponse au commentaire de samines le 13/03/2012 à 14:57

En effet ! Pourquoi font-ils semblant de l'ignorer, tous ces experts ?... J'enrage de voir les foules les suivre comme les moutons à l'abattoir.

Jean-Jacques M’µ

13/03/2012, 19:24 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 13/03/2012 à 15:13

Ça a commencé quand un petit malin a fait croire que la bouffe pouvait s'échanger contre des coquillages très jolis...Sourire

13/03/2012, 17:27 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de samines le 13/03/2012 à 14:57

@ samines sur valeur d'échange /  valeur d'usage :

Je crains qu'on ne soit en train de passer à une société d'individus" définis par leurs "valeurs d'échange".

Chacun d'entre nous en concurrence avec tous les autres de "sa branche" - même dans la vie sociale et privée...

Et le plus "désirable" remporte le marché.

Et tant que le désirable, c'est le rare, beaucoup de nous autres individus partent avec une valeur... pas très cotée.

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@ Dianne : sujet de rencontre/production collective  vraiment important.

Mais va- t-il rencontrer un écho, ou bien les individus au travail ont-il, dans leur grande majorité, cessé de s'intéresser à la pratique collective ...

(écho - un peu pessimiste - aux réflexions de Marielle Billy sur le billet d'Alain Gillis)



13/03/2012, 19:29 | Par dianne en réponse au commentaire de Fantie B. le 13/03/2012 à 17:27

C'est "L'Appel des appels" qui organise la journée. Symbolique. Mais très "parlant". On est au coeur du sujet, là.

Qui décide de quoi en matière de valeur "d'usage" d'un poste de travail. Comment est-il possible que l'échelle des rémunérations des métiers soit à ce point ouverte, sachant que pour tous les journées ne font jamais que 24 h ? On a vu hier les salariés d'Alcatel-Lucent monter au créneau face au scandale que représentent les groins dans l'auge des dirigeants, quand les soutiers font ceinture...

 

 

13/03/2012, 15:38 | Par marie laure veilhan

Merci pour ce papier et ses commentaires, très intéressants. En grec, pour désigner l"emploi", on utilise le terme "occupation", qui peut avoir une double signification, donc riche: passive-on m'emploie, je suis employé, et active -je m'occupe à (faire, produire, créer...) quelque chose. Bon, je concèderai que ce n'est pas exactement ce que la réalité grecque nous permet de goûter, là... mais j'aime cette richesse du mot qui ouvre sur une autre perception.

13/03/2012, 19:35 | Par dianne en réponse au commentaire de marie laure veilhan le 13/03/2012 à 15:38

Tout à fait ! Il est quand même incroyable de voir dériver peu à peu la définition du contrat (au sens large) : on voit bien que l'employeur est désormais en situation de faire une "faveur" à son employé potentiel en lui octroyant la grâce de se défoncer à la tâche pour un salaire de plus en plus misérable. Alors que c'est le travail (il serait intéressant de revenir à l'origine du mot aussi) qui génère la richesse et non son organisation, aussi pointue soit-elle.

13/03/2012, 20:07 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 13/03/2012 à 19:35

Hélas, chère Dianne, la tendance est bien inversée depuis longtemps. Même si l'illusion existe, que le travail ferait la richesse des nations, en réalité la richesse se passe très bien du travail et des travailleurs. La richesse a été confisquée par les places boursières, les assurances, les fonds de pensions, les agences de notations et leurs banques : toute une machinerie qui fonctionne sur les peurs des individus, et, notamment, leur peur de l'avenir. Toute cette précarité sert à ça, à fabriquer le sentiment d'insécurité qui pousse les plus fragiles à épargner, thésauriser, emprunter... et favoriser davantage encore le monstre qui, inéluctablement les avale peu à peu...

Jusqu'à présent, peu de réactions au regard des menaces qui pèsent sur nous.

Quelle folie ! Quelle folie ! Quelle folie !...

Jean-Jacques M’µ

13/03/2012, 20:39 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 13/03/2012 à 20:07

" le travail ferait la richesse des nations,"

C'est toujours vrai JJ ! La richesse confisquée par une poignée d'aigrefins mondialisés ne profite en rien aux nations qui sont à genoux sous le poids des dettes organisées.  Mais le travail est la seule source de ces richesses. Savoir pourquoi collectivement on a délégué à des salopards qui donnent aux aigrefins les outils pour nous zigouiller, c'est un autre débat. Même le plus précieux de tous les métaux n'est rien sans la main qui l'extrait...

14/03/2012, 13:27 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 13/03/2012 à 20:39

Je crois que tu restes sur des paramètres qui sont restés au temps où le travail produisait effectivement des richesses. Même s'il reste quelques endroits de l'activité humaine où on peut encore considérer vraie cette façon de voir, elle n'est de fait plus pertinente depuis au moins un quart de siècle. Dans les faits, les richesses proviennent non pas du travail, mais de l'utilisation des services, et, d'ailleurs, souvent ces services sont subjectifs et purement virtuels : assurances-vie, représentations dominantes, visions distinctes des genres, à travers les idées que se font les groupes humains de la masculinité et de la féminité, du rapport parents-enfants, etc.

Exemple de la beauté féminine et des canons de la séduction. Paradoxalement, ce n'est pas construire une voiture qui crée de la richesse, c'est construire DES voitureS différentes (de plusieurs modèles) où chaque objet produit va entrer en concurrence avec d'autres objets plus ou moins identiques, mais distinguables selon certains détails par leur capacité à séduire des publics variés. Chaque objet servira sa part plus ou moins grande de l'image qu'on a de la possession, du confort, de la vitesse, de l'accueil, de l'hospitalité, de la beauté, du prestige, de la séduction...

Jean-Jacques M’µ

13/03/2012, 15:47 | Par samines

Bonjour Marie-Laure Veilhan

En grec, pour désigner l"emploi", on utilise le terme "occupation", qui peut avoir une double signification

Je vous livre un extrait de "La Politique", d'Aristote, qui avait déjà distingué valeur d'usage et valeur d'échange.

"En outre, comme la production et l’usage diffèrent spécifiquement, et que ces deux choses ont des instruments qui leur sont propres, il faut bien que les instruments dont elles se servent aient entre eux une différence analogue. La vie est l’usage, et non la production des choses ../.. Propriété est un mot qu’il faut entendre comme on entend le mot partie : la partie fait non seulement partie d’un tout, mais encore elle appartient d’une manière absolue à une chose autre qu’elle-même."

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C'est la Révolution Industrielle du XVIIèeme siècle qui a transformé notre rapport au travail et l'a réduit à la définition d'un emploi (subordination à une quantité de temps rémunérée).

14/03/2012, 11:49 | Par marie laure veilhan en réponse au commentaire de samines le 13/03/2012 à 15:47

merci Samines,

Ca me fait germer une idée: puisqu'ici, en Grèce, et bientôt ailleurs, on se rapproche à grands pas du XVIIIème.... on pourrait essayer de négocier ce virage autrement.

Il se trouve que je suis à deux doigts d'être amenée, non pas forcée, mais amenée à reconsidérer radicalement mon emploi du temps et, plus généralement, l'emploi de mon temps. Ceci parce que mon temps salarié ne vaudra (ou ne vaut plus, déjà, je n'en sais encore rien) bientôt plus que quelques euros de plus que... mon temps libre (une alloc chômage de misère, aussi, mais mon temps libre). Temps libre... A condition de pouvoir être très pauvre (en euros) et libre. Pouvoir sortir de la dialectique un peu forcée (du genre "il faut la mort pour faire la vie", "pas de temps libre sans travail") ou plutôt la délivrer de ces distorsions malsaines introduites par la religion de la finance. Travailler pour s'occuper, travailler pour être solidaire, travailler pour être, pour se faire, pour découvrir. Dire non, au moins une fois, au travail esclavagiste (en grec, travail: δουλειά, et esclavage: δουλεία, il n'y a que l'accent tonique pour faire la différence!!!).

14/03/2012, 12:57 | Par dianne en réponse au commentaire de marie laure veilhan le 14/03/2012 à 11:49

"Travailler pour s'occuper, travailler pour être solidaire, travailler pour être, pour se faire, pour découvrir."

Travailler pour le plaisir. Ça existe. Finalement, selon la logique Boddiesque (je prends les devants !) c'est moi qui aurais dû payer pour faire mon boulot d'instit...Cool

14/03/2012, 14:01 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de dianne le 14/03/2012 à 12:57

Vous croyez que Jeff Truc a essayé de transformer son boulot en travail-plaisir en disposant à sa guise de l'argent du contribuable ?

Par ailleurs les limites des dernières décennies dans votre branche (interdiction des violences physiques et sexuelles sur les élèves), si elles réduisent le plaisir de certains, ne sauraient qu'être approuvées.

 

 

14/03/2012, 14:25 | Par dianne en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 14/03/2012 à 14:01

Contente de voir que vous menez à bien votre thérapie... Si je peux rendre service !... Cool

Merci à vous d'être si boddisatvesque !

13/03/2012, 16:19 | Par Gilbert Pouillart

Un tas d'idées pertinentes déjà avancées ici, avec des rappels historiques qui donnent à penser qu'on se répète dans les discours sans innover dans les pratiques.

Un petit truc pas encore dit. Il serait intéressant de proposer des formes d'action contre une anomalie sociale : la séparation propriété/usage. Si j'ai trois maisons et n'en occupe qu'une, j'oblige mes congénères à gaspiller (plus de maisons que d'habitants) ou à souffrir (plus de gens à loger que de logements disponibles). Ou encore : si on me fait cadeau d'un Airbus, je n'en ai rien à foutre : je ne sais pas piloter, je n'ai pas de place dans mon jardin ...Sauf si...l'avion n'est pour moi qu'un moyen de pouvoir sur mes congénères (fric, ou permission/ défense de voyager, ou les deux).

"L'usage" est polysémique, et la "propriété" est abusive. faut faire avec, càd trouver des règles qui limitent gaspillage et pénurie. Une bagnole "pas à moi", mais dont je peux user pour mes déplacements, ça me convient : c'est l'idée, et des "transports publics", et des "covoiturages, et des "vélib". Avec niveau d'éducation sociale suffisant...Paris est en train d'affronter le problème.

13/03/2012, 16:56 | Par JJMU en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 13/03/2012 à 16:19

J'avais lu (et oublié) quelque chose à ce sujet.

Je lis trop et trop superficiellement. Je suis un dilettante. Dommage, je crois que ces données, sans doute élémentaires, me manquent un peu dans mes propres fondamentaux, faut toujours me rafraîchir la mémoire, une mémoire par ailleurs de plus en plus défaillante (et sélective).

Au fait : l'activité, j'ai eu quelques infos qui m'avaient bien intéressé, à savoir que, comme l'usage dont tu parles pour la propriété, il s'agit d'utiliser des compétences qui, elles mêmes apportent de la richesse à la collectivité.

Jean-Jacques M’µ

14/03/2012, 12:18 | Par marie laure veilhan en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 13/03/2012 à 16:19

à propos de la séparation entre usage, propriété et possession: un exemple complètement fou de la violence arbitraire des mesures qui s'abattent sur la Grèce. En droit grec, si quelqu'un est propriétaire de sa maison, il en a la propriété (et donc paie des impôts fonciers...), la possession (il peut en disposer comme bon lui semble, la vendre, en faire don...) et la jouissance (l'usage). Grâce au Mémorandum 2, on a maintenant une séparation (prévue, ou déjà en place, je vous mentirais si je vous disais que je le sais, mais c'est en route, c'est définitif) entre la propriété (qui resterait au propriétaire, avec les charges) et la jouissance, qui pourrait, par saisie automatique, revenir de droit au créancier. En gros: je m'installe dans ton jardin, je te fous dehors, et en plus tu me paies des impôts. Tout ça grâce au passage du droit hellénique au droit anglo-saxon, stipulé dans le Mémorandum.

 

13/03/2012, 19:50 | Par dianne

"Les procédures d'évaluations installées depuis plus de vingt ans ont vécu. Elles ne sont ni rentables, ni humaines. Par la fragmentation aberrante des actes professionnels et l'emprise de la notation, ces dispositifs ne servent qu'à légitimer la régression et la soumission sociales."

Voilà me semble-t-il le coeur de constat. Maintenant, on en fait quoi ? On voit bien les limites de l'action collective. Surtout que la notion de "métier" tend à disparaître au profit de celle de "tâche". Et ces tâches sont de plus en plus difficilement caractérisables, ce qui limite la faculté de regroupement catégoriel des opérateurs.

On entend dire depuis... des décennies "la plupart des "métiers" qui existeront dans deux décennies sont inconnus aujourd'hui". Ce qui fait qu'il est aussi très difficile de bâtir un projet personnel. Beaucoup d'entrants sur le marché du travail (noter : "marché" comme si le travail était une marchandise) n'ont qu'une vague idée de ce à quoi ils vont consacrer l'essentiel de leur temps de veille.

Inimaginable dans un passé somme toute assez récent.

 

13/03/2012, 21:12 | Par samines en réponse au commentaire de dianne le 13/03/2012 à 19:50

Pfiou, ce fil suscite tant de commentaires eux-mêmes suscitant des commentaires...Sourire

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Une remarque : ce n'est pas du marché du travail dont il faut parler, mais du marché de l'emploi. Le Travail n'est pas un marché car il n'a pas (ou plutôt plus) de valeur d'échange. Ou, dit encore autrement, ce ne sont pas (ou presque plus) des compétences qu'un employeur achète, mais du temps consacré à des tâches voire des objectifs (on dit aussi "missions"). Il n'achète que du temps et il conditionne cet achat à des résultats. Le Travail (avec son corollaire la Compétence qu'il confère) n'est plus un élément structurant mais un "consommable". La compétence n'est plus un objectif mais un pré-requis. Et la raison de cet état de fait est extrêmement simple : l'Etat français a complètement déserté le champ de l'apprentissage (sous quelque forme que ce soit) pour déléguer le champ de la qualification aux entreprises (via les OPCA) et laisser en friche le champ de l'épanouissement personnel (qui devrait être dédié à l'Ecole).

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Les entreprises (via les OPCA) ne savent voir qu'à court terme (un à deux ans, mais souvent moins de six mois), donc qualifient sur des métiers qui manquent (aux Assedic, on dit "en tension"). Elles se désintéressent complètement de ce dont elles auront besoin demain. Il est vrai que ce n'est pas leur vocation.

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L'Ecole en tant qu'institution éducative est de plus en plus orientée vers la performance (2.2 Mds d'euros dépensés en 2011 rien que pour les cours particuliers dits "de soutien", dont 50% sur les maths qui ne serviront qu'à 20% des scolaires, au mieux...). Donc elle ne joue plus le rôle structurant et d'orientation.

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Le Travail en tant que notion socialement identifiante disparait au profit (c'est le cas de le dire) d'une forme d'esclavagisme qui est le contrat à sens unique : durée limitée à un contrat ou à une "analyse de marché", subordonné au temps économiquement disponible (aucune vision prospective), sans effet qualifiant (ou très faible et/ou peu transférable).

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Cela fait plus de vingt ans que cette destruction a lieu (là je ne parle que de ce que j'ai constaté). Aujourd'hui, quand on cherche du travail, on cherche surtout un salaire. Le principal effet est une destructuration de l'offre de compétence. C'est une des explications structurelles de l'incapacité de la France à disposer d'un tissu industriel solide : il y a les TPE et les grosses entreprises, mais pas moyen d'avoir des ETI, il n'y a pas de compétences sur le marché (ces compétences sont trop "pointues"), et les ETI n'ont pas les moyens de n'avoir que des "spécialistes" issus des grosses entreprises.

14/03/2012, 10:58 | Par dianne en réponse au commentaire de samines le 13/03/2012 à 21:12

"ce n'est pas du marché du travail dont il faut parler, mais du marché de l'emploi."

Le travail, vu du côté de celui qui amène sa force ou ses compétences, ou les deux, et l'emploi, vu du côté de celui qui va chercher à l'obtenir en discount en somme...

Pour ce qui est de l'absence de structures médianes entre les TPE et le CAC, il ne faut pas sous-estimer la bêtise et le conservatisme français. J'ai sous les yeux, consternée, un considérable gâchis de compétences, dû à une structure familiale qui ne cherche qu'à faire du pognon au mépris du savoir-faire. Une boîte fondée en 1927 va certainement disparaître parce que la jalousie des différentes branches empêche le seul apte à reprendre le guidon de faire le job correctement. Management vermoulu, petites habitudes, petites magouilles tranquilles, tout concourt à écoeurer, décourager. Chez ces gens-là, Monsieur, on n'pense pas, on n'pense pas... On compte....

Résultat des courses, le "repreneur" ayant effectué une conversion hardie (l'intelligence, ça permet toutes sortes d'adaptations) est passé de l'ingénierie haut de gamme en robotique  à la construction BBC. Reconversion en un an. Chapeau l'artiste ! Mais, mais... Pour sauver les emplois, encore faudrait-il que les chenus de plus de 70 ans cessent de piquer dans la caisse en occupant des "emplois" légaux dans les textes, mais fictifs sur le terrain. Ecoeurement total et... retour sur le "marché du travail"... Et bien bonnes gens, à 42 ans, c'est un PROBLEME....DéçuEn pleurs

14/03/2012, 21:20 | Par samines en réponse au commentaire de dianne le 14/03/2012 à 10:58

Mmmh

A vrai dire, Dianne, ne connaissant pas le "cas" que vous évoquez, je ne saurais le commenter. Cependant, pour avoir à la fois travaillé sur la transmission d'entreprises et accompagné des dirigeants, la "reprise d'entreprise" est un sujet vraiment complexe lorsque celle-ci est trop petite pour attirer des investisseurs externes et trop grosse pour rester strictement "familiale".

.

Le conservatisme existe, mais "l'entreprise inconsciente" n'est pas qu'une vue de l'esprit et est considérablement plus puissante.

.

Tiens, je vais tacher de vous livrer quelques souvenirs dans un - parmi les prochains - billet. Sourire

13/03/2012, 20:07 | Par Jean-Claude Charrié

Hello !

Bonjour à tous, bonjour Dianne,

Ton billet vient "percuter" l'une des idées que je voudrais développer dans un billet conscré à l'Educ. Pop. et sur lequel je n'arrive pas à avancer depuis un bon moment faute de temps.

En résumé, il faut partir de la notion d'investissement, et faire le rapprochement avec les sciences dites dures et la recherche fondamentale.

Alors la question n'est pas de rendre compte d'une quelconque "utilité", fut-elle sociale.

La question est, comment estimer le montant de l'investissement à consentir, à priori de tout objectif quantifiable ?

 

Et, cette question pour ne pas rester purement dans l'hypothèse spéculative peut être rapprochée de cette autre, comment restaurer les corps intermédiaires comme outils de la démocratie ?

 

 

13/03/2012, 21:26 | Par JJMU en réponse au commentaire de Jean-Claude Charrié le 13/03/2012 à 20:07

C'est un des problèmes avec la trésorerie de ma maison d'édition : sachant l'investissement personnel d'une quinzaine de contributions d'Indignés + 9 traducteurs + une militante devenue par son engagement le véritable fer de lance de ce projet de publication, comment rétribuer ces personnes, sachant que notre projet n'est portée que par 820 euros de souscriptions et 1 400 euros d'un don ?.. et que l'imprimerie absorbera à peu de choses près cette somme.

Il y a là des ressources d'inventivité pour rendre sur le plan comptable au moins un peu de toute cette belle énergie... activité... professionnalisation...

Jean-Jacques M’µ 

13/03/2012, 21:56 | Par jeremiechayet

Bonsoir tout le monde. A en lire les commentaires, pourquoi ne laisserions nous pas le travail à ceux qui en veulent ? Il n'y a de solution que collective: un Revenu d'Existence. Et pour le bol d'air frais, "Volem, rien foutre al pais" de Pierre Carles.

Les partageux

13/03/2012, 22:08 | Par JJMU en réponse au commentaire de jeremiechayet le 13/03/2012 à 21:56

Chouette, on y revient.

À la réserve près qu'il faut prendre garde à ne pas céder aux sirènes du paternalisme charitable à la Christine Boutin, qui s'est accaparée de l'aspect manne bienveillante de cette solution. Alors que si l'on suit un Bernard Friot, nous nous retrouvons plutôt avec la revendication d'un salaire inconditionnel de base fixe pour tous, ce qui est à mon avis conforme à notre refus d'un mode de possédants, qui seraient comme aujourd'"hui maîtres du monde et des forces de production... Notre force nous appartient, c'est à nous de se la redistribuer. Pas besoin de maîtres aux largesses plus que douteuses.

Jean-Jacques M’µ

14/03/2012, 10:59 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 13/03/2012 à 22:08

Volem rien foutre, ça me va ! Totalement ! Absolument ! Maintenant si tout le monde se passe le mot, on bouffe quoi ? Perso, je ne sais pas planter les topinambours...

14/03/2012, 11:27 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 14/03/2012 à 10:59

Ce n'est pas ça du tout le message du minimum de base, Dianne.

Ce n'est pas l'éloge de la paresse pour ne rien faire et profiter... – profiter de quoi, d'ailleurs ?... du "travail" des autres ?...  Dans le cadre actuel, où certains travaillent et d'autres pas, oui, ton scepticisme se justifie.

Mais tout se voit différemment, m'a appris André Gorz, si nous ne sommes plus dans une logique de "travail", justement, mais d'activités. La mère de famille, le bébé, l'enfant jouant, le vieux mourant ont des activités... et toutes ces activités, quoi qu'on dise, sont source de richesses. Ces activités sécrètent non seulement des ressources, mais des effets, directs et indirects sur les énergies, sur l'écologie (au sens environnemental), sur les relations interpersonnelles, sur la reprise des matériaux et leurs transformations... La richesse n'est pas le produit du travail des individus, Dianne. C'est fini, ce temps-là !...

Nos activités sont à repenser comme des formes issues de soi, de son rapport à l'autre et aux autres, et de la confiance en ce que nous fabriquons ensemble (lévenir, en quelque sorte).

Alors que les richesses actuelles dépendent : - du foncier (les propriétés, les patrimoines...) - des services (tout ce qui est lié à la peur de l'avenir : les banques, les bourses, les assurances, les fonds de pension, les mouvements de capitaux, la limitation du droit de circuler à travers les billets de transports et de voyage, les administrations...) - des technologies industrielles (recherche médicale, agro-alimentaire, élevage hyper-intensif, clonage, recours alternatifs aux effets du gaz de serre...). Ce n'est pas nos emplois, ce n'est pas nos métiers, ce n'est pas nos professions qui font les richesses : il suffit de quelques individus pour mettre en place les mécanismes fonciers, technologiques ou administratifs...

Bref, il faut que ces richesses reviennent aux populations en vrai, en bature, et non plus comme de nos jours dans une moyenne virtuelle qui cache mal que quelques minorités possédantes se permettent de financer ce qu'elles veulent, quand elles veulent et comme elles le veulent, pendant que l'immensité court derrière ce mythe du revenu salarial et entre en concurrence, au lieu de cesser cet affreux jeu, où personne ne gagne et où tout le monde perd.

Jean-Jacques M’µ

14/03/2012, 11:29 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de JJMU le 14/03/2012 à 11:27

A cet égard il est anormal que "Mediapart" ne prévoit pas une rémunération pour les trolls.

14/03/2012, 11:38 | Par JJMU en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 14/03/2012 à 11:29

Tu sais quoi, Boddi ?...

Franchement, je n'ai jamais compris ce que voulait dire la métaphore du troll dans les billets.

Chiche que tu prends quelques minutes de réelle authenticité pour m'expliquer en toute simplicité de quoi il retournerait, en réalité. Quelle est la définition du troll ?.. au moins par toi. Avec des exemples précis... De manière neutre et la plus objective que tu saurais avoir, si tu en es jamais capable ?... Chiche ?

Jean-Jacques M’µ

14/03/2012, 11:56 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de JJMU le 14/03/2012 à 11:38

Un troll c'est quelqu'un qui n'attend pas que le fil de commentaires dévie naturellement (ce qui arrive après un nombre x de commentaires dépendant du caractère plus ou moins grand-public du sujet) pour organiser la déviation. Je vois le truc comme ça.

14/03/2012, 12:04 | Par JJMU en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 14/03/2012 à 11:56

Donc, comment dois-je interpréter ta plaisanterie sur les trolls à la suite de mon explicitation ?

(tu dois savoir que je suis très premier degré, j'ai un mal fou avec l'ironie, surtout à l'écrit, car, d'abord dyslexique, j'ai mis des dizaines d'années avant d'avoir pu intégrer tous les codes de la littérature, et si j'ai enfin pu passer l'agreg, ces dernières années, il reste encore beaucoup du Thomas Diafoirus en moi, et ça ne me rend pas fier).

Donc : ou bien tu estimes que ma prestation sur la base minumum d'existence pour tous est une "déviation", selon tes termes.

Ou bien tu t'assumes ici comme troll intervenant sans aucune relation avec le sujet ou le thème du billet.

Dans le premier cas, Dianne appréciera (j'ai effectivement eu à quitter un de ses billets où je me suis senti rétrospectivement à côté de la plaque). Et je m'excuserai.

Dans le second cas, tu sais ce que tu as à faire, mais fais en sorte de n'avoir honte ni de toi, ni de nous ici.

Jean-Jacques M’µ

14/03/2012, 12:24 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de JJMU le 14/03/2012 à 12:04

En fait il m'arrive de participer en restant dans le sujet, d'autres fois en déviant, le tout dans le même fil. J'avoue qu'à part vous il n'y a que quelques cas pathologiques qui s'intéressent à la logique de mes écrits, du coup je n'ai pas approfondi.

S'agissant de l'introduction de la rémunération du troll, je cherchais juste à aller au bout de la logique de ton commentaire sur les activités à rémunérer comme le fait pour un vieillard d'être en train de mourir, etc.

14/03/2012, 12:46 | Par JJMU en réponse au commentaire de profil_inactif_28112 le 14/03/2012 à 12:24

Ah oui !...

Effectivement, d'écrire sur un journal électronique, même en défaveur de ce journal, ça fait vivre le journal en question, bien entendu !... C'est une activité non rétribuée, bien entendu, mais c'est une activité porteuse de richesse pour le journal puisque ça donne de la densité, de l'écrit, du signe, de la controverse, des lectures, des commentaires, etc.

Oui, absolument juste. L'exemple est très bon (je veux dire : très pertinent) pour ce que j'essayais de dire sur la distinction à faire entre travail et activité. Et sur la nécessité de reconsidérer les choses en fonction du fait que l'écriveur sur Mediapart ne devient pas plus riche (encore que... ça se discute) alors que le système Mediapart, lui, est considéré et valorisé. Enrichi.

Très très très bien !

Merci Boddi...

Jean-Jacques M’µ

14/03/2012, 12:54 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 14/03/2012 à 12:46

"Ce n'est pas ça du tout le message du minimum de base, Dianne.

@JJMU : bien sûr ! Je répondais à JérémieChayet.

14/03/2012, 13:28 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 14/03/2012 à 12:54

Oups ! pardon...

Le fil d'un commentaire est une véritable scène de théâtre.

Jean-Jacques M’µ

14/03/2012, 13:53 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 14/03/2012 à 13:28

Côté cour et côté jardin... Tant qu'on ne reçoit pas de tomates....Cool

14/03/2012, 22:46 | Par jeremiechayet en réponse au commentaire de dianne le 14/03/2012 à 12:54

Dianne, loin de moi l'envie de vous vexer, mais c'est justement ce que l'on me réponds systématiquement... Et je vous promet que nous pouvons faire mieux. Ce n'est pas de l'ordre de la croyance, mais du constat: sans partage, l'humanité est un énorme gachi. En tout cas, je connais mon camp.

Les partageux

15/03/2012, 10:23 | Par dianne en réponse au commentaire de jeremiechayet le 14/03/2012 à 22:46

Encore faut-il qu'il y ait quelque chose à "partager" cher jeremie. Il ne s'agit pas de minimiser le mot d'ordre, en somme bien sympathique, mais de savoir ce que l'on met derrière. Sourire En toutes choses, le radicalisme "esthétique" n'a jamais mené qu'à des désastres.

15/03/2012, 21:21 | Par jeremiechayet en réponse au commentaire de dianne le 15/03/2012 à 10:23

Dans les trentes dernières années, la production de richesse en France a doublé. Et vous me demandez ce qu'il peut y avoir à partager ? De plus la vision "quelque chose" supprime toute notion d'immatérialité, et pourtant, sans vous connaître, nous partageons bien plus: liberté, égalité, fraternité, laicité, empathie envers le peuple syrien... La radicalité concrète n'a rien de "sympathique" ou "esthétique", elle propose que la raison règle des problèmes de la vie quotidienne.

Les partageux

16/03/2012, 11:39 | Par dianne en réponse au commentaire de jeremiechayet le 15/03/2012 à 21:21

Cher jeremie, s'il y a quelque chose à partager, c'est que la majorité des citoyens n'a pas adopté la posture romantique du "volem rien foutre al païs". Pour une bonne et simple raison : le "païs" en question, s'il fait référence au Larzac d'antan, est pour certains bien éloigné de l'Hexagone. Et que beaucoup de petits "païs" hexagonaux n'en ont strictement  rien à battre des "estrangers" venus d'ailleurs. Pour cultiver son lopin de terre et partager, encore faut-il y avoir accès... Quand on voit le merveilleux esprit partageux qui règne, au hasard, à Bailly-le-Franc...

Que la raison l'emporte ? De tout coeur avec le principe.

14/03/2012, 13:49 | Par la dame du bois-joli en réponse au commentaire de dianne le 14/03/2012 à 10:59

c'est un peu ça le problème je dis ça en passant ni vu ni connu pas pris non plus, vous chers urbains vous ne savez pas cultiver, on peut vous apprendre ! venez, la terre est vaste et on sait faire !

aucun rapport avec le débat du fil mais pas grave hein ? Clin d'œil

14/03/2012, 13:55 | Par dianne en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 14/03/2012 à 13:49

Pas si éloigné que ça... Le jour où plus personne ne voudra plus "foutre" quoi que ce soit pour les autres, il faudra bien revenir aux fondamentaux. En supposant qu'il reste quelques graines non-OGM disponibles... Clin d'œil

15/03/2012, 10:24 | Par dianne en réponse au commentaire de dianne le 14/03/2012 à 13:55

ad : voir ici si je puis me permettre parce que ça urge...

http://blogs.mediapart.fr/blog/dianne/150312/solidarite-avec-les-faucheurs-volontaires

13/03/2012, 22:41 | Par Jonasz

Mon sommeil est à moi... comme mon travail d'ailleurs !

Planter Café © Y. Montand

13/03/2012, 22:58 | Par JJMU

Comment devient-on un "mouton" ?

Allégorie de l’ascenseur - marketing social - le conformisme

 

Dr. Andrew Moulden nous montre le test de l’ascenseur.

Bienvenue dans l’esprit d’un mouton !

Lorsque nous réfléchissons dans notre coin, le comportement de nos dirigeants ou de certains groupes peut sembler irrationnel voir stupide. Les décisions prises paraissent aussi dépourvues de bon sens, contraire à l’intérêt commun ou simplement purement égoïstes. Et si la réponse était en partie dans la psychologie des foules ?

Comment un homme est-il capable de mobiliser des hommes pour les envoyer à la guerre ? Comment peut-il se faire élire alors qu’il utilise des arguments creux ? Comment le premier abruti venu peut convaincre les autres qu’il faut l’écouter et être suivi ?

Si vous ne comprenez pas pourquoi nos hommes politiques n’ont pas anticipé le papy boom et modifié le système de retraite pour qu’il dure ou pourquoi ils sont incapables de produire un budget à l’équilibre, je suis convaincu qu’une partie de la réponse est ici. Si vous ne comprenez pas pourquoi le CAC 40 est de nouveau à 4000 points alors qu’aucun problème n’est résolu et que l’endettement des états a explosé même réponse. Si vous cherchez à comprendre pourquoi vous vous trouvez ridicule d’avoir suivi sans relâche les aventures des back street boys (ou de leurs homologues), idem. Vous cherchez une bonne raison à la bulle immobilière ? Bingo !

Internet ne fait que démultiplier le phénomène : des milliers de communautés se créent en ligne autour de personnes capables de mobiliser une foule. Si vous cherchez une formation en 20 minutes au marketing, voici la psychologie des foules.

Cela vaut le coup de lecture : nous sommes tous amenés à faire partie d’une foule.

Sources :
Extrait de l’entrevue avec le Dr. moulden.

 

L’experience de Asch

 

L’expérience d’Asch, publiée en 1951, est une expérience du psychologue Solomon Asch qui démontre le pouvoir du conformisme sur les décisions d’un individu au sein d’un groupe.
Solomon Asch invita un groupe d’étudiants de 17 à 25 ans à participer à un prétendu test de vision. Tous les participants étaient complices avec l’expérimentateur, sauf un. L’expérience avait pour objet d’observer comment cet étudiant (le sujet) allait réagir au comportement des autres.

Les complices et le sujet furent assis dans une pièce et on leur demanda de juger la longueur de plusieurs lignes tracées sur une série d’affiches. À chaque fois, il fallait qu’ils désignent laquelle était la plus courte, lesquelles étaient de même longueur, etc. Au début, les complices donnent à l’unanimité la même fausse réponse avant de laisser le sujet répondre en dernier.

Tandis que la plupart des sujets répondirent correctement, beaucoup furent assez perturbés, et un grand nombre (33 %) finissait par se conformer aux mauvaises réponses soutenues à l’unanimité par les complices. Les sujets étaient même amenés à soutenir des réponses allant contre l’évidence et leur propre vue (voir les expériences filmées[1]), pour par exemple affirmer que deux lignes avaient la même longueur, alors que l’écart était très visible car de plus de 5 cm.

Lorsqu’il n’y avait pas unanimité parmi les complices, les sujets s’émancipaient du groupe pour soutenir la réponse vraie, mais dissidente et contrariante pour le groupe.


Des sujets témoins qui n’étaient pas soumis à un point de vue majoritaire, n’eurent aucun mal à donner toujours la bonne réponse.

 

Après l’annonce des résultats, le sujet attribuait généralement sa piètre performance à sa propre « mauvaise vue ». Ceci rejoint dans une certaine mesure l’expérience de Milgram où le sujet accuse l’expérimentateur d’être responsable de son comportement. Dans les deux cas, le sujet se dédouane de la responsabilité de ses décisions sur un élément extérieur à sa volonté.

 

Expérience Leyens - Soumission à l’autorité

 

Expérience sur la soumission à l’autorité de Leyens.

 

Il s’agit non plus de torture physique, comme dans la célèbre expérience de Milgram mais de torture psychologique.

 

L’obéissance à une autorité et l’intégration de l’individu au sein d’une hiérarchie est l’un des fondements de toute société. Cette obéissance à des règles, et par voie de conséquence à une autorité, permet aux individus de vivre ensemble et empêche que leurs besoins et désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société. Partant de cela, Stanley Milgram ne considère pas l’obéissance comme un mal. Là où l’obéissance devient dangereuse, c’est lorsqu’elle entre en conflit avec la conscience de l’individu. Pour résumer, ce qui est dangereux, c’est l’obéissance aveugle.

Un autre moteur de l’obéissance est le conformisme. Lorsque l’individu obéit à une autorité, il est conscient de réaliser les désirs de l’autorité. Avec le conformisme, l’individu est persuadé que ses motivations lui sont propres et qu’il n’imite pas le comportement du groupe. Ce mimétisme est une façon pour l’individu de ne pas se démarquer du groupe. Le conformisme a été mis en évidence par le psychosociologue Solomon Asch dans l’expérience de Asch réalisée dans les années 1950. Les variantes avec plusieurs pairs ont montré que si l’obéissance entre en conflit avec la conscience de l’individu et que le conformisme « impose » à l’individu de ne pas obéir, il se range souvent du côté du groupe. Ainsi, si l’obéissance aveugle d’un groupe veut être assurée, il faut faire en sorte que la majorité de ses membres adhère aux buts de l’autorité.

15/03/2012, 11:01 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 13/03/2012 à 22:58

15/03/2012, 22:42 | Par JJMU

Eh bien ! je vois qu'il s'en passe des choses pendant que je passe mes heures ailleurs à travailler.

JJ

07/04/2012, 13:02 | Par dianne

Programme définitif  Journée organisée par l'Appel des appels

Samedi 14 avril 2012  9h-18h30

Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, 75011 Paris

9h : accueil des participants

9h30 : introduction par Roland Gori, président de l'Appel des appels

10h15-13h15 : 3 tables rondes, suivies d'un débat avec la salle

PREMIERE TABLE RONDE : RECHERCHE (10h15-11h)
animée par Isabelle This-Saint-Jean, en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche au conseil régional d'Ile-de-France.

Participants :

Alain Abelhauser, psychanalyste, professeur de psychopathologie

Michel Blay, historien et philosophe des sciences, CNRS

Bertrand Monthubert, secrétaire national à l'enseignement supérieur et à la recherche du Parti Socialiste
Chantal Pacteau, revue Vie de la recherche scientifique, CNRS

Emmanuel Saint-James, Président de Sauvons La Recherche


DEUXIEME TABLE RONDE : SANTE ET SOIN PSYCHIQUE (11H-11H45)
animée par Patrick Conrath, du Journal des Psychologues


Philippe Bichon, Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire

Catherine Caleca, psychologue clinicienne

Nathalie Georges-Lambrichs, Psychologues Freudiens

Dominique Lanza, psychologue clinicienne

Kim Marteau, stagiaire en L3

Evelyne Petroff, gynécologue obstétricienne à la maternité des Bleuets

Dominique Sperandio, présidente du Collège des Gynécologues

Marc Turpyn, Psychologues Freudiens

Martine Vial-Durand, Psychologues Freudiens


TROISIEME TABLE RONDE : JUSTICE, PREVENTION ET TRAVAIL SOCIAL (11h45-12h30)
animée par Marie-Blanche REGNIER, Syndicat de la Magistrature

Michel Chauvière, MP4-Champ social

Lysia Edelstein, SNPES-PJJ

Jean-Pierre Lanfrey, Fondation Abbé Pierre

Evelyne Sire-Marin, Fondation Copernic

Sihem Souid, auteur d'Omerta dans la police

Dominique Terres, Pasde0deconduite

Paroles à la salle : débat animé par Marie-José Del Volgo et Charles Sylvestre (12h30-13h15)

Pause-déjeuner : 13h15-14h15


QUATRIEME TABLE RONDE : CULTURE ET EDUCATION (14H30-15h15)
animée par Mariane Khalil Romeo, association Eclat


Julie Caupenne, enseignante et secrétaire générale de l'appel des appels

Collectif des Déchiffreurs de l'Education Nationale

Patrick Geffard, pédagogie institutionnelle

Yves Guerre, théâtre Arc-en-Ciel

Francis Jauset, FNAREN

Nicolas Romeas, Cassandre Horschamp


CINQUIEME TABLE RONDE : MEDIAS ET POLITIQUE(S) (15H15-16h00)
animée par Daniel LESCORNET et Philippe PETIT (sous réserve)


André Bellon, Président de l'Association pour une Constituante

Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice du groupe CRC-SPG

Patrick Viveret (sous réserve), Collectif Roosevelt

Journalistes ; ont été contacté les médias suivant : l'Humanité, Le Monde, Libération, Témoignage Chrétien, Médiapart, Politis

Pierre Winicki, directeur général de l'Institut Confiance

pause

DEBAT/FORUM/PERSPECTIVES : 16h30-18h30
animé par Julie Caupenne et Roland Gori


Cette journée inaugurera un cycle de réflexions et d'actions sur « Que deviennent nos métiers ? Comment et à qui en rendre compte ?»
Prochaines dates prévues : samedi 7 juillet, samedi 13 octobre, samedi 5 janvier 2013.

Le lieu sera précisé ultérieurement.

07/04/2012, 13:49 | Par JJMU en réponse au commentaire de dianne le 07/04/2012 à 13:02

Tu en seras, Dianne ?...

(pour ma part, ce jour-là je serai sur Marseille, je peux penser, pour leur remettre des exemplaires du livre des Indignés... à moins qu'on ne définisse une autre date ?... Et alors, là...)

Jean-Jacques M’µ

07/04/2012, 15:08 | Par dianne

Je relaie mais comme je suis déjà sur un rdv important le 13 et qu'il y aura des suites à mettre en forme... Sourire

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