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23 novembre : Soutien au Pr G-E SÉRALINI

APPEL A MOBILISATION

Pour le respect de la controverse scientifique et de l’expertise contradictoire, venons soutenir le Professeur GILLES-ÉRIC SÉRALINI

23 novembre 2010

Modification du rdv

PROGRAMME DE LA JOURNéE
Journée de soutien à G-é Séralini le 23 novenbre 2010
11H : Conférence de Presse avec Gilles-éric Séralini, Christian Vélot
et Pierre Méneton à l’école Nationale de la Magistrature (Ile de la
Cité, Quai aux Fleurs)
12H : Rassemblement Place du Chatelet
13H30 : Début du procès
14H30 : Réunion publique « Expertise scientifique et décisions politiques
 » Péniche Alternat, Quai de la Tournelle (Pont de l'Archevéché /Pont de
la Tournelle).

La controverse entre chercheurs, organisée au sein de la communauté scientifique, est un des moteurs essentiels de la construction des savoirs. Pour être reconnu, un résultat doit avoir résisté à toutes les tentatives d’invalidation par les collègues. Plus encore, lorsque des travaux scientifiques ont des conséquences sociales, économiques et politiques importantes, la possibilité de développer ces postures critiques et de garantir les conditions d’une expertise pluraliste, devient le garant d’un bon fonctionnement démocratique.

Comment prendre les bonnes décisions lorsque certaines voies de recherche sont systématiquement écartées, avant même d’avoir été sereinement explorées ?

En matière d’étude de l’effet des plantes génétiquement modifiées sur la santé, ce respect de la controverse scientifique n’est pourtant pas de mise. La grande majorité des chercheurs qui publient des résultats suggérant des effets d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur la santé ou l’environnement, jusqu’alors insoupçonnés est la cible de campagnes de dénigrement provenant de membres influents de la communauté scientifique.

La France n’est pas en reste comme en témoigne la situation actuelle de Gilles-Eric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’Université de Caen et co-directeur du Pôle pluridisciplinaire « Risques », spécialisé dans l’étude des effets des pesticides et OGM sur la santé. G-E Séralini et ses collègues ont mené des contre-expertises de données fournies par Monsanto pour justifier de la commercialisation de 3 de ses maïs OGM (MON 863, MON 810, NK 603). Ces contre-expertises remettent en question la capacité pour ces données de démontrer formellement l’innocuité des trois maïs (suivi des rats trop court, puissance de l’analyse statistique insuffisante). Contrairement aux analyses réalisées par la firme, les travaux de G-É Séralini et de ses collègues ont été soumis au processus d’évaluation critique par les pairs avant d’être publiés en 2007 et en 2009.

Ces résultats interrogeant le bien fondé des autorisations octroyées par la Commission Européenne sur avis de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (EFSA) pour la consommation animale et humaine de ces trois maïs, il n’est pas étonnant qu’ils aient suscité de vives réactions de Monsanto, de l’EFSA ainsi que d’autres organismes decontrôle des aliments et d’évaluation des OGM à travers le monde. Mais depuis quelques semaines, G-é Séralini est également la cible d’attaques et de pressions morales émanant d’une partie de la communauté scientifique, et en particulier de l’Association Française des Biotechnologies Végétales, parrainée par des chercheurs bien connus comme Claude Allègre et Axel Kahn, et présidée par Marc Fellous, professeur de génétique et ancien président de la Commission du Génie Biomoléculaire (chargée d’évaluer les OGM avant le Grenelle de l’Environnement).

Face à ces attaques ext rêm ement violentes allant jusqu’à remettre en question les conditions mêmes de ses travaux de recherche (position académique, financements), G-É Séralini a décidé d’intenter un procès en diffamation à Marc Fellous. Ce procès aura lieu le 23 novembre à 13H30 au Tribunal de Grande Instance de Paris.

PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Journée de soutien à G-É Séralini le 23 novenbre 2010

11H : Conférence de Presse avec Gilles-Éric Séralini, Christian Vélot et Pierre Méneton à l’école Nationale de la Magistrature (Ile de la Cité, Quai aux Fleurs)

12H : Rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance, Ile de la Cité, rue de Lutèce

13H30 : Début du procès

14H30 : Réunion publique « Expertise scientifique et décisions politiques »

Péniche Alternat, Quai de la Tournelle (Pont de l’Archevéché /Pont de la Tournelle).

- Interventions de scientifiques et élus

- Interventions des témoins de G- é Séralini à leur sortie du tribunal

- Interventions de G- é Séralini à l’issue du procès

Tous les commentaires

17/11/2010, 13:05 | Par JJMU

Je ne sais pas si je pourrai être présent. Mais la cause est juste. Le sujet particulièrement grave pour qu'on ne laisse pas passer.

Jean-Jacques M'µ

17/11/2010, 13:52 | Par dianne en réponse au commentaire de JJMU le 17/11/2010 à 13:05

Salut JJMU ! Oui la cause est juste... comme les innombrables causes qui nous ont mobilisés cette dernière décennie (à quelques poils près) ! Courage, résolument ! Clin d'oeil

25/11/2010, 18:51 | Par Jean-Pierre Zryd en réponse au commentaire de dianne le 17/11/2010 à 13:52

Nous attendons avec intérêt l'arrêt de la court de justice française. Vu de Suisse ce procès parait ubuesque et surréaliste, mais néanmoins intéressant par l'éclairage qu'il portera sur le débat. GES est en effet irremplaçable; sous son air bonhomme il cache une incontestable ambition: rester dans la mémoire collective comme celui qui aura tiré la sonnette d'alarme à propos des PGM. La télévision suisse a aussi recours à lui périodiquement en l'absence de tout scientifique du cru suffisamment anti-OGM pour faire monter le taux d'audience.

Il est néanmoins incontestable que l'impact dans les milieux scientifiques de son travail scientifique sur les PGM est inversement proportionnel à son impact médiatique; qu'il soit financé par Greenpeace et Carrefour ne change rien et nul ne songe lui reprocher ses liens avec d'autres petites industries "cosmétiques". Le savoir scientifique est insoluble dans la polémique, n'en déplaise à certains, et l'avenir sera encore plus impitoyable. C'est la seule consolation de tous ceux qui travaillent avec conscience et probité: ils ont l'avenir pour eux. C'est le message que nous essayons de faire passer à nos étudiants.

25/11/2010, 19:14 | Par dianne en réponse au commentaire de Jean-Pierre Zryd le 25/11/2010 à 18:51

Merci pour ce regard critique et pour le message d'espoir.

17/11/2010, 13:14 | Par Néfertari...Partie.

Aaaaahhh ! Ca ça va plaire à Armel !

Je n'y serais pas mais je soutiens, of course ! Sourire

17/11/2010, 13:54 | Par dianne en réponse au commentaire de Néfertari...Partie. le 17/11/2010 à 13:14

Les soutiens moraux sont très importants... Merci Néfer !

J'avais prévu autre chose le 23 mais cela me semble prioritaire. J'espère que l'on ne va pas se retrouver à quarante et quelques comme jadis pour exiger l'abollition de LA dette, pendant que les files d'attente interminables squattaient les trottoirs devant Gucci pour l'ouverture des soldes... J'avoue que comme symbole je n'ai jamais vu plus cynique et désespérant...

17/11/2010, 13:41 | Par Sébastien Pruneta

Ce sera intéressant à suivre... Et en fonction de ce que la justice décidera, l'AFBV (Marc Fellous) et le CRII-GEN (Gilles-Eric Séralini) pourraient en sortir affaibli ou renforcé. Les deux scientifiques, via leur association, s'opposent régulièrement en coulisse... Avec ce procès, leur confrontation est sur la place publique.

Au passage, un film intéressant vient de sortir, dans lequel Gilles-Eric Séralini est présent: Severn, la voix de nos enfants.

Voir mon billet de blog au lien suivant:

http://www.mediapart.fr/node/99639

17/11/2010, 13:59 | Par dianne en réponse au commentaire de Sébastien Pruneta le 17/11/2010 à 13:41

Merci pour le lien ! Sourire

 

ad : lu et recommandu !

17/11/2010, 14:25 | Par Sébastien Pruneta en réponse au commentaire de dianne le 17/11/2010 à 13:59

Merci à vous Dianne!

22/11/2010, 17:07 | Par dianne en réponse au commentaire de Sébastien Pruneta le 17/11/2010 à 14:25

Modification du rdv

PROGRAMME DE LA JOURNéE
> Journée de soutien à G-é Séralini le 23 novenbre 2010
> 11H : Conférence de Presse avec Gilles-éric Séralini, Christian Vélot
> et Pierre Méneton à l’école Nationale de la Magistrature (Ile de la
> Cité, Quai aux Fleurs)
> 12H : Rassemblement Place du Chatelet
> 13H30 : Début du procès
> 14H30 : Réunion publique « Expertise scientifique et décisions politiques
> » Péniche Alternat, Quai de la Tournelle (Pont de l'Archevéché /Pont de
> la Tournelle).

17/11/2010, 18:07 | Par danivance

Soutien total à Giles-Eric Séralini, merci de cette info.

22/11/2010, 12:07 | Par dianne en réponse au commentaire de danivance le 17/11/2010 à 18:07

"Remontage" pour mémoire. C'est demain.

18/11/2010, 10:54 | Par Lincunable

Bonjour Dianne,

Je me suis permis de mettre un renvoi sur votre billet ici :

http://www.mediapart.fr/club/blog/lincunable/181110/des-betes-bon-dieu-croqueuses-dhommes

 

18/11/2010, 12:31 | Par dianne

Riche idée ! Clin d'oeil merci.

19/11/2010, 18:39 | Par Yann Kindo

On savait que les fanatiques anti-OGM comme GE Séralini avaient assez peu de respect pour la rigueur scientifique (cf sa relecture bidon d'une étude sur un maïs OGM, ridiculisée par l'AFSSA pour ses biais). On apprend avec cette affaire qu'ils n'en ont pas plus pour la liberté d'expression. Puisqu'il faut rappeler qu'à la base de cette affaire, il y a le fait que Séralini a été invité pour la ènième fois à causer tout seul des OGM sur le service public, sans contradicteur, et que l'AFBV a protesté en disant qu'il fallait au moins une expression contradictoire, et qu'il y avait beaucoup d'autres scientifiques plus reconnus que Séralini qui pouvaient être interviewés.

Le soutien affiché à une entreprise aussi détestable, pour quiconque a un minimum de souci du pluralisme ou de la liberté d'expression, montre à quel point les anti-OGM sont complètement fanatisés (que vient faire le Parti de Gauche dans cette galère ????)

De grâce, gens de gauche qui soutenez ici Séralini, ne vous revendiquez plus jamais en rien de Chomsky, par exemple. Jamais.

Quant au commentaire de Sébastien Portal (responsable sur son blog de la diffusion d'un hoax ridicule à propos des OGM), il est aterrant : ainsi donc, M. Portal, vous pensez qu'une décision de justice pourrait jouer sur la crédibilité scientifique des thèses du CRIIGEN ou de l'AFBV ???? Pas plutôt ce qui se passe dans les revues scintifiques, où Marc Fellous est 3 fois plus cité que GE Séralini (l'exact opposé de leur présence médiatique, donc) ? Vous estimez que c'est dans les tribunaux que se fait la science ?

Non, ce qui ruine largemement la crédibilité scintifique du CRIIGEN, c'est (par exemple) la présence en tant que tel dans son conseil "scientifique" d'un homéopathe acupuncteur.

Et ce qui ruine la crédibilité démocratique des anti-OGM, c'est ce genre de procès surréaliste et l'absence totale de scrupules dont font preuve les soutiens de Séralini.

19/11/2010, 19:20 | Par dianne

Pluralité d'expression : vous vous exprimez. C'est une bonne chose.
Pour le reste, au nom de ce grand principe, je vous serais obligée de ne pas donner d'injonction à quiconque concernant Chomsky. Sinon vous invalidez votre propos tout seul. Merci.

Ai-je bien compris votre propos ?

-D'un côté les "fanatiques anti-OGM comme GE Séralini" "une entreprise aussi détestable", des anti-OGM sont complètement fanatisés", "l'absence totale de scrupules" ?

-Et de l'autre "la crédibilité démocratique" de ceux qui OGMisent pour notre bien à l'insu de notre plein gré ?

Et bien dites donc je savais qu'il y avait des dictateurs mous, voici que paraissent les démocrates musclés ! Les mots ont un sens.

 

23/11/2010, 09:53 | Par Yann Kindo en réponse au commentaire de dianne le 19/11/2010 à 19:20

Bonjour Dianne,

Avez vous en fait des arguments PRECIS à apporter pour expliquer pourquoi il faut soutenir ICI l'action de Gilles-Eric Séralini ?

Quelle est votre conception de la liberté d'expression, quelle est votre approche de la notuion de "diffamation", et en quoi tout cela s'applique ici ? Précisément, en citant des passages qui selon vous relèvent de la diffamation, et en expliquant en quoi il était illégitime pour l'AFBV de demander plus de pluralisme sur la question des OGM dans les médias dominants.

 

J'ai tenté de montrer ici en quoi ce procès est honteux, ridicule et dangereux (pour la liberté d'expression et pour la controverse scientifique).

http://www.mediapart.fr/club/blog/yann-kindo/201110/seralini-contre-lafbv-un-proces-inquietant

Pourriez vous développer vos propres arguments, pour que chacun comprenne ?

24/11/2010, 00:34 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Yann Kindo le 23/11/2010 à 09:53

Yann Kindo,

J'ai lu votre billet, qui est un tissu de contre-vérités (je ne dis pas mensonges, vous laissant le bénéfice du doute).

La plainte en diffamation de Gilles-Eric Seralini porte sur les propos qu'a pu tenir à diverses reprises l'AFBV et son président Marc Fellous sur les travaux qu'a pu effectuer Gilles-Eric Seralini.

Ainsi l'AFBV a-t-elle déclaré le 14 décembre 2009: "les travaux de G.E. Séralini ont toujours été invalidés par la communauté scientifique."

Ceci est faux puisque que les travaux de GE Seralini ont été soumis à l'évaluation critique par des pairs avant d'être publiés dans des revues scientifiques en 2007 et en 2009. Ce qui n'est pas le cas d'ailleurs des études de Monsanto que défend l'AFBV.

Suite à l'émission de France 5 du 21 janvier 2010, Marc Fellous a effectivement protesté dans une lettre à la chaine et au Conseil Supérieur de l'Audiovisue, traitant au passage GE Seralini de marchands de peur et de scientifique non reconnu.

Alors qui refuse le débat scientifique? Celui qui soumet ses travaux à la critiques de ses pairs ou celui qui préfère le dénigrement et défend des études faites par les entreprises commerciales sans aucune évaluation critique?

24/11/2010, 00:06 | Par dianne

Grosse mobilisation de soutien ! Et débats consécutifs de grande qualité qui ont permis aux participants, si nombreux qu'ils ont dû se relayer à l'intérieur de la péniche à cause du froid, d'attendre les premières nouvelles : dès 16h il semblait déjà que le questionnement patient et obstiné des magistrats ébranlait sérieusement une "défense" d'abord flambarde puis de moins en moins audible dans tous les sens du terme.... On attend la suite.

Amusant : nous avons confronté les réponses obtenues sur les blogs à l'annonce de la journée de mobilisation et elles étaient toutes de la même teneur. Rien qu'ici sur mdp, nous sommes deux à avoir eu l'honneur de la même réponse copiée-collée... Clin d'oeil

24/11/2010, 07:20 | Par Yann Kindo en réponse au commentaire de dianne le 24/11/2010 à 00:06

@ Dianne : Evidemment que j'ai copié collé (et un peu adapté) ma demande d'explications aux 3 endroits où avaient été postés des billets de soutien à Séralini. C'est mal ? J'aurais dû trouver des formules orginales à chaque fois ?

Là où c'est drôle, c'est quand on m'accuse ici de copier-coller... alors que tous les billets postés par des anti-OGM sur leurs blogs sont quasiment toujours de simples copiés/collés, comme... par exemple le vôtre ici, non ? Bravo pour votre sens de l'humour (vous noterez que tous mes billets de blog sont des textes orginaux que l'on peut soumettre à la critique, quand vous pourrez en dire autant, on en reparlera).

 

@ Alain Godefroy :

On peut trouver la formule de l'AFBV sur l'invalidation un peu excessive, si on veut (et encore). Séralini publie dans des revues de 2e ou 3e zone (effectivement) et ensuite ses papiers, notamment sa relecture des données de Monsanto (celle qui est financée par Carrefour), sont critiqués voire ridiculisés par les experts (notamment toxicologie, ce qu'il n'est pas). Voir le commentaire de l'HCB à qui il a été soumis, dont le Nota Bene final est par ailleurs assez dévastateur (même s'il ne porte pas sur le fond de l'étude en question) :

 

"« On notera également que l'absence de conflit d'intérêt des rédacteurs de l'article qui est mentionnée en fin d'article, pourrait être discutée. Au 5 janvier 2010, l'organisme de rattachement des auteurs continue d'afficher sur son site public des résultats d'études, comme celui de l'étude Autrichienne de novembre 2008, prétendant démontrer des effets négatifs du MON810 sur la reproduction, alors que ces résultats ont été reconnus comme erronés par les auteurs de l'étude eux-mêmes. "

Mais, imaginons que nous soyons en accord sur le caractère excessif ou pas de la formule "travaux invalidés par la communauté scientifique"... en quoi cela mérite-t-il un procès ?????? Vou pouvez m'expliquer ?

Pensons au nombre de fois où Séralini a mis en cause la compétence ou même la probité des experts chargés du contrôle des OGMs... qui lui jamais fait un porcès en diffamation ?

Une réponse là dessus ? Présentez moi votre conception de la liberté d'expression.

24/11/2010, 08:31 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 07:20

"Séralini publie dans des revues de 2e ou 3e zone"

Pouvez vous citer la revue où fut publiée l'étude objet de la controverse? Selon quel critère la définissez-vous comme de seconde ou troisième zone?

"(celle qui est financée par Carrefour)"

Allégation mensongère.

"en quoi cela mérite-t-il un procès ?????? Vou pouvez m'expliquer ?"

Critiquer les méthodes de l'étude, la façon dont les résultats sont interprétés est une chose. Cela fait partie du débat et de la controverse scientifique. Par contre, dénier toute compétence scientifique à son adversaire, contre toute évidence, c'est justement refuser tout débat scientifique. En préférant dénigrer les compétences scientifiques de GE Seralini et de ses collègues (car il n'est pas seul à avoir mener cette étude), l'AFBV non seulement refuse le débat scientifique mais en plus retourne l'accusation contre le CRIIGEN, tentant ainsi une manipulation médiatique peu glorieuse.

Cela mérite-t-il procès en diffamation? Seules les victimes de ces propos peuvent répondre à ses questions. Le CRIIGEN et GE Seralini ont estimé que oui.

Puisque vous parlez de liberté d'expression, j'ai pu voir, notamment sur France 5, de nombreuses émissions où seuls des pro-OGM étaient invités. Marc Fellous s'est-il alors indigné du manque de débat contradictoire? Il semble que ces indignations soient bien sélectives.

 

Et enfin, pour revenir à l'étude objet du (non-)débat, si on remet en cause la méthodologie statistique employée dans cette étude, cela remet en cause également la méthodologie statistique employée dans l'étude initiale de Monsanto, comme le fait remarquer le HCB (dans une note que vous citez par ailleurs):

"Comme le HCB l'a déjà signalé, non seulement le protocole mais aussi les analyses statistiques utilisées traditionnellement par nombre de pétitionnaires, y compris la société Monsanto, présentent certaines faiblesses qui interdisent de conclure avec suffisament de certitudes à l'absence de risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM."

24/11/2010, 20:15 | Par Yann Kindo en réponse au commentaire de Alain Godefroy le 24/11/2010 à 08:31

@ Alain Godefroy

 

"Séralini publie dans des revues de 2e ou 3e zone"

Pouvez
vous citer la revue où fut publiée l'étude objet de la controverse?
Selon quel critère la définissez-vous comme de seconde ou troisième
zone?

Bonnes questions, je le reconnais.

Je suis obligé de vous dire que je ne peux pas vous prouver qu'il s'agit d'une revue de deuxième ou troisème zone. Je le tiens de copains biologistes, et je ne sais pas (vous voulez que je me renseigne ? Pourquoi c'est toujours à moi de faire toutes les recherches et vérifs ?) quels sont les critères objectifs de type bibliométrie permettant d'établir un tel classement (je ne suis même pas sûr que ce soit possible... ni forcément souhaitable)

Ce que je peux dire c'est que :

1)) On ne parle pas de revues de tout premier plan comme Nature, Science ou The Lancet. Des remises en cause aussi fondamantales que celles que propose GES de l'évaluation des OGM mériteraient pourtant d'y figurer.. si elles étaient solides.

2) Les indices de citation sont un truc objectif, qui mesure à quel point les articles des uns et des autres sont repris par leurs collègues. Cela donne une idée de l'impact dans le monde sicntifique (et répond donc en partie à votre question). J'ai comme chiffres :

Giles Eric Séralini : 13

Marc Fellous : 45

Vous avez d'autres données objectives à proposer ?

3) Je réponds à votre question : Le papier incriminé (celui dont je parle, là où son équiipe reprennent les chiffres fournis par Monsanto pour prouver que dalle au bout du compte) est parue en 2007 dans Archives of Envrionemental contamination and Toxicology.

Voici le lien pour accéder à l'article, chacun pourra vérifier par lui -même (pas les analyses statistiques, j'imagine qu'on est quasiment tous incompétentes pour le faire) : Si le lien ne marche pas, taper sur google le début du titre " A new analysis of rat...":

http://www.rapaluruguay.org/transgenicos/Maiz/Genetically_Maize.pdf

Ce qui me permet d'aborder la suite, lorsque vous me citez et 'm'accusez de mensonge :

"(celle qui est financée par Carrefour)"

Allégation mensongère.

Je copie ici les remerciments, à la fin de l'article (et c'est moi qui met en gras):

"Acknowledgments We thank Anne-Laure Afchain for her help in statistical analyses, and
the CRIIGEN scientific and administrative councils for expertise, and initiating judiciary
actions by the former French minister of environment, Corinne Lepage, to obtain the data.
We also thank Frederique Baudoin for secretarial assistance, and Dr. Brian John and Ian
Panton for advising on the English revision of the manuscript. This work was supported by
Greenpeace Germany who, in June 2005, won the Appeal Court action against Monsanto,
who wanted to keep the data confidential. We acknowledge the French Ministry of Research
and the member of Parliament François Grosdidier for a contract to study health assessments
of GMOs, as well as the support of Carrefour Group, Quality, Responsibility and Risk
Management."

Assez inhabituels, comme remerciements, pour un papier scientifique, non ?

Il faut ici comprendre évidemment "support" comme un "soutien" financier, on ne voit pas de quoi il pourrait s'agir d'autre, non ? Que serait un soutien moral de Carrefour ici ? [laissez tomber les contorisons, j'en ai causé avec un des auteurs du papier, il n'a pas nié que Carrefour leur avait filé du blé. Ce qui, à mes yeux, ne prouve en rien que leur étude soit fausse par aillerus, que cela soit clair]. En tous cas la collusion avec Carrefour est manifeste [sinon, merci de m'expliquer en quoi mon allégation est mensongère, comme vous dîtes. Je vous écoute....] , tout comme celle avec François Grosdidier, qui est un député de droite extrême, ex authentique facho dans sa jeunesse et qui a gardé quelques beaux restes.

Tout ceci explique sans doute le joli pas de deux effectué autour des OGM ces temps par Carrefour et des assocs environnentalistes comme Greenpeace, à propos des garantis sans OGM proposées par Carrefour pour se faire sa pub. Normalement, une organisation de défense des consomateurs devrait répondre : "Etant donné qu'il n'existe absolument aucun test biochimique permettant de déterminer si un poulet a été nourri avec des OGM ou pas, et qu'il n'y a aucune raison de penser que l'un est différent de l'autre, les vantardises de Careffour sont du pipotage typique des publicitaires à la con qui veulent nous vendre des conneries en nous les faisant payer plus cher." En fait, si j'ai bien compris, le seul moyen pour Carrefour de pouvoir offir cette garantie, serait de contrôler toute la filière de A à Z. Et l'n verrait ainsi une chaîne de la grande distribution faire sous les applaudissements de Greenpeace and co très exactement ce que les mêmes reprochent à Monsanto...

4) Je l'ai déja dit, je toruve trop subjective la formule "les travaux de GES ont été invalidés par la communuiaté scientifique". Bien trop vague et subjective pour valoir un procès en diffmaation... combien de scientifiques poursuivraient ainsi sur cette base chaque semaine leurs collègues en diffamation ?

Vous dîtes que les papiers de GES ont été publiés dans des revues à comité d electure. Tout à fait. C'est un filtre important qu'ils ont franchi. Nécessaire... mais pas suffisant. Si on érige ce genre de barrage insitutionnels (publication, soutenance de thèse) en critères absolu, allez vous me dire que :

- la mémoire de l'eau est validée depuis la publication du papier de Benveniste dans Ntaure ? Ou alors pensez vous comme moi que la communauté scientifique a invalidé cette theorie (farfelue) depuis cette publication ? (merci de répondre). Il y aurait une certaine logique à soutenir les deux, puisque un des coauteurs du papier de Séralini cité est homéopathe, c'est à dire charlatan (Séralini lui-même trempant dans cette mammite homéopathique. Vous allez qualifier mon allégation de mensongère, ou vous ne prenez pas le risque ce coup-ci ?)

- les frères Bogdanoff, dont les thèses ont été validées par un jury universitaire, doivent-ils poursuivre en diffamation ceux qui disent que la communauté scientifique a rejeté leur charabia ? [le rapport du CNRS sur les travaux des jumeaux pouvant jouer ici le rôle de celui du HCB et d'autres sur le papier de Séralini et alii]

- et Elisabeth Teissier, elle ausi docteur en Sorbonne, doit-elle faire de même ?

24/11/2010, 21:51 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 20:15

Dont acte pour le support de Carrefour. Il fallait bien vous pousser à citer vos sources.

Pour la revue scientifique, ne vous prenez pas la peine de chercher. Il s'agit de la revue "International Journal of Biological Sciences", revue scientifique for bien notée (voir ici). Elle n'est certes pas aussi reconnue que Nature ou The Lancet. Mais vous noterez au passage que les études de Monsanto, défendues par l'AFBV, ne sont elles publiées dans aucune revue scientifique. Puisque vous attachez à juste titre de l'importance aux publications et aux validations par les pairs, cela doit vous interpellez.

Je ne vais pas par ailleurs me lancer dans une défense de Carrefour, mais je signale quand même que la traçabilité alimentaire est obligatoire et qu'il est donc possible de gérer des filières sans OGM.

Enfin je vous signale que personne ne conteste que Marc Fellous soit un scientifique compétent. Qu'il ait publié 45 articles scientifiques. Soit! Cela lui donne-t-il le droit de dénigrer un autre scientifique qui n'aurait publier que 13 articles scientifiques? Si Seralini avait publié 46 articles, cela lui donnerait plus ou moins de pertinence sur cette étude particulière? Vous avez quand même une étrange conception du débat scientifique, il me semble. Ce n'est pas un match de rugby!

24/11/2010, 10:54 | Par dianne en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 07:20

Pour la liberté d'expression : c'est fait. Vous vous exprimez.

Vous savez parfaitement que le coeur du sujet n'est nullement des escarmouches médiatiques. Quant à mon copier-coller, je n'ai jamais prétendu qu'il constitue une production personnelle, c'est une annonce. Que vous pouviez commenter ou pas. Si votre post était une circulaire, vous pouviez aussi en faire un billet.

Vous imaginez bien que n'étant nullement scientifique, mais uniquement citoyenne avertie, je ne vais pas me lancer dans une controverse qui devrait se tenir aux lieux où on la réclame, c'est à dire dans les laboratoires et sur les publications qualifiées. Que M. Séralini mette en cause les méthodes de la partie adverse, c'est la moindre des choses quand l'intérêt général est en jeu. Et quand on s'arrange pour que la législation admette de si petites "preuves" pour un si grand danger.

Ce qui choque les "défenseurs" en l'occurrence ? C'est de s'apercevoir que le mouton a des dents ! Pour une fois, les défenseurs du bien public et de la biodiversité ne sont pas en situation de se défendre mais ils se rebiffent. Une première qui aura des clones ! N'en doutez pas une minute.

Allez tournée de glyphosate pour tout le monde ! Enfin, tout le monde tant qu'il en reste hein parce que les "choses de la vie" ont bien piteuse mine chez les rats, scélérats... Perturbation endocrinienne, ça s'appelle en scientifique. En M.Toutl'monde, ça s'appelle les gonades raplapla...

24/11/2010, 08:26 | Par Yann Kindo

@ Alain Godefroy

 

Vous dîtes :

"J'ai lu votre billet, qui est un tissu de contre-vérités (je ne dis pas mensonges, vous laissant le bénéfice du doute)."

Monsieur, sachez que je vais donc être obligé, à la manière de mon modèle Gilles-Eric Sréalini, de vous poursuivre en diffamation du faitde ces propos outrageants.

....

Mais, non, je déconne !

Sinon, Dianne, vous avez l'air entousiaste de la mobilisation d 'hier, je suis content pour vous.

D'après les échos que j'ai eus, le procureur a estimé dans sa plaidoirie que la diffamation n'était pas constituée, qu'en pensez vous ?

Du coup, vous pourrez en profiter pour nous dire enfin en quoi selon vous il y a diffamation et en quoi ce procès est légitime à vos yeux : vous ne nous l'avez toujours pas dit...

24/11/2010, 11:00 | Par dianne en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 08:26

Ce procès est légitime dans la mesure où il signale aux grands groupes semenciers et à leurs obligés que la coupe est pleine et qu'ils ne pourront plus continuer à faire n'importe quoi. C'est déjà pas mal. Attendons les résultats. Qu'il en ait été "débattu" ici donnera peut-être à quelques uns l'idée de se renseigner sur le sujet en des lieux plus appropriés. Au cas où vous en douteriez, Médiapart n'est pas The Lancet !

Et puis renvoyer vers qui on invalide le propos la charge de prouver qu'on a raison de l'invalider est une méthode bien connue des lecteurs de Baillargeon et de Schopenhauer ! Prouvez nous donc que vos mentors ont raison de stériliser les semences et de zigouiller la biodiversité en planifiant l'uniformisation mondiale de l'offre agricole...

24/11/2010, 11:32 | Par Yann Kindo en réponse au commentaire de dianne le 24/11/2010 à 11:00

Je trouve fort de café que vous citiez Baillargeon (un rationaliste proche de Chomsky) pour appuyer une entreprise visant à restreindre la liberté d'expression de scientifiques par le biais d'une procédure judiciaire de diffamation. Et que vous vous appuyiez sur un ztétéicien pour défendre (pour autant que je puisse le comprendre, car vos propos ne sont pas très clairs, j'ai aprfois du mal à voir ce que vous voulez dire) ce qui est en fait une inversion de la charge de la preuve. Je m'explique : c'est vous affirmez que le développement des OGMs menace la biodiviersité. C'est à vous de le prouver : sur quoi vous fondez vous pour émettre cette opinion ? Sinon, c'est un acte de foi.

Au passage, vous vous posez en dépositaire du bien public et de la biodiverstité, rien que ça, en toute modestie. Vous pensez que les gens qui, comme moi, sont en désaccord avec vous sur l'analyse de l'impact des OGMs sont des opposants au service public qui ont comme objectif de détruire la biodiversité ?????? C'est sûr que ça doit être diificle pour vous de discuter, alors. Il est toujours plus simple de penser que les autres sont d'infames slauds qui veulent le mal, ça évite de dicuster leurs arguments. J'arrête là, avec vous, je ne veux pas non plus monopliser votre fil (je répondrai plus tard très précisément à Alain Godefroy)

 

Cordialement

Yann Kindo

24/11/2010, 16:27 | Par dianne en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 11:32

Ce n'est en aucune manière une entreprise de restriction de la liberté d'expression. Vous le savez, je le sais. Cette vaine posture ne mène à rien sauf à vous permettre de jaser pendant des kilomètres. Ce qui serait la véritable liberté d'expression c'est que M. Séralini puisse sans se voir menacer déposer des conclusions différentes de celles qui sont votre crédo. Or sauf à le voir traîner régulièrement dans la boue, impossible. Sur ce, continuez sans moi. J'ai informé. Vous commentez. Voilà. Mon temps est bénévole, je n'en ai plus à gaspiller.

24/11/2010, 12:15 | Par Casemoire

J'étais au Tribunal hier lors du procès Séralini/AFBV. Je dois dire qu'en dehors de toute position pro ou anti OGM qui sont le ressort de vos débats ici, il se dégageait des audiences une forte suspicion de "malhonnêteté" émanant de Marc Fellous et ce à plusieurs reprises. En particulier quand ce dernier à été questionné par un des juges lui demandant de mieux expliciter sa conception de l'indépendance de la recherche. M.Fellous avait en effet axé sa défense sur ce qu'il appelle la transparence et prétendu que G.E Séralini et le Criigen étaient financés par Geenpeace, ce qui à ses yeux était une vraie forme de dépendance à un lobby militant sans aucune crédibilité "scientifique". En fait- comme l'a démontré Corinne Lepage Greenpeace n'est intervenu qu'à la hauteur de 3,7 % en contribution matérielle simplement pour ressaisir et reprendre les données informatiques ingérables en l'état.

Le Juge a du reprendre par deux fois sa question précise pour que M.Fellous finisse par dire que l'AFBV qu'il représentait ici avait , elle, comme garantie d'indépendance QUE ses adhérents. En effet on voit de quel coté se situe la transparence , l'indépendance et les moyens rien qu'en consultant la liste des adhérents dont je vous livre un extrait :

Philippe Aymard, agriculteur, administrateur Groupe coopératif Limagrain
Xavier Beulin, agriculteur, Président du CETIOM et de SOFIPROTEOL
Guy Crapez, Ingénieur agronome, ancien Directeur Coopérative agricole Agralys
Jean-Pierre Décor, Directeur général Institut des Sciences du Vivant, membre de l’Académie d’Agriculture, ancien Directeur scientifique Aventis agriculture
Luc Esprit, Directeur général Maiz’Europ’
Jean-Yves Foucault, éleveur, administrateur Groupe coopératif Limagrain
Régis Fournier, Directeur général Maisadour Semences, Président SEPROMA
Jean-François Gleyzes, agriculteur, Président délégué Coopérative agricole Arterris
Alain Godard, ancien PDG Rhône-Poulenc Agro et Aventis CropScience
Laurent Jubert, Directeur Général Champagne Céréales
Pierre Neuviale, Directeur général Fédération Négoce Agricole
Pascal Prot, agriculteur, Président Champagne Céréales
Alain Toppan, chercheur Société semences, chez Limagrain et Biogema
Sébastien Vidal, agriculteur, administrateur Groupe coopératif Limagrain

 

Entre les lanceurs d'alerte que M.Fellous appelle "marchands de peur" et les marchands de merde adhérents de l'AFBV il y a une différence fondatrice : le simple et banal petit intérêt financier et hégémonique.

Sans doute un détail...

 


24/11/2010, 12:37 | Par Yann Kindo

Incroyable : les gens qui adhèrent à l'association de promotion des biotechnologies végétaoles sont des gens qui bossent d'une manière ou d'une autre avec des biotechnologies, parce quze agriculteur, cherchuer ou semencier. Merci casemoire pour ce scoop incroyable, j'en suis tout retourné. [perso, j'en suis pas membre, vu que c'est pas mon domaine, je me suis pas pris à ce point de passion pour les biotechnologies végétales que j'y adhéreai. Je defénds mes intérêts de prof en adhérant à un syndicat de prof et à des assocs d'historiens. Chacun son domaine)

Allons voir de l'autre côté, et là, nous constaterons stupéfaits, que parmi le CRIIGEN et ses soutiens, il ya ... des "écologistes" (au sens politique, pas scientifique) et des militantss anti-OGM (+ Carrefour, j'y reviendrai). Encore un scoop phénoménal

 

Sinon, je n'ai pas assisté au procès, mais je pense que, même si on peut estimer que "la meilleure défense c'ets l'attaque", il ne me semble (a priori) pas utile de mener pour l'AFBV le combat sur ce terrain, du genre "ils nous accusent de ne pas être indépendants, eux ne le sont pas non plus". le couer du problème n'est pas là, d'autant plus que le sens du mot "indépendance" est très vague. Le couer du problème, c'est la controverse scientifique, où et comment elle se mène, et la légitimité d'une action en diffamation. L'objet du procès n'est pas déterminer si le Criigen est indépendant (de qui, de quoi ?), pas plus que de faire la même chose pour l'AFBV. L'un est lobby anti-OGM, l'autre un lobby pro-OGM, constater cela est une lapalissade, et cela ne nous dit encore rien sur rien.

24/11/2010, 18:44 | Par dianne en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 12:37

Témoignage de Jacques Testard http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1898

Dossier de la conférence de Presse du 23/11/2010 http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1899

Appel à mobilisation http://sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique129

Soutien de Christian Vélot à l’UNESCO (avant première de Severn) http://www.dailymotion.com/video/xfkm9w_christian-velot-defend-gilles-eric-seralini-a-l-unesco_news

24/11/2010, 14:08 | Par Casemoire

@Kindo

Je suis étonné qu'en tant qu'enseignant vous n'adoptiez que deux attitudes :

Soit "noyer le poisson" soit "de lui apprendre à nager".

Entre le rien sur rien et le tout sur tout il y a pourtant de la marge et dans la marge c'est sans doute là qu'on voit l'essentiel.

Ce n'est certes pas un scoop d'apprendre que les semenciers et les multinationales de l'agro alimentaire sont pour la promotion des biotechnologies végétales (là vous êtes dans le rien sur rien) mais cela en est peut etre un d'apprendre que l'introduction des OGM en agro alimentaire n'a rien à voir avec une question scientifique ou agronomique mais avec une question politico économique classique (et là je pense etre dans la marge)

En fait cette histoire n'est pas très compliquée quand on sait que d'année en année la recherche publique est réduite à presque rien au bénéfice (je pèse mon mot) de la recherche privée. Et la recherche privée n'est liée qu'au "retour sur investissement" (c'est un scoop là ?) et donc aux applications techniques et économiques et donc aux implications politiques qui soutiennent l'économie de marché à tout prix.

Demandez donc aux gens de l'INRA, du CNRES, de L'INSERM ce qu'ils pèsent par rapport au privé (y compris intra muros) et vous verrez.

Et si je vous dis que les intérêts privés, à ce niveau financier ne vont que par "accident" dans le sens des intérêts collectifs vous n'y verrez sans doute pas un scoop non plus.

Si vous voulez mon sentiment : je trouve qu'au milieu de votre nonscoopmyopie vous n'avez guère de chance de percevoir la moindre lumière.

En espérant que vos élèves y survivront de leur propre lucidité !

 

 

24/11/2010, 16:44 | Par dianne en réponse au commentaire de Casemoire le 24/11/2010 à 14:08

Merci Casenoire de venir témoigner et argumenter. Sourire

Voir aussi

http://www.mediapart.fr/club/blog/corinne-lepage/231110/la-riposte-des-lanceurs-dalerte

24/11/2010, 19:22 | Par Yann Kindo

@ Casemoire

 

Félicitations, vous venez de découvrir qu'en système capitaliste, les entreprises cherchent à maximser le profit plus qu'à faire le bonheur des gens. On va vous décerner un pirx Nobel de marxisme pour ce constat révolutionnaire. Maintenant, armé de cette grille de lecture (assez opérante, je trouve), vous estimez avoir tout compris à tout et ne plus rien avoir de spécifique à étudier pour comprendre les problèmes posées par les OGM (mais aussi probablement l'éolien, la téléphonie mobile, les moteurs à explosion, le voyage sur Mars, etc.).

cf vous dîtes :

l'introduction des OGM en agro alimentaire n'a rien à voir avec une question scientifique ou agronomique mais avec une question politico économique classique

C'est là qu'on diverge. La question du profit n'est pas la seule entrée pour lire la question des OGM, et je comprends pas pourquoi vous ne refusez pas aussi les guitares électriques, les yaourts bulgares et les ordinateurs, qui sont eux aussi fabriqués par des entreprises qui cherchent à maximiser leurs profits.

A la fin, vous dîtes :

"En espérant que vos élèves y survivront de leur propre lucidité !"

Oh la belle vacherie gratuite !

Dîtes, vous ne seriez pas en train de mettre en doute la qualité de mon enseignement, sans le moindre élément sur lequel vous fonder ? Est ce que par hasard, vous ne dénigreriez pas plus mes compétences professionnelles que l'AFBV ne le fait à propos de Séralini ? Du coup, pensez vous que je doive vous poursuivre en justice pour diffamation, pour me conformer à votre éthique ? Et me conseilleriez vous une ex ministre de Juppé comme avocate ?

24/11/2010, 19:58 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 19:22

.

24/11/2010, 19:57 | Par Alain Godefroy

J'attends quant à moi vainement ma réponse, Yann Kindo. Je comprends que cela vous pose quelques difficultés.Vous préférez apparement la polémique stérile. On cherchera vainement un argument de fond dans vos commentaires, comme dans celui ci-dessus.

Néanmoins je constate avec satisfaction que vous reconnaissez que l'AFBV dénigre les compétences de Séralini et ne se place donc pas sur le plan du débat scientifique, à moins que vous ne considériez que le dénigrement constitue un argument scientifique valide.

24/11/2010, 20:18 | Par Yann Kindo en réponse au commentaire de Alain Godefroy le 24/11/2010 à 19:57

@ Alain Godefroy

Arrêtez de pérorer, svp, ma réponse est plus haut, sous vos questions, je vines de la poster pendant que vous faisiez le malin. J'ai une vie, et cela prenait du temps (et je ferais pas ça tous les jours), alors arrêtez de vous la raconter.

24/11/2010, 21:04 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Yann Kindo le 24/11/2010 à 20:18

Cher Yann Kindo,

Vous souhaitez des débats, alors n'agressez pas vos interlocuteurs. Mais si vous préférez ce style de débats, pas de problèmes: vous avez trouvé un client. Donc choisissez le mode du débat mais ne venez vous pas vous plaindre ensuite.

24/11/2010, 20:21 | Par dianne

Tartine pour tartine, en voici une au moins lisible

Procès Gilles-Eric Séralini vs M Fellous, 23 novembre 2010 - Témoignage de Jacques Testart Les attaques récemment formulées contre GE Séralini par un groupe de personnes favorables aux plantes transgéniques, et menées par M Fellous, sont non crédibles et intolérables. Je connais ce chercheur depuis 15 ans et souhaite témoigner de sa rigueur comme de sa ténacité.Il y a longtemps que j’admire sa capacité à résister à l’hostilité de certains confrères experts, en siégeant dans des commissions acquises aux intérêts des industriels, et la tranquille assurance avec laquelle il répond aux invectives par des arguments seulement scientifiques. C’est pour tenter de rompre avec les incertitudes liées à la toxicité éventuelle des plantes génétiquement modifiées (PGM) que l’équipe de Gilles-Eric Séralini a proposé une analyse comparative des effets, sur le sang et certains organes, de la présence dans l’alimentation animale de maïs génétiquement modifiés ( Spiroux de Vendômois et coll, Int J biol, 2009). Pour cela, ils ont réinterprété des résultats obtenus par le propriétaire de ces PGM, la firme Monsanto, laquelle n’en avait communiqué aux autorités et agences délivrant les autorisations qu’une version favorable à l’obtention des agréments, dissimulant la plupart des données au nom du « secret industriel ». Contrairement aux assertions de M Fellous, les auteurs ont respecté les bonnes pratiques scientifiques en ne tentant pas d’extrapoler des affirmations à partir de leurs résultats puisqu’ils écrivent : « ces données montrent des signes de toxicité hépatorénale, possiblement due aux nouveaux pesticides spécifiques à chaque plante transgénique. De plus, des conséquences métaboliques directes ou indirectes, non recherchées par ces modifications génétiques, ne peuvent pas être exclues. ». Ils sont encore plus prudents en indiquant que « les effets significatifs observés ici pour les 3 maïs GM étudiés sont des signes de toxicité plutôt que des preuves de toxicité ». En effet, ils soulignent eux-mêmes trois facteurs préjudiciables dans l’étude : * l’étude n’a été réalisée qu’une seule fois et sur une seule espèce * sa durée est trop courte (il faudrait 2 années et non 3 mois pour révéler d’éventuelles pathologies graves) * le pouvoir statistique des tests est trop faible (à cause du design expérimental choisi par Monsanto) Il est alors excessivement malveillant d’attaquer ce travail comme le fait Marc Fellous, puisqu’il s’agit d’un article qui respecte parfaitement les codes des publications scientifiques. L’équipe de GE Séralini a répondu aux critiques [1] et ce n’est pas ici le lieu pour un débat scientifique. Deux points méritent cependant d’être précisés : * L’équipe de Caen aurait bien sûr préféré mener sa propre expérimentation plutôt que réinterpréter une expérimentation grossière menée par l’entreprise Monsanto. Mais elle n’en avait pas les moyens matériels. Ce qui devrait amener les responsables de commissions scientifiques, tel M Fellous, a exiger de pouvoir mener des expériences afin de vérifier les dires des industriels plutôt qu’avaliser leurs affirmations rassurantes…Et à se féliciter que certains scientifiques combattent la pénurie de leur laboratoire en tirant des informations nouvelles à partir d’expériences, même mal faites, menées par ceux qui en ont le pouvoir ! * M Fellous se réfère à des autorités scientifiques qui ont porté un regard critique sur la publication par Spiroux de Vendômois et coll, en particulier le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) et l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA). Le HCB note que « très peu de différences observées peuvent être considérées comme statistiquement significatives. Les auteurs tentent néanmoins de convaincre que ces différences sont biologiquement significatives…la statistique est un outil d’aide à la décision, mais pas un outil de décision »... Ce jugement est important car il remet en cause les bonnes pratiques quotidiennes de la communauté scientifique : pour l’essentiel les publications d’un chercheur sont évaluées selon la crédibilité de leurs résultats, laquelle est surtout affirmée grâce aux tests statistiques. Si cette exigence du HCB n’est pas dénuée de bon sens, on ne comprend pas pourquoi elle ne s’applique pas à tous les articles publiés mais semble réservée aux rares travaux qui mettent en cause des intérêts économiques importants. J’ai moi-même critiqué la méthode qui consiste, dans une situation expérimentale, à comparer de très nombreuses données obtenues dans un groupe traité et un groupe contrôle, avec l’assurance que certaines différences se montreront « statistiquement significative » et la possibilité ainsi de conclure sur la démonstration d’un fait nouveau, propice à publication scientifique... [2] Mais, comme tous mes collègues, et certainement les membres du HCB et M Fellous lui-même (s’il s’avère qu’il a mené des études expérimentales), j’ai continué à produire et publier des dizaines d’articles ainsi construits car c’est la règle acceptée dans la communauté scientifique. En fait, ce n’est pas tant le regard d’un toxicologue sur les résultats qu’il faudrait solliciter, comme le demande le HCB, mais la répétition de l’expérience car il est peu probable que des données s’avérant significatives par hasard soient reproduites avec la même pseudo pertinence statistique. Cela, les auteurs de l’article incriminé le savent puisqu’ils reprochent à leur propre expérience de n’avoir pas été répétée. Mais comment pourrait-elle l’être sans l’attribution des crédits nécessaires ? Faut-il que GE Séralini et coll. se remettent en quête de travaux réalisés par Monsanto et dont la justice obligerait une nouvelle fois leur auteur à dévoiler les résultats afin qu’ils soient disponibles pour une réévaluation ?... Quand des comités scientifiques (HCB, AESA,...) se livrent à une critique sourcilleuse du mode usuel de travail des chercheurs, comment peuvent-ils dans le même temps avaliser les résultats non vérifiés des industriels , en mettant en péril la santé humaine et l’environnement ? Pourquoi ce qui est bon pour ruiner l’alerte serait-il inutile quand il s’agit d’autoriser le risque ? Si nous n’avons pas les démonstrations qu’exigerait la science, ne faut-il pas appliquer le principe de précaution et, toutes affaires cessantes, se lancer dans la recherche de la preuve incontournable ? Depuis ces polémiques, il n’apparaît cependant pas que des travaux conséquents aient été menés pour en finir avec le doute…En attendant, et malgré leurs carences assumées, les travaux de l’équipe de GE Séralini font figure d’exception. Jamais les comités scientifiques français (CGB puis HCB) ou européen (EFSA) n’ont vérifié les données produites par les industriels ni même soumis leurs résultats à réinterprétation. C’est cette démarche qui conduit l’équipe de GE Séralini à remettre en cause les normes d’évaluation des PGM, un souci que ne semblent pas partager les commissions d’experts même quand elles reconnaissent les carences du système actuel, résistant ainsi clairement à l’application du principe de précaution. D’autres critiques sont apparues ici ou là, et la mauvaise foi le dispute alors à l’ignorance : Qui croît encore à une proportionnalité entre la dose d’un toxique et la réponse de l’organisme ? La genèse des cancers ou des intoxications longues a montré que ce vieux concept était faux. Qui ignore que des individus mâles ou femelles peuvent présenter des réponses différentes au même toxique, par le fait même des métabolismes spécifiques à leurs sexes ? Il faut se demander pourquoi les scientifiques qui s’attaquent à GE Séralini ne se sont pas insurgés contre les dossiers soumis aux commissions réglementaires, jusqu’à donner des feux verts pour autoriser leurs PGM alors que les informations produites par Monsanto ou les autres industriels des biotechnologies sont toujours bien en deçà de celles apportées par l’équipe de GE Séralini... Ainsi le Pr Marc Lavielle, statisticien membre du HCB, et critique des travaux de l’équipe Séralini, déclare : « aussi bien le protocole que les analyses statistiques utilisés par Monsanto présentent de nombreuses faiblesses qui interdisent de conclure avec certitude à l’absence de risques sanitaires... » [3]. De fait, GE Séralini n’est que la dernière victime de l’ostracisme agressif de ceux qui veulent imposer les PGM. On peut citer plusieurs cas où les arguments de la science officielle ont été étonnamment proches de ceux utilisés aujourd’hui : Quand le Pr Arpad Pustaï, spécialiste britannique des lectines, a fait connaître en 1999 des perturbations inquiétantes de la muqueuse intestinale chez des rats ayant consommé des pommes de terre GM [4] on lui opposa une mauvaise méthodologie et il fut persécuté jusqu’à l’exil. Quand, en 2001, Ignacio Chapela et David Quist, de l’université de Berkeley, montrèrent que les maïs traditionnels mexicains, constituant la ressource génétique mondiale pour cette plante, était largement contaminés par des transgènes issus de maïs GM [5] on les accusa aussi d’avoir mal travaillé et on mis Ignacio Chapela à l’index de l’université... jusqu’à ce que ses résultats soient confirmés par le ministère mexicain de l’Environnement. Cela n’empêcha pas une cabale montée par les industriels camouflés derrière de supposés scientifiques [6]. Quand la biologiste italienne, Manuelle Malatesta, fit connaître des altérations des épithéliums intestinaux de souris nourries sur une longue période (6 mois) avec du soja GM tolérant au Roundup [7], là encore ses travaux furent violemment critiqués, jusqu’à ce qu’on lui retire les crédits qui lui auraient permis de poursuivre et qu’on l’amène à changer d’université. On voit bien que le « cas Séralini » n’en est un que parce que les résistants sont rares ! C’est le sort des scientifiques curieux ou inquiets que d’être ostracisés parce qu’ils perturbent la dissémination des plantes transgéniques tandis que leurs critiques se contentent des montages pseudo-scientifiques des propriétaires de brevets et leur accordent leur confiance, même quand les dossiers techniques sont camouflés (cas actuel du maïs MON 810 ou du maïs MON 863 : l’accès aux données brutes des tests réalisés par Monsanto sur lesquelles s’appuient les contre-expertises menées par GES n’a été possible qu’au prix d’un recours en justice par Greenpeace Allemagne) Pourtant, peut-on prétendre comme le fait Marc Fellous que les travaux de GE Séralini « ont toujours été invalidés par la communauté scientifique ». C’est confondre la communauté scientifique avec quelques personnes qui ont fait le choix idéologique d’une agriculture encore plus intensive grâce au recours aux biotechnologies et singulièrement aux plantes transgéniques. Pour la plupart des scientifiques, qui ne sont pas investis dans ce combat à base économique et à portée écologique, GE Séralini est un chercheur comme un autre par ses pratiques et plus médiatisé que beaucoup d’autres par son thème de recherche. Certains, peut-être envieux, y voient un souci de paraître, d’autres dont je suis y reconnaissent un courage évident (il n’est à prendre que des coups…). Ce que chacun peut constater, c’est que les études indispensables à la précaution avant de disséminer des PGM sont largement défaillantes, qu’elles ne sont menées que par de rares laboratoires dépourvus de conflits d’intérêts, et que tout résultat défavorable à la dissémination de ces PGM est immédiatement considéré comme contraire aux bonnes pratiques scientifiques alors que tout résultat favorable n’est jamais interrogé… Parmi les critiques des travaux de GE Séralini, on retrouve évidemment l’EFSA, Agence qui a autorisé toutes les PGM dont elle a eu à connaître mais dont les conflits d’intérêts de plusieurs membres ont été dénoncés, jusqu’à récemment celui de la présidente de son conseil d’administration. La création en juin 2009 de l’Association française pour les biotechnologies végétales, présidée par M Fellous, ressemble à une arme focalisée sur la contestation des PGM, même si l’AFBV compte nombre de scientifiques sans aucune compétence sur les PGM (on notera cependant que les climato-sceptiques y trouvent place…). Ce que cherche à obtenir Marc Fellous et son association, à la satisfaction des marchands de plantes transgéniques, est la mise à l’écart d’un chercheur qui dirige le seul laboratoire français ouvertement dédié à vérifier l’innocuité des plantes imprégnées de pesticides et aussi à analyser les effets délétères de diverses substances (perturbateurs endocriniens, herbicides,…) dont certaines proviennent des mêmes industriels que les PGM. Il est faux de prétendre que les travaux de GE Séralini « ont toujours été invalidés par la communauté scientifique ». Aucune de ses publications n’a été retirée et les reviewers des journaux qui les ont acceptées mériteraient davantage de respect. Dans son communiqué du14 décembre 2010, l’AFBV note que « cette publication arrive très « opportunément » au moment où des décisions sur le maïs Bt (MON 810) vont être prises… ». Outre qu’une publication scientifique résulte d’un travail commencé plusieurs années auparavant on comprend mal pourquoi la recherche d’informations nécessaires à la santé publique pourrait être reprochée aux auteurs…En revanche on perçoit bien « l’opportunité » de créer très vite une association dédiée à faire taire les critiques sur les PGM…Quand l’AFBV « déplore que la science soit mise au service de convictions personnelles ou idéologiques » elle postule que la croyance dans l’efficacité et l’innocuité des PGM ne relèverait pas de « convictions personnelles ou idéologiques ». Pourquoi faut-il que le chercheur qui cherche réellement à comprendre les effets des PGM soit considéré comme suspect alors que celui qui se contente de résultats insuffisants demeurerait un scientifique objectif ? Dans ce développement des plantes transgéniques, imposées aux populations, la science est bien souvent le parent pauvre d’une argumentation basée surtout sur la promesse et soutenue par d’énormes intérêts marchands. Il est inadmissible que des scientifiques comme M Fellous se prêtent sans esprit critique à ces simulacres de progrès, et utilisent l’injure pour réduire les rares chercheurs qui cherchent la vérité. Jacques Testart, Agronome et biologiste, Pionnier de la procréation médicalement assistée, Co-auteur du rapport « des quatre sages » (plantes transgéniques : l’expérimentation est-elle acceptable ? La Documentation française, 2003) Auteur de plus de 300 articles dans la presse scientifique internationale et d’ouvrages de vulgarisation et de réflexion Directeur de recherches honoraire à l’inserm

24/11/2010, 21:01 | Par Casemoire

@Kindo

Certes on diverge. Même si dix verges ça fait beaucoup pour moi ! disait je crois P.Desproges. Mais dans les joutes du genre de celles qu'on croise ici dix verges c'est pas trop, si vous cherchez à vous encoquifier la plume !

Cher petit prof vous êtes un phraseur.Et moi aussi sans doute. Mais on ne phrase pas sur la même musique. Vous c'est plutôt sur l'air marxiste/scientiste. Les bémols du monde technicien, votre oreille les entend mal.

Mais apparemment vous cherchez quand même à comprendre. Vous cherchez à comprendre comment faire copuler Marx et la technique sans le méchant curé capitaliste. Et vous attendez l'enfant à naitre. Hélas le temps est passé par là et Marx qui avait déjà des doutes sur l'enfant ne le reconnaitrait même pas aujourd'hui., Pourquoi ? Tout simplement parce que les leviers ont changé de taille et que le monde se rétrécie.

Je refuse les yaourts bulgares .Par goût. J'aime moyennement les ordinateurs - par nécessité- et j'en ai trop bavé à la guitare pour ne pas finir par l'aimer...même électrique.

Voilà : vous savez tout.

Ou presque car..... je dois vous avouer ma tare : Je suis amoureux de la terre.Du coup, je suis un anti PGM primaire. Je remplace le O par le P pour mieux préciser ce qui me préoccupe : ce sont les plantes génétiquement modifiées (par transgénèse , mutagénèse ou fusion cellulaire) . En fait je n'aime pas ce qui viole ma terre mais j'ai le plus grand respect pour qui la bichonne, l'embelie, la féconde. En un mot pour qui la baise dans son plus beau sens bien autant que j'exècre celui qui la baise dans son plus mauvais terme.

Pour faire court à défaut de faire un cours car je ne professe rien, je dis simplement ce que je pense au bout de plusieurs années de réflexion sur la chose : L'application du mode industriel en agriculture nous conduit dans une impasse. Les PGM n'en sont que l'aboutissement le plus caricatural.

Vous voulez que je vous shématise pourquoi ?

1 Ils n'apportent RIEN sur le plan agronomique ou en économie Réelle.

2 Ils menacent gravement la biodiversité (croisement , "formatage" et éliminations des variétés)

3 Ils jouent un rôle encore bien obscur dans les transmissions horizontales au niveau des micro organismes aux fonctions encore fort méconnues

4 Les Pgm commercialisés jusque là sont toutes des plantes pesticides dont elles augmentent l'emploi et qui en possèdent tous les inconvénients.

5 A moyen terme leur effet sur la faune et la flore est complétement inconnu. il en est de même en tant qu'aliment sur le plan sanitaire.

6 Dans la chaine des croisements génétiques , elles contaminent et éliminent toutes variétés naturellement confortées par l'écosystème.

7 Elles mettent un terme victorieux à l'appropriation du vivant.

J'en jette plus, la terre est pleine.

Alors pourquoi les PGM ?

Posez vous donc la question comme ça : Pour QUI ?

Vous verrez c'est plus simple.

 

 

 

 

25/11/2010, 09:50 | Par Yann Kindo

Rebonjour à tous,

Je laisse ici ce débat, sur les dernières réponses que m'ont faites Casemoire et Alain Godefroy, qui m'ont un peu rassurées (et apaisé) par leur ton beaucoup plus courtois, et je préfère en rester sur cette impression, parce que le ton du débat commençait à me peser (ce n'est ni agréable d'être victime d'agressions, ni agréable non plus d'être agressif)

Nous reprendrons sans doute cela à un autre épisode, sur un autre point précis, mais pour l'instant restons en là (de mon côté, parce qu'avec tout ça j'ai du boulot en retard et je veux penser un peu à autre chose qu'aux polémiques). Il est plus agréable d'en être à un moment où certains anti-OGM veulent bien admettre que les gens qui ne sont pas d'accord avec eux ne veulent ni la destruction des paysans par les multinationales (!) ni celle de la biodiversité par je ne sais quoi, et que nous sommes dans le cadre d'une discussion entre gens en désaccord, et pas dans un affrontement ultime entre les gentils et les méchants.

Je remercie Alain Godefroy d'avoir accepté de reconnaître son erreur à propos de Carrefour (et donc que je ne suis pas un menteur... même si j'aurais pu me tromper !), comme j'avais reconnu une erreur que j'avais commise ailleurs lorsqu'il me l'avait démontré. Et si l'on a trouvé mon propos agressif à un endroit ou un autre, je propose de regarder quel était le ton et le contenu du propos auquel il répondait... La plupart du temps, le débat avec les anti-OGM se résume a se prendre une bordée d'unjures de la part de gens qui souvent n'ont pas d'arguments et vous prennent de haut, en vous catégorisant comme lobbyiste au service de Monsanto (bien que je prenne soin désorrmais d'intervenir sous ma "vraie" identité, pour éviter cela... en pure perte)

Enfin, sur la question de la liberté d'expression, je reste inflexible : ce procès est pour moi une honte, parce que les controverses scintifiques ne se règlent pas devant les tribunaux (nous autres hisotirens avons dû avoir depuis quelques années une réflexion à ce sujet, l'historien étant de plus en plus - trop - souvent un acteur des prétoires ou des débats parlementaires)

Bonne réflexion à ceux et celles qui réfléchissent, en étudiant sérieusement les arguments, d'où qu'ils viennent, et en les évaluant sur la base de leur qualité intrinsèque et pas de qui les a produits.

25/11/2010, 10:36 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Yann Kindo le 25/11/2010 à 09:50

Yann Kindo,

Il est simplement dommage que vous n'ayez pas répondu à cette simple question: le dénigrement des travaux des autres peut-il faire partie du débat et de la controverse scientifique?

25/11/2010, 11:22 | Par Yann Kindo en réponse au commentaire de Alain Godefroy le 25/11/2010 à 10:36

" le dénigrement des travaux des autres peut-il faire partie du débat et de la controverse scientifique? "

 

Cette question concerne-t-elle la manière dont GES s'exprime à propos des comités d'expert en les présentant comme plus ou moins incompétents (puisqu'il estime que lui, avec son copian homéopathe, et sans être vraiment toxicologue, est capable de relire les études fournies par Monsanot -ce qui ne veut pas dire "réalisées par Monsanto"... mais ça ouvrirait un autre déba - t et d'infirmer tout ce qu'ont dit les spécialistes..au risque de se prendre un méchant retour de bâton, comme l'avis du HCB) ou, ce qui est pire, de les considérer compromis avec l'industrie, voire à la botte des semenciers ? Parliez vous de cela ?

Sinon, pour répondre EN GENERAL à votre question, je pense que dans le cadre d'une controverse scientifique, il est légitime de "dénigrer" des travaux...s'ils sont mauvais (comme on le fait quand on fait de la critique cinématographique ou quelconque autre activité. Ne pas hésiter à dénigrer mes cours ou articles le jour où ceux-ci sont mal faits). Après, il faut voir ce qu'est ce dénigrement, et mesurer sa légitimité. Par exemple, sur le fond et la forme, la manière dont Allègre dénigre les travaux du GIEC est à rejeter, évidemment. C'est injurieux et ça ne tient pas la route, ce qui fait quand même beaucoup. Et, encore une fois, lui n'a pas été poursuivi en justice par les climatologues...

Ce qui est sûr et certain pour moi, c'est que le recours aux tribunaux ne fait partie en rien de l'arsenal légitime de la controverse scientifique, en êtes vous d'accord (et, à la base, c'est ça le fond de cette affaire, on peut prendre le truc par tous les bouts, il faut en revenir à ça, parce que c'est de ça dont on parle)

25/11/2010, 12:01 | Par Alain Godefroy en réponse au commentaire de Yann Kindo le 25/11/2010 à 11:22

Il y a une différence à critiquer les résultats ou la méthode employée ou les conclusions tirées d'une étude scientifique qui fait effectivement partie de la controverse scientifique (et à ce que je sache GES n'a pas porté plainte contre les toxicologues critiquant ses travaux) et le fait de dénier le caractère scientifique d'une étude en se basant sur des allégations mensongères, ce que font ici Marc Fellous et l'AFBV.

Il me semble que justement, ce comportement se rapproche de celui d'Allegre dans la controverse climatique (comme par hasard ce dernier est aussi membre de l'AFBV).

25/11/2010, 11:07 | Par dianne

Merci à tous. Et à vous Alain Godefroy pour votre conclusion.

25/11/2010, 12:07 | Par Raphael JORNET en réponse au commentaire de dianne le 25/11/2010 à 11:07

et merci à vous, Dianne, d'avoir par ce billet, suscité un un échange instructif...Clin d'oeil

25/11/2010, 12:29 | Par dianne

Merci Raphaël. Le seul problème est que l'info, la vraie en ces matières, il faut aller la chercher avec les dents.

Voir aussi http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/241110/oh-jaime-pas-ca

On voit bien que l'on est en zone "sensible". Rien n'est spontanément disponible. Il faut militer pour être au parfum. Ce qui est un bon indice de la nature des barrages installés entre les autoproclamés sachants et le public.Lobbyiste, c'est un métier.

Une petite chanson malicieuse nous a bien réchauffés mardi :

(sur l'air de "L'opportuniste" de Dutronc)

=>J'achète les politiques, J'influe sur les scientifiques, Je manipule le grand public, Moi mon métier c'est lobbyiste

Il y en a qui protestent contre mon petit business Je n'vois pas trop c'qui les inquiète, Je n'fais qu'retourner les vestes, Je retourne les vestes, Toujours de mon côté

=>J'ai un doctorat scientifique En gestion d'opinion publique, Et mon master en stratégie D'influence économique

Il y en a qui s'inquiètent De l'avenir de la planète Pour rassurer ces perplexes J'imprime de jolies plaquettes, Où je me paie leur tête, Sur papier glacé

=>C'est grâce à moi qu'les OGM, Sont certifiés sans problèmes, Et qu'les nanotechnologies, On n'en parle pas, c'est si petit

S'il y en a qui regrettent, Le réchauff'ment de la planète, Allègrement j'sors ma recette : Arguments sans queue ni tête, Présentés sous casquette, De légitimité...

 

Pour les détails des "intervenants", se rendre à Bruxelles dans le quartier de l'Europe où les façades d'immeubles sont ornées de toutes les plaques superposées des faiseurs de décideurs... Carl Aderhold leur donne un autre nom.

25/11/2010, 17:43 | Par Yann Kindo

Voici, pour ceux qui veulent se faire une idée, le reportage de France 5 en question :

http://imposteurs.over-blog.com/ext/http://www.youtube.com/watch?v=YiaVaEE8gDo

 

On notera que dans un gros souci de pluralisme, le reportage donne successivement la parole à

- Nicolas Sarkozy, qui explique pourquoi il a décrété un moratoire sur le maïs Bt (avec les mêmes mots que la plupart des anti-OGM)

- Greenpeace, pour une mémorable séquence de caméra cachée (ça impressionne toujours) consistant à aller se promener dans les rayons d'un hypermarché (quelle aventure !). La militante de GP explique que hormis le bio, tous les aliments sont "contaminés" (c'est elle qui cause comme ça, et dans un grand souci de distanciation la journaliste reprend ses termes)

- puis, pour montrer que la communauté scientifique est divisée, on donne la parole à Séralini et... puis c'est tout. (je ne commente pas ce que dit Séralini, pour ne pas m'égarer). On mesure bien toute la division de la communauté scientifique avec ce montage unilatéral ! [c'est ce sur quoi l'AFBV était intervenue auprès du CSA et de France 5]

- puis, afin de prende un peu de recul et d'avoir un avis médical, on interroge, qui donc ? oh, ben tiens : Joel Spiroux de Vendemois, également membre du CRIIGEN et coauteur du papier de Séralini évoqué dans le reportage. C'est cela le respect du pluralisme et de la controverse scientifique réclamé soit-disant par ceux qui attaquent Marc Fellous en justice ? Au passage, le fait que Joel Spiroux soit médecin HOMEOPATHE n'est pas mentionné par le reportage. C'est pourtant une information intéressante, puisuque cela veut dire qu'il est praticien d'une psuedo-médecine charlatanesque dont les proudits n'ont, contrairement aux OGM, besoin de fournir AUCUNE étude pour obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (depuis une décision de Georgina Dufoix), c'est à dire absolument aucune preuve de quoi que ce soit. Alors quand les mêmes viennent dire que les études sur les OGM sont mal faites et incomplètes, on rigole forcément (jaune).

Manifestement, ce reportage est au minimum complètement partiel et partial, ne donnant la parole qu'au CRIIGEN, tout en parlant de controverse. On n'aura entendu qu'un pôle de la controverse, celui qu'on entend déja de toutes façons tout le temps partout ailleurs.

26/11/2010, 11:34 | Par dianne

Jet de l'éponge en ce qui me concerne. N'ayant pas de commanditaire, je passe à autre chose.

18/01/2011, 18:12 | Par dianne

OGM - L’AFBV reconnue coupable de diffamation à l’encontre de G.-E. Séralini
par Christophe NOISETTE , janvier 2011

 

http://www.infogm.org/spip.php?article4684

 

Le mardi 18 janvier, le tribunal de Paris a rendu son délibéré dans le procès qui opposait Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire à l’Université de Caen et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN [1], et l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), présidée par Marc Fellous.

Le tribunal a condamné l’AFBV à 1000 euros d’amende avec sursis, un euro de dommages et intérêts (ce qui avait été demandé) et 4000 euros de frais de justice.


Corinne Lepage, présidente du CRIIGEN, contactée au téléphone par Inf’OGM, s’est tout d’abord réjouie de cette victoire, d’autant qu’elle reconnaît qu’elle n’était pas optimiste en sortant de l’audience qui s’était tenue le 23 novembre 2011. « On ne peut plus dire n’importe quoi sur les lanceurs d’alerte », commente-t-elle. Et elle ajoute : « C’est la première fois qu’un lanceur d’alerte n’est pas sur la défensive mais en offensive ».


G.-E. Séralini avait attaqué l’association et son président en justice, considérant qu’ils avaient diffamé ses travaux de recherche qui remettaient en cause l’innocuité de plusieurs maïs transgéniques de Monsanto [2]. En effet, à plusieurs reprises l’AFBV avait cherché à jeter le discrédit sur les travaux de G.E. Séralini.


 

 

 



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