Evoquée ce jour en "UPP" (Université Populaire Participative) sur le campus de l'IUT de Sénart. Des intervenants de grande qualité sur le thème des "Vertus de la désobéissance". Enseignants désobéisseurs, élèves décrocheurs, philosophe, membre de l'Observatoire de la Parité et auditoire aux taquets ! Un grand moment de partage de connaissances pour se poser tous ensemble une minuscule et gigantesque question : est-on homme ou sujet ?
Compte rendu sommaire de plus de trois heures de débat demain.
Merci pour la contribution indispensable que vous apportez !
Montand s'était fait la tête du juge Warren dans cette fiction qui reprend les termes de l'enquête sur l'assassinat de Kennedy, transposé en d'autres lieux improbables (des vues de Cergy-Pontoise en gestation pour faire goût Dallas !!!)
Pour moi, conseil de discipline tous les trimestres pendant toute ma scolarité., dès la fin du premier trimestre de sixième, j'étais déjà consigné pour tous les dimanches jusqu'à la fin de l'année et j'ai été éviré de tous les bahuts.
Incapable d'obéir, direction le centre de rééducation pour inadaptés.
C'était le terme de l'époque, pour l'éducation nationale j'étais un inadapté.
désobéissant = inadapté.
On était dans les années 60, c'était l'éducation nationale, c'était en France.
Si les témoignages de l'horreur quotidienne dont ce sont rendues responsables nombre d'institutions dites "éducatives" ne vous fait pas peur, je vous conseille de lire "Aimer mal, châtier bien" de Stanislas TOMKIEWICZ.
J'ai bien parlé d'horreur, de quotidien et d'Institutions très respectables.
Incapable d'obéir, direction le centre de rééducation pour inadaptés
C'est bien de cela qu'il a été aussi question ce matin. Avec des témoignages très précis d'élèves décrocheurs pour toutes sortes de raisons. CR demain (bis). Et en attendant j'ai posté cette vidéo qui reprend l'expérience que j'ai évoquée au cours du débat en question.
obéissance ou désobéissance : quand, à qui et pourquoi ?
Qui fait la morale commune, comment s'établit le consensus sur les bornes ?
En fait, vous posez la question de l'autorité.
Nous étions dans un excès d'autorité avant 68, il s'agissait de l'autorité ambiante, culturelle, celle de tous.
Aujourd'hui, nous voyons l'avènement de l'autorité brutale et totalitaire de quelques uns ; tandis que l'ensemble de la société est en déficit d'autorité culturelle partagée par tous.
Nous sommes passés d'un excès culturel qui traversait toute la société à un totalitarisme oligarchique.
Je pense que le déficit d'autorité culturelle dans la société a contribué à créer les conditions d'avènement du totalitarisme.
Je ne vois franchement pas en quoi Nicole Delatre aurait été plus utile que d'autres pour éclairer ce débat !
Les avis de tous sont intéressants, des profs de philo comme des femmes de ménage.
Ne le prends pas mal Arquius, mais tu vois, ce culte de l'abonné qui se déclare prof de ci, doctorant en çà me gonfle un peu beaucoup.
Tiens, tu savais que je suis Docteur en ... heu.... Pathologie Saurienne et Hippopotamesque ? ... Non ?... Et bien tu vois, je vais être très utile à ce débat ! (Et Dianne, arrête de rire comme une baleine ! Je suis très sérieuse ! )
Et personne n'a chassé Nicole. Elle a exprimé ce qu'elle avait à dire et elle est partie.
Après tout, qui peut dire que mon mémoire d'écologie comparée appliqué à l'étude des modes de survie des Larves Xylophages en Climat Subtropical ne sert à rien ?
Faut pas te sentir impressionné Arquius, y a vraiment pas de quoi !
Alors, moi je me tane les trois neurones pas grillés qui me restent pour vous offrir un p'tit rap nilotique des familles, et toi tu m'évites ???? Mais c'est justement pour donner au plus grand nombre d'abonnés l'occasion de venir papoter un peu, de se rencontrer, de se relaxer, de sortir quelques bêtises ! (qui n'en sont pas toujours d'ailleurs !)
Parfois le club est un peu... sérieux tu vois. Non pas que cela soit gênant, il faut des têtes pensantes et des débats, mais comme moi je ne suis pas très balèze dans ces domaines, je m'exprime d'une autre façon.
Bon, t'as intérêt à ne plus m'éviter, sinon j'écris un hip hop sur toi !!!
Oui mais qu'est-ce qui permet la constitution d'une "autorité", de quelque nature qu'elle soit ?
L'oeuf et la poule, encore et encore...
Merci d'alimenter ce début d'échanges pour lesquels j'avais prévu un autre espace. Mais il n'est jamais trop tôt pour bien faire...
Ce qui importe au fond ce sont les actes, pas l'obéissance ou la désobéissance érigées en principes. L'une ou l'autre peuvent être tour à tour honteuses ou glorieuses.
Face à l'autorité, juste ou injuste, la morale ? Et quelle morale ?
Sans vouloir restreindre le débat à cet aspect des choses, la première "autorité" est celle des parents. Mais il faut prendre cette notion d'autorité en termes de "modèle à suivre pour s'intégrer". C'est un mélange de mimétisme et d'apprentissage de codes (moraux, sociaux). Ce "respect de l'autorité" est donc à prendre (sur le plan éthologique) comme la garantie d'une indispensable normalité (pour assurer la pérennité d'un groupe).
Le respect de l'autorité se perçoit différemment selon d'une part le poids d'une éducation et d'autre part la légitimité d'une autorité qui s'exercera plus tard. La réaction est nécessairement individuelle, c'est une question à la fois d'imagerie personnelle (quelle légitimité accordais-je à celui / celle qui me dirige / gouverne) et de représentation sociale (quelle est l'image que le groupe se fait de la normalité des rapports d'autorité).
Il y a enfin, indépendamment des apprentissages sociaux, différentes perceptions de ce qu'est la légitimité de l'autorité : Les uns ne reconnaissent que la compétence (logique d'objectif), les autres ne reconnaissent que la sévérité (logique paternaliste), les troisièmes recherchent une protection (logique féodale)...
Dans ces multiples imbrications d'origine, l'autorité, pour être respectée, ne peut se passer d'une chose : la Justice, en tant que somme de règles devant lesquelles tous les administrés sont égaux.
vous étiez un insoumis, je pense que moi aussi, scolarité difficile incapable d'admettre un postulat sans le comprendre.... incapable d'exécuter un ordre sans en comprendre le bien fondé incapable de me soumettre a une directive pédagogique si elle n'était pas fondée et admise...bref je me situe dans les désobeïssants avant l'heure, et je pense avoir eu la chance de vivre dans une période ou la hiérarchie n'avait pas encore mis en place le systéme de contrôle et de sanctions du "subalterne".
Vous avez fait votre service militaire ?
Moi oui je n'arrive pas à le regretter ayant été là aussi "un mauvais élément tant sur le plan sportif que militaire" (dixit mon livret militaire). C'était la période troublée des années 63 avec la menace OAS, les cadres de l'armée tous anciens d'indochine et d'Algérie.......là non plus on ne pouvait pas être virés..... déplacés oui, j'étais sportif de haut niveau, j'ai refusé d'obeïr a la hiérarchie sportive et militaire ( ex Bataillon de Joinville) en refusant de jouer le jeu du pseudo professionnalisme + dopping ect....Sportif déclassé a verdun en disciplinaire.... Ect.... Maintenant je suis a la retraite et je me rend compte que tout mon parcours professionnel personnel, est sous le signe de la désobeïssance, de l'insoumission.
Je ne peux qu'inviter tout le monde a resister a ne pas se soumettre,ni a l'autorité ni a l'argent a ne pas exécuter d'ordres ni de missions contraires a leurs convictions. Les évenements de ces derniers jours me ravissent, une partie de la population se révolte contre l'injustice, contre la dictature.....
On y gagne en sérénité, ce n'est plus la peur qui gère notre vie mais la combativité.
"On y gagne en sérénité, ce n'est plus la peur qui gère notre vie mais la combativité. "
@GMM : parmi le public de l'assemblée participative du 23, un ancien militaire d'origine asiatique, issu de la Légion Etrangère... Et qui y a gagné une belle lucidité quant au devoir de rebellion ! Sa saillie sur la désobéissance au sein du PS a pas mal amusé le public... Au sein de Désirs d'Avenir, c'était la moindre des choses...
Oui, comme deuxième pompe dans les paras, refus de faire les EOR avec NG 20. ça n'a pas plu. Surtout que mon père était colonel.
J'ai du choisir les paras parce que mon père voulait m'envoyer soit à Tahiti, soit en Allemagne pour m'éloigner de ma fiancée. Comme ça je suis resté dans la région et j'ai épousé ma fiancée.
Je me suis fait toutes les corvées, tous les tours de garde,tous les piquets d'incendie, m'en ont fait baver, solido, incassable, m'ont pas eu. M'ont fait sauter deux fois plus que les autres.
Me suis pris des jours de taule parce que je réfléchissais trop en marchant dans les couloirs.
A la fin, pour se débarrasser de moi, ils m'ont envoyé tout l'hiver à Barège comme moniteur de ski au centre d'entrainement des paras à la montagne.
Putain, j'avais 20 ans et toutes les semaines il nous montait des bus entiers d'hivernantes au chalet voisin de l'UCPA.
On n'est pas redescendus de l'hiver.
J'ai fait des trucs comme ça toute ma vie. Atypique, dans tous les milieux formatés. je peux pas tout raconter, les gens penseraient que j'affabule.
Un truc marrant, à 28 ans, j'étais débutant à la direction financière d'un groupe filiale de CGIP, à l'époque la holding du groupe de Wendel.
Je me suis pointé une fois en remplacement aux assemblées générales annuelles des sociétés cotées en bourse dont j'avais préparé les traités de fusion, absorption et autres réévaluation légales des bilans .... complètement bourré. A l'époque même totalement bourré, je pouvais encore parler et tenir debout.
Habitude prise au sapin justement ...
Seules les vaporisations pouvaient traduire mon état.
J'étais scrutateur à ces assemblées, je me suis foutu dedans et j'ai fait signer les feuilles de présences des Ag les unes pour les autres ( ce qui est cause de nullité des Ags bien sûr) J'étais assis à la droite du jeune baron Ernest Antoine, et juste à côté du directeur général du groupe, un nommé Roques, maire adjoint de Neuilly, il avait la gueule de Pierre de Bizet.
Tu vois le genre, pas rigolo du tout du tout.
Quand le père Roques s'en est apperçu, c'était trop tard, les ag étaient finies.
Putain, tu le crois si tu veux, ça a bien fait rire le jeune baron, il m'a tapé sur l'épaule et on s'est quittés comme ça, le père Roques a failli s'en étouffer.. Depuis, quand je rencontrais le jeune baron, dans les couloirs du siège parisien il venait toujours me saluer avec un bon mot. Les autres en étaient verts.
Ensuite, puisque tu en parles, j'ai rejoint une organisation militante secrète, justement formée par des anciens de l'OAS métro. C'était dans les année 80.
Ils avaient monté un truc sérieux pour conduire un renversement de régime.
Ils n'étaient pas jeunes, les uns revenaient de Toul et les autres de Saint Martin de Ré où ils avaient passé quelques années. Bref, pas des comiques, des pros, ils avaient fait des trucs dans leurs vies. C'était pas une organisation molle, plutôt un truc bien dur, les questions doctrinales étaient résolues. C'est là que j'ai appris le boulot, tout en continuant une carrière pro par ailleurs.
Plusieurs fois j'ai été sollicité par les partis politques de droite comme de gauche. Si j'avais voulu, je serais sans doute à un poste à la mangeoire. Ce n'était pas pour moi, pas de ça dans ma famille. Déjà que j'étais dans le business et que chez moi on me traitait de danseur mondain, tu imagines si je m'étais fait élire.
Bref, je n'ai jamais fait que ce que j'ai voulu, quel qu'en soit le prix.
Aujourd'hui, je me désole de voir des jeunes de 20 ans dire qu'ils revendiquent le droit d'aller étudier et ne supportent pas que d'autres les en empèchent.
A l'époque, on donnait un an de sa vie à la Nation et ça ne nous empêchait pas de faire des trucs, des études, du sport, de lutter, d'avoir des enfants jeunes, de prendre nos responsabilités à peine passé 20 ans.
On passait des concours difficile, on menait tout de front.
Là, ils ont peur de perdre un trimestre.
Bon, c'est tout.
J'ai arrêté de bosser à 52 ans. Je prêche encore, mais sans illusions.
Ici, je prône un renversement de régime et j'affiche que l'assassinat politique est légitime et pourtant, il a des instruits qui me coursent pour m'expliquer ce que c'est que la révolution.
Le partage du monde, c'est entre les hommes d'action et les autres entre les insoumis qui acceptent de payer cash et ceux qui préfèrent en chier à tempérament.
Ah oui, j'ai affiché ma bobine, mais pas mon nom, par respect humain pour ma famille et pour feu mon père. Tu comprends ça bien sûr.
Oui, tu vois il y a des mots comme ça qui font encore un effet terrible.
Tu as connu cette époque ? Tu as connu ces gens ? Qu'en sais tu d'autre que ce qu'on t'en a dit ?
Je te rappelle que c'est un certain Français Mitterrand alors ministre de l'intérieur qui a pris la décision de donner les pleins pouvoirs à l'armée pour ouvrir la guerre en Algérie. Un jour j'ai renvoyé depuis ici sur le site où est encore publié son discours de l'époque. Là j'ai pas envie de chercher, mais tu peux chercher par toi même, si tu ne sais pas qui a prononcé ce discours, tu imagines que c'est le pire fasciste. Tu vas tomber de la branche.
Et pourtant ... c'était Mitterrand. Sur le fait, tout n'est pas net, blanc ou noir, ça ne le devient que 50 ans après quand il y a des vainqueurs et des vaincus.
La seule chose qui soit sûre, c'est que ce sont bien des politiques, des élus, des représentants de la nation qui ont fourvoyé le pays dans la colonisation, dans la guerre d'Algérie ensuite. Ce ne sont pas les gens de l'OAS.
Un jour, j'ai même publié ici une photo d'une affiche de l'époque faisant clairement apparaître que c'est la maçonnerie laïque et républicaine qui a été un des principaux moteurs de la colonisation. Comme quoi ... Tout n'est pas dit, tout n'est pas su.
Cette époque a été un drame familial, comme le fut en son temps la défaite puis ensuite l'occupation, c'était une affaire passionnelle.
50 ans après, nous savons tous qu'ils se sont trompés de combat, c'est également mon point de vue. A l'époque, ils avaient un soutien immense, même parmi la population métopolitaine. Ils ont payé cash, ils sont allés en taule. Ils ont assumé. Ensuite, l'histoire a été réécrite par les commentateurs, la version officielle est celle qui arrangeait le pouvoir de l'époque, celle qui a permis une réconciliation.
Il a fallu de boucs émissaires.
L'OAS était une organisation composite, faite de gens venus d'horizons divers, très différents les uns des autres.
Quand ils en sont sortis, certains, la partie métropolitaine, la plus formée doctrinalement, ceux qui pour qui la guerre d'Algérie n'avait été qu'un épisode dans une vision plus large de l'action politique ont repris l'action.
Ces gens avaient une très haute conscience politique, certains étaient des héros de la guerre de 39, couverts de médailles et d'honneurs. Contrairement à l'image publique qui leur a été donnée, ils avaient une réelle vision sociale.
Je les ai rejoints après 80, soit plus de 20 ans après la fin de la guerre d'Algérie. Tout ça était loin derrière et l'histoire leur avait réglé leur compte.
J'assume parfaitement ça.
Nous étions dans le combat contre le communisme et dans le combat contre le libéralisme global dont on mesure maintenant la portée réelle.
le combat contre le libéralisme global est complètement à l'ordre du jour, non ?
Nous étions très devanciers et par rapport à l'effondrement du mur et par rapport à la critique du libéralisme global. Notre position a été confirmée par l'effondrement du mur, elle est en train de se confirmer par le durcissement final en totalitarisme du libéralisme politique.
Personnellement, je propose une partie de l'héritage et du savoir faire de ces gens qui ont théorisé et pratiquement réussi un renversement de régime.
je précise que a méthode des années 80 n'est plus du tout celle des années 60. Il s'agit d'une action politique globale, non violente. Le seul truc, c'est que nous ne rejetions pas la possibilité de l'assassinat politique dans les cas rebelles et où il n'y a plus d'autre solution. Nous avions limité l'action violente à ce seul cas.
Voilà, je mets ce savoir faire à la disposition de ceux qui veulent, qui comprennent et qui pensent qu'on peut en faire quelque chose.
Le renversement de régime c'est une chose, l'exercice du pouvoir et ce qu'on en fait ensuite, en est une autre. Notre organisation de l'époque s'était interdit l'exercice du pouvoir après le renversement de régime.
C'est précisément ma position actuelle et je l'ai clairement exprimée ici.
Moi je veux virer cette caste de pourris, ouvrir l'opportunité d'une grande visite des institutions, et après ce sera aux autres de prendre le relais. Tu vois, je me donne une limite morale : je ne participerai pas à ça pour le pouvoir.
Je m'en fous, si j'avais voulu, je serais rentré dans un parti politique et je serais élu de quelque chose avec une bagnole à cocarde et des indemnités.
Quand on est insoumis, on se tourne vers d'autres insoumis, j'avais le choix entre les formations anarchistes et cette organisation secrète. Catho et anti matérialiste, j'ai choisi l'organisation secrète et le schéma théorisé par les anciens de l'OAS métro. La plupart des thèses anarchistes me sont parfaitement compatibles, particulièrement leur vision de l'organisation sociale et de la représentation. la plupart de ces thèses étaient parfaitement compatibles avec celles de notre organisation de l'époque.
En quelque sorte, nous étions des anarchiste de droite.
Voilà, si quelqu'un en veut, c'est dispo.
Je ne crois pas à l'auto organisation des luttes, je pense qu'il faut une organisation militante centralisée dure.
Comprenne qui pourra.
Ceci dit, je comprends parfaitement que ce ne soit pas ton trip.
On n'est pas dans le même voyage, c'est tout.
Tu vois, je suis isolé et sans organisation, celle de l'époque n'existe plus.
Je viens de lire ta réponse, pour moi l'OAS était une nébuleuse, je n'avais pas à l'époque une conscience politique suffisemment élaborée pour avoir une opinion personnelle très affinée tout celà venait au deuxième plan dans mes préoccupations, tu as eu une réponse politique aux problémes de l'époque et moi j'étais plutôt comme beaucoup le sont maintenant, en phase de survie ou les problèmes politiques ne peuvent venir qu'en seconde position.
Je me suis appliqué par necessité des régles de vie et me suis forgé une philosophie de résistant désobeïsseur avec une volonté farouche de nager a contre courant,de tourner le dos a la consommation,de pratiquer l'autharcie à 80%,de prendre le temps que je pouvais prendre pour celà, et privilégier ma vie personnelle. Ce n'est qu'assez tardivement que j'ai pu analyser l'ensemble, me rendre compte qu'instinctivement j'avais suivi le chemin qui était pour moi le bon . J'ai ainsi gagné ma liberté, appris a ne plus avoir peur, je suis tout a fait capable d'assurer ma survie si necessaire.
Je me bat maintenant pour que mes enfants soient eux aussi libres en ayant conscience que la liberté que j'ai pu avoir d'assurer en grande partie mon autonomie est une porte que l'ultralibéralisme est entrain de fermer a double tour. Leur but est de nous asservir, de tirer le maximum de chaque individu.
Il semble que le peuple prenne conscience de cet état de faits, et que nous entrions dans un mouvement dur, profond, et durable.
Et pendant ce temps là les coups de matraques tombent au propre et au figuré, sur la tête des lycéens , des étudiants, des grêvistes , des consommateurs (+ 7% pour l'électricité), la justice n'en n'a plus que le nom, et nous et nous et nous ......... restons solidaires, unis contre un seul ennemi qui nous a déclaré la guerre.
c'est ce que je fais aussi, la quasi autharcie sociale, la trace carbonne ,la + petite.
Notre organisation avait également théorisé la constitution de micro contre société de proximité en cas d'échec et quand les choses deviendraient insupportables au quotidien.
Dérive du pouvoir et de la société dans la barbarie, ce qui n'est plus à exclure.
Pour ce cas, nos avions imaginé comment reconstituer des groupes humains solidaires de proximité, hors société, ou enfin hors barbarie, pour se protéger de la barbarie.
C'est simplement reconstruire le tissu social en repartant des bases.
C'est pour cela que je suis convaincu que des micros rassemblements locaux comme cela avait démaré a St Claude et apparement ailleurs sont la base, pour s'élargir ensuite .
Il semble que les manifestations aient eu l'effet de nous priver de ce moyen de rassemblement mais il est évident que les mouvements auxquels nous assistons en ce moment ont besoin du soutien de micro mouvements locaux pour soutenir et amplifier l'action hors de l'emprise des "têtes pensantes" des partis ou syndicats.
"la Justice, en tant que somme de règles devant lesquelles tous les administrés sont égaux."
Oui Samines. Voilà pourquoi se pose nécessairement en ce moment la question de la désobéissance à l'autorité illégitime car injuste. Et surtout en quels termes. Quand tous les ressorts de l'accomplissement des principes de justice sont dévoyés, détournés, déguisés, malmenés, comment le citoyen détermine-t-il sa participation au débat public ?
L'ouverture du débat que j'ai évoqué s'est faite par la lecture de la lettre d'Alain Réfalo, instituteur désobéisseur, et par ceci :
" Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".
Quelques notions, basiques, de "morale": respect des autres, défense de la dignité de la personne, solidarité. Ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'ils nous fassent.
Ce n'est ni aux parents, ni aux élus à nous dicter notre conduite. C'est à nous, en nous de la trouver.
Je pense que, aujourd'hui, il y a un immense sentiment d'injustice qui est ressenti par la majorité de la population. Exiger un peu plus de justice, c'est un droit, un devoir pour tous ceux qui acceptent un "vivre ensemble".
Le comble de la tartufferie consiste pour ce gouvernement à tenter de faire croire à ceux qui sont victimes d'injustice flagrante qu'il faut chercher les raisons du côté de ceux qui sont victimes d'injustice moindre...
Maintenant ceci posé, que faire de ce sentiment d'injustice ? En appeler à la résignation, à la patience ? Version attentiste. Ou bien à l'offensive par tous les canaux possibles ?
André Abeillon, enseignant désobéisseur se place dans l'opposition non-violente résolue. Désobéir il en coûte toujours disait La Boétie (De La Servitude Volontaire). Pas sûr que ce soit toujours vrai. Car nous devons nous fixer comme ligne de mire le projet Sarkozyste : nous transformer en masses abruties consommatrices dociles. C'est un projet commercial en tout et pour tout. Qu'il s'agisse de survie ou de protection sociale, il faut tout marchandiser. On n'est pas obligés de marcher dans la combine. Il suffit juste, pour gripper cette infernale machine de refuser de consommer pour consommer.
Non seulement il ne nous en coûterait pas grand chose mais on pourrait même y gagner.
Il suffit juste, pour gripper cette infernale machine de refuser de consommer pour consommer.
C'est exactement mon avis, Dianne.
Et cela peut commencer aujourd'hui, chacun peut l'appliquer comme il veut / peut.
Un des points importants est le partage d'expériences, d'initiatives prises (qu'elles aient réussi ou non).
Il existe déjà des structures qui favorisent cette évolution du rapport a la consommation (AMAP, SEL, pour ne citer que les premières qui me viennent à l'esprit). Mais moyennant un peu de temps pédagogique, on s'aperçoit que nombre de gens sont ouverts à ces modes différents de consommation. Et entreprendre sur ce thème n'est pas si compliqué.
Sans compter qu'au-delà de l'incidence d'un développement notables de ces "postures" sur "l'économie habituelle", c'est le mieux-être constaté chez ceux qui adhèrent / s'impliquent qui représente une réelle victoire. Il est là le véritable objectif, à mon sens.
Nota : Il ne s'agit pas d'un paradis, de réels écueils existent aussi, notamment dans la gestion de la viabilité.
D'accord avec vous. Je fais partie depuis longtemps d'un groupe d'alter-consommateurs qui bénéficie d'un partenariat avec un GIE paysan normand. Les gains sont immédiats et pour les deux parties : d'abord en termes financiers puis en termes de santé. Sans compter que faire ses provisions de cette façon permet d'éviter tous les attrape-nigauds des "temples de la consommation". Des offres du commerce équitable y sont jointes et le tout génère des contributions qui servent à soutenir les procès que les grands salopards lobbyistes intentent désormais à quiconque se met en travers de leurs projets.
Il y a donc double-désobéissance si je puis dire. Uniquement en refusant de faire. La condition indispensable est le sérieux et la régularité des "encadrants" (il en faut !) qui règlent les détails administratifs inhérents à ce genre d'échange pour qu'ils restent dans un strict cadre légal.
-je me sers le moins possible de la bagnole pour les trajets que je peux faire autrement. Inutile de polluer.
- mes bagnoles ont 12 et 17 ans, je les ménage, inutile de les tremplacer, elles sont comme neuves. je les fait durer comme des biens durables.
- en période de pénurie, inutile de prendre du carburant pour faire ce genre de trajet, les autres en ont plus besoin que moi.
j'y suis resté bloqué quelques jours faute de train, j'en ai profité pour soutenir les territoriaux devant la préfecture et faire un seat in sur les rails.
j'en suis revenu quand j'ai pu en prenant un bus de substitutions qui a mis 6 heures pour rejoindre Matabiau.
Après ça, il y a ici un écolo masqué qui me traque pour instruire un procès en militantisme mou car ayant mémorisé ma tronche, il ne m'a pas vu à telle AG dont il dit lui même qu'il n'y a personne.
Je suis harassé par ce genre de mecs. Putain, c'est épuisant. Sérieux.
@ arquis: Vous n'avez pas pensé au covoiturage ou au stop?
Pour ma part, j'envisage de réaliser quelques expériences d'auto-stop dans ma région, non parce que j'en aurais besoin, mais pour évaluer comment ça se passe, si c'est efficace, ce qu'en pensent les conducteurs qui s'arrêtent, etc etc...
En ce qui me concerne, quand (pour une raison "x" ou "y") je prend ma voiture, je regrette souvent qu'il n'y ait pas plus de stoppeurs le long des routes.
Parfois j'annonce mon départ sur covoiturage.fr mais l'inconvénient est qu'il faut se tenir à des horaires precis, et que passagers et conducteurs ne trouvent pas toujours leur "bonheur" c-a-d une coincidence de dates horaires et trajets...
il paraît que beaucoup de gens ont fait du covoiturage ; en fait du stop.
A partir du péage à la sortie de PAU, soit vers Toulouse, soit vers Bayonne.
Ca a très bien marché, on me l'a dit.
D'ailleurs, dans le bus, il y avait une excellente ambiance, tout le monde prenait soin de tout le monde. Tout le monde était parfaitement d'accord avec le mouvement. pas d'énervement ni de contrariétés.
Il n'y a qu'en ville que j'ai vu des gens râler. Souvent des retraitées chic avec bagnole et brushing frais du matin.
Il m'a semblé que dans cette catégorie, les femmes étaient plus vindicatives que les hommes.
Je n'ai pas osé le stop, prévention de classe sans doute.
A partir de maintenant, je vais éviter tout déplacement inutile à la con. je vais en faire une règle.
Je ne te traque pas (2 messages dans un fil, c'est plutôt léger comme traque). J'ai simplement relevé la contradiction entre tes discours et tes actes, dans un billet où tu reproches à une personnalité politique bien connue de ne pas être dans le mouvement social. Je te fais simplement remarquer que toi, qui a lancé sur Médiapart un appel à l'insurrection, n'était pas là non plus, au moment où le mouvement social prend une tournure plus radicale. C'est tout.
Maintenant tu as bien le droit d'aller voir ta fille et j'en ai rien à foutre de ta tronche. Ne te sens pas persécuté.
On n'est pas obligé de fuir certains conformismes pour en rejoindre d'autres. Il y a un militantisme de caserne qui outrepasse largement les missions qu'il se fixe en établissant de nouvelles normes à substituer aux précédentes, au nom de la vertu !
On peut aussi se trouver en situation de désobéir à des structures militant pour... la désobéissance ! Nos courtes expériences n'ont pas valeur de leçon universelle. Mais il m'est arrivé aussi de m'exaspérer à l'écoute de certains lutteurs intransigeants qui font un concours de pureté idéologique.
A vrai dire cher arquius, je n'ai pas vraiment compris ce que tu proposes. Je comprends ton parcours. Mais le récit que tu en fais se semble pas impliquer de projet à moins que j'aie mal lu... Le consensus comme succédané politique des caresses ? L'image est jolie mais il n'y a jamais de consensus nulle part. Sauf pour le pire.
Et cela nous renvoie à la Bande à Fofana, les "barbares" dont on rejuge aujourd'hui l'immonde crime, terrible illustration des propos tenus ici : la soumission, l'obéissance, jusqu'où et comment...
Le système de défense des comparses, celui du fractionnement des responsabilités, nous renvoie très exactement au parcours organisé vers les "camps"... Ce n'est pas moi, je n'ai fait que rafler, ce n'est pas moi, je n'ai fait que conduire, ce n'est pas moi, je n'ai fait que trier, ce n'est pas moi je n'ai fait qu'aligner, etc...
J'avais d'ailleurs déjà publié cette vidéo à l'époque du premier procès en faisant clairement le lien avec les expérimentations de Milgram. Sans réactions sauf celle de Renardblanc qui nous manque.
pour moi, la solution n'est malheureusement plus dans les élections, le pouvoir est verrouillé, la démocratie n'est plus qu'une illusion, la caste politique dans son ensemble a confisqué la démocratie à son seul profit et au profit des marchés.
Par conséquent, il faut une action globale en profondeur sur les institutions, sur le pacte social, sur la caste politique qu'il faut chasser du pouvoir. Il faut réouvrir la démocratie et l'espace public. écologique, sociale, économique, institutionnelle, tout doit y passer.
Dans le même temps, les mécontentements sont de plus en plus importants et c'est donc, une réforme en profondeur d'une très grande dimension qui est nécessaire.
Nous le voyons précisément en ce moment. cela va devenir de plus en plus pertinent.
Les partis politiques quels qu'ils soient ne sont pas à même de prendre la tête d'un mouvement social aussi profond. Quel parti politique d'opposition est en état de tenir ne serait ce qu'un grand meeting pour ditriger le mouvement ? cela dépasse leur capacité de gestion usuelle.
Par ailleurs, et c'est un point qui m'oppose à Velveth, je ne crois pas à la capacité des forces en luttes de s'auto gérer et de s'organiser sur le fait pendant la phase de crise.
Malheureusement, l'expérience actuelle le démontre ; encore que je voudrais bien être démenti et voir les choses arriver jusqu'au bout.
Bref, pour moi, il faut une organisation militante pour guider le mouvement, fédérer les mécontentements, canaliser la poussée finale pour aboutir à un renversement de régime.
On voit bien que c'est ce qui manque aujourd'hui.
Comment agit cette organisation, de quoi est elle faite ?
1- elle est constituée de citoyens matures, sans haine ou besoin de revanche sociale particuliers, sans ambitions politiques personnelles autre que de servir cette cause. On ne fait pas ça ni pour les honneurs, ni pour l'argent, ni pour le pouvoir. Ces citoyens doivent provenir de tous les milieux sociaux, de toutes les communautés, ils doivent incarner le pays profond. Ils doivent se regrouper dans cette organisation en laissant de côté les clivages politiciens du passé qui n'ont plus lieu d'être face aux enjeux. Nous sommes dans une autre échelle historique que celle des combats électoraux courants.
Que fait l'organisation ?
Elle agit à l'avance en profondeur sur la société et sur les différents milieux, corps sociaux communautés, groupes humains naturels.
C'est à dire qu'elle crée dans ces milieux des relais d'influence, y place des militants, structure autour d'elle, recrute des militants, des sympatisants. Elle prêche dans la société de manière à créer un vaste réseau de gens en attente, formés, militants, à même d'entrainer les gens autour d'eux le moment venu.
Si cette organisation existait aujourd'hui, on voit quel serait son apport dans la fédération et la conduite des luttes et quelle serait sa capacité d'agréger un maximum de forces dans le combat.
Un exemple, j'ai produit un billet sur l'absence de minorités visibles dans le combat. Si cette organisation existait, elles y seraient, elles aurait été préparées à rejoindre le mouvement et à se fédérer. Il en serait de même de tous les groupes humains qui souffrent en attente de réformes.
Le potentiel de gens qui ont besoin d'un changement profond est colossal, il est délaissé par les partis politiques, ces gens sont abandonnés. cela est injuste, leur droit doit être fait. ces gens épars doivent pouvoir être arégés à la lutte.
Cette organisation aurait pour but de fédérer et de canaliser la poussée finale.
Elle s'y serait préparée par pénétration des milieux de proche en proche, d'homme à homme, les yeux dans les yeux. Il y a dans tous les milieux des leaders naturels, c'est eux qu'il faut convaincre, ils ont la confiance des autres et ce sont eux qui les agrègent le moment venu. L'action c'est de porter la conviction sur les relais d'influence dans tous les milieux. SDF compris, tous les milieux, du haut au bas de la société.
Ensuite, il n'y a plus qu'à attendre la survenance d'un évènement favorable tel que celui que nous vivons pour déployer l'action.
Aucun régime ne peut résiter à une action de ctte nature de cette profondeur.
Ils fouttent le camp immédiatement, c'est impossible à gérer.
Voilà ce que les vieux maîtres avaient théorisé suite au retour d'expérience de l'OAS.
Pas de violence, une action sociale de pré-regroupement des luttes.
Ca change un peu de ce que l'on entend généralement.
Nombreux sont les cas récents d'effondrement de régimes qui se sont passés sans incidents.
Ensuite, l'organisation ouvre des états généraux auxquels participent toutes les forces du pays, à l'exception des partis politiques de pouvoir qui en sont exclus. (les dirigeants, pas les militants.)
Tu vois ? c'est ce qui manque.
Puisse néanmoins l'actuel mouvement s'auto gérer et s'organiser sur le fait.
Je n'ai jamais eu si envie de me tromper.
pardonne moi le ton sec, mécanique et didactique, mais c'est consubstantiel à la matière et à un exposé en quelque lignes. je sais ça ne sert pas la cause.
Quand je le raconte de vive voix, c'est plus rond, plus chaleureux.
"Par conséquent, il faut une action globale en profondeur sur les institutions, sur le pacte social, sur la caste politique qu'il faut chasser du pouvoir. Il faut réouvrir la démocratie et l'espace public. écologique, sociale, économique, institutionnelle, tout doit y passer."
C'est exactement de cela qu'il s'est agi dans l'assemblée dont j'ai relaté les travaux.
"Par conséquent, il faut une action globale en profondeur sur les institutions, sur le pacte social, sur la caste politique qu'il faut chasser du pouvoir. Il faut réouvrir la démocratie et l'espace public. écologique, sociale, économique, institutionnelle, tout doit y passer."
C'est bien là que j'ai le sentiment d'avoir trouvé une partie des réponses. Elle existe ou plutôt tente d'exister en terrain hostile.
Pour former des citoyens critiques, il existe encore quelques écoles ou classes ou se pratique la pédagogie coopérative, notamment les classes "Freinet"...
Oui. J'ai bâti ma pratique pédagogique en me formant à ces méthodes, à cette philosophie oserai-je dire, au début de ma carrière. Ce qui ne vaut pas que de la bienveillance en retour dans certains cercles enseignants très "conformistes". Le risque est de susciter, outre des critiques très violentes, une jalousie qui ne s'avoue jamais. Et de vous scier la branche...
Film de Norman Jewison (In the heat of the night, USA, 1967). Scénario : Stirling Silliphant, d'après John Ball. VM. 110 mn. Avec Sidney Poitier, Rod Steiger, Warren Oates. Genre : polar civique. Une petite ville du sud des Etats-Unis, sa chaleur moite, ses flics transpirants, son racisme endémique... Quand un notable blanc est assassiné, un Noir, de passage dans la bourgade, est tout de suite arrêté. Surprise : ce coupable « idéal », Virgil Tibbs, est un flic, et même un expert en criminologie. Avec lequel le shérif du coin va être obligé de collaborer... Si l'aspect policier est moins efficace aujourd'hui (l'accumulation de faux suspects, exagérée, ne servant qu'à alimenter les rapports entre le shérif Rod Steiger et son « invité »), Dans la chaleur de la nuit reste un grand classique antiraciste, dont certaines scènes (la tentative de lynchage de Virgil ou sa confrontation avec un notable qui se croit encore au temps de l'esclavage) continuent de faire froid dans le dos. Face à Rod Steiger en léger cabotinage, Sidney Poitier incarne avec majesté le refus de plier devant la violence et la bêtise crasses. En 1968, ce film remporta l'Oscar et il avait pourtant de très sérieux concurrents : Bonnie and Clyde, Le Lauréat et Devine qui vient dîner, autre film avec Sidney Poitier sur la condition des Noirs dans les années 1960 en Amérique. Cette même année, Martin Luther King était assassiné. Guillemette Odicino Télérama, Samedi 23 octobre 2010
Excellente caricature(?) que ce film de la condition humaine et de nos essais de socialisation de cette humanité qui peine à se réaliser tel que nous la voudrions lorsque nous nous mettons à vouloir atteindre les étoiles.
Tous les commentaires
Merci Dianne pour cette excellente vidéo !
J'espère qu'elle sera vue par tous.
Expérience Impitoyable !
Evoquée ce jour en "UPP" (Université Populaire Participative) sur le campus de l'IUT de Sénart. Des intervenants de grande qualité sur le thème des "Vertus de la désobéissance". Enseignants désobéisseurs, élèves décrocheurs, philosophe, membre de l'Observatoire de la Parité et auditoire aux taquets ! Un grand moment de partage de connaissances pour se poser tous ensemble une minuscule et gigantesque question : est-on homme ou sujet ?
Compte rendu sommaire de plus de trois heures de débat demain.
Quel film !
Moi qui ne suis pas fan de Montand, c'est un des rôles (avec celui qu'il tient dans "Z" de Costa-Gavras), où je le trouve remarquable.
Quant à l'expérience de Stanley MILGRAM, que le film met en scène, quelques explications complémentaires ICI.
Merci pour la contribution indispensable que vous apportez !
Montand s'était fait la tête du juge Warren dans cette fiction qui reprend les termes de l'enquête sur l'assassinat de Kennedy, transposé en d'autres lieux improbables (des vues de Cergy-Pontoise en gestation pour faire goût Dallas !!!)
Comprends pas de quoi il s'agit.
Pour moi, conseil de discipline tous les trimestres pendant toute ma scolarité., dès la fin du premier trimestre de sixième, j'étais déjà consigné pour tous les dimanches jusqu'à la fin de l'année et j'ai été éviré de tous les bahuts.
Incapable d'obéir, direction le centre de rééducation pour inadaptés.
C'était le terme de l'époque, pour l'éducation nationale j'étais un inadapté.
désobéissant = inadapté.
On était dans les années 60, c'était l'éducation nationale, c'était en France.
Si les témoignages de l'horreur quotidienne dont ce sont rendues responsables nombre d'institutions dites "éducatives" ne vous fait pas peur, je vous conseille de lire "Aimer mal, châtier bien" de Stanislas TOMKIEWICZ.
J'ai bien parlé d'horreur, de quotidien et d'Institutions très respectables.
Un des livres qui m'a le plus marqué.
Voir ma réponse de 20:43.
Incapable d'obéir, direction le centre de rééducation pour inadaptés
C'est bien de cela qu'il a été aussi question ce matin. Avec des témoignages très précis d'élèves décrocheurs pour toutes sortes de raisons. CR demain (bis). Et en attendant j'ai posté cette vidéo qui reprend l'expérience que j'ai évoquée au cours du débat en question.
Oui, Dianne,
la question est bien posée dans le titre :
obéissance ou désobéissance : quand, à qui et pourquoi ?
Qui fait la morale commune, comment s'établit le consensus sur les bornes ?
En fait, vous posez la question de l'autorité.
Nous étions dans un excès d'autorité avant 68, il s'agissait de l'autorité ambiante, culturelle, celle de tous.
Aujourd'hui, nous voyons l'avènement de l'autorité brutale et totalitaire de quelques uns ; tandis que l'ensemble de la société est en déficit d'autorité culturelle partagée par tous.
Nous sommes passés d'un excès culturel qui traversait toute la société à un totalitarisme oligarchique.
Je pense que le déficit d'autorité culturelle dans la société a contribué à créer les conditions d'avènement du totalitarisme.
La nature a horreur du vide.
La nature a horreur du vide
On le sait moins, mais elle a aussi horreur des déséquilibres.
D'accord avec vous deux. Se pose aussi (surtout !) la question de la soumission. Et à quelle autorité.
Il me semble que l'autorité précède la soumission.
Je crois que Nicole Delatre a résilié, elle nous aurait été bien utile pour éclairer ce débat.
Dommage, c'était une excellente prof de philo.
l'ivraie chasse le bon grain.
Je ne vois franchement pas en quoi Nicole Delatre aurait été plus utile que d'autres pour éclairer ce débat !
Les avis de tous sont intéressants, des profs de philo comme des femmes de ménage.
Ne le prends pas mal Arquius, mais tu vois, ce culte de l'abonné qui se déclare prof de ci, doctorant en çà me gonfle un peu beaucoup.
Tiens, tu savais que je suis Docteur en ... heu.... Pathologie Saurienne et Hippopotamesque ? ... Non ?... Et bien tu vois, je vais être très utile à ce débat ! (Et Dianne, arrête de rire comme une baleine ! Je suis très sérieuse !
)
Et personne n'a chassé Nicole. Elle a exprimé ce qu'elle avait à dire et elle est partie.
Bon vent à elle.
Bien d'accord avec Néfer.
Après tout, qui peut dire que mon mémoire d'écologie comparée appliqué à l'étude des modes de survie des Larves Xylophages en Climat Subtropical ne sert à rien ?
Hmm ?
(je touche du bois)
Nous allons tous avoir besoin d'informations de ce genre : notre survie en tant que larves sarkophages en climat subrévolutionnaire en dépend...
Exactement samines !
Mais dis-moi, les larves xylophages, c'est bien celles qui jouent du...
en mâchouillant quelques brindilles ?... Il me semblait bien !
Très honnêtement, Nefer, je ne me rappelle pas avoir jamais vu des termites jouer du xylophone. Mais j'ai encore tant de choses à découvrir !
Si si Nefer, je savais que tu étais très spécialisée dans la faune nilotique.
Une discipline rare, mais très féconde.
Tu vois, ce matin, je suis allé me balader sur ton rap.
Excellent, je ne sais pas ce que tu fais par ailleurs et c'est indifférent, mais ça m'a impressionné, au point que je n'ai pas osé saisir le fil.
Tu es pour moi un animal nilotique étrange, je t'évite un peu je dois dire.
Tu vois on peut impressionner sans se prétendre ceci ou cela et même en déconnant.
Perso, j'aimais bien le côté technique et carré de Nicole, ça file des repères dans le foutoir Médiapartique.
Bon, je disparais,
par une ruse à ma façon,
je fais semblant d'être un poisson,
je me déguise en cachlot
et je me couche au fond de l'eau.
Blub ...
Ah ben voilà que je fais peur maintenant !
Faut pas te sentir impressionné Arquius, y a vraiment pas de quoi !
Alors, moi je me tane les trois neurones pas grillés qui me restent pour vous offrir un p'tit rap nilotique des familles, et toi tu m'évites ???? Mais c'est justement pour donner au plus grand nombre d'abonnés l'occasion de venir papoter un peu, de se rencontrer, de se relaxer, de sortir quelques bêtises ! (qui n'en sont pas toujours d'ailleurs !)
Parfois le club est un peu... sérieux tu vois. Non pas que cela soit gênant, il faut des têtes pensantes et des débats, mais comme moi je ne suis pas très balèze dans ces domaines, je m'exprime d'une autre façon.
Bon, t'as intérêt à ne plus m'éviter, sinon j'écris un hip hop sur toi !!!
je me demande bien quoi faire,
t'éviter ou pas ?
un hip hop spécial Arquius venant de toi, ce serait un régal et je me sens de taille à l'assumer.
On va voir. j'hésite beaucoup.
Oui mais qu'est-ce qui permet la constitution d'une "autorité", de quelque nature qu'elle soit ?
L'oeuf et la poule, encore et encore...
Merci d'alimenter ce début d'échanges pour lesquels j'avais prévu un autre espace. Mais il n'est jamais trop tôt pour bien faire...
Ce qui importe au fond ce sont les actes, pas l'obéissance ou la désobéissance érigées en principes. L'une ou l'autre peuvent être tour à tour honteuses ou glorieuses.
Face à l'autorité, juste ou injuste, la morale ? Et quelle morale ?
Sans vouloir restreindre le débat à cet aspect des choses, la première "autorité" est celle des parents. Mais il faut prendre cette notion d'autorité en termes de "modèle à suivre pour s'intégrer". C'est un mélange de mimétisme et d'apprentissage de codes (moraux, sociaux). Ce "respect de l'autorité" est donc à prendre (sur le plan éthologique) comme la garantie d'une indispensable normalité (pour assurer la pérennité d'un groupe).
Le respect de l'autorité se perçoit différemment selon d'une part le poids d'une éducation et d'autre part la légitimité d'une autorité qui s'exercera plus tard. La réaction est nécessairement individuelle, c'est une question à la fois d'imagerie personnelle (quelle légitimité accordais-je à celui / celle qui me dirige / gouverne) et de représentation sociale (quelle est l'image que le groupe se fait de la normalité des rapports d'autorité).
Il y a enfin, indépendamment des apprentissages sociaux, différentes perceptions de ce qu'est la légitimité de l'autorité : Les uns ne reconnaissent que la compétence (logique d'objectif), les autres ne reconnaissent que la sévérité (logique paternaliste), les troisièmes recherchent une protection (logique féodale)...
Dans ces multiples imbrications d'origine, l'autorité, pour être respectée, ne peut se passer d'une chose : la Justice, en tant que somme de règles devant lesquelles tous les administrés sont égaux.
(Qui a dit "y a du boulot ! " ?
)
Arquius, mais aussi a Dianne,
vous étiez un insoumis, je pense que moi aussi, scolarité difficile incapable d'admettre un postulat sans le comprendre.... incapable d'exécuter un ordre sans en comprendre le bien fondé incapable de me soumettre a une directive pédagogique si elle n'était pas fondée et admise...bref je me situe dans les désobeïssants avant l'heure, et je pense avoir eu la chance de vivre dans une période ou la hiérarchie n'avait pas encore mis en place le systéme de contrôle et de sanctions du "subalterne".
Vous avez fait votre service militaire ?
Moi oui je n'arrive pas à le regretter ayant été là aussi "un mauvais élément tant sur le plan sportif que militaire" (dixit mon livret militaire). C'était la période troublée des années 63 avec la menace OAS, les cadres de l'armée tous anciens d'indochine et d'Algérie.......là non plus on ne pouvait pas être virés..... déplacés oui, j'étais sportif de haut niveau, j'ai refusé d'obeïr a la hiérarchie sportive et militaire ( ex Bataillon de Joinville) en refusant de jouer le jeu du pseudo professionnalisme + dopping ect....Sportif déclassé a verdun en disciplinaire.... Ect.... Maintenant je suis a la retraite et je me rend compte que tout mon parcours professionnel personnel, est sous le signe de la désobeïssance, de l'insoumission.
Je ne peux qu'inviter tout le monde a resister a ne pas se soumettre,ni a l'autorité ni a l'argent a ne pas exécuter d'ordres ni de missions contraires a leurs convictions. Les évenements de ces derniers jours me ravissent, une partie de la population se révolte contre l'injustice, contre la dictature.....
On y gagne en sérénité, ce n'est plus la peur qui gère notre vie mais la combativité.
"On y gagne en sérénité, ce n'est plus la peur qui gère notre vie mais la combativité. "
@GMM : parmi le public de l'assemblée participative du 23, un ancien militaire d'origine asiatique, issu de la Légion Etrangère... Et qui y a gagné une belle lucidité quant au devoir de rebellion ! Sa saillie sur la désobéissance au sein du PS a pas mal amusé le public... Au sein de Désirs d'Avenir, c'était la moindre des choses...
@ GMM,
Oui, comme deuxième pompe dans les paras, refus de faire les EOR avec NG 20. ça n'a pas plu. Surtout que mon père était colonel.
J'ai du choisir les paras parce que mon père voulait m'envoyer soit à Tahiti, soit en Allemagne pour m'éloigner de ma fiancée. Comme ça je suis resté dans la région et j'ai épousé ma fiancée.
Je me suis fait toutes les corvées, tous les tours de garde,tous les piquets d'incendie, m'en ont fait baver, solido, incassable, m'ont pas eu. M'ont fait sauter deux fois plus que les autres.
Me suis pris des jours de taule parce que je réfléchissais trop en marchant dans les couloirs.
A la fin, pour se débarrasser de moi, ils m'ont envoyé tout l'hiver à Barège comme moniteur de ski au centre d'entrainement des paras à la montagne.
Putain, j'avais 20 ans et toutes les semaines il nous montait des bus entiers d'hivernantes au chalet voisin de l'UCPA.
On n'est pas redescendus de l'hiver.
J'ai fait des trucs comme ça toute ma vie. Atypique, dans tous les milieux formatés. je peux pas tout raconter, les gens penseraient que j'affabule.
Un truc marrant, à 28 ans, j'étais débutant à la direction financière d'un groupe filiale de CGIP, à l'époque la holding du groupe de Wendel.
Je me suis pointé une fois en remplacement aux assemblées générales annuelles des sociétés cotées en bourse dont j'avais préparé les traités de fusion, absorption et autres réévaluation légales des bilans .... complètement bourré. A l'époque même totalement bourré, je pouvais encore parler et tenir debout.
Habitude prise au sapin justement ...
Seules les vaporisations pouvaient traduire mon état.
J'étais scrutateur à ces assemblées, je me suis foutu dedans et j'ai fait signer les feuilles de présences des Ag les unes pour les autres ( ce qui est cause de nullité des Ags bien sûr) J'étais assis à la droite du jeune baron Ernest Antoine, et juste à côté du directeur général du groupe, un nommé Roques, maire adjoint de Neuilly, il avait la gueule de Pierre de Bizet.
Tu vois le genre, pas rigolo du tout du tout.
Quand le père Roques s'en est apperçu, c'était trop tard, les ag étaient finies.
Putain, tu le crois si tu veux, ça a bien fait rire le jeune baron, il m'a tapé sur l'épaule et on s'est quittés comme ça, le père Roques a failli s'en étouffer.. Depuis, quand je rencontrais le jeune baron, dans les couloirs du siège parisien il venait toujours me saluer avec un bon mot. Les autres en étaient verts.
Ensuite, puisque tu en parles, j'ai rejoint une organisation militante secrète, justement formée par des anciens de l'OAS métro. C'était dans les année 80.
Ils avaient monté un truc sérieux pour conduire un renversement de régime.
Ils n'étaient pas jeunes, les uns revenaient de Toul et les autres de Saint Martin de Ré où ils avaient passé quelques années. Bref, pas des comiques, des pros, ils avaient fait des trucs dans leurs vies. C'était pas une organisation molle, plutôt un truc bien dur, les questions doctrinales étaient résolues. C'est là que j'ai appris le boulot, tout en continuant une carrière pro par ailleurs.
Plusieurs fois j'ai été sollicité par les partis politques de droite comme de gauche. Si j'avais voulu, je serais sans doute à un poste à la mangeoire. Ce n'était pas pour moi, pas de ça dans ma famille. Déjà que j'étais dans le business et que chez moi on me traitait de danseur mondain, tu imagines si je m'étais fait élire.
Bref, je n'ai jamais fait que ce que j'ai voulu, quel qu'en soit le prix.
Aujourd'hui, je me désole de voir des jeunes de 20 ans dire qu'ils revendiquent le droit d'aller étudier et ne supportent pas que d'autres les en empèchent.
A l'époque, on donnait un an de sa vie à la Nation et ça ne nous empêchait pas de faire des trucs, des études, du sport, de lutter, d'avoir des enfants jeunes, de prendre nos responsabilités à peine passé 20 ans.
On passait des concours difficile, on menait tout de front.
Là, ils ont peur de perdre un trimestre.
Bon, c'est tout.
J'ai arrêté de bosser à 52 ans. Je prêche encore, mais sans illusions.
Ici, je prône un renversement de régime et j'affiche que l'assassinat politique est légitime et pourtant, il a des instruits qui me coursent pour m'expliquer ce que c'est que la révolution.
Le partage du monde, c'est entre les hommes d'action et les autres entre les insoumis qui acceptent de payer cash et ceux qui préfèrent en chier à tempérament.
Ah oui, j'ai affiché ma bobine, mais pas mon nom, par respect humain pour ma famille et pour feu mon père. Tu comprends ça bien sûr.
Fraternellement à toi.
j'ai rejoint une organisation militante secrète, justement formée par des anciens de l'OAS métro
Heu, finalement c'est p't'être pas plus mal que tu m'évites !
à Nefertari,
Oui, tu vois il y a des mots comme ça qui font encore un effet terrible.
Tu as connu cette époque ? Tu as connu ces gens ? Qu'en sais tu d'autre que ce qu'on t'en a dit ?
Je te rappelle que c'est un certain Français Mitterrand alors ministre de l'intérieur qui a pris la décision de donner les pleins pouvoirs à l'armée pour ouvrir la guerre en Algérie. Un jour j'ai renvoyé depuis ici sur le site où est encore publié son discours de l'époque. Là j'ai pas envie de chercher, mais tu peux chercher par toi même, si tu ne sais pas qui a prononcé ce discours, tu imagines que c'est le pire fasciste. Tu vas tomber de la branche.
Et pourtant ... c'était Mitterrand. Sur le fait, tout n'est pas net, blanc ou noir, ça ne le devient que 50 ans après quand il y a des vainqueurs et des vaincus.
La seule chose qui soit sûre, c'est que ce sont bien des politiques, des élus, des représentants de la nation qui ont fourvoyé le pays dans la colonisation, dans la guerre d'Algérie ensuite. Ce ne sont pas les gens de l'OAS.
Un jour, j'ai même publié ici une photo d'une affiche de l'époque faisant clairement apparaître que c'est la maçonnerie laïque et républicaine qui a été un des principaux moteurs de la colonisation. Comme quoi ... Tout n'est pas dit, tout n'est pas su.
Cette époque a été un drame familial, comme le fut en son temps la défaite puis ensuite l'occupation, c'était une affaire passionnelle.
50 ans après, nous savons tous qu'ils se sont trompés de combat, c'est également mon point de vue. A l'époque, ils avaient un soutien immense, même parmi la population métopolitaine. Ils ont payé cash, ils sont allés en taule. Ils ont assumé. Ensuite, l'histoire a été réécrite par les commentateurs, la version officielle est celle qui arrangeait le pouvoir de l'époque, celle qui a permis une réconciliation.
Il a fallu de boucs émissaires.
L'OAS était une organisation composite, faite de gens venus d'horizons divers, très différents les uns des autres.
Quand ils en sont sortis, certains, la partie métropolitaine, la plus formée doctrinalement, ceux qui pour qui la guerre d'Algérie n'avait été qu'un épisode dans une vision plus large de l'action politique ont repris l'action.
Ces gens avaient une très haute conscience politique, certains étaient des héros de la guerre de 39, couverts de médailles et d'honneurs. Contrairement à l'image publique qui leur a été donnée, ils avaient une réelle vision sociale.
Je les ai rejoints après 80, soit plus de 20 ans après la fin de la guerre d'Algérie. Tout ça était loin derrière et l'histoire leur avait réglé leur compte.
J'assume parfaitement ça.
Nous étions dans le combat contre le communisme et dans le combat contre le libéralisme global dont on mesure maintenant la portée réelle.
le combat contre le libéralisme global est complètement à l'ordre du jour, non ?
Nous étions très devanciers et par rapport à l'effondrement du mur et par rapport à la critique du libéralisme global. Notre position a été confirmée par l'effondrement du mur, elle est en train de se confirmer par le durcissement final en totalitarisme du libéralisme politique.
Personnellement, je propose une partie de l'héritage et du savoir faire de ces gens qui ont théorisé et pratiquement réussi un renversement de régime.
je précise que a méthode des années 80 n'est plus du tout celle des années 60. Il s'agit d'une action politique globale, non violente. Le seul truc, c'est que nous ne rejetions pas la possibilité de l'assassinat politique dans les cas rebelles et où il n'y a plus d'autre solution. Nous avions limité l'action violente à ce seul cas.
Voilà, je mets ce savoir faire à la disposition de ceux qui veulent, qui comprennent et qui pensent qu'on peut en faire quelque chose.
Le renversement de régime c'est une chose, l'exercice du pouvoir et ce qu'on en fait ensuite, en est une autre. Notre organisation de l'époque s'était interdit l'exercice du pouvoir après le renversement de régime.
C'est précisément ma position actuelle et je l'ai clairement exprimée ici.
Moi je veux virer cette caste de pourris, ouvrir l'opportunité d'une grande visite des institutions, et après ce sera aux autres de prendre le relais. Tu vois, je me donne une limite morale : je ne participerai pas à ça pour le pouvoir.
Je m'en fous, si j'avais voulu, je serais rentré dans un parti politique et je serais élu de quelque chose avec une bagnole à cocarde et des indemnités.
Quand on est insoumis, on se tourne vers d'autres insoumis, j'avais le choix entre les formations anarchistes et cette organisation secrète. Catho et anti matérialiste, j'ai choisi l'organisation secrète et le schéma théorisé par les anciens de l'OAS métro. La plupart des thèses anarchistes me sont parfaitement compatibles, particulièrement leur vision de l'organisation sociale et de la représentation. la plupart de ces thèses étaient parfaitement compatibles avec celles de notre organisation de l'époque.
En quelque sorte, nous étions des anarchiste de droite.
Voilà, si quelqu'un en veut, c'est dispo.
Je ne crois pas à l'auto organisation des luttes, je pense qu'il faut une organisation militante centralisée dure.
Comprenne qui pourra.
Ceci dit, je comprends parfaitement que ce ne soit pas ton trip.
On n'est pas dans le même voyage, c'est tout.
Tu vois, je suis isolé et sans organisation, celle de l'époque n'existe plus.
Pas le temps de te répondre, une longue route nocturne m'attend.
Mais on en reparlera.
Merci pour ce long commentaire.
à nefertari,
bonne route et prudence surtout.
Salut Arquius,
Je viens de lire ta réponse, pour moi l'OAS était une nébuleuse, je n'avais pas à l'époque une conscience politique suffisemment élaborée pour avoir une opinion personnelle très affinée tout celà venait au deuxième plan dans mes préoccupations, tu as eu une réponse politique aux problémes de l'époque et moi j'étais plutôt comme beaucoup le sont maintenant, en phase de survie ou les problèmes politiques ne peuvent venir qu'en seconde position.
Je me suis appliqué par necessité des régles de vie et me suis forgé une philosophie de résistant désobeïsseur avec une volonté farouche de nager a contre courant,de tourner le dos a la consommation,de pratiquer l'autharcie à 80%,de prendre le temps que je pouvais prendre pour celà, et privilégier ma vie personnelle. Ce n'est qu'assez tardivement que j'ai pu analyser l'ensemble, me rendre compte qu'instinctivement j'avais suivi le chemin qui était pour moi le bon . J'ai ainsi gagné ma liberté, appris a ne plus avoir peur, je suis tout a fait capable d'assurer ma survie si necessaire.
Je me bat maintenant pour que mes enfants soient eux aussi libres en ayant conscience que la liberté que j'ai pu avoir d'assurer en grande partie mon autonomie est une porte que l'ultralibéralisme est entrain de fermer a double tour. Leur but est de nous asservir, de tirer le maximum de chaque individu.
Il semble que le peuple prenne conscience de cet état de faits, et que nous entrions dans un mouvement dur, profond, et durable.
Et pendant ce temps là les coups de matraques tombent au propre et au figuré, sur la tête des lycéens , des étudiants, des grêvistes , des consommateurs (+ 7% pour l'électricité), la justice n'en n'a plus que le nom, et nous et nous et nous ......... restons solidaires, unis contre un seul ennemi qui nous a déclaré la guerre.
@ GMM,
c'est ce que je fais aussi, la quasi autharcie sociale, la trace carbonne ,la + petite.
Notre organisation avait également théorisé la constitution de micro contre société de proximité en cas d'échec et quand les choses deviendraient insupportables au quotidien.
Dérive du pouvoir et de la société dans la barbarie, ce qui n'est plus à exclure.
Pour ce cas, nos avions imaginé comment reconstituer des groupes humains solidaires de proximité, hors société, ou enfin hors barbarie, pour se protéger de la barbarie.
C'est simplement reconstruire le tissu social en repartant des bases.
C'est pour cela que je suis convaincu que des micros rassemblements locaux comme cela avait démaré a St Claude et apparement ailleurs sont la base, pour s'élargir ensuite .
Il semble que les manifestations aient eu l'effet de nous priver de ce moyen de rassemblement mais il est évident que les mouvements auxquels nous assistons en ce moment ont besoin du soutien de micro mouvements locaux pour soutenir et amplifier l'action hors de l'emprise des "têtes pensantes" des partis ou syndicats.
OAS est une qrganisation criminelle!
Enfant, ma famille a ete victime d'attentats de cette organisation!
Le traumtisme est toujours present.
Merci de l'avoir écrit.
"la Justice, en tant que somme de règles devant lesquelles tous les administrés sont égaux."
Oui Samines. Voilà pourquoi se pose nécessairement en ce moment la question de la désobéissance à l'autorité illégitime car injuste. Et surtout en quels termes. Quand tous les ressorts de l'accomplissement des principes de justice sont dévoyés, détournés, déguisés, malmenés, comment le citoyen détermine-t-il sa participation au débat public ?
voir aussi
http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-michel-paris/241010/comment-la-republique-devient-illegale
L'ouverture du débat que j'ai évoqué s'est faite par la lecture de la lettre d'Alain Réfalo, instituteur désobéisseur, et par ceci :
" Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".
A quoi se raccrocher quand tout fout le camp?
Quelques notions, basiques, de "morale": respect des autres, défense de la dignité de la personne, solidarité. Ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'ils nous fassent.
Ce n'est ni aux parents, ni aux élus à nous dicter notre conduite. C'est à nous, en nous de la trouver.
Je pense que, aujourd'hui, il y a un immense sentiment d'injustice qui est ressenti par la majorité de la population. Exiger un peu plus de justice, c'est un droit, un devoir pour tous ceux qui acceptent un "vivre ensemble".
Trop, c'est trop et Sarko en est une caricature.
Le comble de la tartufferie consiste pour ce gouvernement à tenter de faire croire à ceux qui sont victimes d'injustice flagrante qu'il faut chercher les raisons du côté de ceux qui sont victimes d'injustice moindre...
Maintenant ceci posé, que faire de ce sentiment d'injustice ? En appeler à la résignation, à la patience ? Version attentiste. Ou bien à l'offensive par tous les canaux possibles ?
André Abeillon, enseignant désobéisseur se place dans l'opposition non-violente résolue. Désobéir il en coûte toujours disait La Boétie (De La Servitude Volontaire). Pas sûr que ce soit toujours vrai. Car nous devons nous fixer comme ligne de mire le projet Sarkozyste : nous transformer en masses abruties consommatrices dociles. C'est un projet commercial en tout et pour tout. Qu'il s'agisse de survie ou de protection sociale, il faut tout marchandiser. On n'est pas obligés de marcher dans la combine. Il suffit juste, pour gripper cette infernale machine de refuser de consommer pour consommer.
Non seulement il ne nous en coûterait pas grand chose mais on pourrait même y gagner.
Il suffit juste, pour gripper cette infernale machine de refuser de consommer pour consommer.
C'est exactement mon avis, Dianne.
Et cela peut commencer aujourd'hui, chacun peut l'appliquer comme il veut / peut.
Un des points importants est le partage d'expériences, d'initiatives prises (qu'elles aient réussi ou non).
Il existe déjà des structures qui favorisent cette évolution du rapport a la consommation (AMAP, SEL, pour ne citer que les premières qui me viennent à l'esprit). Mais moyennant un peu de temps pédagogique, on s'aperçoit que nombre de gens sont ouverts à ces modes différents de consommation. Et entreprendre sur ce thème n'est pas si compliqué.
Sans compter qu'au-delà de l'incidence d'un développement notables de ces "postures" sur "l'économie habituelle", c'est le mieux-être constaté chez ceux qui adhèrent / s'impliquent qui représente une réelle victoire. Il est là le véritable objectif, à mon sens.
Nota : Il ne s'agit pas d'un paradis, de réels écueils existent aussi, notamment dans la gestion de la viabilité.
D'accord avec vous. Je fais partie depuis longtemps d'un groupe d'alter-consommateurs qui bénéficie d'un partenariat avec un GIE paysan normand. Les gains sont immédiats et pour les deux parties : d'abord en termes financiers puis en termes de santé. Sans compter que faire ses provisions de cette façon permet d'éviter tous les attrape-nigauds des "temples de la consommation". Des offres du commerce équitable y sont jointes et le tout génère des contributions qui servent à soutenir les procès que les grands salopards lobbyistes intentent désormais à quiconque se met en travers de leurs projets.
Il y a donc double-désobéissance si je puis dire. Uniquement en refusant de faire. La condition indispensable est le sérieux et la régularité des "encadrants" (il en faut !) qui règlent les détails administratifs inhérents à ce genre d'échange pour qu'ils restent dans un strict cadre légal.
@ Dianne et à tous.
et moi, je suis allé à Pau voir ma fille.
J'ai pris le chemin de fer car :
-je me sers le moins possible de la bagnole pour les trajets que je peux faire autrement. Inutile de polluer.
- mes bagnoles ont 12 et 17 ans, je les ménage, inutile de les tremplacer, elles sont comme neuves. je les fait durer comme des biens durables.
- en période de pénurie, inutile de prendre du carburant pour faire ce genre de trajet, les autres en ont plus besoin que moi.
j'y suis resté bloqué quelques jours faute de train, j'en ai profité pour soutenir les territoriaux devant la préfecture et faire un seat in sur les rails.
j'en suis revenu quand j'ai pu en prenant un bus de substitutions qui a mis 6 heures pour rejoindre Matabiau.
Après ça, il y a ici un écolo masqué qui me traque pour instruire un procès en militantisme mou car ayant mémorisé ma tronche, il ne m'a pas vu à telle AG dont il dit lui même qu'il n'y a personne.
Je suis harassé par ce genre de mecs. Putain, c'est épuisant. Sérieux.
@ arquis: Vous n'avez pas pensé au covoiturage ou au stop?
Pour ma part, j'envisage de réaliser quelques expériences d'auto-stop dans ma région, non parce que j'en aurais besoin, mais pour évaluer comment ça se passe, si c'est efficace, ce qu'en pensent les conducteurs qui s'arrêtent, etc etc...
En ce qui me concerne, quand (pour une raison "x" ou "y") je prend ma voiture, je regrette souvent qu'il n'y ait pas plus de stoppeurs le long des routes.
Parfois j'annonce mon départ sur covoiturage.fr mais l'inconvénient est qu'il faut se tenir à des horaires precis, et que passagers et conducteurs ne trouvent pas toujours leur "bonheur" c-a-d une coincidence de dates horaires et trajets...
@ dominique couturier,
il paraît que beaucoup de gens ont fait du covoiturage ; en fait du stop.
A partir du péage à la sortie de PAU, soit vers Toulouse, soit vers Bayonne.
Ca a très bien marché, on me l'a dit.
D'ailleurs, dans le bus, il y avait une excellente ambiance, tout le monde prenait soin de tout le monde. Tout le monde était parfaitement d'accord avec le mouvement. pas d'énervement ni de contrariétés.
Il n'y a qu'en ville que j'ai vu des gens râler. Souvent des retraitées chic avec bagnole et brushing frais du matin.
Il m'a semblé que dans cette catégorie, les femmes étaient plus vindicatives que les hommes.
Je n'ai pas osé le stop, prévention de classe sans doute.
A partir de maintenant, je vais éviter tout déplacement inutile à la con. je vais en faire une règle.
Ma trace carbonne me fait honte.
Je ne te traque pas (2 messages dans un fil, c'est plutôt léger comme traque). J'ai simplement relevé la contradiction entre tes discours et tes actes, dans un billet où tu reproches à une personnalité politique bien connue de ne pas être dans le mouvement social. Je te fais simplement remarquer que toi, qui a lancé sur Médiapart un appel à l'insurrection, n'était pas là non plus, au moment où le mouvement social prend une tournure plus radicale. C'est tout.
Maintenant tu as bien le droit d'aller voir ta fille et j'en ai rien à foutre de ta tronche. Ne te sens pas persécuté.
Cher PVP : quid ?
@ à tous,
Voilà comment parmi les 40 000 abonnés de Médiapart il en est un seul pour s'auto-désigner à la seule relation des faits.
CQFD.
Je lui demande donc de bien vouloir me lâcher définitivement en lui recommandant de se fortifier.
Je n'ai aucun mal à m'auto-désigner puisque je revendique entièrement mes commentaires. Je ne m'en cache pas.
Que cela ne te fasse pas plaisir se comprend aisément.
Que tu appelles deux commentaires désapprobateurs une traque et que tu te poses en victime ne m'étonne pas non plus.
Cher PVP, cher Arquius pourriez-vous régler votre différend sur le fil de l'un de vos propres billets ? Merci.
Chère Dianne,
Sur ce point, je serai obéissant.
On n'est pas obligé de fuir certains conformismes pour en rejoindre d'autres. Il y a un militantisme de caserne qui outrepasse largement les missions qu'il se fixe en établissant de nouvelles normes à substituer aux précédentes, au nom de la vertu !
On peut aussi se trouver en situation de désobéir à des structures militant pour... la désobéissance ! Nos courtes expériences n'ont pas valeur de leçon universelle. Mais il m'est arrivé aussi de m'exaspérer à l'écoute de certains lutteurs intransigeants qui font un concours de pureté idéologique.
Heu, Dianne,
En ce qui me concerne, c'est une posture obligée. Je ne pratique pas un sport très populaire, je le sais.
j'ai un message dru à faire passer.
Il ne s'adresse pas à des caractères consensuels, je ne cherche pas à convaincre tout le monde, je m'y prendrais autrement.
D'ailleurs, je vois à peu près ce qu'il faut faire pour être très populaire.
Ceci dit, je suis comme tout le monde, j'aime bien les caresses.
En politique, je ne sais pas si tu as vu, mais il y a plein de gens qui proposent des caresses, et tu vois comment ça se termine.
Moi je propose du dur tout de suite pour que ça soit plus soft ensuite.
Question de tempérament.
A vrai dire cher arquius, je n'ai pas vraiment compris ce que tu proposes. Je comprends ton parcours. Mais le récit que tu en fais se semble pas impliquer de projet à moins que j'aie mal lu... Le consensus comme succédané politique des caresses ? L'image est jolie mais il n'y a jamais de consensus nulle part. Sauf pour le pire.
Et cela nous renvoie à la Bande à Fofana, les "barbares" dont on rejuge aujourd'hui l'immonde crime, terrible illustration des propos tenus ici : la soumission, l'obéissance, jusqu'où et comment...
Le système de défense des comparses, celui du fractionnement des responsabilités, nous renvoie très exactement au parcours organisé vers les "camps"... Ce n'est pas moi, je n'ai fait que rafler, ce n'est pas moi, je n'ai fait que conduire, ce n'est pas moi, je n'ai fait que trier, ce n'est pas moi je n'ai fait qu'aligner, etc...
J'avais d'ailleurs déjà publié cette vidéo à l'époque du premier procès en faisant clairement le lien avec les expérimentations de Milgram. Sans réactions sauf celle de Renardblanc qui nous manque.
http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/130709/l-experience-de-milgram
à dianne,
je te fais un petit résumé,
pour moi, la solution n'est malheureusement plus dans les élections, le pouvoir est verrouillé, la démocratie n'est plus qu'une illusion, la caste politique dans son ensemble a confisqué la démocratie à son seul profit et au profit des marchés.
Par conséquent, il faut une action globale en profondeur sur les institutions, sur le pacte social, sur la caste politique qu'il faut chasser du pouvoir. Il faut réouvrir la démocratie et l'espace public. écologique, sociale, économique, institutionnelle, tout doit y passer.
Dans le même temps, les mécontentements sont de plus en plus importants et c'est donc, une réforme en profondeur d'une très grande dimension qui est nécessaire.
Nous le voyons précisément en ce moment. cela va devenir de plus en plus pertinent.
Les partis politiques quels qu'ils soient ne sont pas à même de prendre la tête d'un mouvement social aussi profond. Quel parti politique d'opposition est en état de tenir ne serait ce qu'un grand meeting pour ditriger le mouvement ? cela dépasse leur capacité de gestion usuelle.
Par ailleurs, et c'est un point qui m'oppose à Velveth, je ne crois pas à la capacité des forces en luttes de s'auto gérer et de s'organiser sur le fait pendant la phase de crise.
Malheureusement, l'expérience actuelle le démontre ; encore que je voudrais bien être démenti et voir les choses arriver jusqu'au bout.
Bref, pour moi, il faut une organisation militante pour guider le mouvement, fédérer les mécontentements, canaliser la poussée finale pour aboutir à un renversement de régime.
On voit bien que c'est ce qui manque aujourd'hui.
Comment agit cette organisation, de quoi est elle faite ?
1- elle est constituée de citoyens matures, sans haine ou besoin de revanche sociale particuliers, sans ambitions politiques personnelles autre que de servir cette cause. On ne fait pas ça ni pour les honneurs, ni pour l'argent, ni pour le pouvoir. Ces citoyens doivent provenir de tous les milieux sociaux, de toutes les communautés, ils doivent incarner le pays profond. Ils doivent se regrouper dans cette organisation en laissant de côté les clivages politiciens du passé qui n'ont plus lieu d'être face aux enjeux. Nous sommes dans une autre échelle historique que celle des combats électoraux courants.
Que fait l'organisation ?
Elle agit à l'avance en profondeur sur la société et sur les différents milieux, corps sociaux communautés, groupes humains naturels.
C'est à dire qu'elle crée dans ces milieux des relais d'influence, y place des militants, structure autour d'elle, recrute des militants, des sympatisants. Elle prêche dans la société de manière à créer un vaste réseau de gens en attente, formés, militants, à même d'entrainer les gens autour d'eux le moment venu.
Si cette organisation existait aujourd'hui, on voit quel serait son apport dans la fédération et la conduite des luttes et quelle serait sa capacité d'agréger un maximum de forces dans le combat.
Un exemple, j'ai produit un billet sur l'absence de minorités visibles dans le combat. Si cette organisation existait, elles y seraient, elles aurait été préparées à rejoindre le mouvement et à se fédérer. Il en serait de même de tous les groupes humains qui souffrent en attente de réformes.
Le potentiel de gens qui ont besoin d'un changement profond est colossal, il est délaissé par les partis politiques, ces gens sont abandonnés. cela est injuste, leur droit doit être fait. ces gens épars doivent pouvoir être arégés à la lutte.
Cette organisation aurait pour but de fédérer et de canaliser la poussée finale.
Elle s'y serait préparée par pénétration des milieux de proche en proche, d'homme à homme, les yeux dans les yeux. Il y a dans tous les milieux des leaders naturels, c'est eux qu'il faut convaincre, ils ont la confiance des autres et ce sont eux qui les agrègent le moment venu. L'action c'est de porter la conviction sur les relais d'influence dans tous les milieux. SDF compris, tous les milieux, du haut au bas de la société.
Ensuite, il n'y a plus qu'à attendre la survenance d'un évènement favorable tel que celui que nous vivons pour déployer l'action.
Aucun régime ne peut résiter à une action de ctte nature de cette profondeur.
Ils fouttent le camp immédiatement, c'est impossible à gérer.
Voilà ce que les vieux maîtres avaient théorisé suite au retour d'expérience de l'OAS.
Pas de violence, une action sociale de pré-regroupement des luttes.
Ca change un peu de ce que l'on entend généralement.
Nombreux sont les cas récents d'effondrement de régimes qui se sont passés sans incidents.
Ensuite, l'organisation ouvre des états généraux auxquels participent toutes les forces du pays, à l'exception des partis politiques de pouvoir qui en sont exclus. (les dirigeants, pas les militants.)
Tu vois ? c'est ce qui manque.
Puisse néanmoins l'actuel mouvement s'auto gérer et s'organiser sur le fait.
Je n'ai jamais eu si envie de me tromper.
pardonne moi le ton sec, mécanique et didactique, mais c'est consubstantiel à la matière et à un exposé en quelque lignes. je sais ça ne sert pas la cause.
Quand je le raconte de vive voix, c'est plus rond, plus chaleureux.
Amicalement et merci pour ton attention.
"Par conséquent, il faut une action globale en profondeur sur les institutions, sur le pacte social, sur la caste politique qu'il faut chasser du pouvoir. Il faut réouvrir la démocratie et l'espace public. écologique, sociale, économique, institutionnelle, tout doit y passer."
C'est exactement de cela qu'il s'est agi dans l'assemblée dont j'ai relaté les travaux.
"Par conséquent, il faut une action globale en profondeur sur les institutions, sur le pacte social, sur la caste politique qu'il faut chasser du pouvoir. Il faut réouvrir la démocratie et l'espace public. écologique, sociale, économique, institutionnelle, tout doit y passer."
C'est bien là que j'ai le sentiment d'avoir trouvé une partie des réponses. Elle existe ou plutôt tente d'exister en terrain hostile.
Pour former des citoyens critiques, il existe encore quelques écoles ou classes ou se pratique la pédagogie coopérative, notamment les classes "Freinet"...
Oui. J'ai bâti ma pratique pédagogique en me formant à ces méthodes, à cette philosophie oserai-je dire, au début de ma carrière. Ce qui ne vaut pas que de la bienveillance en retour dans certains cercles enseignants très "conformistes". Le risque est de susciter, outre des critiques très violentes, une jalousie qui ne s'avoue jamais. Et de vous scier la branche...
Ne pas manquer ce soir sur Arte
Film de Norman Jewison (In the heat of the night, USA, 1967). Scénario : Stirling Silliphant, d'après John Ball. VM. 110 mn. Avec Sidney Poitier, Rod Steiger, Warren Oates. Genre : polar civique. Une petite ville du sud des Etats-Unis, sa chaleur moite, ses flics transpirants, son racisme endémique... Quand un notable blanc est assassiné, un Noir, de passage dans la bourgade, est tout de suite arrêté. Surprise : ce coupable « idéal », Virgil Tibbs, est un flic, et même un expert en criminologie. Avec lequel le shérif du coin va être obligé de collaborer... Si l'aspect policier est moins efficace aujourd'hui (l'accumulation de faux suspects, exagérée, ne servant qu'à alimenter les rapports entre le shérif Rod Steiger et son « invité »), Dans la chaleur de la nuit reste un grand classique antiraciste, dont certaines scènes (la tentative de lynchage de Virgil ou sa confrontation avec un notable qui se croit encore au temps de l'esclavage) continuent de faire froid dans le dos. Face à Rod Steiger en léger cabotinage, Sidney Poitier incarne avec majesté le refus de plier devant la violence et la bêtise crasses. En 1968, ce film remporta l'Oscar et il avait pourtant de très sérieux concurrents : Bonnie and Clyde, Le Lauréat et Devine qui vient dîner, autre film avec Sidney Poitier sur la condition des Noirs dans les années 1960 en Amérique. Cette même année, Martin Luther King était assassiné. Guillemette Odicino Télérama, Samedi 23 octobre 2010
Excellente caricature(?) que ce film de la condition humaine et de nos essais de socialisation de cette humanité qui peine à se réaliser tel que nous la voudrions lorsque nous nous mettons à vouloir atteindre les étoiles.
Superbe "polar civique" !
"nous nous mettons à vouloir atteindre les étoiles"...
On ne saurait trouver d'image plus belle, chère JNSPQD...
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