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May

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Les vertus de la désobéissance (III)

Sur les moyens d’action et leur graduation, prise de parole de l’auditoire et réponses des intervenants.

 

cf

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/dianne/241010/les-vertus-de-la-desobeissance-i-education

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/dianne/241010/les-vertus-de-la-desobeissance-ii

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/dianne/231010/obeir-desobeir-quand-qui-pourquoi

 

 

Un ancien de la Légion Etrangère, originaire d’Asie et qui sait de quoi il parle en matière de soumission requise à l’autorité, a malicieusment fait remarquer que notre premier acte de désobéissance devrait être d’exiger le partage des responsabilités au PS ! Succès assuré ;-)

 

Un représentant de la FCPE nous a questionnés sur les degrés de l’action que mettent en œuvre les jeunes qui s’engagent dans un front de refus. Jeunesse et pacifisme ? Mais jeunesse et violence ? Comment concilier désobéissance et pacifisme ? Comment accepter obéissance et violence ? Le maire d’un commune de banlieue répond en revendiquant son appartenance ancienne à des mouvements protestataires : la radicalité est nécessaire au combat mais en démocratie, il faut être compris par les autres, il ne suffit pas d’être en avance. La responsabilité des acteurs du refus est de tenter de faire changer les consciences mais aussi d’endiguer la violence qui ne permet aucune transformation sociale durable. J’ajouterai aucune transformation vers plus d’équité. Car en périodes troublées, ce sont toujours les plus faibles qui endurent le plus et paient le prix le plus fort.

 

JB Naudet, psychiâtre déjà cité, précise que les institutions de régulation sociale prévoient formellement des clauses de conscience aptes à donner le loisir à chaque citoyen de déterminer jusqu’à quel point il peut se soumettre ou pas à des injonctions « légales ». Le danger étant que la clause de conscience du chef ait valeur d’ordre pour son subordonné. Chacun a le devoir de se questionner sur son degré d’engagement et sur sa place dans l’organisation commune afin de déterminer sa marge de manoeuvre. Le positionnement du chef est pour lui tout à la fois troublant et inquiétant. Les développements nécessaires n’ont pu se faire dans le cadre d’une simple « réponse » mais il serait intéressant d’y revenir.

 

Pour ce qui concerne l’action en elle-même, il fait une distinction entre l’agressivité et la violence. L’une, à divers degrés, est constitutive de l’humain en mode survie, compétition, l’autre a toujours des effets désastreux. A la question du lien entre désobéissance et révolte, il répond par le fameux « C’est une révolte ? Non Sire, c’est une révolution ! »

 

Violence du pouvoir, révolte, désobéissance, violence du pouvoir, révolution, violence du peuple…. Les termes de la graduation des conflits sont posés.

 

L’instituteur désobéisseur A. Abeillon réitère son positionnement non-violent en soulignant que l’élément essentiel au cours d’un conflit dont on souhaite la résolution est le respect de l’adversaire.

 

Dominique Bertinotti, qui anime la rencontre, précise le rôle du politique. L’émergence des mouvements désobéisseurs est la traduction d’une crise profonde des valeurs dans notre société dite démocratique. Quelque chose est en train de disparaître sous les coups d’un pouvoir qui ne respecte plus les règles du dialogue social. Le politique a pour rôle d’organiser la désobéissance collective. D’exiger l’urgente refonte de notre forme de gouvernance, du fonctionnement de nos institutions. Et pour cela, ne pas laisser penser que le seul moyen est de mettre un bulletin dans l’urne aux échéances officielles. Pour l’heure, le politique confisque la voix des masses. Le syndical aussi d’ailleurs. Le problème de fond n’est pas d’adopter des postures : je vous écoute, que voulez-vous, etc… Mais de s’interroger collectivement : qui décide ? Comment ? A quel moment ?

Et d’évoquer le fameux « Rapport au fleuve » en discussion dans la capitale et dont le dossier ficelé à bloc est présenté à la discussion collective alors que tout est déjà plié en amont. C’est le cas de le dire.

 

Désobéir, donc. Appeler à la résistance : sur quelles bases ? Pourquoi et comment ? Un rappel au programme du CNR piétiné par le sarkozysme me permet un questionnement personnel : et si l’urgence n’était pas d’y faire référence mais de construire un programme de Résistance tout court ?

 

 

 

Les observations peuvent être formulées ici

http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/dianne/241010/vos-observations-sur-les-vertus-de-la-desobeissance

 

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