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La Source des Femmes
25 Octobre 2011
Par
Dianne

Bande annonce du film de Radu Mihaileanu. Sortie le 2 novembre
Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l'eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l'amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village. (Allociné)


Tous les commentaires
400 ! Parce que nous le valons bien !
Un joli film d'homme (roumain je crois), qui dépeint des femmes bien volontaires, non assujetties au devoir conjugal. Car faire une telle grève n'est pas à la portée de toutes les femmes...
J'ai entendu le réalisateur hier soir : des propos pleins d'humanité et de sensibilité.
Il n'a pas la prétention de refaire le monde mais de donner à penser autrement qu'en termes de sauvagerie. Ce qui est déjà pas mal, si l'on considère le tout venant de la production cinématographique.
Question cinéma, j'en étais resté avec mon fils à Alexandre, il y a 5 ans, un modèle du genre, même s'il n'était pas branché question amour, du côté des femmes, ça ne l'a pas empêché d'avoir des conquêtes... viriles. Bon, je ne suis pas un modèle, d'accord, mais je m'endors au cinéma, figurez-vous. Vrai.
Jean-Jacques M’µ
Match nul ! Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu envie de voir un film dès avant sa sortie... Et pour tout dire, à part à Utopia, je déteste les salles des "complexes" labyrinthiques. Des complexes, tout est là...
Un cinéaste génial qui a fait de très beaux films ... je pense surtout à "Train de vie", "le Concert" et puis "Va, vis et deviens" ... un cinéaste engagé ... (quand on lit sa biographie, on comprend d'autant plus ses combats !).
Paulette
J'ai vu les deux premiers. Deux moments de cinéma inoubliables. Deux moments d'humanité un peu "surélevée"....
Je crois bien que lors de sa sortie, entre deux manifs, à Nice, j'irai le voir. Y'a longtemps que j'ai pas été au ciné.
Je t'embrasse, ma chère Dianne.
Tu as de ces pèches d'enfer, toi ! je ne sais pas comment tu fais.
Jean-Jacques M’µ
Les femmes sont bien obligées d'avoir la pêche, hombre! Qui rapporterait l'eau sans ça ?
J'ai rigolé, Art, en lisant ta réponse, et je me suis dit en même temps : « Garce ! » Et voilà, mes vieux réflexes machistes reprennent le dessus, il est temps qu'à mon tour j'écrive une belle pièce de théâtre bien éroticolonialiste, moi, histoire d'épancher ma bile...
Je t'embrasse itou pareillement de même, bien chère, et je m'en vas, un peu honteux z'et confus.
Jean-Jacques M’µ
Ah des "machos" de ta trempe, on peut essayer de sauver le monde en leur compagnie ! On sait qu'il n'y aura pas d'exclu(E)s à la table des négociations !
Au fait on dit avoir la pèche ?... ou avoir la pêche ?... Je ne sais plus, môa ?..
Oh, et puis zut !
La charia va pas descendre jusqu'à moi, non ?... je serai épargné ?... (je suis z'un homme, je suis z'un homme, je suis z'un homme, quoi de plus naturel, en somme ?)
Jean-Jacques M’µ
Tu auras une remise de peine pour contribution à la vie artistique du pays !
Ouf.
Allez, je me retire manger.
J'ai bien aimé, la vieille sur son âne qui n'a plus de réseau téléphonique en plein désert et qui dit à sa bête, avance ou je te vends au souk.
Je crois que c'est la repartie de l'année.
Quand on pense à toutes les médailles que distribue l'ami Frédéric...
Jean-Jacques M’µ
Pars diner, avec la bienveillante mansuétude de Dianne et l'harmonica garce. Hi hi... - Trouvé dans Wiki cette histoire belge à propos de pêche: - On ne sait pas trop pourquoi, avoir la frite est devenu avoir la pêche dans les années 1960. — (Jacques Mercier, Le français tel qu'il se parle en Belgique, 2000)
Et avant ? Je veux dire avant l'importation des patates ? On disait comment ?
Avant de se fendre la pêche pour des prunes? On avait peut-être la banane à défaut du melon? Certains disent avoir "la ouiste", mais ça a l'air en cours.
Y'avait pas déjà eu, dans les histoires d'il y a longtemps, une certaine...heu... comment déjà... Ah oui, Lise Ystrata, qu'avait eu à peu près la même idée ?
Faut dire que ça dure depuis longtemps, c't'affaire ! :-)
S'il n'y a plus que ça comme moyen d'action, des millénaires plus tard, on a vraiment vécu sur des illusions de civilisations...
Et pourtant il semble bien que la fable ne soit pas si "fabuleuse" que ça...
Hé oh !... Doucement les basses, là !... Faudrait pas donner des idées à... euh... aux... hem... Hé ! et puis j'ai rien fait moi !.. Sans compter que z'et vous z'et nous, nous n'avons plus guère que ça pour continuer d'aimer la vie. Pas vrai ?... Comment il disait, déjà, Jacques Higelin, dans Elle court, elle court la banlieue ?...
« Ah ! C'est grand, c'est beau, la Suisse !... ».
La Suisse, c'était Marthe Keller.
De ce temps-là, on ne s'endormait pas au cinéma, Mesdames !
Jean-Jacques M’µ
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film... Tendre et cocasse. Higelin et Keller étaient parfaits. Je crois que de larges extraits sont disponibles sur la toile, si ce n'est l'intégralité en plusieurs vidéos...
Ouai, moi, je balance : entre la Chine et les z'États z'Unis, y'a pas que du Pacifique.
Jean-Jacques M’µ
Quitte à porter des seaux sur la tête...
en voilà d'autres méthodes rustiques utilisées par nos grands-mères antiques qui n'ont plus prospéré, hélas(?)... à long terme que celles de la Lise Y.
Botticelli = petit baquet, ça ne s'invente pas !
Bonjour Dianne (ou plutôt Bonsoir, d'ailleurs).
J'avais vu une présentation de ce film lors de son tournage. Très belles images, de mémoire. Pour ce qui est de "l'anecdote", elle est à rapprocher ce celle-ci :-).
"La grève du sexe manque sa cible au Kenya"... too bad !
Des femmes obtiennent la paix grâce à une grève du sexe
Extrait
Colombie : Grève du sexe pour demander une meilleure route
Les femmes entament une grève du sexe
Ouha !... Elles n'y vont pas... de main morte !
Impressionné, suis-je.
Jean-Jacques M’µ
Où l'on reparle de servitude volontaire...
Suffirait-il vraiment de ça pour que le monde recommence à marcher à l'endroit ?
Quand les épouses des chefs s'y mettent, je le crois.
Mais j'attire l'attention de la bienveillante assemblée sur le fait que je n'ai rien d'un chef.
CQFD.
Jean-Jacques M’µ
la bienveillante assemblée
Bienveillante, bienveillante... On va voir ce que l'on peut faire.
Ça, mon gars, ça va se régler en duel, entre hommes.
Jean-Jacques M’µ
Ça mine, hein, JJ? Kss kss, te laisse pas faire! Duel sur le pré carré, à coups de chamallows roses et blancs. Dianne et moi, on arbitre. Avec la plus extrême bienveillance. Car telle est la nature des femmes. Hi hi
Décidément, je ne pourrai donc jamais avoir le dernier mot avec toi, Art ! Bon, je tire les conséquences : ce débat part en c...atastrophe pour moi.
J'abandonne.
Je n'ai pas la carrure.
Jean-Jacques M’µ
JJMU, tu sais bien comment sont les femmes. Elles veulent souvent avoir le dernier mot, mais c'est juste pour permettre aux hommes de cultiver un agacement de nature purement esthétique. Si elles n'étaient pas agaçantes, comment pourraient-ils émettre la moindre plainte ? Et comment les femmes pourraient-elles les plaindre ?
@ Dianne
Où l'on reparle de servitude volontaire...
La Boétie, réveille-toi, elles sont en train en train de devenir folles.
Jean-Jacques M’µ
Mouais. J'suis sceptique. Les mecs iront voir des chèvres, ou des péripatéticiennes, épicétou.
ah oui, surtout les chefs, qui ont plein de relations...
mais bon j'aime bcp cette idée, éminemment féminine...
Ouf !... je l'ai échappée belle.
J'ai eu bien raison de m'être converti à la déconstruction des genres, très chère.
Jean-Jacques M’µ
UNESCO : Exercices d'égalité pour l'éducation
Le 5 octobre, journée mondiale des enseignants, l'Unesco appelle à porter une attention particulière à la dimension de genre. En terme d'accès à la scolarité, mais aussi en matière d'égalité au sein de la profession
En 2015, « donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires » : c'est l'un des Objectif du millénaire pour le développement. Pour l'atteindre, il manque aujourd'hui 2 millions de postes d'enseignants, indique l'Unesco. Et, en prenant en compte les départs, ce sont 6 millions d'enseignants dont le monde aura besoin d'ici 4 ans. L'organisation des Nations unies pour l'éducation publie ces données (1) à l'occasion de la Journée mondiale des enseignants, le 5 octobre, qu'elle a instaurée en 1994.
Attention à la dimension de genre
L’Afrique subsaharienne représente à elle seule plus de la moitié de ce besoin d'enseignants. Mais la pénurie ne se limite pas aux pays en développement, insiste l'Unesco : les Etats-Unis, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie ou encore la Suède figurent parmi les 112 pays qui ne disposent pas de tous les enseignants nécessaires (l'organisation ne disposait pas de données disponibles pour la France).
Cette année, la journée mondiale des enseignants a pour thème : « Les enseignants pour l'égalité des genres ». L'occasion pour l'Unesco de rappeler que, outre le besoin global d'enseignants, « la dimension de genre doit recevoir une attention particulière, à commencer par l'accès des filles à l'école ».
En septembre, la Banque mondiale se montrait positive, constatant que « les écarts entre les garçons et les filles dans l'enseignement primaire se sont résorbés dans presque tous les pays » et qu'ils « diminuent rapidement » dans le secondaire. La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, établit un constat plus sombre :« Les tendances montrent que les taux de scolarisation ont augmenté dans le monde dans l'enseignement primaire et moyen, mais que les différences entre les sexes demeurent ». Les femmes représentent encore les deux tiers de la population analphabète dans le monde et la majorité des enfants en dehors du système scolaire est constituée par les filles.
Féminisation/dégradation
Les femmes, en revanche, sont très largement majoritaires chez les enseignants de l'éducation primaire : à 62% en moyenne dans le monde, mais jusqu'à 99% dans certains pays (2). « Cependant, avec la féminisation croissante de la profession, les conditions d’emploi, les salaires et le statut se sont dégradés », déplorent l'Unesco et d'autres institutions internationales dans un message commun ce 5 octobre (3).
Les signataires poursuivent : « Si l’on veut que les enseignants servent de modèles en matière d’égalité des genres aux garçons et aux filles, dans tous les domaines et à tous les stades de leur scolarité, il faut s’attaquer aux inégalités existant au sein de la profession. » Ce qui implique des politiques pour « promouvoir l’égalité des chances si l’on veut que les femmes puissent accéder à des postes de chef d’établissement, de responsable d’institution et de décideur au sein des ministères de l’éducation, et soient plus nombreuses à enseigner les sciences, les mathématiques et la technologie ». Mais aussi « que plus d’hommes soient recrutés comme éducateurs aux niveaux préscolaire et primaire. »
Correspondant-e: Elise, CDÉACF
Source URL: Les Nouvelles News
Donner les semences aux femmes et elles peuvent nourrir le monde
NATIONS UNIES, 6 oct (IPS) - Si les femmes agricultrices avaient reçu plus d'outils et de ressources, le nombre de personnes affamées dans le monde pourrait être considérablement réduit de 100 à 150 millions.
Tel était le message adressé par Josette Sheeran, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM) lors d'un évènement organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies le 22 septembre sur l’autonomisation des femmes rurales pour la sécurité alimentaire et la nutrition.
En octobre, le Comité sur la sécurité alimentaire mondiale se réunira au siège du PAM à Rome, suivi de la 56ème session de la Commission de la condition de la femme, l'année prochaine, deux occasions d’accroître le rôle des femmes rurales dans la réduction de la pauvreté et la faim.
L'événement du 22 septembre a été coparrainé, entre autres, par l’ONU-Femmes, l'entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, et le PAM.
Des représentants de gouvernements, d’organisations communautaires à la base et du secteur privé étaient disposés à former une "nouvelle coalition qui doit s’unir pour faire une différence", comme l’a indiqué Sheeran.
Paul Polman, directeur général de Unilever, a cité l'initiative du nouveau Projet Laser Beam, dans laquelle le PAM et ses partenaires corporatifs, DSM, la 'Global Alliance for Improved Nutrition' (Alliance mondiale pour une meilleure nutrition), 'Kraft Foods' et Unilever, se sont réunis pour combattre la malnutrition des enfants au Bangladesh et en Inde.
"Fait intéressant, dans ce programme, l’accent est principalement mis sur les femmes, l'agriculture, la création de petits fermiers, les programmes de santé et d'hygiène, le lavage des mains, les femmes à l'école. Cela ne me surprend pas parce que nous avons tous découvert, hommes d'affaires que nous sommes, que nous allons probablement obtenir un rendement plus élevé de ces investissements que d'autres que nous faisons", a affirmé Polman.
L'ONU-Femmes et la société Coca-Cola ont également annoncé un nouveau partenariat dans la semaine du 22 septembre afin de lever les obstacles auxquels les femmes entrepreneuses sont confrontées à travers des programmes sur le terrain, qui fournissent un accès à la formation professionnelle et aux services financiers.
Le rapport 2010-2011 sur l'Etat de l'alimentation et l'agriculture, publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a révélé que les femmes, quand elles ont un revenu supplémentaire, en dépensent davantage sur l'alimentation, la santé, l'habillement et l'éducation de leurs enfants que les hommes. Cela a, à son tour, un impact sur la croissance économique à travers l’amélioration de la santé, la nutrition et l'éducation.
Selon le rapport de la FAO, les femmes dans toutes les régions ont moins de ressources productives que les hommes, telles que l'éducation, la terre, le bétail, la technologie, la main-d’œuvre, les services financiers et autres.
"Si les femmes ont les mêmes ressources productives que les hommes", a indiqué le rapport, "cela pourrait augmenter la production agricole totale dans les pays en développement de 2,5 à 4 pour cent" et "réduire le nombre de personnes affamées dans le monde de 12 à 17 pour cent".
Anne Itto, une agricultrice et ancienne ministre intérimaire de l'Agriculture et de la Sylviculture au Soudan du Sud, a parlé à IPS de la sécurité alimentaire des femmes dans son pays.
"Il y a des gens qui n'ont pas assez à manger et alors, une aide alimentaire immédiate peut être nécessaire", a-t-elle déclaré, ajoutant que l'aide devrait être bien ciblée afin que les "vivres ne finissent pas dans le marché local" où ils font baisser les prix.
"Pour ceux qui ont encore la capacité et vous voulez travailler à long terme, la première chose, c’est la formation, fournir les connaissances nécessaires et les compétences pour les femmes, puis créer un accès aux intrants agricoles, tels que des semences améliorées, une meilleure technologie et un meilleur équipement", a-t-elle dit. "(Mais) elles ne peuvent pas obtenir cela tant qu'elles n’ont pas aussi accès aux services financiers".
Itto a souligné l'importance de lier les femmes au marché, puisque "la plupart des céréales ne peuvent pas être stockées pendant plus de deux, trois mois".
Elle a dit que permettre aux femmes d'emprunter de l'argent peut avoir un impact positif sur la sécurité alimentaire parce qu’elles peuvent acheter de meilleures semences, et des outils; elles peuvent également produire plus.
"Je crois que les femmes ont fait leur travail", a-t-elle affirmé. "(Maintenant) c'est aux gouvernements, aux acteurs humanitaires, au secteur privé de venir nouer vraiment un partenariat très fort avec elles afin qu'elles puissent continuer à se nourrir, (à nourrir) leurs enfants, et aussi à contribuer à la construction de leur nation". (FIN/2011)
Correspondant-e: Elise, CDÉACF
Source URL: IPS
Ce billet donne envie...
Merci Dianne. :-)
Ah j'espère bien !
Déjà en Tunisie, les femmes commencent à donner de la voix. Ce qui est parfaitement réjouissant. Mais comme tout le monde a l'air plein d'espoirs et de projets, m'étonnerait qu'elles utilisent cet argument là. Dans les périodes fastes, il faut aussi que les corps exultent...
Qui a vu le film ?
Une proche bouleversée. Je reviens de Tunisie (elles ne se laisseront pas confisquer leur révolution, soyons en sûrs...
) et je cours voir le film ce soir, sous le coup d'une fraternelle injonction à exécution dans les plus brefs délais ! 
présentation d'Utopia
"C'est un fait divers bien réel qui a été le point de départ du film : en 2001, en Tunisie, les femmes d'un village devaient aller chercher l'eau au bout d'un long chemin parmi la rocaille et la chaleur, dans la montagne proche. A la suite d'une série d'accidents, elles décidèrent de rompre avec la fatalité et d'entamer une grève de l'amour. Les hommes ne les prirent pas au sérieux, puis le ton devint assez vite violent et c'est le gouvernement qui apporta la solution au problème en installant des conduites d'eau.
Radu place son histoire dans un lieu indéterminé, entre l'Afrique et le Moyen Orient. Un petit village préservé et splendide, dominé par des hommes qui brandissent la religion quand ça les arrange et dissertent à perte de vue tandis que leurs belles suent sang et eau. Mais c'est un village d'aujourd'hui et si on y vit pauvrement, on n'y est pas pour autant coupé du monde. « Vieux fusil », la plus grande gueule d'entre les femmes du village, a d'ailleurs son portable qui lui permet d'être au courant de tout et c'est marrant de la voir sur son âne hurler dans des montagnes désertiques qui lui renvoient l'écho de sa voix et de l'entendre pester contre l'absence de réseau…
Leila est vive, belle, intelligente et si elle aime son beau mec et se sent bien dans sa communauté, elle ne supporte plus qu'on ne tienne pas compte de son avis et qu'elle ne puisse être égale en tout. L'autorité de Vieux fusil, dont l'âge et son état de veuve, donc libérée de toute tutelle masculine, lui sont un sacré point d'appui, l'aide à entraîner ses copines dans une révolte qui va bien au-delà d'une simple histoire d'eau. « L'être humain doit s'élever par le savoir » est-il écrit dans le Coran, qui met sur le même plan l'homme et la femme, alors Leila pose la question : qui refuse que la femme s'élève par le savoir ?… Il y a quelque chose de décapant, de sensuel et de joyeux dans cette mini-révolution teintée d'humour qui semble annoncer des printemps à venir.
Retour du contre G-20 de Nice, pas eu le temps de voir encore le film. J'ai énormément de travail. Il y a des années que je n'ai pas été au cinéma. Je me souviens que du cinéaste de ce film « La source des femmes », nous avions été voir « Va vis deviens » au Mk2 Bastille, avec Véronique, ma compagne de l'époque, et que nous étions tombés d’émotions partagées dans les bras l'un de l'autre à la fin du film.
Je verrai ce film, cette semaine, je me le promets.
Je le verrai comme je verrai le film chinois LOVE AND BRUISSES.
Ce sera mon opération survie intellectuelle en temps de crise.
Jean-Jacques M’µ
Et "Train de vie" ?
Voilà, vu le film.... Il encore plus "fort" que la promesse de la bande annonce.
Tout y est remarquable, de la mise en scène à la photographie, à la musique... Lumière, paysages... Et les comédiens si justes, si vrais.
Une mention toute particulière pour Biyouna ("Vieux Fusil" dans l'histoire et dite la "Gainsbarre algérienne") qui campe une maîtresse femme pleine de sagesse, de tendresse, de rudesse. La beigne salutaire qu'elle file à son grand couillon de fils, "barbu" opportuniste et gredin est un moment d'anthologie. Elle campe la somme de toutes les souffrances et de tous les bonheurs des femmes avec une élégance jamais démentie. La vraie noblesse.
Un pur moment d'humanité : d'un bout à l'autre ce long poème-réquisitoire est porteur d'espoir. L'amour "gagne" en fin de compte. C'est cela la Source des Femmes.
Il me reste 6 jours pour tenir ma promesse d'aller le voir.
Jean-Jacques M’µ
T'as fichtrement intérêt ! Vraiment !!!
Dans ce concert de tristesse et de morosité, justifiées, un rayon de soleil dans tous les sens du terme !
Où il est démontré en creux que tenir les murs n'a jamais fait avancer aucune société.