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Courants d'air

Un jour ordinaire. D'un rendez-vous militant à un autre, j'ai arpenté en zig-zag un quartier parisien estampillé romantique. Afflux de touristes par tous les temps. Celui-là était mauvais. Froid, humide, venteux. La Seine offre un couloir de choix à une bise glacée. Le décor planté, sous le charme, à condition d'avoir pensé à la doudoune et aux bottes fourrées, il ne reste plus qu'à s'intéresser à ceux qui le "meublent". Et là, ça devient tout de suite moins romantique. Quoi...que... l'esthétique du désastre peut-être ? Mouais.

 

C'est chaque fois la même douleur. Sur le Pont Saint-Louis, un jeune homme est assis, une guitare entre les genoux. Il tourne le dos à l'Ouest, pour protéger l'instrument des rafales. Les doigts gourds de froid, il promène "Hôtel California" sur ses cordes. Touché-coulé. Par la musique alléchée, je traverse pour un sourire et une obole. J'accompagne un brin en chantant faux, je mélange les paroles. Les boules. Sa mince veste de coton est tout sauf une protection. Mais faut bien vivre... survivre... Et sous ses pieds coulent les flots de Japonais en maraude qui iront ensuite dévaliser Vuitton à quelques encablures. Le monde comme il va.

 

Militant-tant-tant et retraversée du fleuve, direction Hôtel de Ville... Sur un escalier de Saint-Gervais, une mince jeune fille, à peu près chaudement équipée, tend un gobelet. Il n'y a pas foule sur ce chemin discret qui continue le Pont Louis-Philippe. De l'autre coté du passage, boutiques rutilantes, centre d'artisanat monastique aux lumières de miel, restaus branchés à la "sanfaso" comme dit Camilleri. La petite souris grise, dans son coin tout gris, attend. Et bon, on n'est pas des chiens... Sourire, quelques mots et puis fonce cocher, il y a du taf à trois pas de là.

 

Sortie de rdv, direction le métro. Couloirs clairsemés car il est très tard. Au coin du quai, un autre jeune chat maigre est blotti, qui attend. Pâle, cheveux clairs, fatigué, replié. Bon sang, il a l'âge des "miens". Qui sont provisoirement à l'abri tant que la bande du Fouquet's digère ses dernières rapines. Jusqu'à quand... C''est que ça bouffe les boas constrictors... Sourire et obole et puis tiens on avait préparé des pommes okazou la journée serait longue... Il ne se fait pas prier. Nom d'un chien je monte dans la rame avec la rage de chez rage...

 

Je ne peux quand même pas tous les adopter... Bon dieu, on milite jusqu'à plus soif, depuis des décennies et ÇA c'est encore le quotidien pour des tas de mômes qui n'ont pas d'autre solution. Il y en a ras le bol de ces appareils d'état complices de tout depuis des décennies. De tous ces gavés qui de sommets en sommets visitent "tous les Hilton de la terre" pour ne laisser en fin de compte aux gamins que les quais ou les trotttoirs pour horizon, sous toutes les latitudes.

 

Pays de merde ! Qui zappe ses jeunes et ses vieux et n'offre comme unique solution que le pompage de ressources de ceux qui sont encore à peu près hors des ronces.

L'avenir ? Mais la candidature DSK, voyons. Celui qui lave plus blanc les populations étranglées par des dettes qui ne sont pas les leurs.

Les cocus comptez-vous : un(e) ! Et combien dans les courants d'air ?

 

Tous les commentaires

Salut à vous Dianne !

"candidature", ah ! vous avez dit le mot magique, chère Dianne ...ça me débecte, moi aussi. Et je dirais en sus : une telle vieillerie dans les têtes, c'est à pleurer.

Il ne reste qu'à pleurer oui, de rage et de colère... "une telle vieillerie", des cautères sur des jambes de bois. Et Mélenchon qui s'y met : chez Elkrieff, très modéré envers sarko et son esclandre de Lisbonne, mesuré sur Karachi, le reste à l'avenant, et les pactes à deux, trois, quatre, etc... "Pacte à quatre" : un des jurons du Capitaine Haddock, un connaisseur en matière de tempêtes...

Ça me frappe aussi, quand je suis à Paris, qu'il y ait de plus en plus de jeunes dans ces situations-là. Les enfants perdus de notre société. Nos enfants perdus…

P.-S. DSK ? J'en cause même pas, tant cette éventualité me fait mal.

Et on est tous à se regarder en se demandant "à qui le tour" ? Plus personne n'est sûr de pouvoir continuer à aider ses enfants, ses parents tant les contributions à la réparation des hélices du Charles de Gaulle et à l'aménagement d'Air Farce One vide les poches de ceux qui ont encore "de quoi".

aïe ! Dianne, touchée, coulée par le coeur un jour "froid, humide, venteux"...

Ouais, vraiment. Ce pauvre petit loup m'a fait de la peine...

Les cocus comptez-vous

Deux !

Vous faites ce que vous pouvez. Je fais ce que je peux. D'autres font ce qu'ils peuvent. Et çà ne suffit pas. Mais sans ces petites choses qui ne suffisent pas, l'humanité périrait.

Et puis...saurait-on être autrement ?

Déjà, être soi-même et fier de l'être, pour ceux qui nous entourent. Et puis ensuite...faire ce que l'on peut.

Sourire

Oui samines. Mais on mouline pour quoi au fait ? Je commence à en avoir ras les écoutilles de servir la soupe sans savoir qui va la manger... Désolée pour le langage vert mais vraiment, l'actu du jour donne des bleus partout... Et Harlem Désir qui en rajoute une louche : c'est plié. Welcome home dear Dom... etc...

Mais on mouline pour quoi au fait ?

Je ne peux que vous répondre pour moi Sourire

Déjà, je mouline parce que je ne sais pas comment être autrement.

Ensuite, je mouline parce qu'il y a des gens, autour de moi, que ma manière de militantisme arrive à servir. Des gens qui comptent sur moi, sur ma capacité à ne pas "laisser tomber". Ne pas trahir ceux qui sont attachés à vous, tel(le) que vous êtes. c'est pas mal non plus.

Je mouline enfin parce qu'il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer (Guillaume d'Orange). Avant de tout changer, déjà fédérer. Un petit peu plus chaque jour.

Fédérer j'aimerais bien samines... Mais quand on voit les peignées administrées d'une formation "politique" à l'autre, jusqu'en ces colonnes... J'ai mis des guillements en révérence à la définition (j'ai bien écrit "v" et non "f") : l'art de faire naître l'amitié entre les membres de la Cité. Voilà, voilà...

Les cocus... 3 !

Toute pleine d'émotion moi en lisant ce billet.

C'est tout ce que j'ai à dire.

Et bien suffisant.

Je sais tout ce qu'il y a derrière ces lignes-là ma bienveillante majesté ! Sourire

Bonjoir

en tout cas, si je finis à la rue, j'espère rencontrer des gens comme vous (Mme)Dianne et (m.) Samines, pour ne pas finir animal.

courage et sourires en attendant

bonne-voglie (en sqatte prov.... sur le compte de son amie "le miel aux pates";o)

Faudrait une maison bleue, accrochée à la colline, on viendrait à pied, on n'frapperait pas, ceux qui vivraient-là auraient paumé les clés...Clin d'oeil

Quoi dire, Dianne ? J'ai les mêmes ici, assis devant la boulangerie ...

Entre vos courants d'air et la saison des barques, difficile de croire un instant que l'essentiel réside en la candidature de Truc ou Machin. Surtout pour améliorer leurs journées (et leurs nuits ...).

Pourtant nous sommes otages, vous le savez bien, il faut battre le Grand Méchant Loup, et tous les petits glouglous doivent se réfugier dans la maison de pierres.

Oui Anne, mais n'en laissons pas la clé à n'importe qui. Question de prudence. Sourire Epluchons les CV. Au milipoil. Les complices du système ? Dehors !

Va falloir qu'ils nous soignent leur lettre de motivation les ennemis du GrandMéchantLoup.

Cocus 4 (désolée du retard).

Ce matin dans le métro, la demande d'une petite pièce ou d'un ticket de restaurant était accompagnée de "tous ces connards qui préfèrent donner aux associations plutôt qu'à ceux qui sont vraiment dans la galère" ... deux connardes ont donc glissé leur petite pièce le rouge aux joues.

La misère ne rend pas forcément aimable, c'est vrai. Les connards, comptons-nous !!! Clin d'oeil

Et oui, cocu et connard, je le regrette et c'est même pas nous qui sommes à plaindre Clin d'oeil !

Absolument vrai. Le plus compliqué : être obligé de jeter un courrier de sollicitation, dont on sait qu'il est légitime, urgent, vital, parce que l'on participe déjà à des tas d'autres projets... Aujourd'hui, je balance Amnesty pour donner à l'Abbé Pierre ou l'inverse ?

... et comment faire quand vous allez tout bêtement pour acheter du papier toilette au supermarché et que c'est justement le jour de la banque alimentaire ...

(désolée, je viens juste de voir le commentaire de Patrick ... ben oui, j'ai acheté vite fait les quelques choses dont ils m'ont dit qu'ils avaient le plus besoin mais sans faire trop attention vu que mes propres courses étaient plus que limitées)

 

Un cocu et connard de plus , pour saluer votre billet Dianne .

OUi "on" mouline , "on "rame , " on" s'insurge ," on " gueule ,

y a meme plus de "maison bleue à san fransisco " .

IL Y A EN MOI , PLEIN D' AMERTUME , ENVERS CEUX QUI

FONT SEMBLANT DE CE COMBATTRE .

HO , qu'il est difficile de ne pas employer d'injure !

Qu'il fait froid ce soir .

Oui, saine colere "faire semblant de combattre"... Se contenter de la cyber-lutte par exemple. Si elle n'a pas de prolongement de terrain, elle est sans objet. Il faut en ce moment faire le siège de tout ce qui a une étiquette politique. Sans espoirs excessifs mais sans renoncement précipité. Il faut vendre chèrement notre peau.

Dianne,

s'il vous reste un peu de temps, au milieu de tout "ça", entre bouffées de rage et envie de pleurer de colére, lisez "L'enfant du Danube", plongée dans la Hongrie proto-fasciste, par Janos Székély (édit. des Syrtes) . Nous y sommes, et les enfants que nous voyons aussi.

Nous nous disions que "ce n'est pas possible ! Nous n'allons pas revoir ça ! Vivre ça !" Tout est possible, tout est permis . Proto-fascisme.

DSK ? Une valse.

Merci de la référence, Pierre. Nous avons besoin de nourrir notre colère et notre lucidité pour continuer à agir.

Les cocus comptez-vous : six....

Merci Dianne pour ce beau billet engagé. Pdt ce temps, sur l'île de Ré ou ailleurs, plus de 50 % des maisons sont des résidences secondaires... On pourrait conscrer une bonne partie des impôts acquittés à ce titre pour la construction de centres d'hébergement, non? Et ce qui me choque davantage c'est qu'une partie de la population s'ccomode de cette fracture immense qui existe entre les plus riches et les plus pauvres. En classe de seconde, on enseigne les inégalités dans le monde en géo et je constate à chaque fois qu'en dépit des chiffres qui prouvent le fossé se creuse de + en + une partie des élèves se réfugie dans un fatalisme confortable. Peut-être que la réalité est trop angoissante pour eux. Il faut surtout insister sur les solutions que l'on peut mettre en oeuvre et s'appuyer sur ce qui a été entrepris partout dans le monde et qui peut marcher.Quant à réformer la fiscalité nationale ou les lois du marché comme on dit, il faut interroger inlassablement sur ce qui ne se fait pas et continuer à dénoncer comme vous le faites.

Un fatalisme confortable, voilà, nadja. Et à la réflexion n'est-ce pas le lot de tous ceux qui sont à peu près le nez hors de l'eau ? Réalité trop angoissante, c'est vrai pour chacun de nous. Alors, tourner la tête, accepter vaille que vaille.

Et la part de calcul institutionnel dans tout ça : "La visibilité des pauvres sauf dans les lieux de séjour des riches ne chagrine pas le système alros même qu'elle prouve son échec humain. Plus il y a de pauvres visibles, plus on craint de le devenir. Et moins on se bat de peur de perdre ce que l'on a."

C'est Mélenchon qui l'écrit dans son "Qu'ils s'en aillent tous !" On se prend à y croire et par là-dessus il nous donne une jolie interviouve dans laquelle il excuse quasiment sarko de son "délire de Lisbonne" et donne au sujet des soupçons Karachi une opinion vraiment très... soft.

N'y a-t-il aucune porte de sortie ?

Je fais partie de ceux qui ont le ventre plein et la carcasse au chaud le soir. Moyennannt quoi je peux vaquer un peu pour qu'il y en ait pour tout le monde. Par exemple en militant.

Or je sais bien que la seule solution envisagée par tous les pouvoirs en exercice ou en bouton, c'est de nous obliger (ceux qui font partie de ce que l'on appelle "la classe moyenne" et moi) à partager encore et encore, au risque de ne bientôt plus pouvoir rester chez moi tant les taxes locales deviennent insupportables (en 2010 elles dépassent l'impôt sur le revenu). Ce questionnement-là n'est pas une posture. C'est une réalité très concrète. Qui plombe le quotidien depuis notamment la retraite et son corollaire commun : la baisse drastique des ressources.

Et j'ai bien l'impression que nous sommes un paquet à continuer à penser "à gauche" en sachant très bien ce qui nous attend : il faudra dégager pour laisser la place à de plus riches qui auront les moyens de... On ne fait pas plus masochiste. Au fait, classe "moyenne" cela ne signifierait-il pas que c'est celle qui fournit les moyens à tous les autres ?

S'il s'agissait de tous ces petits moineaux dans la misère, des familles dans le besoin, ce serait logique. Mais pour gaver la clique de NS ? Et pour encourager des politiques "de gauche" encore plus crétines ?

Tes pérégrinations parisiennes et les regards que tu croises sont à désespérer du maintien de notre lien social.

Je reviens de faire mes courses pour le week-end et dans mon super marché tout proche, deux dames âgées distribuaient des sacs plastic à remplir de victuailles pour la Banque Alimentaire. En accord avec le magasin, dans l'allée centrale était empilée une montagne de boites de conserve, haricots verts, ravilois, confitures en gros pots, paquets familiaux de café etc.

Le sac plastic remis permet tout juste d'y loger quatre boites de conserves et un litre d'huile, c'est à dire peanuts pour une famille qui a faim.

Malgré cela, quand je leur ai remis ma moisson et leur ai fait remarqué, les dames me montrent le caddy dans lequel elles stockent les dons et me disent "généralement, les sacs ne reviennent pas pleins, d'ailleurs on se demande si les gens n'ont pas honte de donner,si notre présence ne les culpabilise pas..." !!

 

Elles ont dû en voir des vertes et des pas mûres pour me dire cela et j'avoue qu'inconsciemment, retournant vers ma voiture, je me sentais coupable !!

 

On vit vraiment dans une époque de merde.

Même ceux qui donnent ne sont pas très regardants sur la qualité des dons. Je ne mets jamais dans ce genre de sac ce que je n'aurais pas acheté pour moi-même ou ma famille. Enfin quand on crève la dalle, je suppose que l'on ne s'offusque pas du discount sauvage, mais quand même...

 

Ils sélectionnent certains produits prioritaires pour que lors des répartitions cela ne fasse pas de différence. Je me souviens que l'année dernière pour les Restos du Coeur, j'avais de ma propre initiative rajouté un grosse boite de chupettes (espèce de sucettes rondes) et que la personne qui collectait me l'avait refusée.

Merci pour cette précision qui a sa valeur. Elle pourra m'éviter des bévues. A vouloir trop bien faire... Et l'enfer pavé de bonnes intentions, tout ça...

On vit vraiment dans un système capitaliste.

Deux infos à la radio se sont télescopées pour moi ce matin sur F Info: 10 ou 15 % de "nouveaux pauvres" en plus dans les ultilisateurs des banques alimentaires ; ne misez plus sur les obligations (prêts aux gouvernements) maismisez sur les actions : on peut encore avoir 10 à 15 % de rendement.

Quand je tombe sur les caddies des banques alimentaires etc, je donne un peu de courses; quand je tombe sur quelqu'un dans la rue qui demande de l'argent ou vend calendrier, je donne : mais avec une colère intérieure, celle que cette société là soit acceptée majoritairement.

Pourquoi, déjà, des gens travaillent-ils en récoltant un salaire qui ne leur permet pas d'acheter à manger pour leur famille? Si ce n'est pour que les actionnaires aient un meilleur rendement ?

Voilà, tout est dit : les salaires. Sans commune mesure avec le coût de la vie. Et quand on propose une augmentation généralisée, ou bien un blocage du poste budgétaire qui étrangle les familles (le logement) on se voit catalogué bolchevik. Ah oui mais non, c'est compliqué, et bla bla bla.. Oui c'est très compliqué un consensus politique pour que les pauvres ne crèvent pas. Surtout quand on ne sort pas des limites du 7e arrondissement.

Diane, j'en suis à la page 31 de Vite, la révolution citoyenne. Je donne exprès le sous titre du bouquin que j'ai décidé de lire grâce à un de vos billets.

Pour moi elle est là, la solution, dans ce sous titre. Quel que soit le type qui sera aux commandes.

Voilà, quelle que soit l'équipe aux "commandes" pourvu qu'elle tienne ses engagements.

C'est compliqué de toucher au rapport de la répartition capital/travail qui opère tout tranquillement un énorme glissement depuis 30 ou 40 ans. Sûrement que c'est complexe de changer ce qui résulte de ce laisser-faire généralisé -

Mais au moins il serait possible avec la crise qui est en train d'accélerer grandement la pauvreté de dénoncer ce rapport de la répartition capital/travail, dans les programmes politiques qui se disent de gauche (ou contre la misère).

Au moins dénoncer, puis engager une réflexion collective sur comment sortir de là, compte tenu du contexte de mondialisation économique.

Ou bien ça fâcherait ceux qui décident ? ou ça compliquerait le vie de ceux qui vont nous faire de jolis programmes pour "gagner à gauche" un de ces jours ?

Il ne faudrait pas deux cents ans de débats à l'assemblée pour réinstaurer un système de loyers type Loi de 1948. C'est juste la volonté politique qui fait défaut. La fameuse "pression immobilière" est une machine qui s'auto-alimente faute de cadre législatif approprié. Comment peut-on admettre que tout ferme dans les villes, tous les commerces dépérissent sauf les commerces immobiliers qui poussent comme les champignons après la pluie, franchises ou filiales de deux ou trois grands groupes de très grands rapaces associés, de mèche avec des très véloces huissiers qui leur font la courte-échelle à chaque fois que tombe l'une de leurs victimes ?

Oui, et ça ne mettrait même pas en péril la mondialisation économique !

Par contre certains profits seraient non pas annulés, mais amoindris : est-ce le problème ?

Pour Mélenchon, il semblerait que certains de ses alliés lui ait demandé de lisser un peu le discours de peur de faire fuir l'électeur

Tout le monde politique à les élections en point de mire

Le monde politique ferait mieux d'avoir les crève-la-faim en point de mire...

Pour le fond du discours à "lisser" : il ferait mieux de ne pas dire "on va tout piquer aux bourgeois", il ferait mieux de dire "ce que dit sarko est inadmissible en démocratie, ce type doit être viré". C'est ça qui rassurerait l'électeur.

Dianne, le monde politique a forcément les crève-la-faim en point de mire puisqu'il les crée. Non ?

Hélas... et quel monde pour quelle politique... Les analyses contenues dans la partie "hard" du journal sont absolument désespérantes. Aucune lueur dans tout ça. Je n'ai même plus envie d'ouvrir certains titres, pourtant résultats de travail précis de "nos" journalistes. C'est leur faire bien peu honneur, mais l'écoeurement est là.

Un espoir ? Le petit bouquin de Stéphane Hessel "Indignez vous ! " s'est déjà vendu à plus de 100 000 exemplaires. Il est en réimpression.

@NEFERT

La misère c'est comme la chienlit, plus on l'arrache, plus ça reproduit.(citation détournée de la phrase de Leo Ferré dans sa chanson Les Rupins :"les Rupins c'est comme la chienlit, plus on l'arrache, plus ça reproduit)

Voilà une inversion des valeurs que le poète n'avait pas prévue.

"Dans ce monde oublié 

de toute humanité

 

Enfants, enfants

 

Avancez, avancez,..."

Merci à vous !

dans un billet précédent, Dianne, j'avais écrit par mégarde "cocus" mais je pensais en fait "caucus" comme vous me l'aviez fait remarquer. J'ai donc immédiatement rectifié : http://www.mediapart.fr/club/blog/lincunable/221110/les-primaires-une-fausse-bonne-idee.

Je n'ai pas changé. En ce sens que, ne faisant pas confiance au premier venu et étant par tempéramment critique, ni déçu de la gauche ni déçu de la droite, je ne me sens ni vrai cocu ni faux caucus.

Malheureusement, la pédagogie de la difficulté ne va pas de soi. Les fausses solutions simples l'emportent souvent sur les vraies résolutions complexes.

 

Cher Lincunable, je ne me serais pas permis de vous faire remarquer quoi que ce soit surtout que finalement le substantif était à peu près superposable à celui en usage! Clin d'oeil

Plus sérieusement il est difficile d'être déçu de la droite. On sait où on met les pieds en ces officines. Et nous en avons confirmation quotidiennement.

Pour la gauche, une sorte de cancer gagne du terrain : le sondagôme. Progression foudroyante qui met devant le fait accompli tous les démocrates étourdis qui croient encore ce que primaires veut dire.

En certaine banlieue qui m'est familière on voit pousser les clubs DSK au point qu'ils se font mutuellement de l'ombre. C'est à qui balaiera la poussière pour préparer le passage de monseigneur. Les réserves de pétales sont prêtes, les chants d'allégresse répétés et les cireurs de pompes n'ont plus une minute à eux. Sur fond de sénatoriales, ça vous a un côté "Chicago" particulièrement propice au lancer de poignard et autres trucs pointus qui font très très mal comme disaient les Inconnus.

Par là dessus la droite mdp vient nous présenter les sauveurs associés "Fillon-DSK-Bayrou" et l'on se prend à chercher où est le puits le plus proche...

Attention Dianne, certains puits sont parfois à sec.

Avec les avalanches de faillittes d'Etat qui pointent leurs nez et l'obligation pour DSK de faire intervenir un FMI qui n'a guère fait évoluer ses méthodes qu'à la marge, je doute que dans deux ans DSK soit aussi populaire que maintenant. Laissons les sondages se sonder eux mêmes...

Je suis de ceux qui pensent que ces sondages catastrophiques pour Sarko et olympiens pour DSK ne sont là que pour entretenir le moral de ceux qui trépignent dans leur coin et souhaiteraient descendre dans la rue pour y exprimer violemment leur mécontentement et leurs colères.

Mais il n'est pas populaire ! Les sondages sont bidon. On sait bien où les micros, les stylos et les caméras ont envie d'aller. Mais les Français ? C'est proprement incroyable de voir se dupliquer la situation de 2007. La fabrique de consentement tournerait à plein ? Rien n'est moins sûr amis sondeurs...

Dans mon coin, c'est bien simple, c'est Chicago : toute la smala politique qui a les pattes sur le département est en train de fabriquer de toutes pièces l'assentiment collectif en usant de TOUS les moyens de pression possibles. Et je ne vous dis pas la baston connexe au sujet des cantonales et des sénatoriales. C'est bien simple, si quelqu'un en sort vivant du point de vue de la probité, ce sera un miracle...

*************** Merci Dianne ! Superbe billet, animé d'une rage et d'une indignation totalement partagées ! Et bravo pour avoir trouvé les mots....

Merci grain de sel.

Il parait que l'indignation "conserve" ! On verra bien... Clin d'oeil

Beau billet, sensible, indigné, frémissant.

Qui ne souscrirait pas à ce qu'énumère Dianne ?

Malheureusement, les deux derniers paragraphes font de ce billet un tract électoral interne au PS.

Dommage.

"Pays de merde ! Qui zappe ses jeunes et ses vieux et n'offre comme unique solution que le pompage de ressources de ceux qui sont encore à peu près hors des ronces.L'avenir ? Mais la candidature DSK, voyons. Celui qui lave plus blanc les populations étranglées par des dettes qui ne sont pas les leurs.Les cocus comptez-vous : un(e) ! Et combien dans les courants d'air ?"

Vous appelez ça un trac électoral interne au PS ? Vous êtes sûr d'avoir bien lu ?

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