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"l'homme serpent"
12 Octobre 2010
Par
Didier Fourcine
Ondoyant je suis l'homme serpent,
écorchant ma peau à chacun de mes printemps
chaque chose rencontrée en est marquée,
de cette poussière, de tous ces passés;
brillant je me faufile dans les herbes du chemin
évitant, quel paradis! Les tueurs, les drames et les coquins
chaque aspérité par mes courbes est contourné
traces et écorchures en jonchent les pics acérés.
Puissant, je rechigne à tous les duels
auxquels par peur, par animosité, on me cherche querelle
chaque fuite possible de l'élan mortel m'éloigne
sacrifiant mon ombre à cette foire d'empoigne
indolent sur la pierre grise lové
fondant sous le soleil dans le tumulte animé
chaque présent instantané de toutes les vérités
éclatent dans mon œil vert irisé


Tous les commentaires
très beau, merci!
JCD
C'est un partage... heureux de l'évocation qu'il peut vous procurer.
Bonne journée.
Merci Didier, belle musique !
... musique de sage et beau message.
Merci DanN, merci Tonymaj, vous ne pouvez(si certainement!) savoir comme ce mot musique est pour moi l'ultime satisfaction lorsque j'écris...alors de l'avoir entendu..merci..
Un soir de fete de la musique, il y a bien lontemps j'écrivais :
"Qui prendra ce que je veux donner ?
Celle qui écoutera mon chant désordonné..."
A bientot.
... comme un écho
mon champ des ors donnés ...
.
Ou alors : "Ô ma chair, chair de la femme aimée, de la femme perdue, je t'évoque et je fais de toi un chant à l'heure humide......Mon désir de toi fut le plus terrible et le plus court, le plus désordonné, ivre, tendu, avide... Pablo Neruda.
Ou alors : "Ô ma chair, chair de la femme aimée, de la femme perdue, je t'évoque et je fais de toi un chant à l'heure humide......Mon désir de toi fut le plus terrible et le plus court, le plus désordonné, ivre, tendu, avide... Pablo Neruda.
A propos de désordonné....