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Das passiert in Deutschland
Salut!
De temps en temps, je voudrais attirer votre attention sur des choses dont on ne parle apparemment pas ou très peu en France.
Aujourd'hui j'ai trois choses:
1.Des députés de« Die Linke » surveillés par les services de renseignement.
2.Eon supprime 6000 emplois.
3.La population de la RF (Bundesrepublik) a augmenté en 2011 de 50 000 personnes.
1.Il semblerait que ce soit le Spiegel qui ait sorti le lièvre en premier, mais je n'en suis pas sûr. En tous cas, il est avéré que le parti des « Linke », composée de l'ancienne alternative pour le vote à gauche WASG (crée du temps de Schroeder avec entre autre le dissident SPD Oskar Lafontaine) et d'anciens membres du PDS ( d'anciens communistes de l'est) sont « observés » par les services secrets allemands: plus d'un tiers des députés « Linke » (27), et, apparemment, seulement des députés « Linke ».
L'organe de surveillance, « der Verfassungsschutz », a pour fonction de protéger la république contre les extrémistes de droite.Il semblerait que des opinions "anti-capitalistes", soient assimilées à des opinions neo-nazis.
A part le ministre de l'intèrieur, il y a une quasi unanimité parmis les politiques pour condamner la surveillance des représentants du peuple.
2. EON, le plus grand producteur privé d'électricité et distributeur de gaz dans le monde, dit on, confirme 6000 supression d'emplois en Allemagne sur les 11 000 au total. Les salariés (représentés par le syndicat VERDI et IG BCE) ont cependant obtenu qu'il n'y aît aucun licenciement sec.Les raisons avancées de la « restructuration sont la sortie du nucléaire confirmée par le gouvernement allemand, et la baisse des prix du gaz (EON n'a pas pu renégocier les prix avec Gazprom. le fournisseur russe).
3. Il y avait en 2011 en RFA 50 000 habitants de plus qu'en 2010. L'augmentation provient de l'immigration supèrieure au déficit des naissances.
Voilà, c'est tout!


Tous les commentaires
Le gouvernement allemand repocherait-il à Oskar Lafontaine de s'être compromis avec un Français de gauche (1) dans un meeting à Metz en dénonçant la politique d'Angela Merkel ? "Ce sont les peuples qui font l'histoire" (Oskar Lafontairne).
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(1) il arrive qu'ils soient même persécutés quand ils tentent de s'isoler dans la Creuse
La surveillance (Überwachung), ou observation (Beobachtung) dure depuis un certain temps déjà! Je ne crois pas que Merkel y soit plus particulièrment que d'autres pour quelque chose.
J'ai l'intuition qu'il s'agit d'une ambiance générale, de quelque chose qui est dans l'air:
après la chute du mur, le communisme, assimilé au stalinisme, contrebalance, si l'on peut dire, le nazisme dans la mémoire allemande. Après tout, pour les Allemands, le dernier évènement important aujourd'hui, c'est la chute du mur. La tentation est grande de s'en servir pour faire oublier quelque peu les évènements précédents et, d'utiliser Staline, non seulement pour ne plus parler de Hitler et compagnie, mais aussi pour pénaliser ceux qui mettent en cause le système capitaliste et libéral qui serait l'unique système démocratique.
Cette façon de penser, communisme=Staline_Goulag=totalitarisme=nazisme, je l'ai souvent senti dans les conversions de tous les jours: les fonctionnaires qui surveillaient les députés du parti de Gysi l'ont fait spontanément ou par zèle.
Il faut noter cependant les dernières déclarations de la CDU qui contredisent malheureusement ce que j'ai écrit sur l'unanimisme des réactions:
Volker Kauder, le chef du groupe CDU à l'assemblée a déclaré aujourd'hui que, si "les Linke" sont surveillés, ce n'est pas sans raisons!
"Die Linke wird beobachtet, weil es Anlass dazu gibt", et le secrétaire général de la CDU, Hermann Gröhe, estime par ailleurs qu'il faut poursuivre l"observation" des Linke, car ils représentent un danger pour la démocratie ...
Affaire à suivre ...
La presse est en Allemagne est un véritable contre pouvoir et si le gouvernement fédéral s'était autorisé à écouter des journalistes du Spiegel ou de la Sud deutsche Zeitung , la chancellière aurait du présenter sa démission. Les écoutes des journalistes du Monde par la DCRI n'ont entrainé aucune démission de responsables politiques.