Jeu.
23
Mai

MEDIAPART

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Le paradis grec

Le Monde (Banque Lazard) pose une excellente question : « Est-il encore possible de produire des voitures en France ? ». La réponse est évidemment non. Les salaires sont trop élevés, les syndicats sont toujours staliniens (malgré la rocardisation constante et continue) et le code du travail est d’une complexité inouïe pour l’entrepreneur moderne.

La solution doit est européenne : La Grèce !

Grâce aux efforts de la Troika, guidée par Sarkozy-Merkel-Hollande (l’Europe de Monnet-Schuman), la Grèce devient le paradis des investisseurs :

- Smic à moins de 586 euros,

- main d’oeuvre très qualifiée,

- ouvriers étrangers flexibles et contrôlés,

- il n’y a plus l’obstacle de la souveraineté nationale,

- contrôle par le FMI de tout ministère,

- surveillance de la libre circulation des marchandises par l’OTAN,

- stabilité politique (union nationale PS-droite-gauche démocratique) accrue,

- droit de Travail primitif,

- il n’y a plus de conventions collectives,

- syndicats responsables formés par l’ancien régime (PS-ND),

- partenaires autochtones fiables,

- profits facilement exportables,

- garanties d’anonymat bancaire renforcées,

- corruption négociable, …

Le ministre des Finances Y. Stournaras, ami de François Hollande (http://blogs.mediapart.fr/blog/dimitri-latsis/091112/hollande-et-ses-amis-grecs), se bat pour en finir avec l’économie communiste : « L’économie Grecque est la dernière de type soviétique en Europe », a-t-il déclaré le 17 janvier. Effectivement, depuis 1945 la Grèce est gouvernée par la droite classique et depuis 1981 par le parti socialiste en alternance.

Seul point noir : Syriza (radicaux) et KKE (parti communiste), deux partis qui prônent la lutte des classes et empêchent le développement harmonieux et pacifique du pays. Heureusement, ils sont divisés.

Tous les commentaires

Quand j'entends communiste, je sors mon révolver! Que voulez-vous, je suis démocrate, moi...

Je te remercie et partage ton appréciation.

Bon, t'as envie qu'on aille directement se jeter à la mer, c'est ça ???

C'est la mer qui se jette sur nous!

Bonjour Gavroche,

Un jour, ça fait longtemps, j'ai lu l'article de Voltaire sur les Juifs. J'étais en colère contre mon idole et mon "instructeur". Ce n'est pas pour autant que j'ai rejeté ni le philosophe ni les Lumières. Effectivement, comme tu le signales, il y a une différence énorme entre Voltaire et Gobineau (ça me gêne même de les comparer).

Néanmoins, nous devons faire notre examen de consience. Les Juifs hier, les Arabes aujourd'hui, les Chinois (?) demain. Et qui encore ? Le racisme a encore de beaux jours devant lui.

 

 

Ας πάνε όλοι στην κόλαση!!!

Και βέβαια, έχεις δίκιο.

Je recommande pour le bonheur de voir des caractères grecs !!! Je maudis la crasse bétise de mes parents de m'avoir pas attaché à un bureau et un professeur de grec, enfant !!!!

 

Είμαι Γάλλος αλλά έχω μάθει τα Ελληνικά γιατί είναι η πιο όμορφη γλώσσα του κόσμου. Οι λέξεις της γλώσσας σας έχουν γεύση, εικόνες, μουσική και μυρωδιά.

Μάλιστα η Ελληνική σιωπή είναι ποίηση...

Le smic me paraît encore un peu haut. Et les garanties contre la barbarie communiste faibles. Va-t-on au moins créer des camps pour cette gauche collectiviste?

Normal, pendant que l'imbécile regarde le doigt, la caravane passe...

Enfin, kèk chose comme ça !

Je ne comprends pas le sens de votre intervention.

L’excellente revue Lignes, en association avec la revue grecque αληthεια, lance un appel à solidarité que l’on peut signer ici :

http://www.editions-lignes.com/sauvons-le-peuple-grec-de-ses.html

Merci pour le lien.

Le texte résume très bien la situation en Grèce.

Un colloque a eu lieu à ENS-Vincennes le 18-19-20 janvier sur la Grèce.

A-t-on une trace vidéo ?

Je ne le connais pas. Désolé.

Le colloque international "Le symptoma grec" à l'ENS Vincennes du 18 au 20 janvier a été enregistré en plusieurs vidéos, dont la première je crois râtée parce qu'il manque le son (??),  mais les suivantes sont sonores, et il y a celle où parlent les intervenants grecs qui est très audible.

http://www.ustream.tv/user/cavernegrecque

 

lu, signé et diffusé. merci.

je crains que seuls les grecs pourront se sauver des griffes de leurs sauveurs... 5 siècles pour virer les ottomans, ça promet pour virer à grands coups de tatane au kolo la troïka, FMI + BCE + UE.

Et dire que la Grèce est le berceau de la démocratie !

Les Grecs vous répondront : "Nous avons donné la lumière à tout le monde et on est resté avec les bougies" !Sourire

Hélas, les Grecs d’aujourd’hui ne sont pas les enfants de Périclès. Les Grecs ont inventé aussi la tyrannie et les systèmes oligarchiques. Ils ont tout essayé. Aristote récence 123 (je cite de mémoire) types de gouvernement. Un seul lui a échappé : Le système actuel ; système parlementaire sans souveraineté nationale. Lorsque le Parlement vote, les juristes ne savent même pas si c'est on nom du peuple ou au nom de la Troïka. Alors, chacun interprète.

Chez les Grecs, il reste des temps anciens la liberté d'expression (critique féroce comme chez les anciens), la passion du débat politique (à la télé tous les soirs ; inimaginable en France), le théâtre (plus qu'à Paris ; surtout la satire politique), la figure d'Antigone (au dessus des lois il existe une loi non écrite ...), une certaine modestie socratique, critique des décisions de Justice (punissable en France), ...

Déjà pas mal !!!! Qui, parmi les "djeunes" en France, connait Antigone ?

Vidéo de l'intervention d'Alain Badiou lors des débats "Destins de la démocratie en Grèce : de l’Athènes classique à l’Europe néo-libérale"  le 10 janvier 2013

 

http://blogs.mediapart.fr/edition/mille-communismes/article/230113/destins-de-la-democratie-en-grece-intrervention-da-badiou

Merci pour le lien.

Il est tout à fait intéressant. Badiou en forme, mais il parle très peu du cas grec.

Le problème de Badiou est qu'il n'aime pas SYRIZA (petits-bourgeois), ni le Parti Communiste (révisionniste), ni les indignés de la place de la constitution (pas de stratégie). La Grèce est un rare pays sans bourgeoisie nationale. Que fait-on ?

Je comprends son point de vue. S'il a fait évolué la question du communisme, la question essentielle de la Praxis communiste est son point faible.

 

Non, " la question essentielle de la Praxis communiste " n'est pas chez Badiou son point faible.

Le point à démêler, sans impatience, est celui de savoir où nous nous trouvons, où nous nous situons, face à la puissance planétaire de l'impérialisme et face aux freins et blocages que, sur le plan de la subjectivité et de l'organisation politique, constituent le démocratisme étatique petit bourgeois et le mouvementisme des petites flambées restreintes, individualistes et apolitiques...

Il faut avoir aujourd'hui de la situation une vision clarifiée, portant sur la période dite "intervallaire" que questionne au plus près le philosophe Alain Badiou. La clarification idéologique, la capacité à s'orienter dans la pensée d'un renouveau de l'idée communiste, est aujourd'hui, et pour les temps qui viennent, cruciale.

C'est pas fini, un peu, les conneries cocos contre les traitres sociodémocrates. C'est la rengaine depuis cent ans.

Vous avez l'air de savoir des choses. Une reflexion plus structurée de votre part pourrait m'avancer sur la question.

Jacques Bolo le bonimenteur démocrade.

Pauvre con.

Les boniments cocos, ça fait cent ans que ça dure. Y en a marre.

Tu éructe chéri !

Jacques Bolo : celui qui produit des maliments prout-prouts.

Ce que je dis, c'est arrêtez de radoter. Si vous voulez continuer, vous êtes des cons. Point.

Tu te faches mon Jacobolo chéri ?

Mais non! Qu'est-ce tu crois ma poule? Si je viens ici, c'est pour me sentir meilleur sans faire d'effort. Pourquoi tu crois que j'écoute Finkielkraut, dans l'autre camp?

Sans faire d'effort qu'il est notre bolo bonobos;

Il n'ya pas que moi qui ne fait pas d'effort.

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