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Merci, monsieur De Toledo!!!

Ce matin 22 janvier 2013, Camille De Toledo était l'invité de Pascale Clark dans le 7-9 de France-Inter.  L'écrivain (essayiste, vidéaste, musicien etc...) plaide pour la création d'une identité européenne par la connaissance mutelle des gens, et la connaissance des langues. Les démocrates ne peuvent qu'être d'accord...

Camille de Toledo et Guillaume Klossa (président du  "think tank" européen et transpartisan EuropaNova) feront paraître demain 23 janvier dans "Libé" une  lettre ouverte à Angela Merkel et François Hollande sur ce thème.  D'après ce que j'ai retenu de l'entretien de C De Toledo avec Pascale Clark, c'est à une "Europe de la traduction" que ces deux Européens convaincus appellent... Ils souhaitent que les Européens maîtrisent les langues, et que les traductions, un grand nombre de traductions soient effectuées et circulent.

Cependant, en période de "crise" et d'austérité, quels seront les états de l'Union qui se donneront vraiment les moyens d'atteindre ce but ambitieux?

Les membres des classes sociales les plus favorisées, les plus cultivées, fréquentent et connaissent déjà leurs congénères européens. Ils communiquent avec eux, souvent au moyen de  la "Lingva Franca" du XX ème siècle, l'anglais.

Certains sont également capables de parler d'autres langues, mais malgré l'enseignement de deux langues pendant la scolarité, bien des gens n'ont même pas accès à une seule  langue étrangère. En effet, un examen attentif de la répartition des polyglottes suivant l'origine sociale montrerait, à n'en pas douter, que plus on est "bas" dans l'échelle sociale (c'est à dire en termes de revenus, ce qui coïncide hélas avec le degré d'éducation), moins on a accès aux langues, et même pas à ce globish qu'on nous a fourgué depuis cinquante ans sans que grand-monde ne s'en inquiète.

Je n'ai pas de statistiques à produire, mais dans ce domaine, mon expérience personnelle de polyglotte, qui est diverse et assez vaste, me semble suffisante pour affirmer que le "TINA" linguistique profite aux plus favorisés.

Je l'ai déjà dit, mais redisons-le: il est aberrant et stupide d'utiliser en Europe comme principale langue véhiculaire la langue du pays le moins "européen", à savoir la Grande-Bretagne. D'autant plus illogique et idiot, que cette langue est loin d'être simple à maîtriser, n'en déplaise à toutes celles et ceux qui ont oublié tout le temps passé à l'apprendre (et supposent la parler "suffisamment bien").

En tant qu'ancienne institutrice, je suis consciente de tout ce qu'implique la politique linguistique actuelle, ou plutôt, comme dirait François Grin, son absence quasi totale. Car c'est bien cet économiste spécialiste des langues qui (en substance) a écrit en 2005 à propos de la prééminence de l'anglais que dans tout autre domaine de l'activité sociale économique etc... cette inégalité serait perçue comme absolument insupportable.

Je m'irritais voici quelques semaines (ici) de la ritournelle qui nous prétend "nuls en langues" alors que j'ai moi-meme constaté que d'autres Latins (Italiens, Espagnols...) ne sont pas plus polyglottes que nous. Que j'ai tenu des conversations basiques avec des Polonais dans leur langue, car ils ne parlaient pas le sacro-saint anglais... et même dans cette Allemagne dont les naïfs croient que "tout le monde" y parle anglais, j'ai eu l'obligation de préférer mon très mauvais allemand au globish que les Allemands du peuple ne parlaient pas!!! On doit aussi retrouver dans un commentaire récent le récit de mes tribulations dans le nord des Pays-Bas...

Alors? QUE FAIRE???

Faut-il mettre plus de profs d'anglais, en augmenter l'horaire, inventer un "assimil" d'anglais pour foetus in utero? Tout cela au détriment des cultures et identités nationales, régionales? Non, non, et encore non! Les enfants, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs ont tout d'abord besoin de maîtriser le lire-écrire dans leurs langues maternelles afin de comprendre le monde, afin de pouvoir s'y exprimer.

Par contre, il convient de les "ouvrir" très tôt à d'autres langues dans leur diversité, sans miser au départ sur telle ou telle jugée plus "indispensable" dans leur vie professionnelle future (et disons-le, perçue comme le "nec plus ultra" de la communication, au détriment de nombreuses autres...)

Or, il y a une chose que l'on n'a jamais essayé pour cimenter une "identité européenne": c'est l'initiation à la langue créée par le Russe LL Zamenhof voici plus de 125 ans. Les résistances sont fortes, car le déni du problème est puissant. Voir le billet "Aux chiottes l'espéranto!"

Ce que la plupart des gens ignorent, c'est que l'espéranto, de par sa construction, de par ses racines etc... est le tremplin idéal pour accéder ensuite aux autres idiomes, qu'ils soient indo-européens, ou plus exotiques. Nos amis Britanniques, avec le programme "Springboard to languages" qui est utilisé par quelques établissements de Grande-Bretagne, tentent de diminuer l'incompétence sévère de cette nation en matière de langues étrangères. Car il faut tout de même en prendre conscience, les plus "nuls en langues" de l'Union Européenne, c'est eux!!!

(à suivre...)


En attendant, voici quelques liens intéressants:

"neniam milito inter ni" (jamais de guerre entre nous), un blog dont j'ai naguère "pompé"quelques articles...

Article de Wikipedia sur le rapport Grin

Le rapport Grin dans son intégralité

L'article de Wikipedia sur F Grin

Les vidéos de Claude Piron sur "Les langues, un défi"

1 se comprendre

2  la diversité des langues

3. Le handicap linguistique

4. Les instances internationales

5. Passer d'une langue à l'autre

6. Les langues ... ça coûte!

7. La peur du réel ! -

8. Le fonctionnement du cerveau

 9. La programmation génétique

10. La solution

Et une vidéo:

"Learn esperanto first" © Tim Morley




NB (n'ayant pas le temps pour le moment de terminer ce billet, je complèterailes lignes ci-dessus, notamment par une esquisse de ce qui est réalisable à peu de frais et en une décennie environ... et la citation exacte de Grin)

 

Tous les commentaires

22/01/2013, 20:14 | Par Dominique C

Il faut donc lire Libé demain!!!

22/01/2013, 21:28 | Par Chevalier Culblanc

La démonstration de Tim Morley, en anglais, de l’utilité et de la facilité de l’Esperanto, est géniale ! Elle donne vraiment envie. Camille de Toledo pose le problème, Tim Morley donne la solution. Bravo, inépuisable Dominique, kaj dankon pro tiu bela bileto !Sourire

22/01/2013, 21:32 | Par Dominique C en réponse au commentaire de Chevalier Culblanc le 22/01/2013 à 21:28

Ne dankinde!!!

22/01/2013, 21:59 | Par Dominique C

Au fait:

L'U.E effectue une consultation des citoyens et groupes professionnels de l'Union.  Vous pourrez y accéder à cette page:

Consultation en vue du réexamen de la politique européenne relative à l'agriculture biologique

Extraits (voir ci-dessous surtout la fin de ces extraits):

"Contexte – L'agriculture biologique dans l'UE
L'agriculture et la production biologiques jouent un rôle économique important dans le paysage agricole européen. Elles peuvent offrir des débouchés commerciaux aux producteurs agricoles qui souhaitent répondre à la demande croissante de produits de qualité respectueux de l'environnementproducts.  (...)

Questions soulevées dans cette consultation
Cette consultation permettra à la Commission européenne de recueillir vos avis sur la meilleure manière de développer l'agriculture biologique. (...)

Comment soumettre votre contribution?
Nous invitons les particuliers, les organisations et les autorités publiques à apporter leur contribution.
Afin de participer à cette consultation, nous vous invitons à répondre au questionnaire en ligne. Ce questionnaire fait le tour des questions liées à l'agriculture biologique. Si vous avez moins de 15 minutes à y consacrer, vous pouvez choisir de ne répondre qu'aux questions obligatoires. (...)

Information importante

Langue

Vous pouvez envoyer votre contribution dans n'importe quelle langue officielle de l'UE. Toutefois, afin de faciliter notre analyse et de permettre d'accéder facilement à toutes les contributions, nous vous serions reconnaissants d'utiliser l'anglais, ouà tout le moins de fournir un résumé dans cette langue."

--------------------------

Vous avez bien lu: dans notre Europe multilingue, on est prié de ne pas "zapper" l'anglais, qui est "plus égale" que les autres langues!!!!



22/01/2013, 22:07 | Par Dominique C

22/01/2013, 23:02 | Par JJMU en réponse au commentaire de Dominique C le 22/01/2013 à 22:07

Et ça, alors ?...

http://www.abceditions.net/nos-projets/5-nos-projets/31-7-arguments-pour-lesperanto-dans-les-echanges-sans-frontieres

7 arguments pour l’espéranto dans les échanges sans frontières

-1. Dans une perspective altermondialiste, le terme “international” ou “transnational” serait à remplacer, puisque l'idée de nation n'est qu'un repère pour situer l'état actuel de nos administrations, alors que nos réflexion reconnaissent en priorité les plans locaux et mondiaux.

- 2. Les économies prises aux interprétariats et aux traductions pèsent lourdement sur le débat et sur l'action démocratiques. Il faut prendre conscience, qu'en fonction des nécessités et des utilités pour la réelle démocratie maintenant, la communication orale ou écrite (parfois longue, intense et complexe) ne peut se contenter de passer par l'approximation des traducteurs en ligne, et ce, à partir de quelque langue que ce soit, car nous sommes très loin d'avoir le même niveau de maîtrise des langues étrangères et de l'anglais, ce qui est un risque constant d'ambiguïtés et de malentendus, voire d'incertitudes dans nos débats et pour la prise de décision éclairée, notamment avec nos copains des pays arabes.

- 3. Qu'il existe une langue, l'espéranto, très économique, qui peut s'apprendre par tous et n'importe qui, à tout moment et en quelques mois, tant à l'écrit qu'à l'oral, et où nous serions tous au même niveau en se mettant à l'apprendre maintenant et en traduisant ou en faisant traduire nos textes publics.

- 4. Si nous en étions d'accord, pour éviter les relations pyramidales d'une expression dans une langue ayant suprématie sur les autres, nous pourrions convenir de soumettre au consensus des assemblées générales l'espéranto comme langue d'échange à l'horizon décembre 2014, pourvu que nous nous engagions à l'apprendre, ce qui peut se faire gratuitement, efficacement et rapidement.

- 5. Des espérantistes sont prêts à faire des cours pour les gens, sans problème, et, avec l'aide de SAT-Amikaro et SAT, on pourrait arriver à trouver de bonnes volontés.

- 6. Au bout d'un an ou deux d'apprentissages, ceux que le sentent peuvent à leur tour donner des cours aux autres, l'espéranto peut donc se propager de manière diffuse, sans lien avec le niveau scolaire des gens, et de manière autogérée (je vois mal les mouvements citoyens commencer à s'apprendre les uns aux autres l'anglais, non? :)

- 7. L'espéranto permet de créer ses propres termes, en les soustrayant aux ambiguïtés, double-sens et connotations (culturelles, sexistes, racistes...) que véhiculent les langues nationales.

Jean-Jacques M’µ

22/01/2013, 23:22 | Par Dominique C en réponse au commentaire de JJMU le 22/01/2013 à 23:02

Merci de ton commentaire, Jean-Jacques.

Un "bémol" cependant sur la question des traductions et interpétariats, qui sont et resteront longtemps indispensables... Mais il est certain que leur efficacité serait largement améliorée par l'usage de l'Eo comme langue-pivot (au lieu de l'anglais ou autre langue "nationale" ou "ethnique").

Et, comme tu le signales, c'est coûteux. Il y a bien des circonstances où, n'ayant pas le moyen de rétribuer des interprètes, les citoyens ou militants (dans le cadre associatif, ou par exemple les "indignés" ou autres "forums sociaux etc...)  rament pour se comprendre mutuellement!

22/01/2013, 23:48 | Par JJMU en réponse au commentaire de Dominique C le 22/01/2013 à 23:22

Oui, oui, oui...

Hélas oui !

Jean-Jacques M’µ

22/01/2013, 22:11 | Par oregon

 

Guten Abend Dominique (fête de l'amitié oblige) Sourire

Dankegon pro tiu mirinda vojaĝo ! 

22/01/2013, 22:21 | Par Chevalier Culblanc en réponse au commentaire de oregon le 22/01/2013 à 22:11

Mi gratulas vin, Oregino !Sourire

22/01/2013, 22:50 | Par oregon en réponse au commentaire de Chevalier Culblanc le 22/01/2013 à 22:21

 

Milfoje dankon pro via afableco kara amiko mia ! Sourire  

22/01/2013, 23:16 | Par Dominique C en réponse au commentaire de Chevalier Culblanc le 22/01/2013 à 22:21

Ĉu Oregon estas ino? Ĉu vere?

Oregon est de sexe fémin, vraiment?

Encore un-e abonné-e que je n'avais pas remarqué-e comme partisan-ne/sympatisant-e/praticant-e  de la langue équitable.

Nu!... Mediapart est en train de devenir un vrai repère d'espérantistes!!!

22/01/2013, 23:14 | Par Dominique C en réponse au commentaire de oregon le 22/01/2013 à 22:11

Guten aben auch!

Pri kiu vojaĝo vi parolas? De quel voyage parlez-vous?

22/01/2013, 23:38 | Par abouadil en réponse au commentaire de Dominique C le 22/01/2013 à 23:14

Sxi eble parolas pri vojagxo en la alternativoj kontrauxflue la angla dominado ?..  

23/01/2013, 00:07 | Par oregon en réponse au commentaire de Dominique C le 22/01/2013 à 23:14

 

Vojago en la lando de lingvoj ! 

J'en suis encore aux intentions, Dominique.

Et on se connait, souvenez-vous on a discuté sur mon blog avec Abouadil avant Noël (Les carnets de Paula II)

 

 

23/01/2013, 00:36 | Par Dominique C en réponse au commentaire de oregon le 23/01/2013 à 00:07

Aïe!! ma mémoire continue à me jouer des tours.. L'âge ou le surmenage... Mes excuses!!!

En fait oui je suis passée sur votre blog, mais je n'avais pas fait le rapprochement avec votre pseudo!!!

22/01/2013, 22:39 | Par Dominique C

Voir aussi cet article sur la disparition de l'arabe dans l'enseignement, et la régression de nombreuses autres langues :

L'arabe est en passe de disparaître du paysage scolaire

 

01/02/2013, 16:32 | Par Dominique C en réponse au commentaire de Dominique C le 22/01/2013 à 22:39

Fil qui semble hélas s'être essoufflé... C'est la vie!

22/01/2013, 22:42 | Par JJMU

Je ne suis qu'en partie d'accord avec les deux TinK Thankeurs que tu évoques. Bien sûr, je reprendrai avec eux (et toi) la dénonciation d'une langue nationale s'imposant à toutes les autres, ce qui est une injustice aussi aberrante que coûteuse, de surcroît. Ok. Mais... élargir au domaine européen la question me paraît être une fausse solution, un déplacement du problème, un emplâtre sur une jambe de bois, passez-moi la métaphore, car c'est, encore et toujours, accepter en lui donnant d'autres frontières, le principe premier qui demeure le problème : les nationalismes !...

Tes arguments sur les dégâts de l'apprentissage des langues est juste, et il y a longtemps que tu m'as convaincu, chère Dominique, mais il n'est pas judicieux de croire que ce sera résolu en revendiquant de nouvelles écoles linguistiques : ce n'est pas parce que leurs États ne consacrent pas suffisamment de moyens dans l'apprentissage des langues étrangères, qu'il y a tant d'incompréhension entre les peuples, mais bien parce qu'on ne favorise pas suffisamment les échanges transfrontaliers avec une langue facile, économe et rapide à apprendre. En l'occurrence, l'espéranto me paraît judicieux. Mais pas pour souder je ne sais quelle vision de je ne sais quelle "autre" Europe (sic ?... c'est quoi, l'Europe ?...). Non. Tout simplement, pour souder les liens des citoyens entre eux, sans aucune considération de nationalité et d'appartenance nationale.

Jean-Jacques M’µ

22/01/2013, 23:14 | Par abouadil

Koran dankon Dominiko pri tiu bela sintezo!

Sxajnas ke vi neniam lacigxas pri la defendo de lingvistika justeco! Sourire

Tio bonegas!!!

23/01/2013, 00:40 | Par Dominique C

Que dit Tim Morley? Eh bien notamment ceci:

"There's a danger with primary school language teaching, of getting stuck at the bottom. It involves lots of remembering, lots of memorising of conjugations, of masculine and feminine nouns, of spelling, of prononciation... There's lots of memorisations that needs to be done before you can get on to the higher order skills.
In many language classrooms in primary schools where we're trying to teach French or Spanish  or Mandarin, we kind of get stuck at the bottom and we never get on to the creative stuff, and there's a danger that children will lose interest before then. "

Deux remarques:

1) Je comprends globalement le sens, mais j'ai voulu vérifier par translate Google, voilà le résultat brut de décoffrage:

Il y a un danger avec l'enseignement de l'école primaire de langue, de rester coincé au fond. Il implique beaucoup de souvenir, beaucoup de mémorisation des conjugaisons, des noms masculins et féminins, de l'orthographe, de la prononciation ... Il ya beaucoup de mémorisations qui doit être fait avant que vous pouvez obtenir sur les compétences d'ordre supérieur.
Dans de nombreuses classes de langue dans les écoles primaires où nous essayons d'enseigner le français ou l'espagnol ou le mandarin, nous avons un peu coincé au fond et nous n'avons jamais monter sur la substance créatrice, et il y a un risque que les enfants perdent l'intérêt avant.

Pas triste, hein? Cela illustre les critiques de JJMU sur les traductions automatiques...

Ce qui,  remis en français compréhensible donne selon moi:

Il y a un danger avec l'enseignement des langues à l'école primaire, c'est de coincer dès les acquisitions basiques. Cela demande beaucoup de mémoire, beaucoup de mémorisation des conjugaisons, des noms masculins et féminins, de l'orthographe, de la prononciation ... Il ya beaucoup d'acquisitions qui doivent être faites avant de pouvoir accéder à des compétences d'ordre supérieur.
Dans de nombreuses classes de langue de primaire où nous essayons d'enseigner le français (ou l'espagnol ou le mandarin), nous coinçons un peu dès le démarrage et nous ne parvenons pas à l'étape créatrice, avec le risque que les enfants perdent  leur intérêt avant d'y parvenir.

--------------------------------

Eh bien, cela c'est ce que nous pratiquons depuis des décennies...
Nous  nous acharnons à enseigner une langue difficile (l'anglais) à des enfants qui au début sont volontaires, curieux, voire enthousiastes. Mais très vite ils se heurtent à cette réalité: il leur faudra du temps, beaucoup de temps avant de parvenir à utiliser la langue qu'ils apprennent.      ->    Un nombre non négligeable d'entre eux se décourage et se convainc que "les langues ça n'est pas pour eux" ou qu'ils sont "nuls" etc.. etc...

Cela me rappelle Molière "Voilà pourquoi votre fille est muette".

La tâche est moindre pour les peuples du Nord de l'Europe, qui sans doute accèdent plus facilement à la compréhension passive (étape satisfaisante et encourageante)... Bien évidemment d'autres facteurs entrent en ligne de compte, mais ce qui m'intéresse ici ce n'est pas de comparer les pédagogies, c'est de faire comprendre que les échecs des enfants (et des adultes!!!) sont minimisés avec l'espéranto (et les réussites majorées), grâce à sa logique qui "colle" parfaitement au processus "d'assimilation généralisatrice"  de Piaget, rappelé par Piron (voir ici) ou dans les mini-conférences, je crois dans 8. Le fonctionnement du cerveau

Au lieu de répéter toujours et encore que les Français seraient "nuls en langues", au lieu de nous flageller, il est grand temps de reprendre la main... Comment? En mettant en évidence cette difficulté qui est niée, archi-niée de la plupart de ceux qui estiment pratiquer une ou plusieurs langues de façon satisfaisante et ont oublié ce que cela leur a coûté!!! D'ailleurs le fait que - peut-être- cela ne leur ait pas beaucoup coûté (par exemple parce que leur milieu social ou leur itinéraire personnel leur a permis une immersion) ne saurait en aucun cas justifier le fait de stigmatiser ceux qui ont des difficultés!!!

Les plus grands ennemis du multilinguisme, ce sont:

le conformisme,

le manque d'analyse distanciée (on voit souvent mieux en s'éloignant un peu),  d'analyse critique, entraînant...

... un  DENI des problèmes réels, les sempiternels "fokon yaka" (commencer l'anglais plus tôt, avoir une meilleure pédagogie, passer des Vo sous-titrées etc etc...)!!!

 

23/01/2013, 09:06 | Par Corinne Daudier en réponse au commentaire de Dominique C le 23/01/2013 à 00:40

C'est impressionnant. En fait nous l'avons tous déjà senti confusément avec nos enfants. Mais la culpabilité de ne pas savoir quoi faire pour eux ne nous permettait pas de l'analyser correctement. Bravo!

23/01/2013, 01:39 | Par Dominique C

Au fait!!!!

Je me dois absolument de vous signaler ce blog sur le bilinguisme précoce ici, chez Cyrille

 

et notamment ce billet: http://blog-bilinguisme.fr/dilemme-langue-minoritaire/

23/01/2013, 15:22 | Par Dominique C

Alors il va falloir que j'achète la version papier de "Libé"! Car sur le site, il faut être abonné pour lire la lettre ouverte... Grrrrr!!

Ou alors si quelqu'un que je connais pouvait me refiler le papier???

23/01/2013, 18:16 | Par Dominique Ferrières

Bravo pour cet excellent article qui fournit une information très complète sur ce thème et remet en mouvement des évidences et/ou croyances.

Et vive l'espéranto :-)

27/01/2013, 15:12 | Par Dominique C en réponse au commentaire de Dominique Ferrières le 23/01/2013 à 18:16

Merci Dominique!... Mais ce que je souhaiterais, c'est que plus de gens s'interrogent sur le "TINA" linguistique.

Ce qui me paraît intéressant chez C De Tolédo, c'est le fait qu'il vive à Berlin et non à Londres, et qu'il insiste sur une "citoyenneté des appartenances multiples" (par exemple)... Qu'il appelle de ses voeux "une société européenne interculturelle" etc...

A mon avis, la question qu'il faut absolument se poser c'est: "est-il possible de développer une société européenne interculturelle en restant soumis au "TINA" linguistique, sous la tutelle de la culture anglo-Etats-Unienne"? Et même: N'EST-IL PAS DEJA TROP TARD?...

Bon, dès que je suis de retour chez moi je détaille tout cela et j'essaie d'approfondir le thème!

24/01/2013, 15:33 | Par Guy Belloy

Bonjour Dominique,

Toujours en première ligne pour la défense et l'illustration de l'Esperanto! Sourire

24/01/2013, 16:11 | Par abouadil en réponse au commentaire de Guy Belloy le 24/01/2013 à 15:33

Très juste!

Un jour, il faudra faire un billet intitulé "Merci, Mme Dominique C." !!! 

Rigolant

26/01/2013, 02:50 | Par Dominique C en réponse au commentaire de abouadil le 24/01/2013 à 16:11

Ouais, Abou, fô pas esagérer non plus, hein.

Moi je vous remercie tous, Chevalier, Abou, Oregon, JJMU, Dominique Ferriere et tous les autres, de vous mobiliser pour faire vivre mes billets... Je vous remercie aussi d'avoir remis en question vos impressions premières, d'avoir examiné les données de façon critique etc etc...

El pueblo unido (etc...)

Au fait, paraîtrait que l'ami Mermet cherche des idées de sujets à creuser pour son émission "Là-bas si j'y suis". Je n'ai pas encore appelé le répondeur pour lui suggérer l'Eo.. En effet j'ai été un peu échaudée, et je doute fort qu'il puisse "virer sa cuti" sur ce sujet (il smeble assez pote avec Cassen, qui, bien que créateur du prix de la "Carpette anglaise", fait une allergie à la langue de l'oncle Zaza ... Mais qui sait???   Si vraiment il sentait un frémissement... Qui sait??? Qien sabe?

01/02/2013, 01:01 | Par Dominique C en réponse au commentaire de Guy Belloy le 24/01/2013 à 15:33

Eh oui, Guy!!! D'ailleurs, que pensez-vous de mon commentaire de cette nuit, tard le 31 janvier ou plutôt très tôt le 1 er février, sur Churchill et la façon dont on escamote une partie de sa célèbre phrase, dite à Harvard en septembre 43?

24/01/2013, 22:30 | Par JJMU

Dis, Dominique C... Tu déconnes, j'espère, quand tu nous renvoies vers ce "professionnel du bilinguisme", non ?...

Rassure-moi. Hein ?...

Jean-Jacques M’µ

26/01/2013, 02:37 | Par Dominique C en réponse au commentaire de JJMU le 24/01/2013 à 22:30

Alors, Jean-Jacques: tu en sais plus que moi... oder???

Non je ne déconne pas (enfin je crois...). Tout est bon à prendre quand il s'agit de comprendre l'Autre, celui (celle) qui est différent. Lres Allemands, les Polonais, les Danois, Portugais ou les Irlandais... La nationalité compte moins que la classe sociale.  Camille de Toledo au dépar,t a des convictions (enfin je crois) pas incompatibles avec les nôtres.

Bon, là j'ai un petit problème... Je suis chez ma maman (90 ans), sur une connection 3G,  et peu disponible, mais j'essaie de me reconnecter demain (samedi) dans la journée.

J'ai en tous cas trouvé un "Libé" papier dans une station-service d'autoroute et ferai un résumé de la fameuse "lettre ouverte".......

26/01/2013, 02:42 | Par Dominique C en réponse au commentaire de JJMU le 24/01/2013 à 22:30

AÏe aïe, je viens de piger. Quoi, qu'est-ce qui coince Jean-Jacques par rapport à Cyrille? Il n'est pas "professionnel du bilinguisme", c'est un type sérieux, que je connais personnellement, impliqué dans des démarches écologistes.
Je te jusre, explore son blog, il a choisi le bilinguisme par l'espéranto pour ses gamins... C'est quelqu'un de peut-être un peu austère d'une certaine façon, mais pas bête du tout, et très lucide à beaucoup d'égards...

26/01/2013, 02:53 | Par Dominique C

Donc, comme vous pouvez le déduire de mes derniers commentaires, prochainement, un résumé de la "lettre ouverte". Mais maintenant: DODO!!!

01/02/2013, 00:58 | Par Dominique C

En complément de cette information, il me semble intéressant de signaler le colloque qui se tiendra à la chambre des députés de Rome le 8 février.

Son intitulé? "Internazionalizzazione della e nella lingua italiana"   (Internationalisation de et dans la langue italienne)

En exergue, une phrase de Winston Churchill, citée sur le site et ci-dessous en italien, et dont je donne ma traduction en français, n'ayant pas réussi à la trouver en anglais sur la Toile dans son intégralité!!

" Il potere di dominare la lingua di un popolo offre guadagni di gran lunga superiori che non il togliergli province e territori o schiacciarlo con lo sfruttamento.
Gli imperi del futuro sono quelli della mente."

Winston Churchill, Harvard University, 6.9.1943

Parvenir à dominer la langue d'un peuple procure des gains largement supérieurs au fait de lui prendre des provinces et des territoires ou l'écraser par l'exploitation.
Les empires du futur seront ceux de l'esprit.

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Deux choses me paraissent significatives.

1) Sur la Toile, la citation partout est tronquée, la première phrase absente. Pourtant  c'est cette première phrase qui donne la véritable signification de l'ensemble.
2) Quand on la trouve en anglais c'est "The empires of future are the empires of the mind" (et non"spirit"), mais c'est souvent traduit en français par "les empires du futur seront spirituels".

Bien que je ne sois pas une anglisciste hors pair, il me semble que les traducteurs ou autres admirateurs de Churchill se sont fourvoyés, accordant une intention "spirituelle" quasi mystique à sa déclaration, alors qu'en fait on peut plutôt y voir  de  la rouerie (ou de la clairvoyance) politique! Il nous parle là de l'appropriation de la connaissance comme moyen de domination.

Comme quoi, cela peut être utile, et même très nécessaire de connaître les langues, et avant tout sa langue maternelle... faute de quoi on peut se faire manipuler.

 



 

01/02/2013, 16:34 | Par JJMU en réponse au commentaire de Dominique C le 01/02/2013 à 00:58

Ouaho !...

Jean-Jacques M’µ

01/02/2013, 22:20 | Par Dominique C en réponse au commentaire de JJMU le 01/02/2013 à 16:34

Mais encore? Qu'en penses-tu?

Je ne parviens pas à trouver l'intégralité de la citation dans sa version anglaise. J'ai écrit à l'association italienne qui m'a fait suivre l'info (le Partito radicale, qui a une branche spécialement dédiée à l'Eo).

01/02/2013, 22:43 | Par JJMU en réponse au commentaire de Dominique C le 01/02/2013 à 22:20

Rien d'autre que ce que tu en dis, Dominique, ou, encore, que je pourrais me sentir autorisé à prolonger de la sorte : la churchilienne citation telle que tu la restitues révèle plus d'esprit “libéral” que d'esprit philosophique, ce qui rend les traduteurs de ce colloque suspects de propagande pro-capitalistique au service de l'église (a church) de la libre entreprise. Non ?...

Jean-Jacques M’µ

01/02/2013, 23:32 | Par Dominique C en réponse au commentaire de JJMU le 01/02/2013 à 22:43

Ah... Capito! (ou plutôt "komprenite")

Bon, pour info je vous mets aussi le programme de ce colloque (pour ceux qui comprennent l'italien). Je traduirai (partiellement) et commenterai plus tard (fatiguée en ce moment)

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Ore 10. Benvenuto dell’On. Marco Beltrandi, Un Convegno di scopo per una legge di scopo*.
10,15. Presentazione del programma del Convegno, Giorgio Pagano, giornalista, redattore e conduttore della rubrica di Radio Radicale "Democrazialinguistica.it"


GENOCIDIO LINGUISTICO-CULTURALE IN TIBET

10,20. Nyima Dhondup, Presidente della Comunità Tibetana in Italia.
Il genocidio linguistico-culturale tibetano.

 

MISTIFICAZIONE, MENZOGNA, COLONIZZAZIONE: l’impero della mente occidentale.
Man mano che le parole nella propria lingua perdono significato.

le persone perdono la propria libertà.

 

10,45. Robert Phillipson, Professore emerito della Business School di Copenhagen.
Americanizzazione e inglesizzazione come processo di conquista mondiale.
Documentario ridotto e adattato da Elisa Porfiri.
11,00. Giovanni Fasanella, giornalista e scrittoreautore del libro Il golpe inglese.
Il golpe inglese e i clienti dell'informazione italiana.

11,15. Il genocidio linguistico italiano parte dal Politecnico di Milano.
Illustrazione del caso
I giovani lombardi non potranno più laurearsi nella loro lingua madre nel proprio paese natio dal 2014, anno in cui il Politecnico di Milano abolirà ogni corso di laurea magistrale in lingua italiana. Per farlo, dovranno spostarsi al Politecnico di Torino. Essendo 3.700 ogni anno gli iscritti alla laurea magistrale, il costo annuale di questo esodo universitario verso Torino sarebbe di 7.215.000 euro (abbonamento ferroviario mensile MI-TO-MI, 195 € x 10 mesi x 3.700) con una perdita giornaliera di 14.800 ore per il tragitto...
La “Gibilterra meneghina” disporrà dello spazio sconfinato del quale di fatto il Politecnico dispone sul suolo italiano, con una non trascurabile differenza: Gibilterra ha 27.000 abitanti, gli studenti del Politecnico sono in media 40.000 per ogni ciclo quinquennale. E se i 6,5 kmq di superficie coperta dall'enclave britannica in territorio spagnolo sembrano molti, si può ricordare che solo le sedi periferiche del Politecnico a Piacenza e Lecco occupano, rispettivamente 7.000 e 40.000 mq. Briciole rispetto agli enormi agglomerati di Bovisa, interi quartieri, o della sede centrale del Polimi che si estende per l'intera zona metropolitana originaria della città degli studi, etc. Solo nell'ultimo anno, la superficie destinata ad uso abitativo è stata incrementata di 50.000 mq, a dimostrazione della continua espansione territoriale dell'istituzione.
Altri dati, questa volta economici: nell'anno accademico 2010/2011, gli iscritti ad un un corso di laurea specialistico o magistrale sono stati circa 12.800. Se consideriamo che un corso di laurea in Ingegneria delle Telecomunicazioni (già di fatto disponibile quasi interamente in inglese) conta 26 esami distribuiti nel biennio, è ovvio che assumendo, in via puramente ipotetica, un solo libro di testo per esame e un costo medio di 20 euro, si ottiene una spaventosa perdita economica potenziale per l'editoria in lingua italiana di circa € 6.640.000. Nell'anno accademico 2012-2013, i corsi di laurea magistrale attivati sono stati 39. L’inglesizzazione dell’Ateneo meneghino prevede a bilancio la perdita di € 3.200.000.
Ma in quale direzione va una simile “follia”, come l’ha definita il Giudice della Corte costituzionale Grossi? È innegabile che nel medio-lungo termine s’intenda eliminare la lingua italiana anche dal triennio: non ha senso insegnare in inglese al livello più alto, quello che a rigore necessita anche della terminologia più sofisticata, senza che questa abbia solide fondamenta sul precedente ciclo didattico. Inoltre, come potranno gli studenti essere in grado di affrontare in modo paritario concorsi regolari o gli stessi esami di Stato per l’accesso alla professione tenuti sul suolo italiano e, quindi, nella lingua nazionale?
È questa una via tracciata per la fuga dei cervelli dall'Italia, dato che questi ultimi non avranno più lo strumentario teorico-concettuale per operare nel nostro Paese. Ma c’è di più: costruire una nuova regione padano-cisalpina di oltre 100.000 kmq, evidentemente anglofona, progetto già annunciato dall'attuale Rettore del Politecnico Giovanni Azzone nel discorso inaugurale dell'anno accademico numero 150 del 7 Ottobre scorso. Non è altro che la Secessione per via linguistica!

11,18. Paolo Grossi, Giudice della Corte Costituzionale (intervento registrato).
11,25. Massimo Arcangeli, linguista, sociologo della comunicazione.
Dal solo inglese dalle elementari a quello del Polimi passando per il CLIL:
il processo di smantellamento dell'italiano.
11,35. Áron Lukács, economista.
Gli aspetti economici della disuguaglianza linguistica.
Documentario, ridotto e adattato da Flavio Carlini.
La tassa linguistica inglese ha un costo colossale, equivalente a 26 volte i miliardi erogati ai partiti dal 1994 ad oggi, ogni anno però, e non in 17 anni. Mentre ammontano a 2,3 miliardi di euro i soldi erogati ai partiti dal 1994 ad oggi in Italia, la colonizzazione linguistica inglese costa agli italiani ogni anno 60 miliardi di euro. Cifra destinata a crescere di gran lunga con gli attentati linguistici alla nostra lingua come quello del Politecnico milanese.
11,50. Martina Mazzotta, Direttrice editoriale della Mazzotta Editore.
Mentre a Timbuctu bruciano i libri in Italia distruggono le case editrici.
12,00. Umberto Carpi, Associazione Nazionale Partigiani d’Italia.
Non possiamo consentire ad altri ciò che non abbiamo consentito ai tedeschi con la Resistenza.
12,10. Dario Fo,scrittore, attore e scenografo, già studente del Politecnico di Milano, Premio Nobel per la letteratura nel 1997 (intervento registrato).
12,15. Daniele Mazzacani, economista, Inglesorum e democrazia.

 

ATTENTATI AI DIRITTI LINGUISTICI DEGLI ITALIANI: la via giudiziaria in Italia e in Europa.

12,25. Nicola Da Settimo, Avv. patrocinatore del ricorso presso il Tar Toscana dell’ERA contro il Comune di Lucca.
12,35. Maria Agostina Cabiddu, docente del Politecnico di Milano, Avv. patrocinatore del ricorso presso il Tar Lombardia di 100 docenti del Polimi.
12,45. Martina Mazzotta, Direttrice editoriale delle Edizioni Mazzotta.
12,55. Paolo Gentili, Avvocato dello Stato, patrocinatore della causa davanti la Corte di Giustizia Europea sul bando trilingue.
13,10. Spazio domande del pubblico agli intervenuti della mattinata.

Chiusura lavori del mattino: ore 13,30.

Ripresa pomeridiana dei lavori.
14,30. Apertura Tavola di Fibonacci.

I POLI DEL BELLO E DEL BUONO
Rilancio mondiale dell’eccellenza italiana
Dal “Made in Italy” al “Fatto in Italia”.

Presenta e coordina Giorgio Pagano.
Locutori: Accademia d’Arte drammatica, Corrado Veneziano, docente di dizione, regista teatrale e scrittore - Accademia delle Belle Arti di Roma, Direttore Gerardo Lo Russo - Società Dante Alighieri, Segretario Generale Alessandro Masi - Gambero Rosso, Dott. Carlo Ottaviano - HLTRU, Bernardo Magnini, coautore de La lingua italiana nell'era digitale- Italradio, Paolo Morandotti, coordinatore scientifico, portale delle Radio italiane all’estero - Museo italiano-americano, Umberto Mucci, Rappresentante in Italia - Università dei Sapori, On. Prof. Annalisa Fioroni - Università che vogliamo,Prof. Mario Fiorentini.
Interlocutori : On. Marco Beltrandi - Pino Caruso attore e scrittore - Luciano De Crescenzo scrittore, regista, attore e conduttore televisivo - Claudio Giovanardi, autore de L’italiano nel mondo - On. Roberto Menia, aderente alla petizione "No Question Time" - Pietro Trifone, Docente Storia della lingua italiana a Tor Vergata -Andrea Verde, giornalista residente in Francia.

Spazio domande del pubblico

17. Chiusura della Tavola di Fibonacci.
17. Apertura della Sezione

Senza lingua federale europea il monopolio anglofono e la scomparsa delle altre lingue
è certa
e la distruzione del cammino unitario europeo anche.

In Europa il genocidio linguistico nell'istruzione sta avvenendo attraverso l'imposizione generalizzata della lingua inglese, assicurando così il predominio ai popoli anglosassoni, la negazione di pari competitività e opportunità per i nostri giovani e la progressiva distruzione delle altre lingue e degli altri popoli. Viatico ne sono stati il multilinguismo e il plurilinguismo: da una lingua bisogna pur cominciare... Così si è giunti alla situazione odierna di monopolio anglofono europeo, mitigato da un blando oligopolio franco-tedesco, laddove, peraltro, la Gran Bretagna ha abolito la lingua straniera obbligatoria nelle proprie scuole dal 2004, ha mantenuto la sua moneta competitrice con l’Euro, annacquato al ribasso qualsiasi accordo europeo in chiave unitaria e, con Cameron, si appresta a lasciare l’UE. Senza la Gran Bretagna la deriva monopolistica anglofona delle nostre istituzioni metterebbe a nudo la realtà di un intero continente-colonia e le sue classi dirigenti, sia intellettuali che politiche, asservite e collaborazioniste contro gli interessi, l’indipendenza e la libertà dei propri popoli.

Presiede Daniela Giglioli, Presidente dell’Associazione Radicale Esperanto
Per un federalismo linguistico europeo e mondiale

17,10. Il genocidio linguistico nell’istruzione.
Prof.ssa Tove Skutnabb-Kangas, linguista presso l’Università di Roskilde, Danimarca (intervento registrato).
17,30. Esperanto lingua dell’esercito americano dagli anni ‘50 ai ‘70.
Documentario originale statunitense.
17,45. L’Esperanto: le dicerie e la realtà. Documentario, ridotto e adattato da Flavio Carlini.
18,00. Esperanto certificato, Dott.ssa Monia Chimienti, Responsabile organizzativa certificazioni dell’Associazione Radicale Esperanto.
18,05. MIUR: 18 anni di antidemocrazia linguistica. La disattesa Circolare n. 126 del 1995 con annesso Studio sull’Esperanto. Lapo Orlandi, Associazione Radicale Esperanto.
18,15. Rappresentante MIUR, Nominativo ancora non comunicato.
18,20. Non ci danno possibilità in Italia? Prendiamoci l’Europa! Nascita del patriottismo indipendente europeo. Giorgio Pagano, Segretario Associazione Radicale Esperanto.

18,30. Il Sud per il SUdE (Stati Uniti d’Europa).
Nicolò Cristaldi, Sindaco di Mazara del Vallo, città dell’Esperanto.

 

02/02/2013, 18:58 | Par Dominique C en réponse au commentaire de JJMU le 01/02/2013 à 22:43

Heu...  je relis la fin de  ton commentaire...

"ce qui rend les traduteurs de ce colloque suspects de propagande pro-capitalistique au service de l'église (a church) de la libre entreprise. Non ?..."
C'est une provoc, tu es fatigué  ou  tu as lu trop vite ????

Jean-Jacques, à mon humble avis, cette citation est là pour dénoncer l'application par les USA, la GB et l'oligarchie de la maxime de Churchill, pour dessiller les yeux de tous ceux qui approuvent la domination du globish et de la langue ultra-dominante.

Pour titiller ceux qui voient dans l'anglais "incontournable" le sauveur du monde, par lequel tous les humains seraient réunis en une grande fraternité!!!

Pour attirer l'attention sur le fait que l'état actuel des choses, de l'ordre linguistique n'est pas (ou du moins pas entièrement) spontané, qu'il y a eu quelques hommes politiques pour le penser dans le cadre d'une stratégie géopolitique et idéologique.

02/02/2013, 15:30 | Par miradou

"Il n'existe qu'une chose plus forte que toutes les armées du monde, c'est une idée dont le moment est venu"
(Victor Hugo) 

Le moment de l'Esperanto viendra bien un jour.

Pour cela, il faut "fatiguer la salade" comme dirait Jean Jaurès. Dominique C s'y emploie très bien.

De guerre lasse, les positions anti-Esperanto se déliteront.

02/02/2013, 18:49 | Par Dominique C en réponse au commentaire de miradou le 02/02/2013 à 15:30

Merci Miradou... je "fatigue", je "fatigue", mais ce verbe a aussi une forme intransitive hélas, et il m'arrive de "fatiguer" tout court... CoolSourire Spécialement quand j'entends ici et là réitérer pour la cent-douzième fois les pseudo-arguments éculés de ceux qui croient avoir tout compris mais ne perçoivent pas l'inefficacité ni l'injustice du "T.I.N.A" linguistique.

En ce qui concerne la lettre ouverte, je n'ai pas pris le temps encore d'en faire le résumé, j'en ferai peut-être un nouveau billet lié à celui-ci (dont je fermerai les commentaires)...

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