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Dieu me savonne, silence et tardive délation
François Bayrou a la mémoire longue. Il l’a démontré la semaine dernière, lors de ce combat de titans que fut son empoignade télévisuelle avec Daniel Cohn Bendit. François Bayrou a la mémoire courte. Lorsque des parents , en 1999, se sont tournés vers lui, rien.
Ces parents ont écrit à François Bayrou, non sans raison : n’était-il pas alors leur élu ( député et conseiller général),ministre de l’Education un an plus tôt, et, aux moments des faits, parent d’élève de l’établissement privé concerné par l’ouverture d’une instruction pour viols sur mineurs, Notre-Dame de Betharram ?

Notre Dame de Betharram, à 25 kilomètres de Pau, collège et lycée confessionnel du genre strict, murs austères plantés en pleine nature, peut s’enorgueillir d’excellents résultats au bac et même si le site ne mentionne aucun ancien élève, de quelques noms devenus célèbres, tel Jean Charles de Castelbajac.
On y forme les élèves, on y forge les âmes. De rares accrocs. En 1996, alors que le second fils de François Bayrou , Calixte, y fait ses études, un père porte plainte contre la direction. Son fils puni, 14 ans, a été mis à la porte en slip et tee-shirt, pieds nus, sous la statue de la Vierge et par zéro degré. Quelques temps plus tôt, une gifle lui a fait perdre 40% d’audition.
En 1999, c’est beaucoup plus grave. On sauve de justesse Fred [1] un jeune homme qui a tenté de se suicider. A son réveil, Fred évoque « une salle de bains », un viol. Les policiers l’interrogent. Quelques années plus tôt, son père a raccompagné Fred à Notre-Dame de Betharram, où il était collégien depuis peu. En rentrant, il s’est tué sur la route. Le lendemain matin, un enseignant, le père Carricart, lui a annoncé la nouvelle. Et l'a violé pour la première fois.
Le juge Mirande ouvre une instruction, recueille une déposition complète et circonstanciée ; il met en examen le père Carricart, le place sous mandat de dépôt. Surprise, quinze jours plus tard le religieux est remis en liberté par la Chambre d’accusation.. Puis son contrôle judiciaire est levé, il est autorisé à se rendre à Rome.
Autour de Notre-Dame de Betharram, on se mobilise. Ce Fred est un paumé, un débutant en délinquance, un suicidaire confirmé, qui a agressé sa mère. C’est exact. Qui de l’oeuf ou la poule ? On recueille, en faveur du prêtre, des témoignages d’anciens élèves. Parmi ceux-ci, les six pages de Bruno. Il relate ses week-ends, ses vacances en compagnie du Père.
Las, une semaine plus tard, Bruno se présente seul devant le juge, demande à être entendu. Tous ce qu’il a écrit est exact, dit-il, manquent seulement les fellations, les attouchements, etc.. Son témoignage est accablant. Lui, il est un jeune homme bien sous tous rapports. Il veut soutenir Fred, fort seul en son combat, sa petite amie lui conseille de se libérer de ces années qui lui pèsent. Seconde mise en examen, le père est convoqué pour audition le 12 janvier 2000. On commence à dire, ici et là, que d’autres pourraient témoigner.
Mais à Rome, le 5 janvier, le père Carricart disparaît. On repêche son corps dans le Tibre un mois plus tard.
Plus tôt , des parents avaient écrit à François Bayrou, sans obtenir de réponse, pas même cette lettre type vous enjoignant de laisser faire la justice.
Les obsèques du père ont lieu , devant une assemblée nombreuse. On remarque néanmoins que le directeur de Notre-Dame de Betharram, que l’avocat du prêtre, Me Serge Legrand, qui parlait de cabale, sont tous deux absents, pris ailleurs.
On remarque par contre la présence d’Elisabeth Bayrou, épouse de François.
Fin de l’affaire judiciaire, ou presque : l’autopsie de la police italienne faisant problème, le juge ordonne l’exhumation du corps, quelques mois plus tard. C’est bien lui.
Qu’a donc fait François Bayrou, en l’affaire ? Rien de rien. Justement. Cette fois-là, il n’a pas été « bouleversé ». Il n’a fait aucune déclaration sur ces « choses inacceptables pour un parent et un éducateur ». Il dit aujourd’hui vouloir relancer le débat sur "l'héritage de Mai 1968",: "si de tels événements un peu choc peuvent permettre d'aller au bout de cette réflexion, je trouverais que c'est utile".
Alors, allons-y, dans le débat. Car, comme le souligne Stéphane Lavignotte dans les commentaires de son blog ( http://www.mediapart.frhttp://blogs.mediapart.fr/blog/stephanelavignotteorg/040609/sommes-nous-des-enfants-de-pedophiles-notre-soutien-cohn-bend ), mai 68, et les années qui suivirent, furent celles de la libération des mœurs, mais aussi, il faut le rappeler, celles de la libération de la parole. Ex-abusés, ex-violés sortirent du silence et de la honte, racontèrent, portèrent plainte pour certains d’entre eux. Et il ne s’agissait pas d’écrits, mais de viols.
Et que vit-on ? Des théories de crèches parentales dans le box des accusés ? Ou bien, en France comme ailleurs, nombre d’établissements catholiques ( encore récemment, en Irlande) ? Des pensionnats réputés ?
François Bayrou n’a rien fait, dans l’affaire évoquée plus haut, mais très précisément, lorsque des abus sexuels sont dénoncés par des mineurs ( qui en général ne le sont plus), c’est le silence qui tue…
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Et ce billet de blog, je ne voulais pas l’écrire. A quoi bon perpétuer la fange d’un débat ? Mais voilà, je lis, je lis, et m’aperçois que l’indignation spontanée de François Bayrou a une base, le mail d’une candidate Modem du 94, abonnée de Mediapart, vice-présidente de l’Association des lecteurs : « Cohn Bendit dit que as touché la Vierge, lui touchait les petits garçons », celui d’une autre abonnée, adepte du débat sur le sujet : qu’elle soit exaucée.
Sur la hauteur politique et l’intérêt du débat télévisé, tout a été dit et écrit. Sur les joies du dossier à charge via internet, le goût pour la délation publique, il y a toujours à dire.
Sources internet : http://www.liberation.fr/societe/0101353045-descente-au-tombeau-du-pretre-suicide
Je précise, car ce n’est pas inutile, que le récit ci-dessus ne provient pas d’internet, mais d’une enquête publiée. A cette occasion, j’avais rencontré plusieurs protagonistes de l’affaire : Bruno, plaignant, Me Gérard Boulanger, avocat de Fred alors hospitalisé, des parents d’élèves ou ex-élèves de Betharram, un policier, le juge d’instruction Mirande ( lié par le secret), Me Serge Legrand, avocat du prêtre.
Lire sur Mediapart ( publié tandis que j'écrivais): http://www.mediapart.fr/journal/france/090609/l-origine-de-la-sortie-de-route-de-francois-bayrou-sur-france-2
[1] Les prénoms sont changés


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Et pourquoi ça sort moitié en italique ? Mystère, et help!
Merci. Purement et simplement.
Ce billet, d'une grande sensibilité, met, avec simplicité, l'essentiel (et non l'écume) en perspective. Merci.
Merci dominique conil, La lecture de votre billet est indispensable.
Beau travail. A force de se moquer du monde, F.B, il se prend un retour de manivelle.
Parfois je me pose de question à propos du bénéfice réel de l'utilisation d'internet comme "liberté" d'expression... A la lecture de votre billet, plutôt "droit de réponse", je trouve une justification à cette "réelle liberté", dans votre cas, puisque preuves à l'appui de ce que vous avancez qui compense les excès de verbiage et de pamphlets défouloirs et invectives sans esprit ni arguments qui fleurissent dans le net. Puissent à l'avenir les langues tourner sept fois dans leurs bouches avant de parler et quatorze fois les doigts autour des clavier avant de se lancer dans l'attaque médiocre et souvent diffamatoire, exutoire de nos propres torts et déviances!
Sans vouloir mettre en doute la réalité des faits mentionnés ici, je trouve pour ma part qu'ils ne sont guère étayés. La chronologie n'est pas claire du tout. Que demandaient exactement les parents en 1998 ? Que s'est-il passé avant la tentative de suicide de 1999 pour qu'ils se tournent vers leur député ? «Plus tôt , des parents avaient écrit à François Bayrou, sans obtenir de réponse, pas même cette lettre type vous enjoignant de laisser faire la justice.» «Plus tôt» : c'est-à-dire ? En 1998, ou une nouvelle demande, plus proche de 2000 ? «des parents» (à deux reprises, vous écrivez «des» parents) : lesquels ? Ceux de la victime ? D'autres ?
Cher Raven, Merci de votre lecture si attentive. Et merci d’avoir relevé une erreur de date, que je vais m’empresser de corriger, et qui m’avait complètement échappé : ce 1998, au lieu de 1999, en début d’article. Vous avez tout à fait raison de demander s’il y eut plusieurs lettres adressées à François Bayrou, mais je n’ai pas fait état de la première, car , d’une part, je n’en connais l’existence que par l’un de ses auteurs, je ne l’ai pas lue, et elle ne concerne pas l’affaire sur laquelle je travaillais, à savoir les viols, mais un épisode antérieur à Betharram, évoqué en début de billet. Pour ce que l’on m’en a dit, elle était alors adressée à la fois au ministre de l’Education, et au parent d’élève de l’établissement, et l’alertait sur les sanctions disciplinaires d’un autre âge en vigueur au collège-lycée. Cette lettre n’aurait pas reçu de réponse, mais là, conditionnel, je n’enquêtais ni sur la maltraitance éventuelle, ni sur François Bayrou. La seconde, donc, concerne l’affaire proprement dite, mais je ne vais évidemment pas rendre public le nom de ses auteurs, la moindre des choses quand les gens vous font confiance. En outre, dites-moi donc comment "étayer" une non-action. Et puisque sur un autre fil est question de « rumeur », non, les rumeurs, je n’en ai pas parlé. Il va de soi que la prompte remise en liberté du père Carricart, la levée de son contrôle judiciaire ont fait jaser localement, et on est toujours prompt, dans ces cas-là, à suspecter des interventions en haut lieu. Pour ma part, alors qu’on déplore si souvent la longueur des détentions avant jugement, je ne peux que m’en réjouir. De même, la présence de Madame Bayrou aux obsèques d’un prêtre mis en examen pour pédophilie, en l’absence de son avocat, au ski, de son supérieur, au Brésil, a surpris. J’y vois un respect scrupuleux de la présomption d’innocence, le défunt n’ayant pas été jugé. On ne trouvera pas trace de déclarations de François Bayrou sur cette affaire, et là encore, c’est très bien : trop souvent des politiques peu scrupuleux s’emparent d’un fait-divers, le silence est tout à fait honorable. C’est pourquoi, lorsque François Bayrou exhume un livre, un extrait de livre ancien, dont l’auteur n’a jamais été poursuivi ni condamné, et se mue fugitivement en accusateur public, je suis terriblement déçue. Vraiment rien de plus.
Etayer en étant plus précise. «des» parents et «les» parents, ce n'est pas tout à fait la même chose. Révéler leurs noms, bien sûr que non, mais peut-être pouvez-vous dire en quelle qualité ils se seraient adressés à M. Bayrou. «plus tôt» c'est très imprécis. Le moment où M. Bayrou reçoit la lettre est très important ; il ne peut être laissé dans le vague. Un courrier reçu au moment de l'arrestation n'a sans doute pas les mêmes répercussions qu'un courrier reçu au moment de la remise en liberté, ou bien avant l'arrestation... Par ailleurs, si vous avez demandé à M. Bayrou de s'exprimer à ce sujet (ce qui est la moindre des choses) vous auriez dû le mentionner, même en cas de non réponse. Cela donnerait un peu plus de poids à ce que vous avancez. Si vous avez une copie de la lettre, il serait utile d'indiquer quelle en est la teneur (sans bien sûr trahir l'identité des personnes qui se sont confiées à vous). Autre chose : Mme Bayrou n'est pas M. Bayrou.
Merci Dominique, Ici encore, une nouvelle preuve de la nécessaire iségorie qui m'est très chère.
Il y a des textes qui, comment dire, remettent ce qui doit être là où ce doit être. Là où l'importance a son importance, là ou le savon, comme tu l'ecris dans le fabuleux titre de ce billet sert à ce pourquoi il est fait.... laver les tâches peu claires du passé de chacun. Des savons comme celui-là sont plus que necessaires, et je t'admire d'avoir ce courage et cette dexterité pour l'ecrire....
Que sont devenus Bruno et Fred? Merci pour eux en tous cas, et une pensée aussi pour les nombreux enfants d'Irlande sacrifiés, sacrifiés par ce lourd, millénaire obscurantisme où les bourreaux sont eux-même quelque-part des victimes (qui finissent parfois par se suicider eux-même par exemple).
Cher Axel, Il m’a fallu un peu de temps, mais.. Comme je vous l’ai dit indiqué par mp, Bruno, plus structuré, entouré, a poursuivi sa vie. Il n’en va pas de même, hélas, pour Fred, déjà fragile avant les viols. Certes, son avocat, Me Gérard Boulanger, ne l’a pas laissé tomber. L’affaire pénale étant close par la mort du père Carricart, il a poursuivi, au civil, Notre-Dame de Betharram, et obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Pau, c'est-à-dire la reconnaissance du préjudice subi par Fred, ainsi qu’une indemnisation versée par l’établissement. Fred, sous traitement lourd, s’est retrouvé en prison après une agression. Placé sous tutelle, il est hospitalisé en psychiatrie.
Merci, vraiment, merci, merci, merci.
Merci, Dominique, pour cette remise en situation.
Ces silences, forcément complices, et ces mises à l'abri des coupables se retrouvent souvent et depuis bien longtemps. J'ai connu cela en 1956 (ni victime, ni acteur, témoin consterné mais après coup). Même les familles des gamins abusés se sont tues, passée la première colère. Quand le pot-aux-roses fut découvert, l'abbé auteur des actes en question a failli se faire lyncher. Il a fallu peu de temps pour calmer tout le monde et personne ne fut jamais inquiété...
FRANCOIS BAYROU étant abonné à Médiapart, Je pense qu'il aura le grand plaisir de lire votre billet et par la même occasion, y répondre. Ce qui m'étonnerait, ce n'est pas son genre.
Certes, on aimerait une réponse de sa part... Il sait donc ce que la complaisance fait faire .On peut déjà remarquer que cet épisode le rend compétent pour déceler et dénoncer la complaisance des autres... On aurait aimé pourtant, depuis deux ans, que son absence de complaisance à l'égard de Sarkozy soit un peu plus soutenue par le reste de l'opposition, et non taxée d'"anti-sarkozysme primaire" pour reprendre les termes de DCB, entre autres. Ca nous aurait évité d'entendre l'UMP se gargariser de leur prétendu succès.
Merci pour ce rappel salutaire. Bayrou est de la famille des chrétiens démocrates dont le tropisme millénaire leur à fait dire "tu ne tueras point". Et "laissez-les vivre", pour profiter de leur misère.
Parfait. Je n'ai rien à rajouter.
Dominique Conil, Il y a de nombreux mois, dans un commentaire, je m'étais permis de vous apporter une certaine critique pour un de vos billet. J'avais employé le mot "parisianisme" qui ne me semblait cependant pas être trop agressif mais qui m'avait valu d'être "expulsé" d'un contact sympa que j'avais noué avec un certain T d'Alsace. Cela m'avais fait mal, je dois le reconnaître. Aujourd'hui, au travers de votre billet, je vois un vrai travail de professionnel auquel je veux rendre hommage. Je vous remercie de nous apporter des précisions qui participent à notre information. J'ajoute qu'en ne le publiant qu'aujourd'hui, vous faites preuve de respect vis-à-vis de celui qui est visé. L'avoir fait il y a une semaine aurait eu une autre tonalité. Merci, respectueusement.
Merci Dominique, il ne faut pas confondre chrétien et grenouille de bénitier, qui vaut pour toutes religions confondues ...
Belle évocation d’un silence oh combien coupable il y a moins de 10 ans. - qui ramène l’indignation affichée par son auteur contre DCB encore plus minable (en fait je ne trouve pas le mot); - qui doit nous laisser en alerte face à l’hypocrisie et la cécité sur les agissements de certains religieux mais aussi certains éducateurs car notre pays n’est pas à l’abri de connaître une histoire glauque à l’irlandaise ou de nombreuses plus diffuses.
Bravo, Dominique, pour ce billet nécessaire, qui dénonce la double hypocrisie chronique qui nous gouverne. L'hypocrisie de la religion catholique, de sa hiérarchie et de ses dévots, qui continue à tuer, en silence. L'hypocrisie de certains hommes politiques qui se présentent comme des parangons de vertu dans leur vie familiale et publique. J'espère qu'il circulera largement sur Internet. J'espère que Marie-Anne Kraft enverra un mail à François Bayrou pour lui conseiller de le lire. J'espère qu'Étoile66 viendra le commenter et nous donner, encore une fois, des leçons de démocratie et de transparence, et aussi dénoncer, une fois de plus, nos tares typiquement françaises. Car enfin, il s'agit bien d'un homme politique français. Que se passerait-il pour lui en Allemagne après une telle révélation ?
Et nous rappeler qu'en France c'est "chut, il ne faut pas en parler, c'est tabou !" -;) Et "la France n'est pas une démocratie, les journalistes ne font pas leur travail d'information du citoyen" .... . Accessoirement, ou pas, un article de La Croix, sur l'augmentation du nombre de femmes au Parlement européen : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2375774&rubId=25692
et qu"on mélange les faits et les sentiments"... ... A la lecture du récit de Dominique Conil on pourrait avoir envie d'aller "avaler un psychotrope" pour oublier ...
Pour ma part, un petit blanc, ou un bon verre de bordeaux, me suffira largement ;-)
@Madame Guerin-Castell. J'interviens pour m'indigner et dire mon mépris de votre grossière et médiocre insulte contre Etoile66, qui viendrait, selon vous, "nous donner, encore une fois, des leçons de démocratie et de transparence, et aussi dénoncer, une fois de plus, nos tares typiquement françaises"... Des relents de Georgette Marchais! . Est-ce parce que "la boche" a écrit ceci, jeudi dernier, (dans un commentaire sur le blog de F. Bonnet, à son article intitulé Minable) : "Car la description est crue et sans équivoque, DCB se fait chatouiller le sexe par des enfants de 2 à 5 ans et fait de même, c'est LUI qui l'écrit." et quelle cite la page du livre en question? Prononcez-vous sur ce fait! Est-il vrai ou faux? Etoile66 a t'elle menti? Calomnié? Informez nous loyalement! . Dominique Conil dénonce hônétement, politiquement, avec des faits, l'hypocrisie politicienne de François Bayrou. Pourquoi ne pas vous inspirez de cette démarche loyale, pour approfondir les choses, débattre de questions humaines graves et sérieuses et des manipulations politiques. J'informe Etoile66 de ce commentaire.
@ FK, c'est une blague ? Etoile66 est déjà au courant, abonnée, et peut intervenir : elle est une grande fille, vous savez ... Elle nous l'a largement prouvé, aussi, je vous conseille de vous calmer.
FK, Anne pastichait Etoile66. Au vu de votre réaction, il se pourrait que vous n'ayez pas suvi le fil de la discussion, il est vrai dispsersée et chaotique.
Merci, Dominique Conil. Pas de tabou. Et un nouveau sujet qu'il faut creuser jusqu'à son terme. Si on s'étit un peuplus occupé de la gestion Chirac de la Mairie de Paris, et des copains, on n'aurait pas sarko où il est. Il faut que les hommes politiques bougent, et changent, et qu'on retrouve une langue de vérité et pas de connivence.
Vu, venu, recommandu.
Ô combien nécessaire remise en perspective... Merci Dominique, voilà qui s'appelle remettre les pendules à l'heure !
kairos La parole d'aujourd'hui serait donc faite de ce silence d'avant-hier? Comme le scorpion, le moralisateur se tue avec son propre venin?
Simple remise en perspective, GDS, et retour de venin, Kairos. Mais si François Bayrou a perdu une occasion de se taire, comme le suggère plus haut Tonymaj, pas toujours facile.. dans la vie. Il y a quelques années, le documentariste Daniel Karlin a réalisé un film en rencontrant un pédophile et sa victime, devenue adulte. Après la diffusion, un comédien a demandé à le rencontrer ; il avait été victime, lui, de Mgr Di Falco. Les faits étaient anciens. L’entretien fut long. Daniel Karlin n’entendait pas tourner un autre film sur le sujet, mais il entretenait des relations courtoises avec le médiatique évêque. Certain que son interlocuteur disait vrai, il écrivit à Mgr Di Falco. Pas de réponse, silence. Un peu plus tard, l’Express publie sur quatre pages le récit du comédien, qui a porté plainte. Aucune attaque en diffamation. Affaire classée sans suite. L’Eglise ne fait aucune déclaration, mais Mgr Di Falco est muté à Gap, ce qui n’est pas exactement une promotion. Silence. Il y a trois mois, Daniel Karlin publie au Seuil « Le ballon vert », un ensemble de récits où se côtoient souvenirs, impressions, fragments, et… un chapitre relatant tout ceci, le seul où il ait conservé un nom propre. En réaffirmant sa conviction: le comédien disait vrai. Aucune attaque en diffamation. Mgr Di falco, qui a reçu le livre, est un homme qu’on s’accorde à trouver intelligent. Et donc, silence.
A ce sujet, je conseille aussi l'excellent billet de Yolaine Maillet sur les crimes perpétrés pendant des années dans les institutions religieuses en Irlande, sans que personne ne s'en émeuve....
que oui: http://www.mediapart.fr/club/blog/yolaine-maillet/210509/tristes-enfants-d-irlande
bravo et merci, merci surtout pour tous ces gosses saccagés par des criminels, ces victimes de l'horreur doublement objetisés à des fins politiciennes sordides ou liberticides, cf le projet de loi Loppsi. http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/05/18/apres-la-dadvsi-et-hadopi-bientot-la-loppsi-2_1187141_651865.html
Après vous avoir lu, je révise mes propos. Le silence de Bayrou est coupable dans cette sombre histoire du passé. Cela ne m'étonne pas vraiment, les notables cathos ont toujours eu des cécités et des amnésies intermittentes...La foi les aveugle... Je connais Betharram, comme tous les gens du SO, sa réputation est celle d'un système archaïque, concentrationnaire et brutal mais je n'en connaissais pas ces atrocités.
Superbe article : posé, informé, écrit. Qui remet en perspective. Au point qu'étrangement certain(e)s, déchaîné(e)s dans d'autres fils de commentaires, voire hystériques, se taisent soudain. ça fait du bien. Merci, Dominique.
"ce billet de blog, je ne voulais pas l’écrire" (Dominique Conil) Vous l'avez très bien écrit, Dominique. Il fallait l'écrire, ce billet, mais l'écrire bien pour que les commentaires oublient les plaisirs de la polémique et trouvent le chemin du respect L'écrire pour ces deux jeunes gens, et pour combien d'autres. Qui doivent faire face non seulement à la séduction, à l'éventuel pouvoir d'un adulte, mais à toute une institution, mais à des adultes qui font esprit de clocher, ou esprit de corps, mais à une justice parfois absente. Des rencontres avec des adultes qui les laissent tomber en plus des rencontres avec ceux qui les ont abusés. L'histoire de Fred est si triste. L'histoire de Bruno est si forte, son appui à Fred, et l'appui de son amie pour... Je veux garder cette image là.
Votre billet est imparable, sinon cela se saurait.
Qu'ajouter à tout cela, sinon une pensée affectueuse. (Et "Respect!" comme on disait dans ma banlieue.)
à propos... Il y a toujours intérêt à faire savoir, à faire connaître, la façon comme ceux qui prétendent diriger les affaires se comportent dans la quotidienneté des choses. Outre l'histoire dramatique (et pas rare) que vous décrivez si bien, je pense que nous aurions tous à y gagner dans la connaissance publique des responsabilités, celles de ceux qui commettent l'acte mais aussi de tous ceux qui s'évertuent à les dissimuler. La démocratie n'est pas plus vertueuse que d'autres mais c'est peut-être un de nos combats permanent, se battre pour le respect dans la liberté.
Ce texte a un titre idiot. J'ai failli ne pas le lire, ce qui aurait été dommage (bien qu'évidemment, je connaissais déjà l'affaire, mais c'est très pertinent de la rappeler). Un titre informatif du style "La mémoire sélective de François Bayrou" aurait été largement préférable pour une meilleure diffusion.
Sinon, comme toujours, autant de commentaires pour dire que cet article est excellent nuit au débat réel (si j'étais parano, je dirais que c'est volontaire). Quand on a rien à dire on ferme sa gueule (je vais pas vous la faire Wittgenstein par diplomatie)!
Vous auriez dû "la faire Wittgenstein", par rigueur.
Pour la faire à la Wittgenstein, Jacques Bolo aurait du dire : « ce qui peut être dit, peut être dit clairement, et ce dont on ne peut parler, il faut le passer sous silence » (Tractatus logico-philosophicus, 7)]. Wittgenstein désavoue ainsi tout discours métaphysique, et met en cause la validité de son propre discours sur le langage, condamnant sa philosophie au silence. Est-ce vraiment cela que veut nous dire Jacques Bolo, lorsqu'il écrit : "Quand on a rien à dire on ferme sa gueule" en réagissant sur le trop grand nombre de commentaires élogieux ? Je n'en suis pas si sûr. pas si facile de la faire à la Wittgentsein...
J'ai dit exactement ce que je voulais dire. Et Wittgenstein, en la faisant ineffable, a simplement cédé à la métaphysique, ou plutôt, d'ailleurs, à une régression mystique comme pseudo métaphysique. Ce qui plait bien évidemment à ceux qui confondent pensée (ou rigueur!) et révérence. Wittgenstein a avoué avoir échoué. C'est le cas. Il a seulement "idéalisé" le langage ordinaire. Moi, je l'assume.
Ce "cédé à la métaphysique" m'interpelle "quelque part au niveau du vécu" (je souris). J'y reviendrai après le travail. Ou pas.
Ou pas : Wittgenstein, finalement, finit chez son neveu. A-t-il à voir avec ce billet ? Peut-être , si l'on convoque Bernhardt. ("Perturbation" aussi)
kairos N'y aurait-il pas un contre-sens sur cette fameuse phrase en conclusion du traité de logique de Wittgenstein? Il s'agit de "l'ineffable", et non de l'absence d'idées... D'un "au-delà" que le langage ne peut restituer ou formaliser... Un vide plein quasi mystique... Mais je comprends peut-être mal et sors du sujet... Mille excuses
Il m'étonnerait que vous compreniez mal , subtil Kairos. Votre allusion au "vide plein quasi mystique" tendrait à montrer le contraire. Quant à la phrase de Wittgenstein, souvenez-vous en , nous avions discuté avec Marielle. La parole naissant du silence... Sauf dans ce cas évoqué par Dominique Conil : la parole meurt étouffée par le silence. Peut-être pour cette raison que le locuteur (Bayrou) s'étouffe quand il prétend se saisir d'un cas que quelqu' une lui a présenté comme similaire : son attaque contre DCB lui reste en travers de la gorge , finalement. Non ? Quant à l' "ineffable" , vous savez bien que d'autres ont réussi à en susciter l' existence , et l'essence même ; il suffit de redire ici ce mot de "poïen".
À Jacques Bolo: Vous avez raison sur votre deuxième phrase, et tort sur le titre car non, tout comme M Philips l'avait lui aussi compris avec ce billet, ce sont des questions si profondes et si graves, que nous serions avisés d'y penser sur des bases larges et saines: sortir de l'erreur ou de la faute qu'a été la politisation de tout le truc. Un titre comme vous dites, et ç'aurait encore été la curée des invectives et insultes, adieu la sensible et constructive sensibilisation de Dominique Conil.
On ne sait pas pourquoi Bayrou n'avait pas réagi. Il y a probablement, carriérisme etc, mais il n'y a pas que ça, et pas que la chape de plomb "habituelle" de l'église. Ces questions sont souvent intimes et très complexes pour ces gens qui se connaissent, parfois se fréquentent, se sont peut-être déjà "confessés" entre eux d'un regard ou autre je ne sais quoi, qui peuvent parfois se comprendre ou être amenés à choisir des "moindres maux" (et à faire des erreurs de jugement) sur tout ce contexte millénaire que vous vous accorderez avec moi pour dire qu'il est difficile de le réduire à quelques commentaires sur un billet de blog.
Qu'êtes-vous en train d'insinuer sur Bayrou ? En voilà bien d'une autre !
Axel, je suis d'accord avec vous sur le premier paragraphe. Quant au deuxième, cela explique sans doute une partie du problème mais seulement une partie car c’est l’attitude contradictoire de Bayrou qui interroge. - Est-ce cohérent avec les mots très durs qu’a eus Bayrou pour exprimer son dégout de la pédophilie (devant les caméras de télé)? - Bayrou et Cohn-Bendit se connaissent, ils ont même eu des moments de complicité dans le passé. . Calixte? Ce n’est pas un prénom très courant, du moins dans ma banlieue (clin d'œil à Pierre Ferron). Je n’ose pas trop chercher à savoir ce à quoi pouvait bien penser le couple Bayrou quand il a fait ce choix. Attention, je pourrais bien jouer au délateur qui ne s’assume pas. Et puis si ! Calixte 1er fut le premier "pape". Promis, juré, je ne le savais pas il y a encore cinq minutes.
Et Calixte Belaya? :-) Non mais bien entendu Michel93 que nous n'aurons pas le fin mot ici.
Vous avez raison de mentionner son nom car Bayrou a également prénommé son père Calixte, mais cette fois en l'honneur de la romancière. J'en apprends tous les jours! :o)) Et c'estpas fini, je suis sur la trace de son arrière-grand-père. Plus sérieusement, nous devons avoir affaire à un milieu traditionnel...
Je n'insinue rien. C'est vous MGL qui par cette petite phrase "Qu'êtes-vous en train d'insinuer sur Bayrou? En voilà bien d'une autre!", tentez de "mettre le doigt" comme si j'insinuais quelque-chose. Je constate aussi que comme à votre habitude, ce n'est pas ma référence au post de Jacques Bolo qui vous intéresse, ni le problème d'une approche constructive de ce sujet si important et délicat dans ce fil sur le blog de Dominique Conil, non, ce qui vous plaît une fois de plus, c'est lancer une petite attaque personnelle mine de rien et polémique.
" qui vous plaît une fois de plus, c'est lancer une petite attaque personnelle mine de rien et polémique." L'hôpital qui se moque de la charité ? Remarque opportune sur ce billet...
Ne vous excusez pas, mon grand. Je sais ce que c'est, on s'échauffe, on s'emballe, et on en dit plus qu'on ne voudrait. Ce n'est pas bien grave. Un pater et deux ave, ferme propos, et basta.
Un pater, bonne suggestion, mais un peu paternaliste, non ? je me base aussi sur votre registre lexical : "mon grand".
Vous oubliez les deux ave, ma p'tite.
Mais continuez à vous baser sur mon registre lexical, ça lui tient chaud.
Merci pour votre article Monsieur Conil. Il dépasse le "cas Bayrou" car il donne un éclairage bien sombre (pardonnez l'oxymore) sur les pratiques peu conformes à la probité de bien des représentants du personnel politique obsédés par leur électoralisme. Et que dire de la défense de Bayrou quant à sa polémique avec DCB qui va chercher ses excuses sur un terrain de football en essayant de s'approprier la popularité de Zidane. Quand on joue systématiquement avec la logique médiatique dominante ça mérite le bon coup de boule reçu lors du scutin.
Dominique Conil est madame Conil -;)
Je suis désolé de cette confusion. C'est le prénom qui m'a trompé et je n'avais aucun autre indice !
Je pense qu'elle ne vous en voudra pas !
Bonjour Dominique... moi j'ai suivi votre nom, pour voir ce que vous aviez à dire. Comme dans votre précédent billet (Ilan Halimi) oui c'est cette mise en perceptive, cette vision grand angle qui m'intéresse. Et une fois encore,dans votre courageux billet, il y a matière à alimenter beaucoup de débats. Une chose à la quelle je suis particulièrement sensible, l'éducation des enfants.. et une des pire choses sur terre, l'indifférence. Cela me rappelle ce film magnifique de Pedro Almodovar "la mauvaise éducation" qui aurait, à mon avis, tant mérité la palme. De quoi choquer d'avantage ces personnes que j'ai vu sortir de la projection scandalisées, sans savoir ce qui les choquaient le plus,je ne suis pas certaine pas certaine que l'évocation des mauvais traitements infligés aux enfants, est ce qui heurtait le plus leur.. sensibilité. http://www.youtube.com/watch?v=Sz2B5RL7fQQ&NR=1
La male éducation, oui, Cendrine, le moins aimé de ses films, peut-être, mon préféré peut-être. Plus arraché, moins spectaculaire, couleurs assombries...
d'accord avec vous, la "mauvaise éducation" n'a pas eu en France les éloges qu'il méritait, sans doute parce qu'il évoque des thèmes et des types de sexualité qui dérangent la plupart des gens. d'ailleurs lorsque Volver, le suivant est sorti, on a bien senti que c'était un soulagement pour les critiques. c'est dommage parce que tant pour ses acteurs, que pour la profondeur, la complexité des sentiments, pour sa sensualité, sa délicatesse, la "mauvaise éducation" est un chef d'oeuvre. c'est aussi un film très courageux. c'est aussi mon préféré parce que je le trouve plus profond que les autres, plus troublant aussi. le générique est plein de colère et cela me suggère que c'est un film à clés et qu'il y a des aspects qui ne peuvent être compris que de ceux qui connaissent bien Almodovar. mais bon on est un peu hors sujet par rapport à l' article...
Bonjour @turquoise, pas hors sujet quand au propos du film....absolument pas hors sujet... Et justement c'est pour çà que j'en ai parlé, d'autant plus, qu'il n'a pas reçu la palme, alors que ce film me parait comme pour vous et pour le mêmes raisons, être le chef d'œuvre d'Almodovar et cela m'a paru significatif à bien des égards. Par contre, surement hors sujet, s'il on signale que le propos de fond de ce film, c'est l'amour .. avec un grand A.
@cendrine, je ne parlais humblement que de mon commentaire quand je parlais du hors-sujet...sinon, on a fait de la pédophilie le thème central de ce film, je pense personnellement que cela a occulté tout le reste, sans doute parce que la plupart des gens manquent de repères pour s'aventurer dans les territoires où Almodovar nous entraîne dans ce film (vous y faites allusion aussi). je ne critique pas du tout votre envie de citer ce film à propos de l'article, le film parle bien de pédophilie et c'est un thème rarement abordé au cinéma.
Cendrine, l'éducation des enfants.. et une des pire choses sur terre, l'indifférence. Oh que vous avez raison! On peut distinguer 4 grandes catégories de maltraitance à enfant: -maltraitance physique (coups, punitions,...), -maltraitance psychologique (exigences éducatives exagérées, dénigrement, dévalorisation), -maltraitance sexuelle (attouchements, viols), -maltraitance par privations (d'alimentation, de soins, indifférence vis-à-vis du sujet). Des études anglaises ont montré que, en terme de "lourdeurs des conséquences à long terme", c'était la maltraitance par indifférence vis-à-vis du sujet qui était la plus grave. Tout se passe comme si, dans les autres formes, on pourrait dire que, le plus souvent, il s'agit de "mal-aimance": battre serait souvent une dérive de l'intérêt porté à l'enfant, dénigrer participerait de la même dérive, ainsi que certaines formes d'abus sexuels. Mais l'IGNORANCE, l'INDIFFERENCE, elle, ne renvoie pas à une forme d'attachement, ne contient pas de mal-aimance, ce qui expliquerait la gravité des conséquences.
M Philips cette ignorance cette indifférence dont vous parlez, ici, dans dans ce contexte, peut s'appeler aussi abandon n'est-ce pas?
Cendrine, Je ne parlerai pas d'abandon. Abandonner, c'est, à un moment donné, ne plus se sentir capable d'assumer: on abandonne une tâche, on abandonne un animal. Bien sûr, c'est ne plus assumer sa responsabilité, mais qui dit qu'un attachement n'existe plus? Une mère qui accouche sous X, "abandonne" en quelque sorte son enfant, elle signe une déclaration "d'abandon" mais elle peut très bien (c'est la majorité des cas) aimer. Dans cette forme de maltraitance qu'on appelle "maltraitance par négligence", tout se passe comme si l'enfant existait de moins en moins: il est de moins en moins nourrit, de moins en moins soigné, de moins en moins considéré comme quelqu'un. Il y a une forme d'abandon d'intérêt, une sorte de perte d'amour. Pas simple. Difficile d'aller plus loin. Moins spectaculaire mais à conséquences plus graves.
Très précise description du processus, M. Philips. Mais je pense que certains abandon d'animaux sont de cette nature. on a pris un animal, et puis on s'en lasse, chaque jour on s'y intéresse un peu moins, l'abandon final est une suite logique, peut-être pas vécue comme un abandon mais comme un voyage à la déchetterie. Je voudrais espérer qu'entre humains il n'en va pas de même, du moins pour ceux qui ont d'abord voulu et "aimé" l'enfant. Mais... Et si on en reviens aux institutions... L'amour : un amour de possession, ou bien une autre sorte d'amour.
Fantie, Je pense que, comme chez les animaux, il est possible de "tout" rencontrer chez les humains. -l'absence initiale d'amour ou d'attachement, chez les humains mais aussi chez les animaux. Tout se passe comme si le lien ne se faisait pas. Souvenez-vous du livre d'E Badinter sur l'instinct maternelle.C'est pas automatique. Au bout du chemin la place de l'enfant peut finir par ne plus exister. On voit aussi des "retard à l'allumage": l'attachement ne se fait pas tout de suite, il faut ou suffit d'un coup de pouce! -le désamour progressif conduisant à l'abandon. Exemple des vieux couples qui deviennent "indifférents", du moins en apparence. Film Le Chat. -le sur-amour conduisant à l'hyper-possession, à l'enfermement. Ce qu'on caricature quand on évoque la mère juive! -le mal-amour conduisant à toutes ces situations de maltraitance appliquées au nom du "bien pour l'enfant" Exemple fréquents des beaux-pères. Et puis, entre les deux, toutes ces situations où "l'on fait comme si" pendant plus ou moins longtemps. Je crois que les situations humaines sont infinies, à chaque fois différentes. Dans les institutions, en principe, il n'y a pas d'amour du type parental (et encore!) mais des frustrations du personnel conduisant à tous ces comportements inadaptés...ou pervers! Un responsable de maisons de vieux disaient que, la plupart du temps, le personnel est mal formé, débordé, mal encadrés et que les pervers ne représentaient qu'un tout petit nombre de professionnels.
Je n'en rajouterai pas sur la qualité de l'article ... mais suggèrerai que tout discours empreint de morale-moralisante est pour moi à prendre avec des pincettes, et c'est depuis toujours ma façon d'écouter Bayrou (et pas que lui).
Oui, Marielle. Mais à la décharge de Bayrou, c'est quand même lui qui a défendu le plus, en 2007,( des 3 principaux candidats à l'élection présidentielle), les principes de la laïcité républicaine. . http://www.lefigaro.fr/politique/2007/12/26/01002-20071226ARTFIG00005-bayrou-sarkozy-remet-en-cause-la-laicite-republicaine.php
Que Wittgenstein me pardonne, ou me savonne. Oui, le titre aurait pu être plus clair, plus informatif. Pour un article, c'est certain: il doit informer. Pour un blog, ça l'est moins, il y entre une subjectivité,un pas de côté, qui autorise le regard au delà de l'information. Ce n'est pas un hasard. Car en effet, Dieu me savonne ? Expression je le sais sans pouvoir la situer qui me vient de l'Afrique, film, livre, histoire ? Dérision de la prière. Expression qui me vient de lectures, vous proférez un mensonge, un juron, on vous lave la bouche au savon. Pratique catholique, d'antan, s'entend. Expression vécue, un idiot m'ayant indiqué qu'on pouvait à tout coup sécher un cours en mangeant du savon, malade comme un chien, mais hélas sur pied pour le cours. Merci de m'avoir obligée à chercher le pourquoi d'un comment venu spontanément! Si le titre n'est pas plus informatif, ce n'est pas sans raison. Certes le billet naît d'une déclaration de François Bayrou, dans le feu électoral. Faut-il pour autant le désigner d'entrée comme responsable de quelque chose ? Non. Vous le savez, on écrit des articles sur les trains en retard, pas sur ceux qui arrivent à l'heure. On écrit des articles sur ce qui a été fait ou dit, pas sur ce qui n'a pas été fait ou dit ( parfois dommage). Donc , billet, ce qui ne dispense pas d'exactitude, faites passer. A part ça, le hasard m'a amenée à connaître d'une affaire précise. Des dizaines, voire des centaines d'affaires similaires, chaque année, surgissent ailleurs, et je ne suis pas certaine qu'ailleurs les élus, les parents d'élèves - pour ne même pas mentionner l'Eglise, lorsqu'elle est concernée - soient toujours à la hauteur, je suis même certaine du contraire. François Bayrou est sans doute carriériste, pas le seul, sans doute empêtré entre un catholicisme dont on ne se débarrasse pas comme ça - voire qu'on conforte en famille - et des aspirations plus larges, qui sait ? Les contradictions, chez un homme politique, ne sont pas le signe d'une malhonnêteté, au contraire. C'est lorsqu'il les nie, que la tromperie débute. Nier ces contradictions pour attaquer l'autre , cela doit être souligné, pas plus. Vraiment pas plus. Et tant que j'y suis, merci de ne rien reprocher au merci. D'abord, il n'est pas toujours facile de laisser un commentaire. Certains, que j'envie, pratiquent l'art du blog socratique. Le questionnement qui ouvre sur le questionnement. D'autres, dont je suis, hélas, savent pas faire. Cent fois ici j'ai lu des textes, et tout particulièrement des textes ambitieux, savants, poétiques, sans savoir qu'ajouter de pertinent.. Ne reste que ce merci qui n'est nullement le signe d'un débat clos, juste le signe d'une lecture attentive, et que j'ai bien du mal à laisser, c'est con, merci. Mais lorsque vous lisez, que vous lisez merci et rien de plus, ce signe là est infiniment précieux. Donc merci au merci.
Dominique, Parfois les autres nous offrent une parole que nous n'avons pas su formuler. Parfois un sujet nous rend bavard, d'autres fois, nous accule à une impuissance muette. Merci donc. Je voudrais ajouter que je n'ai pas pu m'exprimer clairement et ai vite lâché toute velléité en ce sens, sur ce que je nommerai une ignominie publique, car au fond de moi je reste toujours prudente sur la capacité de la société (oserai-je dire, notre capacité collective?) à faire tout en même temps, déballage ET silence. Ces histoires qui conduisent des enfants sur des chemins de douleur et de culpabilité, de dénie, de troubles mortifères et de solitude ne sont pas l'apanage des institutions religieuses. Elles sont aussi laïques. Et cela je le sais. Cependant, j'avais essayé de le dire ainsi, écrire n'est pas faire. Penser, réfléchir, lever des tabous n'est pas être pédophile etc. Cohn-Bendit n'est pas le seul à l'époque à avoir écrit là-dessus. Mais à ma connaissance il est le seul aujourd'hui à faire de la politique. Vous avez levé la stratégie de Bayrou en la pointant dans toute sa bassesse, ses paradoxes et complexités. Et en plus, avec une grande élégance. Ce n'est pas rien.
Avec élégance , oui , et grand style.
Merci donc...Je vous lis cette semaine loin de France. Et j'ajouterais ceci: le silence de Francois Bayrou (ce n'est malheureusement pas le seul) dans le cas d'espece est d'autant plus lourd qu'il a lui meme partage les tourments de ces parents.
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Bayrou ... le goût du pouvoir et l'odeur de l'eau bénite!!!! De là à accuser des "bons pères", il y a 3 pater et 4 ave ... qu'il ne prononcera pas! Cela se nomme du jésuitisme! Mais hurler avec les loups... c'est simple!!!!
L'avez vous remarqué? Lors du débat, à l'instant où Bayrou va lancer sa pierre, sa voix tremble, il a une légère hésitation. En l'entendant, j'ai eu le sentiment qu'il n'était pas bien à l'aise avec cette attaque là. J'ai pensé qu'il le faisait parce qu'on le lui avait conseillé, mais qu'il ne l'assumait pas vraiment. et voilà votre article, qui donne une nouvelle couleur à ce tremblement... Souvenir? Remords? - ou crainte soudaine que cette histoire là, justement, resurgisse à son tour? Merci, donc.
Dieu me savonne... un très beau titre, c'est ainsi que je fus curieuse. Il me parle.
Merci pour ce billet. Au delà de l'appartenance politique , des débats politicards, vous savez expliquer l'omerta qui se fait autour des viols (et des incestes). ------- La victime a toujours honte , pensant que "c'est de sa faute". En parler, c'est dire que chacun de nous est concerné.L'observation attentive des enfants qui peuvent être abusés , quelque soit le milieu social, l'écoute ,sont les bases pour dire et dénoncer la barbarie. La plupart des abus se font dans le milieu proche :famille, école, loisirs. -------- Le parcours pour dire et dénoncer est très difficile pour l'enfant et son entourage : mais ce n'est qu'à ce prix que l'enfant pourra dépasser le trauma et avancer avec. ------ Encore merci pour votre billet très digne qui pose la question d'un silence étourdissant d'un homme publique sur un sujet qu'il a lui même aborder pour discréditer un adversaire .Pourquoi n'a t il rien dit?
dahu, Comme pour la maltraitance vis-à-vis des vieux, pour au moins 80% des cas, la maltraitance à enfant (qu'elle soir psychologique-sans doute la forme la plus porteuse de séquelles à long terme-, qu'elle soit physique-plutôt en régression-,qu'elle soit par négligence ou sexuelle) est intra-familiale. La maltraitance intra-institutionnelle, comme ici, comme en Irlande, comme dans tant d'internats, de lieux d'accueil de l'enfance est très souvent connue mais passée sous silence tant il manque souvent du courage pour dénoncer une institution, quelle qu'elle soit. Rappelez-vous les disparues de l'Yonne, les disparus de Mourmelon: chaque fois des institutions, le silence.
Et dans combien de Foyers de l'enfance, de l'abandon, des abus de pouvoirs, des enfants ballotés, et puis parfois, pire encore. Qu'est-ce qu'il peuvent dire et faire ces enfants là, qui n'ont même pas de familles. Ils forment une bonne partie des SDF, ensuite. Qui s'en soucie, quelques autres travailleurs sociaux...
@ fantie les travailleurs sociaux font ce qu'ils peuvent avec les moyens qu'on leurs donnent. Vous savez que depuis la décentralisation de1982 les Conseils généraux ont en charge la protection de l'enfance. Cette protection est assurée par la PMI (puer , médecin) et les AS. Mais rien n'empêche un citoyen , un voisin, d'informer les services sociaux qui n'ont pas encore de chiens détecteurs et qui n'ont que deux bras pour accomplir en polyvalence de secteur:protection de l'enfance, aide aux budgets, APA, Handicap, Logement (FSL), RMI etc. A chaque signalement , à chaque faisceau d'indices nous posons tout le travail en cours et fonçons vers l'enfant en risque de danger. ------- Ceci étant dit , il serait peut être intéressant de s'interroger sur l'organisation du travail sociale en France et de se demander s'il ne serait pas opportun de créer des groupes d'intervention sociale spécialisée en maltraitance(enfants, adultes):tant en amont qu'en aval de la maltraitance ------
M.Philips Vous avez entièrement raison.Qui a dit comme d'habitude?! Un de mes amis éducateurs dans un foyer a découvert qu'un de ses collègues abusaient des enfants.Impossible de faire sortir l'information du foyer via la hiérarchie. Il a démissionné et se bat seul avec les enfants et les familles pour que la vérité soit reconnue et condamnée. Ce silence est terrible ;il enferme l'enfant dans une honte , une culpabilité qui vont le détruire. ----- Il me semble que nous avons un rôle de professionnel à prendre :exiger qu'à chaque rentrée scolaire une équipe pluridisciplinaire de l'enfance (PMI AS MEDECIN CMP etc) interviennent en classe pour informer les enfants sur leurs droits et les sensibiliser pour qu'ils puissent oser parler et appeler au secours si un adulte abuse de leurs corps. Cela pourrait se faire de manière pédagogique, obligatoire dans le cursus de l'enfant scolarisée ou/et en foyer. -------- A ce jour, je n'ai jamais vu de campagne d'information de ce type dans les foyers, écoles où nous savons qu'il y a des risques pour les enfants aux contacts d'adultes. -------- Les disparus de l'Yonne sont en effet une illustration édifiante de cette omerta. ----- Autre omerta:les tournantes. Pour avoir eu à "gérer" une situation de tournante , je peux vous assurer que dans le quartier personne ne savait rien....voire pire lorsque la jeune fille a enfin osé dire, portait plainte, il a fallu que je déménage la famille :elle avait dénoncé et était menacé. ------------- Que de travail nous avons à faire pour faire évoluer les mentalités face aux crimes sexuelles de tous ordres.On y retourne demain!
des fautes d'orthographe énorme :"a enfin osé dire et porter plainte" désolée, veuillez m'excuser. Merci
C'est excellent. Je rajoute donc encore un merci.
Ce précieux témoignage de l'hypocrisie (euphénisme) de Bayrou m'éclaire sur la vague sensation de malaise qu'il m'a toujours provoquée par l'emphase violente de son discours ....
Bayrou complice? dites le clairement pendant qu'il est a terre,c'est cela "lapwofitation" ; et puis, a qui profite ce lynchage journalistique ?;pour en comprendre le mobile ,il suffit de pointer l'oreille aux propos du maitre du palais" s'il rentre a l'élysée c'est moi qui lui ouvrirait la porte"..Curieuse conception de la politique... Le rapetou captateur de destins collectifs jubile, mais la roue tourne...On s'étonne que les gens s'abtiennent par dégout,Moi je reve de marcher sur l'élysée dans le cortege de tete du peuple français, un bulletin Modem a la main ;c'est, à mon humble avis, le seul outils pour défourailler les accapareurs au pouvoir et leurs comparses; je me fais peu de cas de celui qui utilisera démocratiquement ce levier de kalbandage et de déchoukage(extraction) des profiteurs, le jour venu.
Cher ci-dessus, qu'est-ce c'est, la "lapwofitation"( je cale) ? François Bayrou est-il à terre ? Médiatiquement, oui. Temporairement, aussi. Non pour les raisons évoquées dans le billet là haut, mais parce qu'il aurait foiré une prestation télévisée. Ce qui est un peu court, comme explication. Bayrou complice, c'est votre déduction, pas la mienne.. Silencieux en un temps, accusateur en un autre, point. Vous voyez François Bayrou comme l'homme qui peut "défourailler les accapareurs du pouvoir", les profiteurs, là aussi, c'est votre déduction, troublante. Dans ce cas, bon courage pour la longue marche à le tête du peuple français.
Mea a culpa, les ames divines et leurs serviteurs qui logent dans nos palais meritent le respect absolu, laissons les prosperer en paix,sur le sépulcre de la république coupable porté par la "pwofitation" (mot creole mediatisé lors du conflit du LKP, signifiant abus mesquin) a l'échaffaud ! Et que vive le roi des Franchouillards sexagenaires a particules... dégueu...
Merci pour ce texte, tout simplement
Et bien on en apprend des choses sur Médiapart... Merci de l'info. Bayrou ne sera pas le premier homme politique à être pris la main dans le sac à mots contradictoires. Quand pourrions nous parler calmement de la pédophilie : base de notre démocratie, puisque notre démocratie vient des Grecs, vous savez cette merveilleuse civilisation peuplée d'esclaves où le citoyen pouvait jouir de sa femme, des enfants, des esclaves etc... Parler dans l'émotion de cette question, c'est bien parler, de justice, de droit, de démocratie, du droits des enfants, de la violence subite... Et par exemple, pour provoquer un peu plus, il faudrait interdire la circoncision sur enfant mineur, pour les mêmes raisons qu'on condamne avec raison l'excision (et ne me faite pas dire ce que je n'ai pas écrit - ce n'est symboliquement que c'est le même acte et ce n'est que sur un seul point de droit que c'est la même chose, il y prise de pouvoir sur le corps de l'enfant qui a droit à son intégrité). Tient c'est la même question que soulève également la pédophilie.... Le problème soulevé par l'incident avec Cohn-Bendit est donc à mon avis plus complexe que ce billet - excellent, calme, sensible - et va au-delà des récits... L'affaire Outreau, par exemple, est né de notre horreur de la pédophilie. Madame égolène Royale a mené campagne contre la pédophilie, juste avant quand elle était Ministre de la famille. Une campagne tout à fait politique et démagogique, qui pourrait être pour! L'horreur c'est comme la terreur cela empêche de penser. Bayrou est pris au piège de la respectabilité. L'inceste crime bien plus grand encore est dans toutes les familles "respectables", à un moment ou un autre, même dans la mienne. La morale quand on ne l'applique pas à soi-même, elle ne vaut rien, pas plus que les promesses électorales... Les inculpés d'Outreau sont les victimes de la même indignation qui frappe aujourd'hui Bayrou, mais tout de même on s'en moque de Bayrou, il n'est pas en prison, il a dis des bêtises, il s'est puni lui-même. Un sauveur de moins, c'est un gain pour la démocratie. Si nous parlions de choses sérieuses. Pol
"notre démocratie vient des Grecs, vous savez cette merveilleuse civilisation peuplée d'esclaves où le citoyen pouvait jouir de sa femme, des enfants, des esclaves etc... (POL) Je viens de lire un billet de Hêtre, sur l'hébétude, et je me permets de continuer ma réflexion à partir de la vôtre, Pol. Vous avez bien raison de rappeller ces racines de la domination : soumission des corps, des esprits, par certaisn esprits et corps "libres" régnant sur leur "maison". Ce modèle démocratique c'est peut-être bien le nôtre, une démocratie ou seuls des citoyens "notables" ont le droit de penser, chacun étant par ailleurs petit roi en son royaume. Penser un citoyen sans royaume, sans dominants sous la main, ou sous les paroles, à la la maison... cela demande peut-être tout autre chose que ce que nous avons construit. Dans une maisonnée "inégale" comme l'est une institution, ou la société toute entière, comment prendre en considération toutes les paroles, et non pas seulement celles des maîtres de maison ? Nous en donnons-nous les moyens, ou bien consentons-nous à ce que certaines paroles valent plus que d'autres, car elles émanent de personnalités "notables" ?
« La sexualité d'un gosse, c'est absolument fantastique, faut être honnête. J'ai travaillé auparavant avec des gosses qui avaient entre 4 et 6 ans. Quand une petite fille de 5 ans commence à vous déshabiller, c'est fantastique, c'est un jeu érotico-maniaque..." (sic) Daniel cohn-bendit – Emission Apostrophe, Bernard Pivot – 1982 – Vidéo en ligne aujourd’hui sur Youtube et Dailymotion; 11 june 2009, réperctutée en une sur "Le Post.fr" @ +NEO-
Ce n'est pas un avis de ma part, dans le cadre du participatif j'adresse uniquement un lien d'une info de ce jour concernant le sujet. Attention toutefois, l'une des vidéos, mais je ne sais pas encore laquelle entre Youtube et Dailymotion n'est pas absolument fiable, pour le reste "Le Post.fr" a la totalité de la déclaration de cette période dans sa vidéo en ligne depuis 18 h06 aujourd'hui. Chacun se fait son opinion. @ +NEO-
On peut aussi rappeler que pendant que François Bayrou essayait de réformer la loi Falloux pour arranger l'Eglise catholique, des curés s'en prenaient en toute impunité aux enfants qui leur étaient confiés. L'Eglise catholique n'a abandonné la loi du silence sur le sujet que vers 1998, sous la pression de l'évolution sociétale et des procès monstrueusement coûteux qui touchaient des diocèses américains.
"monstrueusement coûteux". C'est cela qui les a fait bouger, l'argent.
Citation: "François Bayrou a la mémoire courte. Lorsque des parents , en 1998, se sont tournés vers lui, rien." A moins que je ne fasse erreur, François Bayrou n'a été ministre de l'éducation que jusqu'en juin 1997.
Nul besoin d'être ministre pour faire un signalement. Nos enfants sont de nos responsabilités à tous.
"... faire un signalement...", pourquoi pas ! A condition d'être témoin de quelque chose. Recevoir un courrier ne fait pas de vous un témoin...
Contrairement à tout le monde, ici, je ne trouve pas ce billet digne d'intérêt.
Pourquoi ? Parce que, sur la base d'un fait divers terrible, on essaye de nous faire croire que François Bayrou en serait complice, éventuellement par omission. Or rien ne prouve que la lettre lui soit arrivée, et quand bien même elle l'ait été, rien ne prouve qu'il l'ait lue. En admettant qu'il l'ait lue, rien ne nous dit qu'elle ait pu être crédible. Imaginons qu'elle l'ait été, qui nous dit que François Bayrou n'a pas "agit" ?
Ce billet procède de la manipulation pure et simple... involontaire j'espère.
Excusez-moi. J'avais lu un peu trop vite le message qui disait effectivement que François Bayrou n'était plus ministre à cette époque. Cependant, je constate à la relecture que l'affaires de mœurs n'est dévoilée qu'en 1999. La lettre des parents en 1998 ne concernait donc que des faits de maltraitance ( ce qui est suffisamment grave, j'en conviens). Toutefois, quel rapport cela a-t-il avec les écrits de M. Cohn Bendit? N'y aurait-t-il pas, en l'occurence, volontaire ou non, un amalgame fâcheux entre les faits relatés?
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Il fallait commencer par là. Mais n'est-ce pas instrumentaliser là aussi que de se servir d'évènements qui sont également (relativement) anciens (1999) pour tirer à boulets rouges sur un homme politique qui, je le concède, a été particulièrement détestable dans cette affaire.
pourtegal, Notez cependant que D Conil a attendu que les élections soient passées pour sortir son article, est-ce encore de l'instrumentalisation?
Et elle ne l'aurait pas sorti si les esprits puissants du Modem n'avaient pas imaginé gagner des voix de manière indigne. Et Marie-Anne Kraft a par ailleurs indiqué qu'elle menait une enquête pour vérifier le récit de Dominique Conil.
Oui, et c'est tout à l'honneur de Dominique Conil.
Bonjour, juste pour en terminer. Si vous lisez attentivement, y compris les commentaires, un lecteur m'a fait remarquer une erreur sur la première date citée. Il s'agit de 1999 et non de 1998. Il y a bien eu un premier envoi de courrier à François Bayrou alors ministre de l'Education, antérieur, en 1996, mais dont je sais peu de choses, ne l'ayant pas lu.Il s'agissait d'une affaire de sanction à caractère physique qui avait motivé la plainte d'un parent contre l'établissement. En 1999 ( fin 1999, pour être précise), il s'agit de la mise en examen et rapide remise en liberté du père Carricart. Et là, François Bayrou n'est plus ministre, il est conseiller général, député, et ancien parent d'élève de l'établissement concerné, où ses deux fils ont étudié. Mais tout ceci est déjà précisé plus haut. Pour mieux situer le contexte, il faut préciser que la mise en examen du religieux ( une troisième plainte allait être déposée lorsqu'il a disparu à Rome) a été un véritable choc pour le milieu catholique béarnais, qui a serré les rangs autour de lui. A savoir, l'électorat même de François Bayrou.La phase de repentance de l'Eglise concernant la pédophilie n'avait pas encore commencé. Il aura fallu pour cela des milliers de plaintes ou rapports, à travers le monde. Fallait-il rappeler une affaire vieille de dix ans ? J'ai hésité, effectivement, comme le rappelle M. Philips ci-dessous, zéro hâte pré-électorale. Il me semble que François Bayrou s'est fort bien passé d'un malheureux billet pour se couler tout seul. Finalement, dès lors que François Bayrou, lui, exhume des écrits vieux de 34 ans, rattachant les abus sexuels sur enfant à une libération des moeurs post-soixante-huitarde... Car, s'il est à ce point bouleversé par les viols d'enfants, il a bien dû s'informer sur le sujet. Or la libération des moeurs n' rien à voir. Par contre, grâce entre autres, à la libération de la parole, de nombreuses victimes ( à 80 %, en famille comme le souligne POL), se sont fait connaitre. La loi retardant la prescription des faits ( à l'initiative de Frédérique Bredin et Ségolène Royal, si ma mémoire est bonne) a provoqué un véritable embouteillage judiciaire. Aujourd'hui, l'abus sexuel sur enfant apparait comme le crime majeur dans notre société ( auparavant, c'était plutot le parricide, autre temps, autres indignations). Lorsqu'il devient argument électoral, jamais inutile de rappeler que le viol d'enfant est d'abord, dans sa quasi totalité, le fait des familles, des institutions. Non celui de post-soixante huitards sans interdits, ni celui de récidivistes hantant les squares.
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Mon meilleur ami était pensionnaire à Betharram, il m'a tout raconté, ah, c'est sur que c'était pas Bayrou qui allait se mouiller dans cette affaire!
Supposons que ces accusations se soient par la suite avérées fausses, romancées, et que François Bayrou sur la base de cette lettre de parents, se soit lancé dans une dénonciation publique des moeurs dévoyées d'un prêtre? Imaginez le déchaînement médiatique sur la recherche du scandale pour se faire un nom politique. Vous pensez vraiment que c'est le rôle d'un homme politique d'intervenir dans une affaire qui est déjà devant la justice pour l'influencer? D'autant que précisément, s'il a confié ses propres enfants à cet établissement c'est qu'il devait avoir une trés haute opinion de ses enseignants et de ses méthodes. Je suppose que lorsqu'on est un catholique convaincu (je ne lui pas) et trés pratiquant, on commence toujours par accorder le bénéfice du doute à l'accusé; en fait, il ne serait pas surprenant qu'on repousse même l'idée que ceux que l'on considère comme des guides spirituels, puissent s'abaisser à des horreurs pareilles. Il ne serait pas du tout surprenant qu'il ait préféré ne pas croire ces accusations et donc préféré attendre de voir ce que déterminerait la suite de l'enquête, avant de dénoncer publiquement un homme pour lequel il avait peut-être jusque là un énorme respect. On ne sait ce qu'il a fait en coulisse ou non pour que ce prêtre ne soit plus en présence d'enfants, tant que l'affaire ne serait pas examinée. Personnellement, je ne vois dans cette attitude aucune hypocrisie, insensibilité et moins encore complicité avec une pédophilie spécifiquement "catholique". Les enfants n'étaient plus en danger puisque la plainte avait été portée et la justice à l'oeuvre. J'y vois le refus du catholique convaincu de croire qu'un homme d'église qu'il connaissait (ou croyait connaître) si bien, puisse tomber si bas. Oui il a préféré ne pas croire au pire tant qu'il n'en avait pas la preuve irréfutable. Et sa femme qui est chrétienne (je suppose) est allée à l'enterrement d'un pêcheur probable, mais c'est l'essence du christianisme, me semble-t-il que d'absoudre les pêcheurs. Personne ne peut nier qu'il ne manque pas d'exemples dans le monde de ces pensionnats où de jeunes enfants entièrement sous l'autorité de prêtres, ont subi de terribles et sordides viols ou manipulations sexuelles et mentales. Mais cela ne fait pas partie, pour autant que je sache, de la doctrine de l'Eglise. Ce sont des perversions abérantes qu'aucun texte biblique ne justifie. L'attitude de la hiérarchie catholique dans ces affaires, n'avait pas à voir avec le dogme mais c'était une attitude de honte, à vrai dire j'ai du mal à comprendre les raisons de cette attitude de la hiérarchie donc j'ai vraiment du mal à l'expliquer. Je suppose qu'ils se sont dit, "si on en parle, on va flétrir l'image de l'Eglise, ça va donner les idées à d'autres", quelquechose de ce genre. Bref, ce n'est pas glorieux et sans doute, la libération de la parole après 68 a permis de lever ce carcan, ce tabou de l'Eglise et de ses hommes forcément irréprochables. Trés bien. Mais les écrits de CBD, comme son attitude en 82 soit 7 ans plus tard, sont eux une justification d'une sexualisation précoce de l'enfance. Quelle influence ces écrits ont-ils eu? Personne ne peut le dire précisément bien entendu. Je suppose qu'il n'a pas été le seul à l'époque à soutenir ces thèses. Dans les milieux intellectuels (je me souviens encore de certaines conversations chez Ardisson) tout le monde trouvait ça tout à fait naturel, et bassement petit-bourgeois de s'offusquer de la pédophilie. Or de quand date l'explosion du tourisme sexuel? Quand a commencé le commerce d'images pédophiles? Est-ce qu'on peut sérieusement accuser l'Eglise dans la flambée incroyable qu'ont connu ces pratiques dans les années 80 et 90? Ou bien est-ce précisément un résultat, des thèses qui se sont développées dans une certaine mouvance qui a accompagné l'esprit libertaire de 68? N'est-il pas récemment sorti une biographie du secrétaire de Carla Bruni , revenu non sans mal de la drogue et de la galère, qui raconte comment il a été abusé à l'adolescence par un journaliste de Libé qui quand il l'a confronté, lui a répondu qu'il avait fait son éducation et qu'il devrait le remercier. Il ne ressentait aucun sentiment de culpabilité au nom de cette merveilleuse idéologie articulée et éditée dans les années 70. Alors tirer comme morale de toute cette histoire, que CBD est un héros qui n'a rien à se reprocher, une victime et que Bayrou est un salopard d'hypocrite, j'avoue que je suis sidérée par la logique de vos raisonnements. Je crois sincérement qu'il n'avait pas l'intention de faire référence à ce livre. S'il avait eu du recul sur ce livre, s'il l'avait lu, il y a des années, ou même quelques mois, il aurait sans doute réussi à ne pas l'évoquer. Mais si je comprends bien, il avait lu ce livre la veille et il est trés probable qu'il était tellement présent dans sa tête, qu'il n'a pas pu se dégager du dégoût qu'il lui a inspiré au moment où CBD l'a provoqué en le traitant d'ignoble. Cette attaque en dessous de la ceinture, est indigne. C'est indiscutable. Pour autant, ça ne fait pas de Bayrou un salaud et CBD une blanche colombe. CBD a réussi à le faire sortir de ses gonds et comme un boxeur FB a tapé avec ce qu'il avait au plus près de son gant et à ce moment ce livre qu'il jugeait répugnant était ce qu'il y avait de plus près de son gant. Personnellement je trouve que ressortir l'histoire de ce prêtre, comme preuve à charge contre Bayrou alors qu'il est à terre, que tout le monde le lynche, l'enterre après avoir passé en boucle sur tous les médias dans les 2 jours qui ont suivi le débat, la fameuse querelle amputée des insultes de CDB et surtout de son insistance à lui faire émettre ses reproches, ce n'est pas vraiment glorieux, ni trés juste. Mais si vous pensez vraiment faire oeuvre de karchérisation morale de la vie politique en ressortant cette histoire et en l'interprétant comme vous le faites, je vous laisse juge en votre âme et conscience. Mais pour moi, c'est du même ordre que l'attaque de FB contre CBD sauf que FB s'appuie sur des écrits et vous sur des silences publics que vous interprétez comme complices.
C'est vraiment votre pseudo, rantanplan ? Je ne parle aucunement de complicité . Et il ne s'agit pas d'intervention publique , en l'occurrence, mais de réponse à un courrier. Le prêtre en cause était mis en examen pour viol - pas pour éveil précoce de la sexualité enfantine, ok ? - à deux reprises, une troisième plainte était en route. Il avait été muté antérieurement par l'Eglise, suite à des faits à peu près similaires. Vous ne comprenez pas le silence de la hiérarchie ? Moi non plus.. L'institut Notre dame de Bétharram a été ultérieurement condamné, au civil, à verser des dommages et intérêts à l'un des deux jeunes gens ( l'autre n'a pas fait de procédure): reconnaissance implicite, par la justice, des faits. Ceci dit, il ne s'agit que d'un éclairage ( je ne crois pas avoir écrit une ligne en défense de DCB, seulement commenté les conclusions "mai 68" de François Bayrou): et vous pouvez, bien sûr, conclure comme vous le souhaitez.
Merci pour cet article absolument nécessaire qui met en lumière le poids des silences dans le fonctionnement de toute société: ces silences si condamnables, si odieux, si ordinaires qui se drapent d'une dignité. En Sicile, on appelle ça l'omerta, chez nous, c'est le consensus ou la bien pensance véhiculée par une presse poubelle, aux yeux de l'humanité, c'est un crime qu'aucune indulgence ne pourra jamais racheter.