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May

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La vie des nageurs (fable)

Bien sûr, quand elle a rouvert, cette piscine – des années de travaux, des pétitions, des passions en réunion de quartier, le désamiantage, puis la décontamination du sol, ce ne fut pas rien - on était heureux, nous, les nageurs. Le résultat, au final, était sublime. Entre des bosquets franchement tropicaux s’incurvaient des eaux presque turquoise où trempait tout un baby-boom. Par delà un sas vitré, on entrait dans l’espace sérieux, avec bassin bien rectangulaire , sous verrières et cabines art deco.292527954_2021411e47.jpg?v=0

 

On s’est précipités, on a étrenné les super casiers à codes devant lesquelles toujours quelqu’un s’interroge – j’ai mis le code pin ou la carte bancaire ? – droites et droits dans nos maillots sculptants. Nous étions la vivante illustration d’un récent article du philosophe Redeker dans Le Monde : « Dans l’egobody moderne, la pensée et le moi se dissolvent dans le corps » ( pour faire court), par opposition au « corps transi » et saturé de politique, « un corps se développant à l’écart du politique ». Là-dessus, à affiner, on va le voir.

 

On a donc nagé, comme d’habitude, en vrac. Nous avions noté, avec satisfaction, qu’aucun Club des dauphins ne squattait les lignes de nage à heures fixes, au nom du sacro-saint entraînement.

Se garer quand un bolide crawl enfile ses longueurs avec un sérieux obsessionnel, patienter derrière la dame qui applique la consigne médicale d’exercice, en exécrant chaque seconde, expédier d’un « ta mère » l’ado amateur de « bombe », bref nager en piscine publique. La routine.

Au bout, tout au bout, les maîtres-nageurs étaient affalés sur deux chaises, le pied calé dans la tong, tournant résolument le dos aux écrans de contrôle, l’ouie protégée de la rumeur aquatique par le MP3. Indifférents en apparence.

Erreur. Cette piscine a été rouverte dans un quartier ou le « Vivre ensemble », à grand renfort de réunions et déjeuners citoyens, est un mot-clé. Et comme nos élus locaux, les maîtres nageurs étaient à l’écoute, voulaient notre bien, voire notre épanouissement. Nous l’ignorions encore, occupés à barboter, mais nous étions dans une piscine participative. Les râleurs – il y a toujours des râleurs, c’est normal de râler – furent dûment entendus.

Ainsi, par un beau matin ( je visais la tranche 10h, la piscine publique, ça s’organise. A 10h, les stakhanovistes, ces forcenés qui sont « opé » dès l’aube, et n’apprécient pas les paresseuses qui en bout de ligne, au lieu d’effectuer un impeccable demi-tour, s’accoudent pour contempler les jeux de lumière verrière-eau, ont fini de se sécher. A 10h, les déjeuners natatoires et leurs barquettes basses calories ne sont pas encore arrivés), surprise.

Des panneaux, en bout de ligne de nage, nous sommaient de choisir : il y avait nageurs sportifs, nageurs avec équipement, crawl, brasse et à gauche, un espace indéterminé qui ne disait rien qui vaille.

On visait, à l’évidence, la cohérence rythmique. Or, alternant brasse coulée et dos crawlé, je ne savais où me mettre. Embarrassée, j’allai poser la question. Coopérant, le maître-nageur souleva une oreillette. Pouvais-je enchaîner quinze longueurs ? Voui. « Sportif », trancha-t’il. Mais pourquoi ce dispositif ? demandai-je ? Il marmonna quelque chose qui ressemblait au « Vivre ensemble » .

Je filai donc dans la ligne 3 qui m’était assignée. Pour des raisons non élucidées, elle fut assignée à presque tout le monde. Ou bien tout le monde se sentait sportif. Sous les cabines art déco, on commença à s’engueuler ferme : « si vous voulez crawler, c’est à côté ! « Durer vingt longueurs ça compte autant que foncer comme un malade pendant deux minutes ! En éclaboussant.» « La brasse c’est pas sportif ! C’est juste lent. » « Et ta connerie, elle est sportive ? »

 

 

Il y avait des rapides et des lents. Après observation attentive derrière mes lunettes embuées, je m’aperçus qu’un certain nombre de crawleurs avérés, pas certains d’être en tête dans la file de nage qui aurait dû être la leur, se rabattaient sur les malheureux sportifs divers, histoire de dominer. Des messieurs hors de souffle assenaient qu’il n’y a pas si longtemps la Manche, ils auraient pu, s’entendant cruellement rétorquer que « la vieillesse est un naufrage, n’attendez pas de couler ».

Il y eut des plaintes.

Nous approchions des élections européennes, à part ça. Simple repère temporel.

Juste après le scrutin, le panneau « Sportifs » disparut. A la place, il y avait « rapides », et « moyens ». Pendant deux jours, la ligne « moyens » demeura vide. Dans un pays ou l’appellation « français moyen » est péjorative depuis cinquante ans, où la mention « moyen » sur tout devoir a un petit avant-goût d’échec, cela se conçoit.

Pour nager là, il fallait être modeste. Et pragmatique ( plein de place). Devinez qui plongea ? Des femmes, uniquement des femmes…749844524_928519fa97.jpg

Et là, nous eûmes, entre moyennes, quelques semaines de bonheur sans mélange. On avait de l’indulgence pour la fausse moyenne qui filait façon Dents de la mer, on doublait sans éclabousser la natation sur ordonnance, on nageait en harmonie, épanouies dans la moyenne, presque amies, même si on avait du mal à se reconnaître une fois enlevé le maillot Speedo-Nike, les lunettes et le bonnet caoutchouté en versions variées.

Un « rapide » en quête de victoire facile nous rejoignit, hélas ; sans concertation ( oh, juste un ou deux sourires humides) nous l’eûmes. L’une d’entre nous fonçait sur une longueur, il suivait, frénétique, elle s’arrêtait pour souffler, une autre partait en flèche, il suivait, frénétique. En dix allers-retours, on n’en parla plus, on le vit tanguer vers les douches

Le type qui vient toujours nager avec un bonnet rose nous rejoignit. J’avais depuis longtemps repéré son crâne fluo. Adoubé.

Mais ça ne pouvait pas durer, tant d’harmonie. Des rapides qui ne s’étaient autorisés que d’eux-mêmes se firent jeter, et nous rejoignirent, de méchante humeur.

Et surtout, les nuls déboulèrent. Ils avaient pourtant une ligne non étiquetée à leur disposition, mais voilà, ils aspiraient au moyen. Fallait-il bloquer l’ascensceur sportif ? Les nuls pourtant n’étaient pas tendres, ils ne voulaient partager ni avec les enfants aux gestes saccadés, ni avec les anciens.

Des discussions la main crispée sur la mosaïque, s’ensuivirent : « Respectez la ligne ! ». On se serait cru au PC d’antan.

L’été finissait par s’annoncer, les nageurs se multipliaient, les moyens flippaient. Là-bas, les rapides aussi : les moyens envahis avaient tendance à venir faire un tour.

Moi, je m’entêtais. Moyenne j’étais, moyenne je resterai. Mais ça devenait difficile de n’entendre que le bruit sourd de l’eau pendant que je triche ( coup de talon sur le bord) , de contempler les reflets psychédéliques des nocturnes, d’éviter le type qui n’avait pas compris qu’une ligne c’est comme une route, on tient sa droite.

Et puis il y eut ce jeune homme, qui réussissait ce prodige : nager beaucoup, énergiquement, avec les gestes requis, sans jamais avancer. Pire, une fois sur deux, question de profondeur, il s’interrompait soudain et trottait paisiblement jusqu’au bord. Derrière, tout le monde se télescopait, surtout les nageurs dos. Des rapides stupéfaits s’interrompaient pour assister à l’embouteillage. Des marmonnements privés auraient du l’alerter, mais rien.

Je le coinçai contre le rebord, féroce : « Et pourquoi vous vous arrêtez en plein milieu ? »

Moustache naissante, yeux rougis, il n’était pas beau, ni laid. Il battit lentement des paupières, longs cils, quelque chose vacillait en lui : « Quel intérêt de nager quand on a pied ? " Quel intérêt de venir si on ne veut pas nager ?"

J’allai alors, d’un pas ferme quoique dérapant, le balancer au MP3 participatif.

« Ouais, c’est pas facile », me répondit-il, très las. « Où il est, ce con ? » Il me semble que c’est celui qui a craqué un mardi en balançant, décibels majeurs, la musique de l’aqua-gym sur tout le bassin, nous obligeant soit à endurer une avalanche de techno bas de gamme, soit à nager sous l’eau et rien que sous l’eau.

Deux jours plus tard, oublieuse et fringante, j’arrivai. Une nouvelle pancarte était apparue en bout de ligne : nageurs lents. Personne, évidemment. J’eus honte.

Cette fois, j’ai été trouver un autre MP3, encore frais. « Enlevez-tout », lui dis-je. « Pas de tri, rien du tout . J’ai fait sportive, j’ai fait moyenne, je ne ferai pas lente, je voudrais juste nager, quoi. Quand c’est mélangé, finalement... Ca vous arrive, de nager, à vous? ».

«Moi je suis pro, en fait », me dit-il gentiment, me laissant entendre qu’il disposait d’un bassin pour lui tout seul, ou bien lui et ses pairs. « Vous comprenez, mélangé, de fait, c’est mélangé, mais dès que c’est mélangé, les gens veulent des lignes particulières. Faut comprendre, aussi. »Je ne sais pas où ils les recrutent, ces maître-nageurs pensants.

« Ah oui, et vous de là haut, vous triez comment ? »

Il s’est marré – gaillard de presque deux mètres, pas un millimètre de muscle flapi, peau d’ébène, mort d’ennui sur sa chaise pliante : « Moi, j’ai pas le droit de vote.. Devriez essayer les lents, c’est cool, pour l’instant… »

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ps: et sur ce,amis nageurs, direction l'océan.

 

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Tous les commentaires

J'en connais qui vont dire que tu nages en eaux troubles... alors qu'elles sont on ne peut plus claires, chère Dominique. Mais fais gaffe! Dans l'océan aussi, il s'en rencontre, des trolls de pois(s)ons...

ça commence à en faire beaucoup en gris...

Superbe texte Dominique, si "drôle" et si vivant.

 

Sacré coup porté à Mediapart que le départ de Dominique Conil.

-...et un découragement de plus, un, faut dire qu'il y a de quoi, "merci" au Gourou et à ses adeptes...

 

Bon vent à vous Dominique!

Et merci pour ce dernier texte!

'

Je ne pense vraiment pas que le gourou y soit pour quoi que ce soit, Axel, sur ce coup-là.... Mais bon, croisons les doigts pour qu'elle revienne vite !

Pas sûr, chère grain de sel, pas sûr et je ne pense pas que rester les 'doigts' croisés suffise.

'

Si, Joha, je suis sûre.... Elle va nous revenir bientôt !

Je précise donc mes interventions laconiques, grain de sel.

 

Concernant le retour de Dominique, oui, je l'espère pour bientôt évidemment.

 

Mais à propos de la qualité du journal et de celle du club - laquelle qualité intéresse Dominique et bien d'autres d'ailleurs - si nous restons les doigts croisés, concernant certains propos et certaines interactions entre les commentateurs, qu'en adviendra-t-il ?

 

Sur ce, je retourne à ma lecture du journal, bonne journée Clin d'oeil

Pas directement bien entendu, GdS, car effectivement il choisit soigneusement ses têtes de turcs parmi les "solitaires" et les "impopulaires", alors que des Conil, Lelièvre etc n'entrent pas dans son "système de boucs-émissaires à harceler et à faire harceler".

Indirectement dans la mesure où c'est toute l'ambiance du Club qui a fini par se dégrader au fil des mois en petites zizanies et attaques minables et personnelles, comme une contagion insidieuse.

 

Les Conil , Billy, Rödel, Kairos etc sont bien trop hauts-perchés pour lui bien entendu, mais même eux finissent par être incommodés par les flammes constamment entretenues partout autour "en contrebas".

'

Oh, cela m'étonnerait beaucoup, en effet, que le loup-garou n'y soit pas pour quelque chose...

Dominique Conil comme moi a eu une contrariété avec un petit coq de la rédaction de "Mediapart", ce qui aide beaucoup à tirer les conséquences du réel niveau du journal. Mais contrairement à moi elle n'a pas pris la précaution de l'abonnement de deux ans, qui seule permet de se garantir de rester abonné quelque soit la prestation obtenue en retour.

Elle n'a jamais été intéressée par les trolls, il n'y avait rien de pathologique dans sa participation à "Mediapart".

On la retrouvera sans doute en librairie, dans la presse, ou ailleurs sur internet.Voire sur "Mediapart" dans quelques mois, pourquoi pas ?

 

Ce ne serait donc pas la faute du loup-garou ? Zut, pour une fois qu'on tenait une hypothèse scientifique...

Pour éviter ce genre d'instrumentalisation, je préfère vous informer de ce qu'elle m'a dit: elle sera de retour après le 12 septembre («lorsque j'aurai à nouveau une connexion»).

C'est vrai: ce sera dur de tenir jusque là. Je sais que vous serez forts.

Bonne nouvelle, d'autant qu'elle m'avait écrit autre chose le mois dernier, mais nous ne violerions pas de correspondance privée sur "Mediapart", même si le cas n'était pas prévu par la charte (en partant du principe que les messages privés sont bien privés)...

Vous avez 999 fois raison, Beber. C'est pourquoi je ne me serais pas permis de le révéler si je ne lui en avais pas demandé la permission.

PS. Comme tout ceci n'a pas grand chose à voir avec l'objet du billet, je continuerais bien cette conversation par messagerie privée.

Avec grand plaisir.

Ah ! Ce n'est donc pas le loup-garou. Ils trouveront autre chose.

 

Cher Vincent Truffy, voudrez-vous transmettre mes salutations médiapartiennes à Dominique Conil, à la mi-septembre ? Je ne serai sûrement plus là. Merci.

Cher Melchior,

A votre place j'attendrais d'être réellement absent dans la durée pour dire que c'est arrivé.

A ma connaissance dans les shootés du club seul Armel Le Bail y est parvenu.

Je ne serai pas là à la mi-septembre, je pense.

C'était hors-sujet, je répondais à Axel, mais ça n'a rien à voir avec le sujet du billet...

 

Bonjour Dominique,

Je patauge dans le plaisir après vous avoir lu !

Mais svp ne lâchez pas le plongeoir pour l'éternité.

Un de mes fantasmes a toujours été d'avoir la clef de la piscine d'à côté pour m'y glisser la nuit.

Fendre l'eau façon truite ou crabe...

 

 

 

 

Merci pour ce bon texte, raffraichissant ! Moi je dirais comme "MP3" : essayez les lents. On peut facilement partir quand ils finissent doucement leur longueur : ils ne nous rattrapent jamais. Et c'est un plaisir de pouvoir compter sur le narcissisme humain, qui garantit à long terme la tranquilité de ce couloir au titre infamant...

Et puis, pourquoi se presser ?

PS : le gris, c'est pour de rire ?

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Un billet si bleu juste le jour où on passe en gris, quel paradoxe, Dominique ! Merci pour cette fable chlorée juste comme il faut... dans laquelle le monde entier peut se contempler...

Reviens vite. On ira au petit bassin, là où personne ne pourra nous éclabousser !

"Vous comprenez, mélangé, de fait, c’est mélangé, mais dès que c’est mélangé, les gens veulent des lignes particulières."

Ils sont charmants, ces maîtres nageurs pensants, je les aime comme au premier jour.

J'ai adoré cette fable rafraichissante, avec les femmes moyennes et fières de l'être, et le jeune homme et ses questions existentielles. Si on s'arrête pour les penser, on est bon pour du sur place qui vous coule. Mais pourquoi pas, une fois de temps en temps ?

Bonnes vacances Dominique et à toujours.

A Paris, j'étais copine avec les maîtres nageurs, et , le soir quand la piscine était vide, on nageait, sans ligne, pendant une heure.

Dans ma piscine à Hamburg, il n'y avait pas de ligne d'eau et personne le matin. Un rêve de piscine!

Comme il est drôle votre billet et comme j'ai ri! Cette façon de toujours vouloir classer les individus dans une ligne d'eau est très mode! Moi, celui que j'ai préféré c'est celui qui fait du surplace: il sème la zizanie . Vous m'auriez sans aucun doute dénoncée au maître nageur et c'est pas beau, car moi aussi je j'adore faire mon aqua-gym mais sans musique, sinon, ça fait trop tendance....Toute cette histoire me fait penser aux expériences de jardins partagés qui ont lieu sur des friches dans quelques villes, il faut des règlements collectivement élaborés et bien pensés et là, on patauge forcément!

Et pas aussi un peu aux autoroutes avec votre 4L, nadja ? Il y a une voie "véhicules lents" que personnne ne veut prendre... Moi, à la piscine, j'emprunte souvent la bande d'arrêt d'urgence, surtout quand il y a un plongeoir au-dessus de nos têtes... Et à la patinoire, je vous dis pas. Une fois des habitués m'ont apporté une chaise pour que je puisse finir la circonférence de la patinoire que j'avais commencée une bonne demi-heure avant, accrochée à la rambarde !

J'ai fini devant un grog à la cafeteria...

Un billet pétillant et écrit avec talent.... le bonheur si on veut !

Merci Dominique.

Tiens c'est drole, je ne suis souvent amusee aussi de ce tri selectif des piscines francaises ! ici en Allemagne, pas de tri, ca nage, ca se croise, ca passe en dessous quand on juge que cela ne va pas assez vite ! Pas de probleme, mais ca s'engeuele aussi les jours d'affluence, c'est inevitable, en allemand, c'est cool quand on est pas allemand : ich verstehe nicht, was? Et comme c'est complique de dialoguer dans une piscine !!! Moi perso, en france je suis toujours dans la file du milieu, je nage, oui, mais moyennememt tout :) et j'aime ca !!!

C'est toujours aussi fabuleux de te lire, Dominique. Un pur bonheur...

Pour ceux qui ne savent pas comment attendre le retour de tes billets, un seul conseil : plongez (le verbe est volontairement en lien avec ton texte) dans En Espérant la guerre, chez Actes Sud, ton roman :

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que je continue à appeler En attendant la guerre... ça m'a frappée quand tu m'as dit que c'était son premier titre...

Et puis vivement le 12 septembre, puisque Vincent a vendu la mèche, je peux le répéter, pour te lire ici, et nos cafés pour refaire le monde et le livre ;-)

A la piscine : choisir le fond, pour nager. Il n'y pas grand monde, pas de ligne pour vous contraindre, et le plafond est plutôt drôle à voir. Un conseil, cependant : mieux vaut éviter les bouches d'aspirations. On n'y est pas bien.

"On n'y est pas bien" ;-)))))))

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Bastien Vives, Le Goût du chlore...

Superbe BD. Je recommande aussi.

C'est vrai que nager sous l'eau, "cool"...

Merci de ce très beau texte, très humain, sur la quête d'une satisfaction/perfection qui n'est pas de ce monde tant nous ne sommes que des hommes et que, même dans une piscine vide, certains egos surnageraient quand même, rien que pour faire suer le voisin...

Décidément, Dominique et l'écriture : "these are words that go together well" .

Welcome back in the swimming pool, Dominique,

Joha

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