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Fallait-il publier Limonov?

Le monsieur qui pose cette question, et y répond, se nomme André Epaulard «en campagne pour être élu sénateur Modem» et président du CULET (Comité pour une littérature éthique)". Il voit, dans la récente parution de Mes prisons, d’Edouard Limonov, un «complot rose-brun», pas moins.

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A part ça, le livre, qui relate le séjour de l’écrivain dans les prisons de Saratov  entre 2001 et 2003, se porte bien. A part ça, l’auteur empêché de quitter la Russie ,  qui se retrouve régulièrement interpellé lors des manifestations anti-Poutine,  a  annoncé  début mars qu’il se présenterait aux élections de 2013.

A part ça encore, le texte d’André Epaulard, hébergé par le site Causeur de la journaliste Elisabeth Lévy, que j’ai reçu à trois reprises par mail, surprend tout de même par sa virulence, venant d’un lieu aussi tempéré que le modem.  Y aurait-il vélléité de censure dans le parti du milieu ? « D’aucuns  [Limonov]  le tiennent pour un écrivain majeur de ce temps, c’est surtout un monstre et ceux qui diront que ce n’est pas incompatible sont bons pour un stage de rééducation démocratique à la prochaine université d’été du Modem » . Il se conclut ainsi : « C’est un jour tragique pour l’édition et la démocratie. Mais nous nous battrons. Jusqu’au bout. Les stylos pétitionnaires sont déjà dégainés. »

Dégainés peut-être mais discrets à ce jour. Monsieur Epaulard pense que nous avons échappé de peu, à l’orée des années 90, à un complot rouge-brun. Il se défie des extrêmes, on s’en doute. Et Limonov, c’est au moins une chose de sûre, est un homme extrême.

Dans la presse, on écrit beaucoup: Limonov, auteur sulfureux. Histoire ne pas oublier ses engagements, histoire aussi de ne pas trop en parler. On l'éxonère un peu vite. Et pourtant, sil est une raison de lire son livre, et si vous êtes pressés, filez directement vers la vidéo d'en bas.

Grandi à Karkhov, Ukraine, auteur déjanté  expulsé d’URSS en 74, égaré dans le New York dropped out, écrivain connu en un seul roman, Le poète russe préfère les grands nègres ( qui plaît moins aux Etats-Unis, où l’on préfère les dissidents reconnaissants) le voici en vue et en vogue à Paris, pour des années productives. Une dizaine de romans et nouvelles, inégaux et passionnants. Ecrit dans l’Huma ou l’Idiot international.

A Libération, on suit comme un feuilleton ses démêlés épiques avec l’administration lorsqu’il brigue la nationalité française ( et l' obtient). Enfin un dissident punk Et si en fin de soirée Limonov parfois en tient pour Staline, on attribue cela à son goût de la provocation. Erreur. Ce fils d’un officier du NKVD [1] aspire à l’autorité. Ce qui le rend sympathique, c’est que,  confronté à ladite autorité, il opte sur le champ pour l’opposition la plus brimée.urzhum.jpg

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De retour pour la première fois en Russie, il publie dans l’Autre Journal un texte superbe sur la ville de son adolescence, hébétée par la chute du communisme, tristes avenues où les jeunes, entre survie et alcool, n’attendent rien de cette perestroika qui passe loin d’eux. Et puis…

 

…Le voici supporter fervent de la Serbie. Une vidéo pèsera lourd dans le silence qui va ensuite l’entourer. On l’y voit  frémissant aux côtés de Karadjic, le psychiatre-poète-criminel actuellement détenu à La Haye. On l’y voit pointer une kalachnikov sur Sarajevo assiégée, et tirer. Qu’importe que Sarajevo soit hors de portée, et le tir une esbrouffe, l’image reste.

 

Limonov et Karadjic

 

D’autant qu’ensuite – toujours rock , toujours écrivant ( mais plus rien n’est publié en France après 1993, alors que ses livres, par contre, se vendent beaucoup en Russie) – le voici en train de co-fonder le Parti National Bolchevique, improbable coalition usant de l’imagerie fasciste, mais aux positions plus complexes qu’il y paraît.[2]  Fréquentant le beau monde de la droite extrême : Jirinovski populiste d’extrême droite, qu’il présente à Le Pen.. Anecdotique dans les années Eltsine.

Mais pas sous Poutine 1er. En 2001, Limonov et quelques compagnons sont piégés au fin fond de l’Altaï, accusés de complot contre l’Etat. L’affaire est montée, vingt ans de prison potentiels.  C’est là que commence le livre.

arrstation limonov

En attente de jugement, Limonov, la soixantaine  bien sonnée, se retrouve à Saratov en compagnie de combattants tchétchènes, voleurs,  tueurs, violeurs, drogués, profiteurs maladroits, avec stage temporaire dans une prison disciplinaire. Deux, trois quatre par cellule, allers-retours vers le palais de justice et occasion de rencontres.  Russie envers du décor, hors Moscou ou Saint- Petersbourg, où les fortunes rapides, la disparition des balises éducatives ou sociales ont fabriqué une génération de zeks, tueurs consciencieux et voleurs émérites, régis par cet axiome : « Etre victime, c’est manquer de talent ».

Il y a les prisons rouges, celles qui sont gérées par l’administration, les plus redoutées. L’arbitraire est l’ordinaire.

Il y a les prisons noires, celles où le milieu a pris le pouvoir, on les préfère. Le caïdat a sa logique, et ses indulgences.

Il y a les peines, écrasantes, et que nul système de libération anticipée ne vient corriger.

Limonov, en prison, l’écrit : il s’y sent à sa juste place.  Pour la première fois peut-être. Il voit dans ses compagnons une extraordinaire réserve d’énergie et de créativité, un gâchis. Il disserte sur Lénine, refile à ses co-détenus les œuvres de Douguine, théoricien du PNB, et note ces histoires, qui dans quelques mois, après le procès, disparaîtront dans les prisons pour peine, dont on ne sort pas toujours vivant, loin s’en faut.

Séjour en prison salvateur. Hors Russie, on signe pour sa libération ( pas grand monde, en France), mais les dissidents d’autrefois, tels Boukovski, ou la veuve de Siniavski, se mobilisent.  En Russie même, à sa libération il est accueilli par une partie des défenseurs des droits de l’homme. Son journal, Limonka, pamphlétaire, agressif, punk et irrémédiablement incorrect, séduit une fraction des jeunes.

 Face à Eltsine, Limonov prônait la pureté du bolchevisme autoritaire.

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 Face à l’autorité de Poutine, le voici tenant des élections libres et allié à Kasparov, viré du PNB… pour dérive démocratique, en somme. Les nasboly, les  quelques milliers de jeunes qui le suivent , sont durement condamnés. Quelques-uns tués. Anna Politkovskaïa,  ou encore Lev Ponomarev, peu suspects de faiblesse envers le national-bolchevisme,  soutiennent désormais ces jeunes  rebelles qui sont de toutes les protestations. On salue leur courage, leur révolte.

D’autres s’y refusent : ils se souviennent des « Staline, Beria, goulag » scandés par le PNB des années 90.

Dans un pays qui aura successivement connu le pire du communisme et étrenné le pire du capitalisme sauvage,  toutes les catégories politiques ont vacillé. Et ainsi Limonov, ennemi déclaré des oligarques, est-il de toutes les manifestations lors des comparutions de Mikhaïl Khodorkovski, l’ancien pdg de Ioukos. 970530-gf.jpg

Monsieur André Epaulard président du CULET a-t’il seulement lu Mes prisons ? A l’évidence, non. Et il a eu tort. Un grand Limonov, estime l’écrivain Emmanuel Carrère dans le Figaro. Peut-être pas : écrit à chaud, in situ, rageur, compilé dans l’urgence, entre extinction des feux et baluchonnage. C’est aussi ce qui fait sa force. Non un de ces récits de prison lissé par le temps, mais un témoignage direct, à l’arrache, par un homme qui sait conter. Limonov sait parler des gens.

 

Un million de prisonniers en Russie dont les conditions se sont largement dégradée depuis Poutine. Un continent noir. La video ci-dessous, filmée par un gardien, sur une rouste « préventive » en prison est en ligne depuis un an.  Mesures disciplinaires contre les cogneurs ? Non, poursuites contre Lev Ponomarev, qui l’a diffusée.. L’année dernière, le jour même où Poutine en visite remontait les bretelles d’un Sarkozy muet à propos des prisons françaises, quatre détenus étaient massacrés dans une prison du nord de la Russie, pour avoir protesté contre les conditions de détention.

prisonniers à Ekaterinburg

Et le silence depuis, de retomber. N’en déplaise à monsieur Epaulard, le très bruyant Limonov devient alors indispensable.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur Edouard Limonov et surtout les jeunes nasboly, lire l’article  d’Emmanuel Carrère dans XXI. Pas exempt de complaisance, parfois, mais remarquable.

http://fr.metapedia.org/wiki/Edouard_Limonov 

Mes prisons, Actes Sud

 

Photo Limonov en majesté: Samarets



 

 

 

 



[1] NKVD qui deviendra ensuite KGB, puis l’actuel FSB.

[2] Le programme du PNB, pour les dernières élections, avec toute une batterie de dispositions sociales, évoque davantage le NPA que le fascisme en marche.

Tous les commentaires

C'est donc un livre à lire ?

Ce Monsieur André Epaulard n'est pas connu du MoDem, n'est pas adhérent et inconnu de la direction du MoDem. Il semble même qu'il n'existe pas. André Epaulard est un personnage de roman "Nada", mis en film en 1973 par Chabrol, qui traite de politique apparemment sur le même sujet (alliance communiste-fasciste). Le CULET, Comité pour une littérature éthique, dont il se proclame président, ne paraît pas exister non plus, en tout cas aucune trace sur internet. Ce doit être une supercherie, une farce ou une manipulation.

Chère Marie Anne Kraft, je ne découvre votre commentaire que très tardivement. Oui, André Epaulard est bel et bien un personnage de Nada c'est d'ailleurs indiqué dans l'un des commentaires du site le Causeur. Néanmoins, le titre de candidat aux sénatoriales pour le Modem aurait du alerter ce dernier, puisque le texte lui a été transmis, sans réaction de sa part pendant un mois. Et bien sur, pour collaborer au Causeur, il faut dire qui l'on est...

Le CULET!!! Si on se laissait aller... Pauvre Monsieur Epaulard!

Mais comment vous faites pour lire aussi vite ? Même pas fini de corriger les fautes! Oui, Beber, c'est à lire.

kairos Limonov est publié depuis longtemps! "Le poète russe préfère les grands nègres" date des années 80... Va-t-on en revenir à des choses comme l'interdiction de Pierre Guyotat sous Pompidou? L'ordre moral voudra donc toujours "faire la peau" à la littérature? L'éternel procès...

Désir de censure, Kairos, pas censure réelle. Et venue des rangs du Modem, pas du gouvernement.. Mais c'est vrai, Limonov - 67 ans depuis peu, il est né avec la victoire de Stalingrad, somme toute - est publié en France depuis longtemps. Avec une interruption de publication après le début des années 90, lorsqu'il est devenu infréquentable.

kairos Est-ce plus rassurant? La censure ne vient-elle pas souvent "d'en bas"? du "désir" d'un "groupe de pression" auquel se range le gouvernement? Que la littérature soit contestée comme "zone affranchie", cela fait toujours retour...

j'pige pas: le comité de soutien de limonov, c'était très puant les vieilles culottes sales de l'extrême droite auto-complaisante: un livre, publié par l'éditeur du journal de déat (& déat et le n.p.a., une petite note bas-de-page suffira...): bric-à-brac des lettres, mails pour soutenir le pauvre homme arrêté parce que trois de ses gars auraient eu des mitrailleuses (c't'anodin) dans leur sac à sa demande, tandis que lui s'dostoievskait innocement dans la taïga, des gars rasés frais-frais; les anti-fascistes conséquents ne rigolent pas avec le p.n.b.: plus qu'imagerie, faucille & marteau noirs sur fond blanc dans un cercle rouge, c'est pas staline la référence, c'est hitler; si limonov a continué sa propagande en taule, il pas changé: lire lénine ne favorise pas des masses l'ouverture d'esprit(...); il était à sa place en taule? punk, pour un dico américain des années cinquante ça veut dire celui qui voudrait avoir les manières d'un véritable caïd et ne les aura jamais; certaines et certains le savent et parodient leur désir, commun à celui des skins (quand les derniers l'actent); "tout ça n'était rien, la russie vaste machine à laver" - c'est ça?

Eh bien le contraire, à peu près. Désolée, c'est franchement un peu long, mais précisément, le point de départ, outre le monsieur du modem, c'est précisément la présentation un peu tronquée qui est faite de Limonov. Par contre, sur plusieurs choses à moduler: oui, il y avait comité de soutien d'extrême-droite lors de son arrestation. Mais la pétition qui a contribué à sa libération était signée d'écrivains ( Picouly, Tillinac, Benoit Duteurtre), journalistes ( Neuhoff), anciens dissidents (Boukovski, la veuve de Siniaski), était relayée en Russie par divers piliers des droits de l'homme. Donc pas exactement l'extrême gauche, mais pas non plus l'extrême droite. Non, justement, tout cela n'était pas rien. On peut bien sur, classer en gentils et méchants, pas compliqué. Ce qui est plus compliqué, c'est Limonov lui-même, et les repères politiques russes. Enfin, sur le pnb: pas d'antisémitisme ( ce qui en Russie, no pose pourtant pas grand problème), contre la guerre de Tchétchénie, et un programme au dernières élections avec prix du gaz, de l'électricité plafonnés pour les plus pauvres, ndemnisation des ruinés de 1992, etc.. Et le tout, vous avez raison, avec photos de brassards rouge et noir, évoquant à la fois Staline et Hitler, tout pour plaire. Dans l'intervalle, comme indiqué, Limonov a été viré du pnb car trop démocrate. On peut appréhender les choses de notre point de vue franco-français, on peut aussi essayer de les appréhender vues de là bas, dans leur complexité. Le sursaut nationaliste russe est venu, entre autres, du sentiment d'être à la fois incompris et jaugés par l'Occident.

Aïe, deux mois que je voudrais le chroniquer dans le Bookclub. Pas encore eu le temps. ça viendra. Merci pour cet article nécessaire, Dominique.

non, non pas franco-français, l'regard; là bas, certes: alors, allons-y: la perestroïka, ce n'était pas les perdus seulement du "marche (oui les vouchers furent la catastrophe, et le porno à budapest aussi) ou faible": voyages, livres libres & liberté de circuler, ou parler, et oui, appart', gaz, kopeks le métro, - merci le comité central, merci les centrales d'achat d'usines; et le plus beau marché de moscou, capitale libérée de son impérialisme, c'était l'arrivée des surprises de toutes les nations libres, au service du retournement des avidités; cétait aussi: congrès de cosaques chapkaisés para-militaires et ce que vous dites, sur la place pouchkine, ou au ciné central de léningrad; et dans limonka, quoi pour les libertés sexuelles déjà réclamées par reich en 1924? c'est pas trop autorisée, l'homosexualité, chez les frais-frais bras tendus, on casse du pédé à moscou; quant aux écrivant cités: mérite, mérite à eux de s'imaginer un frisson déviance depuis où qu'ils écrivent, car, n'oublions pas, fig-mag, l'âge (tranchante hache) d'homme, besson et tutti: alléluia sainte guerre (au passage, ce n'est pas exactement tombeau pour x-mille soldats mis en scène par vitez); et le sursaut pan-russe est un vieux fantasme dans lequel les écrivains-vains à la recherche etc d'une envergure égale à celle d'un territoire (planant sans doute une mégalo-jointure de sa taille à leur importance) qu'ils croyent leur, finirent par sinuer après le premier souffle de leur début: une carrière ampleur prophète (souvenir d'une boutade dans les moscovski komsomolets au moment du retour de soljé en russie par vladivostok comme s'il se prenait sans doute pour le soleil...) - dosto, donc, et solj, et limo, plus actif - mais vraiment, plus méritoire? plus (...) je ne sais - certainement pas tchékov (...) sur son île: sans être lourd, enfin, trop: limonov, ce n'est elfride jelinek; c'est elle la vraie punk, et la revue manuskript, et, sans le pouvoir assurer, je ne doute pas que la russie des mêmes années produisit sa jelinek (et n'oublions pas de dire que céline aussi fut à new york: eh bien quoi, est-ce qu'il y décrivit le fordisme?) - et je ne voudrais pas paraître faire le procès du passé d'un humain, mais où en est-il, et s'il écrit et s'il est publié, que dit-il de la haine qu'il distilla dix, quinze années durant? tout le monde change, encore faut-il le faire (...)

Excellent article ( je n'en dirai pas autant du volapuk illisible et ridiculement branché d'eloi.royer ), qui rend parfaitement compte de ce personnage de voyou mondain, sans conscience politique, violemment lyrique, toujours entre deux verres, qu'on croisait, il y a vingt cinq ans, dans les dîners parisiens. Cela dit,précisons que beaucoup de ceux qui ont signé pour sa libération protestaient d'avantage contre les méthodes de la justice russe que pour soutenir les idées nauséabondes d'Edouard Limonov.

Vous avez raison de le rappeler, et il en va de même - du moins avant son rapprochement avec Gary Kasparov - pour les anciens dissidents, les militants des droits de l'homme russes, qui connaissent la réalité judiciaire et l'ont défendu au nom des principes. Ce qui en Russie poutinienne demande du cran. Voyou mondain peut-être, mais écrivain de talent. En prison on lui demande, "écris-le, toi". @ Kairos. Bien sûr! D'autant qu'ici, peu importe le texte, c'est de la censure par anticipation. La biographie occulte la bibliographie, on a déjà vu ça. Mais vour noterez aussi qu'une vélléité de censure émeut moins qu'un entrisme à l'ALM.. @ Eloi Royer. Pas sûre de complètement vous suivre. Mais en résumé je ne parierai pas sur la cohérence politique de Limonov. Dans la mesure où il est embastillé presque une fois par mois en manifestant pour la démocratie ou la justice, on peut dire qu'en action, il a radicalement changé. Et unaninement, on reconnait à Limonov un courage certain. Dans Mes prisons, qui remonte à 2002-2003, oui, il prête les livres de Douguine ( mais d'autres aussi), et à un moment part dans une diatribe anti arménienne qui laisse perplexe. Mais il aurait pu amender son texte pour l'édition française, et ne l'a pas fait. A pendre tel que ou à laisser, quoi.

voilà, ouais, c'est ça: fanon écrit: "n'ai-je pas du fait de mes actes ou de mes abstentions contribué à une dimininution de la réalité humaine" le reste m'intéresse pas trop, le mondain décalé et tout; parce que oui, un de ses motifs, c'était toujours "la défense" des anciens colonisateurs russes, minoritaires seulement, dans les républiques indépendantes maintenant de l'ancienne union soviétique - et j'voulais dire que son regard sur moscou désolée était sans doute déjà biaisé, par nostalgie, l'empêchant de voir quoi d'agréable aussi naissait et d'inverse aux habitudes; (quant à écrire, branché je le suis sur quoi passe à ma pensée à la manière que ça passe : c'est pas branché de pas juste être aisément posé - et comme on est pas prévenu à l'inscription que le nom écrit apparaitra comme écrit, j'ai tout mis, mais j'm'en fous, j'y tiens pas, c'est déjà beaucoup un prénom (...), éloi donc.)

Toute opinion, si juste soit-elle, ne vaut que si on la rend un minimum intelligible aux autres. Or votre prose est strictement incompréhensible.

Ce Monsieur André Epaulard n'est pas connu du MoDem, n'est pas adhérent et inconnu de la direction du MoDem. Il semble même qu'il n'existe pas. André Epaulard est un personnage de roman "Nada", mis en film en 1973 par Chabrol, qui traite de politique apparemment sur le même sujet (alliance communiste-fasciste). Le CULET, Comité pour une littérature éthique, dont il se proclame président, ne paraît pas exister non plus, en tout cas aucune trace sur internet. Ce doit être une supercherie, une farce ou une manipulation.

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