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Marche des Indignés - 26/09- Réforme

Même si nous sommes plus forts qu'avant, nous avons besoin de nous adapter à une nouvelle situation. Et c'est ainsi qu'hier nous avons fait l'effort d'une réforme interne. Les commissions ont été redéfinies, ainsi que les membres qui en prennent la charge.

Ste. Geneviève, 26 Septembre, 63 è jour de la Marche vers Bruxelles.

26 km depuis l'Isle Adam

Chers Tous,

C'est bon d'être en route. Le rythme des pas sur la pierre me manquait. Et c'est bon que nous soyons nombreux. De l'enthousiame révolutionnaire tout neuf, c'est ce dont nous avons besoin.

Même si nous sommes plus forts qu'avant, nous avons besoin de nous adapter à une nouvelle situation. Et c'est ainsi qu'hier nous avons fait l'effort d'une réforme interne. Les commissions ont été redéfinies, ainsi que les membres qui en prennent la charge.

La Commission de l'itinéraire n'a pas eu besoin de réorganisation. Elle fonctionne mieux que jamais, grâce au camarade Abel, qui nous a rejoints la semaine dernière depuis l'Espagne. C'est notre nouveau chevalier, remplaçant le camarade Canario du Vénézuela, resté pour le moment à Paris.

Abel sait lire une carte et prendre les routes les plus intéressantes. Il part devant à vélo et il place des pancartes à chaque carrefour jusqu'à la place d'arrivée, avec le décompte des kilomètres. Il a impeccablement guidé le groupe à travers les banlieues parisiennes. Cela fait une chose de moins dont se soucier.

La communication, c'est une autre histoire. J'ai reçu un message d'une connaissance de la commission Communication de Sol, disant que c'était impossible de nous contacter. Aussi bien Barcelone que Madrid nous enjoignent de bâtir des canaux pour l'échange d'infos, faute de quoi ça leur deviendra impossible de nous appuyer de quelque manière que ce soit.

Les gens qui ont formé la commission d'information depuis le début de la Marche, mais dont personne ne sait vraiment ce qu'ils fabriquent, on ne tient plus compte d'eux. On est en train de créer une nouvelle commission, et ça ne peut être que meilleur qu'avant. Le camarade Getafe est actif dans sa formation. C'est l'une de nos pièces maîtresses, un marcheur assidu ayant assez de patience pour assister à toutes les assemblées.

La partie logistique de notre marche est tout de même un des problèmes les plus contraignants pour le moment. Nous sommes plus nombreux qu'avant, mais nous faisons moins de publicité et nous comptons moins de soutien populaire. Cela signifie que les rations ont baissé. Le petit-déjeuner est réduit à un seul morceau de pain au lieu des délicieux banquets que nous savourions en Espagne. Heureusement, il y a toujours du café.

Une contribution importante à notre approvisionnement de bouche provient de la commission tout juste créée; celle du Recyclage. Ils récupèrent du pain de la veille dans les innombrables boulangeries. Beaucoup d'entre elles nous en font le don. Il arrive même parfois que des pâtisseries fraîches y soient ajoutées.

Aujourd'hui, nous avons fait une marche ensoleillée depuis les collines boisées du nord de Paris puis sommes revenus à des plaines. J'ai remarqué que les gens sont bien plus concentrés sur Bruxelles et les grandes villes. Ils ont l'air de ne considérer les villages sur notre route que comme des endroits où se poser et dormir. J'ai aussi remarqué des signes de fièvre qui circulent ici ou là. Les nuits sont maintenant plus longues que les jours, les températures s'effondrent quand l'obscurité arrive, et l'intérêt des gens pour les assemblées est réduit.

C'est le Nord, le pays où les gens qui restent habiter dans ces villages rentrent à six heures, et ferment les rideaux.

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Retrouvez l'original en anglais avec les photos sur le blog "Spanish Revolution"
Comme les autres billets sur la Marche, celui-ci n'est pas de moi, mais juste une traduction que j'en fais aussi souvent que je peux

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