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Pourquoi toujours cacher l'histoire derrière la géographie ?

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(Recto verso de la carte de voeux de Gérard Charasse, Député de l'Allier)

 

 

A la lecture de différents articles écrits, sur Médiapart, sur d'autres médias, je me rends compte qu'il existe toujours un amalgame récurrent, insultant et diffamant commis, oralement ou par écrit, sur la Ville de Vichy et sur les Vichyssois..., ce, au nom d'une facilité de langage bien commode, qui consiste, soit-disant, à éviter les différentes redites...

Sachant qu'il conviendrait de cesser de cacher l'histoire de France derrière la géographie de la Ville de Vichy,il y a, comme le précise « Le Petit Larousse illustré » ou tout autre dictionnaire de langue française, une énorme
différence entre :
- « de », qui est une préposition servant à marquer l’origine (ex : « Je suis de Vichy », « Je reviens de Paris »),
- « à », qui est préposition utilisée pour exprimer un rapport de tendance
(ex : « aller à Paris », «le Gouvernement Pétain installé à Vichy »…),
de situation (ex : «être à la campagne »), de provenance (ex : «boire à une source »).

Donc, tout est affaire de sémantique :

1°) – Donner à un gouvernement le nom de son dirigeant (Premier Ministre ou Président du Conseil des Ministres), ce qui se fait toujours, participe à la manifestation de la vérité
dans la narration des faits historiques, mais, fait partie des règles
essentielles de la grammaire française.

2°) - Donner à une loi le nom de son auteur (un Député, un Sénateur, un Ministre d'État, un Ministre, un Ministre Délégué, un Secrétaire d'État,ou, tout simplement un Gouvernement dans son ensemble), ce qui se fait toujours, participe à la manifestation de la vérité dans la narration des faits historiques, mais, fait partie des règles essentielles de la grammaire française.
3°) - Donner à un Gouvernement le nom de la ville où il siège, ou celui de la ville où il a siégé est une faute de français, en plus de ne pas participer à la manifestation de la vérité dans la narration des faits historiques, ce bien que cela soit -et je le déplore- toléré par facilité de langage !
4°)
-
Donner à une loi le nom de la ville où elle a été débattue, votée, puis, promulguée est également une faute de français, en plus de ne pas participer à la manifestation de la vérité dans la narration des faits historiques, ce, bien que cela soit -et je le déplore- toléré par facilité de langage !

De ce fait :
1°). Il n’y a jamais eu de « Gouvernement de Vichy »,

2°) Il y a eu un Gouvernement collaborationniste installé à Vichy,

3°) Il n’y a jamais eu de « Vichystes », les habitants de Vichy étant des Vichyssois,
4°) le terme «République française » ayant été banni par le Maréchal Philippe Pétain lorsque les pleins pouvoirs lui furent accordés en juillet 1940, il convient de parler, dans ce cas précis, de l’« Etat français », vocable officiel pour désigner la France,
5°) le nom «Vichyste », étant, bien qu’accepté par les dictionnaires français, le terme
inexact adapté pour désigner les partisans de la Collaboration entre le Gouvernement français du Maréchal Philippe Pétain et le Régime nazi, il convient de parler uniquement de « Pétainistes » ou de « maréchalistes ».

D'ailleurs, si vous vous intéressez à l'Histoire de la IIè Guerre Mondiale, vous vous apercevrez
- qu'on a jamais parlé des « Londristes » pour désigner les partisans du Général
de Gaulle
appelés, à l'époque : « Gaullistes »,
- qu'on n'a jamais parlé du « Londrisme » pour disserter sur le « Gaullisme »,
- qu'on n'a jamais parlé du « Gouvernement de Londres » pour disserter sur le Gouvernement
de la France Libre
, en exil à Londres.

Je dois vous signaler que Pierre-Victor Léger, à l'époque : Maire de Vichy, a profité de son mandat pour travailler dans la Résistance !

De plus, jamais le drapeau nazi ne flotta sur Vichy, la seule ville de France à refuser cet « honneur », ce, grâce à Pierre-Victor Léger et grâce à un officier allemand anti-nazi amoureux de cette ville !

Puis, l'Hôtel de Ville de Vichy fut la seule Mairie à refuser de recevoir les officiels
collaborationnistes, le Maréchal Pétain et les ministres de son Gouvernement : jamais le livre d'or de la Ville ne fut signé par ces traîtres !

Alors, il faudrait cesser de cacher l'histoire de France derrière la géographie de la Ville de Vichy ! Pour vous en convaincre, il faudrait

1°) - Que vous lisiez mes articles :

« Lettre ouverte à Antoine de Gaudemar, Editorialiste à ‘’Libération’’ »

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=11943

«La Ville de Vichy ne doit pas servir de bouc émissaire lors des commémorations de la Shoah »

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4959

« Vichy, Capitale européenne de l'Intégration»

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=18845

« Après le Sommet... Quelle politique ? »

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=23292

« C4N- Débat sur Vichy avec Gérard Charasse : hier, aujourd'hui et
demain ! »

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=27474

http://www.dailymotion.com/video/x9h6pg_c4n-interview-du-depute-gerard-char_news

« Les Vichyssois ne sont pas des traitres à la Patrie ! »

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=34227

2°) - Que vous lisiez cet article de Anidom Nidolga

« Le régime de Vichy, qu’est-ce que c’est ? Un gouvernement de la France libre ayant accepté la collaboration avec l’Allemagne

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=26900

3°) - Que vous vous penchiez sérieusement sur la Proposition de Loi de Gérard Charasse, Député de l’Allier, « visant à substituer dans les communications publiques invoquant la
période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation "dictature de Pétain"
»

http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0729.asp

 

Merci d'avance !

Tous les commentaires

31/12/2010, 23:24 | Par Dominique Dutilloy

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31/12/2010, 19:25 | Par Dominique Dutilloy

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Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

31/12/2010, 19:27 | Par Dominique Dutilloy

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31/12/2010, 23:22 | Par Dominique Dutilloy

Ces trois photos ajoutées ont été prises par Frédéric Valandré, journaliste et écrivain...

01/01/2011, 05:35 | Par Boris Carrier en réponse au commentaire de Dominique Dutilloy le 31/12/2010 à 23:22

... bien vu !

01/01/2011, 19:05 | Par Dominique Dutilloy

Merci, Boris Carrier, d'autant que lorsque tout le Territoire français venait d'être libéré de l'occupation nazie, des hommes politiques, qu'on ne pourrait guère soupçonner de collaboration avec l'ennemi, ainsi qu'avec le Régime de l'Etat Français, s'en émurent en ces termes(1) :

« Vichy n’est pas le siège d’un gouvernement traître à la Patrie, mais la ‘’Reine des Villes d’Eaux’’ »

« Le Conseil Municipal de VICHY, réuni en session ordinaire le 20 novembre 1944,
- observant que la Radiodiffusion Nationale et la Presse continuent
d'user des termes "LE GOUVERNEMENT DE VICHY", "LA POLITIQUE DE VICHY" pour désigner l'ex-gouvernement PETAIN-LAVAL et la politique qu'il a suivie,
- Emu de constater que le nom de VICHY est ainsi dénigré en
l'associant à un régime condamné par l'ensemble de la population
française.
Proteste avec énergie contre ce discrédit immérité infligé à notre ville et à ses habitants.
- VICHY s'est vue imposer la résidence du Gouvernement de l'Ex-Etat
Français et a dû subir sa présence et celle de nombreux fonctionnaires
civils et militaires souvent avides de places, d'avancement et de
prébendes.
- VICHY a vécu pendant quatre ans sous un régime policier
où s'est manifesté sans retenue le zèle de fonctionnaires traîtres à
leurs Pays, la cruauté des miliciens de DARNAND et des hommes de la
Gestapo.
- VICHY, devenue malgré elle capitale provisoire de notre
Pays, ne s'est jamais laissé griser par ce titre et a su conserver, au
milieu des malheurs de la FRANCE, sa dignité et son honneur.
- VICHY a eu, elle aussi, ses prisonniers, ses déportés, ses héros, ses martyrs. La liste en est imposante. Les Vichyssois n'ont donc point failli à leur devoir et ils ne méritent pas d'être déshonorés par l'abus qui est fait du nom de leur Ville et de celui de ses habitants.

- VICHY, par l'efficacité de ses eaux, le résultat de ses cures, par l'ampleur de son organisation thermale, par la valeur artistique de ses spectacles et de ses concerts{2}, par sa réputation d'accueillante hospitalité s'est classée au premier rang des stations thermales du monde. Elle est et veut demeurer "LA REINE DES VILLES D'EAUX".
- VICHY veut continuer cette mission de messagère de la FRANCE, elle veut continuer à faire connaître et aimer notre Pays car elle en est toujours digne. Les habitants de notre Ville n'ont cessé d'affirmer leurs sentiments républicains et patriotiques. Ils ont, à maintes reprises, proclamé leur dévouement au Général de GAULLE. Ils ont manifesté l'admiration et la reconnaissance qu'ils éprouvent à l'égard de notre magnifique jeunesse qui s'est battue dans tout le Pays et continue à refouler l'ennemi hors de nos frontières. Ils savent tout ce qu'ils doivent à nos fidèles alliés Anglais, Russes, Américains.
- Mais, en retour, ils réclament pour eux compréhension et justice.
- Ils ne veulent plus que leur nom soit associé à la politique néfaste
qui a été conçue et réalisée à l'intérieur des murs de leur Ville malgré
eux et contre eux.
- Ils demandent qu'un effort soit fait par tous ceux qui écrivent dans la Presse ou parlent à la Radio pour que cesse cet état de choses qui ne porte pas seulement préjudice à la réputation de leur Ville, mais aussi à l'intérêt bien compris de la FRANCE toute entière.

Au moment où les pays voisins se préparent à équiper leurs stations thermales avant d'entreprendre la propagande qui attirera chez eux baigneurs et touristes, la Municipalité de VICHY demande à toutes les Autorités Françaises de lui apporter leur appui dans la campagne qu'elle entreprend pour effacer définitivement la souillure répandue sur la Ville par quatre années d'un régime détesté, de l'aider à redonner à la "REINE DES VILLES D'EAUX", honneur de notre Pays, un rayonnement conforme aux intérêts du thermalisme Français. »

-------

(1)
- La copie fidèle de cet "appel en faveur de VICHY" m'a été remis, par
Monsieur Gérard CHARASSE, Député de l'Allier, lors de son
colloque,"VICHY : UNE MEMOIRE A CONSTRUIRE", qu'il a organisé, le 22
juin 2000, à l'Assemblée Nationale.Cette copie figure sur leverso de images, que j'ai installée dans mon article.

*****************

 

Il faudrait que d'autres journalistes de Médiapart lisent ce billet...

Cordialement,

Dominique Dutilloy

06/01/2011, 16:33 | Par Dominique Dutilloy

Voici le texte complet de la proposition de loi de Gérard Charasse, Député de l'Allier :

 

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No 729

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

DOUZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 26 mars 200313 février 2003.

PROPOSITION DE LOI

visant à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l'État français, aux références à la ville de Vichy, l'appellation « dictature de Pétain ».

(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles30 et 31 du Règlement.)

PRÉSENTÉE par M. Gérard CHARASSE,

Additions de signatures : MM. Gérard Bapt, Georges Colombier, Jean-Jacques Descamps, Albert Facon, Daniel Fidelin, Mme
Arlette Franco, MM. Jean- Marie Geveaux, Paul Giacobbi, Joël Giraud, Pierre Goldberg, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Armand Jung, Noël Mamère, Mme Henriette Martinez, MM. Jean Michel, Christian Philipp, Éric Raoult, Jacques Remiller, Mme Chantal Robin- Rodrigo, MM. Guy Teissier, Michel Voisin et Émile Zuccarelli

Députés.

Langue française.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Depuis plus de cinquante années, diverses appellations utilisant le nom de la ville de Vichy servent à désigner le régime de l'État français né du vote du 10 juillet 1940.

Tandis que, d'année en année, l'opposition des quatre-vingts parlementaires ayant voulu défendre la République reçoit un hommage grandissant, l'utilisation du nom de la ville de Vichy dans un sens négatif s'étend, allant jusqu'à prendre des formes substantivées censées désigner la trahison ou l'esprit de capitulation.

Or, après l'appel du 18 juin du général de Gaulle, cette ville a accueilli
le deuxième acte de résistance: celui des quatre-vingts parlementaires
qui ont refusé d'installer un régime d'exception et xénophobe.

Afin que ce second événement prenne le pas dans l'expression, comme il l'a pris dans l'Histoire, sur la seule installation du régime de l'État
français à Vichy, il convient d'inciter, dans les textes d'origine
privée, et d'obliger, dans les textes officiels, la substitution d'une
dénomination de nature à rappeler le mode d'avènement de ce régime et son caractère autocratique à celles se référant à la ville de Vichy.

Les travaux menés depuis plusieurs années par le Comité en l'honneur des quatre-vingts parlementaires du 10 juillet 1940, avec des historiens, des parlementaires et des citoyens, a permis de proposer l'appellation « dictature de Pétain ».

Tel est l'objet de la présente proposition.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

La dénomination « dictature de Pétain «, de nature à rappeler le mode
d'avènement du régime de l'État français et son caractère autocratique, est destinée à remplacer, dans les communications publiques, les références à la ville de Vichy.

Article 2

La dénomination « dictature de Pétain » est adoptée pour tous les textes officiels se référant à cette période.

Article 3

L'utilisation d'une appellation du régime de l'État français faisant référence à la ville de Vichy ou à ses habitants permet à toute personne y ayant intérêt l'utilisation du droit de réponse prévu à l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881.

Article 4

Est considérée comme une imputation portant atteinte à l'honneur ou à la réputation, au sens de l'article 13-1 de la loi du 29 juillet 1881,
toute appellation tendant à assimiler le nom de la ville ou de ses
habitants à des comportements de trahison, de capitulation ou d'outrage au régime républicain.

Article 5

Un décret en Conseil d'État fixe les modalités d'application de la présente loi.

_____________________

N° 0729 - Proposition de loi visant à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l'État français, aux références à la ville de Vichy, l'appellation « dictature de Pétain ».(M.Gérard Charasse)

http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0729.asp

06/01/2011, 16:59 | Par Dominique Dutilloy

Voici, ci-dessous, un compte-rendu intégral, dans lequel, il est question de géographie et d'histoire :665px-Logo_de_l%27Assembl%C3%A9e_nationa

 

Assemblée nationale
XIIIe législature
Session ordinaire de 2009-2010
Compte rendu intégral

Séance du mercredi 12 mai 2010

Présidence de M. Bernard AccoyerM. le président . La séance est ouverte. (La séance est ouverte à quinze heures.)

Questions au Gouvernement.

M. le président. L’ordre du jour appelle les questions au Gouvernement

 

... [.../...]...

 

Image de Vichy

 

M. le président. La parole est à M. Gérard Charasse, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Gérard Charasse. Monsieur le Président, ma question s'adresse à M. le Premier ministre.

Comme chaque année, j’ai participé aux cérémonies du 8 mai. En Allier, la ferveur était particulière puisque, le lendemain, nous étions au château des Morelles à Broût-Vernet où, durant les années noires de l’occupation, l’OSE a caché et protégé, parfois en vain, 340 enfants juifs contre une extermination programmée. Pourtant, dès le dimanche soir, j’entendais partout la phrase terrible du Président de la République à Colmar: « Vichy a trahi la France, Vichy l’a déshonorée ».

Monsieur le Premier ministre, Vichy, c’est une ville. Une ville qui n’a pas appelé le gouvernement de la collaboration à s’installer dans ses murs, mais qui a subi ce transfert, qui en a souffert et qui en souffre encore. (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe UMP.) En utilisant ainsi le nom de sa ville, on stigmatise une population qui, pas plus hier qu’aujourd’hui, n’a trahi la France ni ne l’a déshonorée, et on s’empêche ainsi de dire ce que fut le régime de l’État français: une dictature raciste.

À force de conviction, Vichy a reçu la conférence européenne ainsi que le président de notre assemblée, venu l’an dernier honorer les quatre-vingts parlementaires qui, après l’appel à la résistance du général de Gaulle, le 18 juin depuis Londres, ont refusé les pleins pouvoirs constituants à Pétain et sauvé l’honneur de la République. Une remise de médailles des Justes par un haut diplomate israélien a eu lieu à la mairie de Vichy; le grand rabbin de France, dont la future épouse avait été cachée à Vichy, y est venu en visite.

En deux ans, l’Union européenne, les parlementaires, l’État d’Israël, Yad Vashem, le grand rabbinat, ont su publiquement distinguer entre la ville, ses habitants et le régime de la collaboration qui a déshonoré la France. Quand, dans les communications publiques, cessera-t-on de cacher l’histoire derrière la géographie? Quand la parole officielle de la France appellera-t-elle enfin les choses par leur nom et arrêtera-t-elle, par économie de pensée, volontaire ou non, de laisser dans l’ombre de l’histoire de France, une ville qui est tout sauf cela? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à M. Hubert Falco, secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants.

M. Hubert Falco, secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants. Monsieur le député, le Président de la République a su à Colmar, trouver les mots justes pour parler de cette période de l’histoire et exprimer à nos compatriotes ce qu’aucun Président de la République n’avait su jusqu’alors exprimer: le drame que fut l’incorporation de force pour l’Alsace. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Ne nous cherchons pas querelle sur les mots, mettons-nous plutôt d’accord sur les choses. Le régime dit de Vichy reste une marque d’infamie dans l’histoire de France, et c’est là un terme que tous les historiens de la Seconde guerre mondiale emploient. Pour autant, il ne viendrait à l’idée de personne de jeter le discrédit sur la ville même de Vichy: c’est l’une de nos plus belles villes françaises (« Ah! » sur les bancs du groupe SRC) , une station thermale dont la réputation n’est plus à faire. (« Très bien! » sur les bancs du groupe UMP.) Qui plus est, elle est gérée par un bon maire en la personne de Claude Malhuret. (Sourires.)

Néanmoins, monsieur le député, on ne peut revenir ni sur l’histoire ni sur les heures sombres de la collaboration et son régime scélérat. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. Jean Glavany. Bravo, monsieur le ministre!

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010/20100189.asp

09/01/2011, 16:37 | Par Dominique Dutilloy en réponse au commentaire de Dominique Dutilloy le 06/01/2011 à 16:59

Voici, ci-dessous, l'explication, que Gérard Charasse, Député de l'Allier, donna pour expliquer le dépôt de sa Proposition de Loi visant
à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l'État français, aux références à la ville de Vichy, l'appellation «
dictature de Pétain »

 

EXPOSÉ DES MOTIFS


Mesdames, Messieurs,
Depuis plus de cinquante années, diverses appellations utilisant le nom de la ville de Vichy servent à désigner le régime de l'État français né du vote du 10 juillet 1940.
Tandis que, d'année en année, l'opposition des quatre-vingts parlementaires ayant voulu défendre la République reçoit un hommage grandissant, l'utilisation du nom de la ville de Vichy dans un sens négatif s'étend, allant jusqu'à prendre des formes substantivées censées désigner la trahison ou l'esprit de capitulation.

Or, après l'appel du 18 juin du général de Gaulle, cette ville a accueilli
le deuxième acte de résistance: celui des quatre-vingts parlementaires
qui ont refusé d'installer un régime d'exception et xénophobe.
Afin que ce second événement prenne le pas dans l'expression, comme il l'a pris dans l'Histoire, sur la seule installation du régime de l'État
français à Vichy, il convient d'inciter, dans les textes d'origine privée, et d'obliger, dans les textes officiels, la substitution d'une dénomination de nature à rappeler le mode d'avènement de ce régime et son caractère autocratique à celles se référant à la ville de Vichy.
Les travaux menés depuis plusieurs années par le Comité en l'honneur des quatre-vingts parlementaires du 10 juillet 1940, avec des historiens,
des parlementaires et des citoyens, a permis de proposer l'appellation «
dictature de Pétain ».


Depuis plus de cinquante années, diverses appellations utilisant le nom de la ville de «Vichy» servent à désigner le régime de l'État français né du vote du 10 juillet 1940. Tandis que, d'année en année, l'opposition des quatre-vingts parlementaires ayant voulu défendre la République reçoit un hommage grandissant, l'utilisation du nom de la ville de «Vichy» dans un sens négatif s'étend, allant jusqu'à prendre des formes substantivées censées désigner la trahison ou l'esprit de capitulation.


Or, après l'appel du 18 juin du général de Gaulle, notre ville a accueilli le deuxième acte de résistance : celui des quatre-vingts parlementaires qui ont refusé d'installer un régime d'exception et xénophobe. Afin que ce second événement prenne le pas dans l'expression, comme il l'a pris dans l'Histoire, sur la seule installation du régime de l'État français à «Vichy», il convient d'inciter, dans les textes d'origine privée, et d'obliger, dans les textes officiels, la substitution d'une dénomination de nature à rappeler le mode d'avènement de ce régime et son caractère autocratique à celles se référant à la ville de «Vichy».


Les travaux menés depuis plusieurs années par le Comité en l'honneur des quatre-vingts parlementaires du 10 juillet 1940, avec des historiens, des parlementaires et des citoyens, ont
permis de proposer l'appellation « dictature de Pétain ».
L'utilisation de cette expression peut vous choquer et il me semble utile de revenir sur sa genèse qui, finalement, rend aux faits leur place, quand cette période reste le plus souvent décrite sous une influence passionnée, l'histoire cédant alors par trop de terrain à des positionnements qui lui sont étrangers.


Devant la débâcle de nos armées, en juin 1940, le gouvernement se replie à Bordeaux. Un débat se fait jour : signer l'armistice ou continuer le combat.

Cette deuxième position, qui peut étonner aujourd'hui, était liée à l'état des forces françaises en Afrique du Nord. Selon l'inventaire détaillé établi par le général Merglen, nous y comptons alors huit divisions d'infanterie, une division et deux brigades de cavalerie, plus des unités diverses soit 10.000 officiers et 400.000 hommes de troupes et sous-officiers entraînés depuis huit mois sur ce terrain.


L'équipement des militaires est consitué de 400 chars, 1200 pièces d'artillerie et 800 avions modernes avec leurs équipages transférés, le 16 juin 1940, sur ordre du général Weygand. La Marine a reçu l'ordre de Darlan de gagner les ports d'Afrique du Nord. La logistique suit et l'on fait état de réserves en pièces de rechange et munitions pour plusieurs mois ainsi que de vingt pétroliers et plusieurs navires marchands. Il faut également rappeler qu'à la fin de1938, après Munich, Edouard Daladier, président du conseil des ministres, désireux de disposer d'une une aviation supérieure à celle l'Allemagne, avait fait commander 1.000 avions aux Etats-Unis et qu'une usine de montage avait été construite à Casablanca. Les premières livraisons avaient eu lieu en décembre 1939.

.De plus, les marines anglaise et française ont la maîtrise de la Méditerranée avec les bases de Gibraltar, Malte, Alexandrie,
Tunis, Mers-el-Kébir et sur l'Atlantique Casablanca et Dakar. Le "pont espagnol" nécessaire à l'Allemagne pour venir combattre la France en Afrique du Nord est de plus fragile avant d'être catégoriquement refusé à Hitler par Franco le 3 octobre 1940.


L'idée de continuer le combat n'était donc pas une utopie comme, encore maintenant, certains voudraient le faire croire. Néanmoins, une partie de ses ministres se ralliant à l'idée d'un armistice, le 16 juin 1940, Paul Reynaud démissionne. Le maréchal Pétain lui succède et forme un nouveau gouvernement composé de militaires et d'hommes politiques assez partisans d'un armistice. Le lendemain 17 juin, le maréchal Pétain dit de cesser le combat et s'adresse à l'Allemagne pour connaître ses conditions pour conclure un armistice.
Les ministres du nouveau gouvernement Pétain, même s'ils étaient tous partisans de l'armistice, ne le souhaitaient pas à n'importe quelles conditions.

Le 19 juin 1940, dès que l'Allemagne accepte de discuter des conditions d'un armistice, le gouvernement se réunit et décide, en accord avec Pétain, que, pour entamer les discussions, il convient que le gouvernement ne soit pas à la merci de l'ennemi.

Il est donc décidé de son transfert à Alger avec un départ vers Port-Vendres dès le lendemain, 20 juin 1940, dans l'après midi.

Le président de la République et les présidents des Chambres devaient partir pour Alger alors que Pétain resterait en France avec quelques ministres — essentiellement des militaires — pour discuter l'armistice.

Les pouvoirs sont donc délégués à Camille Chautemps, vice-président du Conseil, pour gouverner depuis Alger si les conditions proposées par l'Allemagne sont jugées inacceptables. Un paquebot, le Massilia, est mis à la disposition des parlementaires décidant de suivre le gouvernement, ce paquebot devant également transférer les archives
et le personnel des Chambres en Afrique du Nord.
Pétain et Alibert, son secrétaire d'Etat, firent volontairement échouer ce départ auquel ils étaient opposés, en décidant de conclure l'armistice avant que son gouvernement ne soit à l'abri.


Lorsque Paul Baudoin, ministre des affaires étrangères, demanda à Pétain ce qu'il ferait si le président de la République persistait dans cette décision de départ, Pétain répondit « Eh bien, je le ferai arrêter ».


L'armistice fut signé le 22 juin avec l'Allemagne et le 24 avec l'Italie, prenant effet le 25 juin à zéro heure. Le 23 juin, Laval entrait au gouvernement comme ministre d'Etat et le 28 juin, il en devenait le vice-président en remplacement de Camille Chautemps qui avait démissionné de ce poste dès la signature de l'armistice..../...


Le 10 juillet 1940, les parlementaires, réunis en Assemblée nationale accordèrent le pouvoir constituant au gouvernement de la République présidé par le maréchal Pétain en votant, par 569 voix contre 80, le projet de loi qui leur était présenté.


Dans les jours qui précédèrent le vote, les déclarations successives de Laval affichant son désir d'une constitution calquée sur celles de l'Allemagne et de l'Italie, firent naître des contestations tant chez les députés que chez les sénateurs au point que le 9 juillet, Pétain et Laval n'étaient plus assurés de recueillir une majorité sur leur projet de loi.

Ils lui ont donc apporté une modification majeure en ajoutant au début de la dernière phrase du projet de loi que « [la nouvelle constitution] sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu'elle aura crées». Le gouvernement présidé par Pétain devait donc, jusqu'à la ratification d'une nouvelle constitution, gouverner dans le cadre de la Constitution en vigueur. Cette modification du projet de loi explique, en grande partie, son approbation par 569 voix.


Ces précisions démontrent, sans équivoque, que la vérité historique est un rien éloignée de ce que nous transmet la mémoire collective lorsqu'elle indique que « le 10 juillet 1940, les parlementaires ont accordé les pleins pouvoirs au maréchal Pétain ».
En contradiction avec le texte voté et ses dispositions instaurant un contrôle des chambres législatives, Pétain va signer trois actes constitutionnels, non ratifiés.

Par ceux-ci, le gouvernement de la République est censé ne plus exister car Pétain s'arroge le titre de Chef de l'Etat, supprimant le poste de Président de la République ; il ajourne les Chambres et abroge l'article de la Constitution qui en fixait les conditions de convocation. Pour terminer, il s'accorde les pouvoirs législatif, exécutif et in fine le pouvoir judiciaire.


Les 12 et 13 juillet, il constitue un nouveau gouvernement à sa dévotion qui n'est plus le gouvernement de la République à qui le pouvoir constituant avait été délégué. Dans ce nouveau gouvernement, Laval reste vice-président et Alibert ministre de l'intérieur.

Par deux remaniements ministériels des 17 juillet et du 6 septembre, Pétain élimine tous les parlementaires avant, le 4 octobre, de demander à rencontrer Hitler à Montoire, rencontre qui débouchera, le 30 octobre, sur « l'entrée de la France dans la collaboration », c'est-à-dire la mise au service de l'Allemagne nazie de tout le potentiel français
(administration, police, agriculture, industrie) allant ainsi bien au
delà du texte de l'armistice, signé dans les conditions décrites
ci-dessus.


L'accaparement du pouvoir judiciaire par Pétain est souvent discutée. L'histoire du régime est pourtant émaillée de preuves. Il peut s'agir de créer des juridictions d'exception où les droits ne sont plus garantis comme les 20 juillet 1940 avec la création de la Cour Suprême de Justice, 4 octobre 1941 avec le tribunal de justice politique qui propose des peines que Pétain prononce.

Le régime multiplie également les peines administratives comme les 3 septembre avec la loi autorisant les préfets à prononcer des mesures d'internement administratif, le 7 août 1941 avec la création de sections spéciales par région qui peuvent condamner à mort, sans recours, les personnes désignées par le régime. Enfin, ce régime prend des mesures contraires aux textes constitutionnels comme le 27 août avec l'abrogation du décret réprimant les injures raciales et religieuses ou le 8 octobre avec la loi sur le statut des juifs.


A lire froidement cette histoire, tout rapproche ce régime d'exception de la dictature. Qu'elle soit comprise dans sa définition de l'encyclopédie, comme un régime politique dans lequel les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire sont entre les mains d'un même individu, d'un même groupe d'individus, aucune forme de contestation du régime n'étant tolérée, ou dans celles, plus abouties, des philosophes politiques comme Hannah Arendt, Montesquieu et même
Platon, le régime mis en place par Philippe Pétain a toutes les
caractéristiques de cette forme de gouvernement.
La présomption d'élection — qui est historiquement fausse mais assez répandue — n'y changerait rien, pas davantage d'ailleurs que l'histoire personnelle d'un héros de la Nation qui, l'âge et la veulerie alentour aidant, se retrouvera dans les habits d'un tyran ordinaire.

Il ne sera ni le premier ni le dernier homme politique de l'histoire à servir avant de se servir et, sous le coup d'une dérive cent fois expliquée, à glisser, sûr que son jugement seul valait mieux que celui
des Français réunis, vers le pouvoir personnel et les penchants
détestables qui toujours l'accompagnent.

La dictature, comme parenthèse dans un régime républicain, est répandue dans l'histoire. La dictature constitutionnelle, simple parenthèse de césarisme telle qu'elle exista à Rome ou sous le second Directoire (1797-1799), la Constitution de l'an VIII (13 décembre 1799 ) qui prévoyait la suspension de l'«empire de la Constitution » (art. 92 ), le recours abusif à ces ordonnances sous la présidence de Hindenburg, de 1925 à 1934 qui transforma progressivement la république de Weimar en un régime présidentiel autoritaire, les pleins pouvoirs donnés à Hitler en 1933 par le Reichstag pour refondre progressivement les «lois fondamentales » et installer le IIIe Reich, tous ces régimes répondent à cette définition.


La France n'a qu'intérêt à reconnaître cette période telle qu'elle fut. Il ne s'agit pas de juger ceux qui, un instant ou plus longtemps, ont pu penser ou pensent encore du bien de cette parenthèse. Il ne s'agit pas davantage de nier l'histoire de Pétain qui reste un acteur de la première guerre mondiale.

L'objet unique de ce texte est de faire que la France regarde enfin cette période en face et qu'elle dise, sans y attacher l'un ou l'autre, ce que fut ce régime afin que le mécanisme de cette dérive connu, les signes avant-coureurs en soient identifiés.


Telles sont les raisons qui m’ont conduit à faire cette proposition. Elle choquera sans doute et je nourris l’espoir qu’elle puisse déboucher sur un débat qui puisse enfin faire accepter, comme un morceau de notre histoire, cet épisode dont nous devons tirer leçon. Dans le cadre de ce débat, l’appellation que je propose peut naturellement évoluer.
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0729.asp

07/01/2011, 16:08 | Par Dominique Dutilloy

Le document sur le statut des Juifs annoté de la main de Pétain est confirmé comme «authentique»

13 octobre 2010 par vichyensemble

statuts_1.jpg?w=119&h=150

Une seconde expertise du texte original
du statut des Juifs de 1940 confirme que le document révélé dimanche par
Me Serge Klarsfeld est «authentique» et «incontestablement corrigé et
annoté» par le maréchal Philippe Pétain, selon un certificat
officiel. Selon le «certificat d’authenticité» délivré par Alain
Nicolas, expert près la cour d’appel de Paris, et dont une copie a été
envoyée jeudi à l’AFP, l’authenticité du document ne fait «aucun
doute». «Ce document de travail sur une « loi portant statut des juifs »
est incontestablement corrigé et annoté de la propre main du maréchal
Pétain (à l’exception du mot « Projet », mentionné en rouge sur la
première des cinq pages du document)», écrit Alain Nicolas.

http://vichyensemble.wordpress.com/2010/10/13/le-document-sur-le-statut-des-juifs-annote-de-la-main-de-petain-est-confirme-comme-«authentique»/

Le fac similé du Document est ici :

http://vichycestuneville.files.wordpress.com/2010/10/statutdesjuifs_documentoriginal.pdf

09/01/2011, 17:41 | Par samines

Billet parfaitement pertinent pour une requête tout sauf anodine.

Je plussoie Sourire

10/01/2011, 05:14 | Par Dominique Dutilloy

Merci beaucoup samines...

Que veut dire "Je plussoie" ?

Voila au moins une personne de mon avis... Connaissez-vous Vichy ?

Cordialement,

Dominique Dutilloy

10/01/2011, 07:10 | Par samines en réponse au commentaire de Dominique Dutilloy le 10/01/2011 à 05:14

Sourire

Toutes mes excuses. Verbiage Médiapartien. "Je plussoie" signifie "J'utilise la fonction "Recommander"", en haut à gauche du texte. Plus un texte est recommandé, plus il peut apparaître en une du Club (même si le choix reste fondamentalement celui du journal).

Quant à connaître la ville de Vichy, oui un peu mais plus en touriste occasionnel qu'autrement.

Bonne journée

10/01/2011, 08:06 | Par Dominique Dutilloy

Merci beaucoup samines...

Merci aussi d'avoir recommandé ce billet à Médiapart... Si mon billet est en UNE, cela me permettra d'aller plus loin dans mon combat en faveur du respect dû à l'image de Vichy et de sa population...

Avez-vous lu mes autres articles listés dans mon billet, qui sont parus sur C4N et AGORAVOX ?

Sinon, avez-vous lu mes deux autres billets parus sur Médiapart ?

Bonne journée

Cordialemennt

Dominique Dutilloy

10/01/2011, 08:45 | Par Dominique Dutilloy

Pour en savoir plus sur le Maréchal Pétain, je recommande de vous rendre sur cette page de Anido Mirolo :

http://www.mediapart.fr/club/blog/Anido%20Mirolo?page=1

Pour bien comprendre le parcours du Maréchal Philippe Pétain, celui du grand artisan de la 1ère Guerre Mondiale, puis celui du traitre à la Patrie, recommande la lecture de cette excellente et passionnante série historique rédigée par Anido Mirolo :

http://www.mediapart.fr/club/blog/Anido%20Mirolo?page=2

Pour comprendre pourquoi le Maréchal Pétain, Chef de l'Etat Français, a trahi la France en jouant la politique de la Collaboration, il convient de se rendre sur son intro :

http://www.mediapart.fr/club/blog/anido-mirolo/101210/philippe-petain-marechal-de-france

Sa série sur le Maréchal Pétain n'est pas achevée...

Mais, Anido Mirolo, en historien qu'il est, va nous expliquer encore plus les faits et gestes de ce Maréchal !

19/01/2011, 08:14 | Par Vivre est un village

Sachant qu'il conviendrait de cesser de cacher l'histoire de France derrière la géographie de la Ville de Vichy, il y a, comme le précise « Le Petit Larousse illustré » ou tout autre dictionnaire de langue française, une énorme
différence entre :
- « de », qui est une préposition servant à marquer l’origine (ex : « Je suis de Vichy », « Je reviens de Paris »),
- « à », qui est préposition utilisée pour exprimer un rapport de tendance
(ex : « aller à Paris », «le Gouvernement Pétain installé à Vichy »…),
de situation (ex : «être à la campagne »), de provenance (ex : «boire à une source »).

Merci Dominique de le rappeler.SourireSourireSourire

J'ai essayé de donner un maximum d'écho à vos propos tout en pensant que Médiapart et ses journalistes étaient beaucoup mieux placés et compétents pour le faire...
Je pensais pouvoir en parler avec vous à l'occasion des voeux anuels de Gérard Charasse, le 23 Janvier à Cusset, mais la date de la dernière chimio de mon épouse tombe mal...
Peut être à Puteaux ?
J'ai reçu, le 16 Décembre dernier le message :
Erich Inciyan
16/12/2010 - 09:52
Bonjour à vous et merci pour la qualité de votre message. Vous m'avez convaincu de la nécessité (qui va souvent avec le hasard) d'une enquête fouillée (politique au sens plein du terme). Comme je ne pourrai pas m'en charger personnellement, je vais en parler avec l'un de mes collègues qui reviendra vers vous (disons en début d'année prochaine, si cela vous va).
Très cordialement à vous,
Erich
Depuis c'est le calme plat et je suis un peu désespéré...
Le voyage en airbus présidentiel de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux Paris-Issepent-Mayet le Montagne avec incarcération du seul syndicaliste CGT ne semble intéressé personne, pas plus que la vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=yyjmjZh_j4kni la vidéo : http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=p_63a_politique
Je suis désespéré et j'essaie de l'être avec élégance : http://www.lepost.fr/article/2008/12/04/1345934_brel-barbara-spectacle-de-maurice-bejart.html

Clin d'oeilClin d'oeilClin d'oeil

A bientôt.

Amitié.

 

 

19/01/2011, 17:07 | Par Dominique Dutilloy en réponse au commentaire de Vivre est un village le 19/01/2011 à 08:14

Vivre est un village,

bonjour...

Peut-être, faudrait-il, dans les Lundis de Médiapart, qui ont lieu à Paris dans le quartier de La Batille, provoquer un débat sur ce sujet (?) : vous pourriez demander, à Edwy Plenel, via un mail envoyé à Caroline de Médiapart [ [email protected] ], d'organiser ce débat, en la présence du Député de l'Allier, en la mienne, en la vôtre...

Biene entendu, Edwy Plenel serait, je le pense, présent... D'autres journalistes de Médiapart également... Mais, il faudrait qu'il contacte le Député de l'Allier de ma part...

L'opéra de Vichy, cela aurait été parfait... Cependant, un tel débat ne peut être organisé qu'à Paris, justement pour la portée médiatique que cela supposerait !

Que pensez-vous de ma suggestion ?

Amitiés,

Dominique


19/01/2011, 16:55 | Par Dominique Dutilloy

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Alain CARTERET

Livre publié le 4 novembre
2010

104 pages et 364 illustrations
Quadri : papier couché 170
g
Format 21 x 27 cm
Imprimerie Vidal (Vichy)

Commande à adresser directement à l’auteur - éditeur :

Alain Carteret
36 rue de la Viala
03300 Creuzier-le-Vieux

Tél. 04 70 31 80 67
Mail : [email protected]

http://carteret.pagesperso-orange.fr/

03/05/2012, 00:36 | Par cerise en réponse au commentaire de Dominique Dutilloy le 19/01/2011 à 16:55

Je comprend que ça vous énerve l'utilisation du nom de votre ville par facilité d'ajouter "gouvernement collaborationiste installé à Vichy"

ce qui est l'exacte situation. C'est plus clair de dire "le gouvernement de Pétain".

Cette façon de parler élimine que dans la ville de Vichy il y ait des résistants et des citoyens de Vichy non pétainistes.Vous avez raison d'exiger des rectifications et même des excuses.

03/05/2012, 21:01 | Par Dominique Dutilloy en réponse au commentaire de cerise le 03/05/2012 à 00:36

Merci, cerise, pour votre réponse...

22/01/2011, 18:57 | Par Raymond Matabosch

Du travail d'orfèvre sans nul doute et une belle remise en situation, fort nécessaire du reste, d'une ville, depuis des siècles, de renommée mondiale pour y "prendre les eaux"

 

Cordialement

 

Raymond Matabosch

23/01/2011, 09:00 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Raymond Matabosch le 22/01/2011 à 18:57

@ Raymond Matabosh

Bonjour,

Nous sommes entrain, Dominique Dutilloy, Gérard Charasse et moi même de mettre sur pied un Lundi Médiapart sur ce sujet.

Si vous souhaitez vous joindre, c'est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons.

A bientôt.

Amitié.

14/10/2012, 16:17 | Par Vivre est un village

IMPORTANT

Dire régime de Pétain et non plus régime de Vichy

http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/131012/une-nouvelle-proposition-de-loi-pour-cesser-dassocier-vichy-la

A bientôt Super !.

Amitié Étreinte .

16/10/2012, 14:01 | Par Dominique Dutilloy

NE CACHONS PAS L'HISTOIRE DE FRANCE DERRIÈRE LA GÉOGRAPHIE D'UNE VILLE.

Vichy, c'est une ville !  [ http://vichycestuneville.wordpress.com/2012/10/16/une-nouvelle-proposition-de-loi-pour-cesser-dassocier-vichy-a-la-collaboration-la-montagne/ ] : 

 

Le député radical de gauche Gérard Charasse a rédigé un texte pour remplacer l’expression « régime de Vichy » par « dictature de Pétain ». Un site Internet recense également toutes les assimilations de la ville à la collaboration, chaque semaine.

C’est la troisième depuis 1998. Le député de l’Allier, radical de gauche, Gérard Charasse a rédigé une proposition de loi pour que l’on cesse de faire de Vichy un synonyme du régime de l’Etat Français né du vote du 10 juillet 1940.

 

 

Enregistré le 10 octobre 2012 à l’assemblée nationale, le texte va être envoyé aux parlementaires dans les jours à venir pour recueillir leurs signatures. Ses cinq articles visent à remplacer dans les communications publiques et les textes officiels la dénomination « régime de Vichy », souvent utilisée, par celle de « dictature de Pétain ». L’article 4 exige même que l’assimilation du « nom de la ville ou de ses habitants à des comportements de trahison, de capitulation ou d’outrage au régime républicain » soit considérée comme une atteinte à l’honneur ou à la réputation des concernés.

 

 Il n’y a pas eu plus de collabo ici qu’ailleurs 

Pour Christophe Pommeray, attaché parlementaire du député et leader de l’opposition de gauche au conseil municipal de Vichy, ce combat s’appuie sur deux solides arguments. « D’abord, c’est blessant pour les habitants. Il n’y a pas eu plus de collabo ici qu’ailleurs ». Le radical de gauche rappelle que si Pétain a choisi la ville pour installer son gouvernement, c’était surtout pour la notoriété des lieux (acquise grâce aux thermes) et son équipement (250 hôtels et un central téléphonique moderne notamment).

 

Autre argument : « les documents de l’époque montrent que c’est le régime lui-même qui a imposé le nom « régime de Vichy ». La presse étrangère parlait elle de « gouvernement de fait ». Donc si vous utilisez cette expression, vous utilisez une expression inventée par l’entourage de Pétain ».

 

Quant à la possibilité de renommer la ville, Christophe Pommeray répond sans hésiter :  » C’est une plaisanterie ? La ville existait avant ! Ce serait endosser la responsabilité du régime alors que les habitants n’ont aucune responsabilité « .

 

A Vichy, ces revendications transcendent les clivages. Brice Hortefeux lui-même avait œuvré pour que le sommet européen de l’intégration se tienne sur place en 2008 afin de mettre fin à « soixante ans d’ostracisme » selon lui.

 

Un site internet de vigilance

 

 Pour appuyer ce combat, Christophe Pommeray est également à l’origine d’un site Internet qui recense depuis 2009 toutes les assimilations de la ville à la collaboration (grâce aux Alertes Google). Chaque fois qu’il en repère une, il envoie un mail à l’auteur de l’article. « Il y a ceux qui font davantage attention après, ceux qui m’insultent et ceux qui ne répondent pas ».

 

En 2010, le site relevait une cinquantaine d’assimilations par semaine. A l’heure actuelle, il n’y en a plus qu’une dizaine hebdomadaire. Pour autant, la proposition de loi n’est pas assurée d’être votée. « Il faut que ce soit inscrit à l’ordre du jour ». Il n’est pas certain que le sujet soit considéré comme une priorité, aujourd’hui plus qu’hier.

 

Thibaut SOLANO

 

Une nouvelle proposition de loi pour cesser d’associer Vichy à la collaboration (La Montagne)Dans Veille le 16/10/2012 à 07:03

17/10/2012, 13:35 | Par Vivre est un village

Une nouvelle proposition de loi pour cesser d’associer Vichy à la collaboration (La Montagne)Dans Veille le 16/10/2012 à 07:03

@ Dominique Dutilloy

Pour ce rappel ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements...!!!

A bientôt Super ! .

Amitié Étreinte .

02/12/2012, 14:08 | Par Dominique Dutilloy

La proposition de loi de Gérard Charasse visant à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation « dictature de Pétain »,  n'est pas nouvelle ! En effet, elle est en tout point semblable. Cependant, elle a été représentée à l'Assemblée Nationale par son auteur comme vous pourrez le constater ici :

.

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N° 277

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 10 octobre 2012.

PROPOSITION DE LOI

visant à substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation « dictature de Pétain »,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale
de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale
dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par

M. Gérard CHARASSE,

député.

http://www.nosdeputes.fr/14/document/277 

http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0277.asp   

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/propositions/pion0277.pdf

 

16/02/2014, 09:58 | Par Vivre est un village

A la lecture de différents articles écrits, sur Médiapart, sur d'autres médias, je me rends compte qu'il existe toujours un amalgame récurrent, insultant et diffamant commis, oralement ou par écrit, sur la Ville de Vichy et sur les Vichyssois..., ce, au nom d'une facilité de langage bien commode, qui consiste, soit-disant, à éviter les différentes redites...

Un grand merci pour ce rappel ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements .

A bientôt Approuvé .

Amitié Super ! .

16/02/2014, 11:03 | Par Gilbert Pouillart

Un exzemple d" plus d'une infirmité de l'esprit, qui a deux symptômes courants :

-vouloir, ou croire, tout dire d'un mot

-prendre le mot pour la chose, le signifiant pour le signifié

Même avec de milliers de pages en caractèeres serrés, il serait impossible de dire tout ce qu'il ,peut y avoir derrière le mot "Vichy". Ce que chacun y met dépend de son passé, de ses préoccupations du moment, plus encore que de ses savoirs.

Il faut, donc, situer, circonstancier, préciser, rectifier, expliquer. Notre époque de hâte et de présent perpétuel n'aime guère ça...

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