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Deux films à voir et à faire voir: «My Land» et «Une Bouteille à la mer»
Nombre de cinéphiles connaissent déjà le premier, My Land [1] , car il a ouvert la Biennale « Proche-Orient : ce que peut le cinéma », concouru avec succès au Festival de Fameck et été présenté en avant-première dans plusieurs villes. Fils d’une mère juive et d’un père musulman, le jeune cinéaste marocain Nabil Ayouch a hésité longtemps avant d’aborder ce conflit. Il s’y est finalement risqué d’une manière très originale.
Avec Une Bouteille à la mer [3], Thierry Binisti, lui, a réalisé un film de fiction, d’après le livre de Valérie Zenatti et avec la participation active de celle-ci, du scénario au tournage et au montage.
La suite pourrait se transformer en bluette pétrie de bons sentiments et renvoyant dos-à-dos la jeune Israélienne et son correspondant palestinien, Naïm, qui signe « Gazaman ». Il n’en sera rien. Car la grande histoire rattrape la petite : alors que leur dialogue s’amorce, Tel-Aviv se lance dans l’opération « Plomb durci », dont le film nous fait vivre l’horreur. Puis il nous prend à témoin de la prise de conscience de Tal, face à sa famille et à son frère, jusqu’à l’impossible rencontre…
NOTES
[2] Le kibboutz est, à l’origine, un village collectiviste, le mochav une coopérative.
[4] http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-vidal/310112/jeu-dangereux-pour-francois-hollande


Tous les commentaires
Hier dimanche de 14h à 15h, Cosmopolitaine sur france inter,
belle intervention de Nabil Ayouch.
On peut s'interroger, en effet.
Voici maintenant quarante ans, depuis la guerre du Kippour, environ, que les Palestiniens ont choisi la voie de la négociation avec Israël pour faire avancer leurs légitimes revendications sur la terre où ils vivent depuis des millénaires et d'où ils ont été chassés. Et qu'ont-ils obtenu ?
Dire que la paix entre Israéliens et Palestiniens est, plus que jamais, une urgence, c'est ne rien dire. L'urgence, c'est de rendre à ce peuple sa terre, ses maisons, ses droits, sa dignité. Et personne ne peut affirmer, malheureusement, que la paix soit aujourd'hui le meilleur moyen pour obtenir ces nécessaires, ces indispensables restitutions. Car pendant la paix, Israël colonise, Israël s'arme, Israël terrorise.
Si vous étiez palestinien, l'accepteriez-vous ?
Bien sûr que non.
Et c'est pourquoi il y a urgence !
Encore une misère à instrumentaliser dans notre débat politique dérisoire de présidentielles.
Il est vrai que les malheurs des uns font le fond de commerce des autres...
Laissez ces gens en guerre... et arrêtez de croire à une paix possible voulue par Israël qui ne peut pas se payer ce luxe.