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Sep

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Une affaire d'andouille

J’ai toujours pensé que
le nombre de A signait la qualité de l’andouille…
AAAAA est donc bien supérieur à AAA.
Reste à déterminer qui veut des A,
et donc qui est l’andouille, ô mon Empireur.


Et j’ai bien l’impression que tu pourrais faire l’affaire,
toi, ou ta bande,
ou même d’autres qui ne sont pas de ta bande
mais qui veulent leur triple A à toute force.
J’essaie de suivre comme je peux le suspense des agences de notation.
Et j’ai cru comprendre que
la perte du triple A
nous transformerait en andouille de seconde zone.
Donc immangeable.

Bon. Si on le dit. Acceptons la prévision.
Je suis.
Ce qui en découle,
c’est qu’il ne faut absolument pas perdre son AAA.
Je suis toujours.
Qu’il faut tout faire pour le garder.
Or, paraît-il, pour le garder,
il faut des comptes nickel chrome,
un taux de croissance supérieur à 2,
et un Etat qui ne dépense pas plus qu’il ne rentre de flouze.
C’est comme ça, paraît-il.
Les pays qui n’ont pas tenu à respecter ces critères
se trouvent fort dépourvus
quand la bise fut venue :
la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal…
liste non limitative.
Je comprends toujours.

 

Donc, la France,
qui,
dit-on,
vit au-dessus de ses moyens avec un taux de croissance faiblard,
la France, disé-je,
La France doit absolument apurer ses comptes.
Faut du compte positif à toute vitesse.
Sinon ?
Ben sinon, plus de tripe, pardon de triple A.
OK. Je pige tout.

 

Là où je coince un peu, c’est maintenant.
A quoi ça sert d’avoir un AAA ?
A pouvoir emprunter à un taux raisonnablement bas.
Bon.

Quand emprunte-t-on de l’argent ?
Quand on n’en a pas suffisamment.
Ok.
A quoi ça sert de se fiche la rate au court bouillon pour garder un triple A,
si, au final, grâce au bouillon purgatif, on n’a plus besoin d’emprunter ?
Ah oui… Tout de même.

 

A moins que, à moins que.

A moins qu’après la purge
(ceci dit pour avaler de l’andouille, faut de la bonne purge d’abord),
les comptes ne soient toujours pas bon,
et qu’on doivent continuer à emprunter ensuite…
Et surtout qu’on le prévoie.

Auquel cas, le truc cloche tout de même,
parce qu’on aura la purge,
et on perdra tout de même les trois A.
Je sais pas qui prend l’autre pour une andouille dans cette histoire,
mais, m’est avis que kunkun tente d’enfler kunkun d’autre.

Ce serait la finance qui se moque de toi,
que ça ne m’étonnerait qu’à moitié.

 

Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi ?
(ici, mon Empireur, tu peux donner un peu d’emphase au texte en montant le ton à chaque répétition).
On ne traite pas un ami de la sorte.

Là, le bât blesse.

 

Ça fait des années que tout le monde le dit et le répète.
Tu es l’ami des financiers.
Alors ?
Pourquoi ? Pourquoi ils te font ça ?

Simplement parce qu’ils n’ont plus confiance ?

Hop ! Comme ça, d’un mois à l’autre ?
Trop de dette par rapport au PIB ?
Mais tout le monde dit qu’il y a beaucoup plus endetté que nous,
et on leur fait pas ce coup-là.
Et puis ça fait un paquet d’années que ça dure…
Même, lors de ton élection en 2007,
tu rêvais de nous endetter bien plus,

Avec des prêts hypothécaires rechargeables…
Alors ?
Pourquoi maintenant ?

Eh bien, mon Empireur,

J’intuitionne que c’est parce que le système s’effondre.
Pas une simple crise.

Un effondrement.

 

En février je te l’écrivais, la chute du dictateur tunisien,
suivie de celle de l’égyptien augurait la fin d’un monde.
L’Empire occidental n’a tenu,
toutes ces années,
que grâce à l’exploitation du reste du monde,
un reste du monde docilement tenu en laisse
par des dictatures entretenues en sous-main par nos systèmes politiques.

 

Ce système s’effondre.
La guerre en Lybie n’a pas suffi à réconforter le grand capital.
Ils le savent que nos économies occidentales
vont se manger sévèrement le changement de monde.
Et l’argent qu’ils ont prêté
en pensant que la puissance occidentale
forte de sa domination sur le reste du monde
pourrait toujours le rembourser,
eh bien,
ils pensent aujourd’hui qu’ils ne le reverront pas,
parce que l’occident n’est plus une puissance suffisante.

Alors, on commence par un petit test sur la Grèce,
pour voir comment « ça » réagit…
Pour préparer l’opinion…
Pour échauffer les esprits…

Pour affoler…

 

Mon Empireur,
c’est en perdant le pouvoir sur le reste du monde que tu as perdu ton triple A.
Et maintenant il va falloir payer l’addition de longues années de spoliation.
Ou nourrir les hyènes de la finance avec quelque nouvelle dépouille durement chassée.

 

Je serais l’Iran, je ne serais pas tranquille.

Quoi quoi ?

On nous murmure déjà que, ça y est, ils ont tout le fourbi pour l’arme atomique ?

Sus à la bête immonde.

 

 

Tous les commentaires

15/11/2011, 15:02 | Par Fantie B.

"Ça fait des années que tout le monde le dit et le répète.
Tu es l’ami des financiers.
Alors ?
Pourquoi ? Pourquoi ils te font ça ?"

 

Hypothèse A :

la stratégie du choc

("Alors, on commence par un petit test sur la Grèce,
pour voir comment « ça » réagit…
Pour préparer l’opinion…
Pour échauffer les esprits…

Pour affoler…"

 

 

Hypothèse B :

faciliter la réélection de notre Empireur national.

Une pression continue sur les électeurs français jusqu'à l'élection

la stratégie du choc, aussi.

 

(à lire aussi ce billet de Christophe Lasterle :

http://blogs.mediapart.fr/blog/christophe-lasterle/151111/le-triple-aaa-menace-le-grand-malade-francais-fait-la-lecon-en- )
 

15/11/2011, 15:33 | Par Art Monica

Recette de l'andouille à la sauce Mondiale

 

La mondialisation consacre une expansion en réseau des échanges marchands, qui facilite la défiscalisation des profits, et elle est patiemment organisée suivant un gradient d’autorité dont le point haut - le chef - décide de la création monétaire. Ce pouvoir est délibérément placé par les élites politiques entre des mains privées, qui promeuvent le développement de l’ «argent dette» mis à disposition des firmes au travers du système bancaire.

 

Cette passation de pouvoirs à l'avantage des banquiers s'effectue sans contrôle démocratique et de manière parfaitement opaque. La mondialisation consacre de surcroit une confusion totale dans le mode de recrutement des élites où des décideurs cooptés passent indifféremment de la haute finance, la haute industrie, la politique et inversement. Les exemples foisonnent. Par ce processus, le citoyen redescendu au rang de consommateur où qu'il se trouve dans le monde, se trouve exclu d'une décision politique fondamentale. Cette mondialisation libérale est par suite d'essence totalitaire. Elle consacre la dégradation d'un système démocratique en un système oligarchique.

 

 

16/11/2011, 03:22 | Par achar en réponse au commentaire de Art Monica le 15/11/2011 à 15:33

Ce n'est même plus de l'oligarchie, c'est la ploutocratie en son essence même. C'est la glorieuse "main invisible du Marché", omniprésente, omnisciente, omnibête, qui serre tout le monde à la gorge. Tout le monde étrangle tout le monde, en une frénésie galopante, une course-poursuite entre l'ombre et l'ombre de l'ombre d'un argent qui n'existe même pas.

En informatique, quand un programme reboucle indéfiniment ainsi, il ne reste que le reset. Et la réécriture de la source, avant recompilation. Où est, mais où est le bouton, là ? Car très vite les circuits vont chauffer, et la planète va nous corner aux oreilles GAME OVER.

16/11/2011, 10:45 | Par Art Monica en réponse au commentaire de achar le 16/11/2011 à 03:22

Par rapport à la question posée par le billet (qui sont les andouilles?) je voulais juste dire que c'est évidemment nous en premier, mais aussi les dirigeants des pays qui se font donner des bons coups sur la tronche par la "Main invisible du Marché".

 

Quand on voit la chute de Papandreou ou de Berlusconi, on comprend que l'empireur, malgré ses fouquetteries, doive un peu trembler sur ses talonnettes Tranquile

16/11/2011, 18:33 | Par manureva17 en réponse au commentaire de Art Monica le 15/11/2011 à 15:33

Pour illustrer le début du billet, un ami me rappelait le cas de Total, première capitalisation du CAC 40, 10 mds de profit à l'étranger et aucun impôt en France !!

Et en plus ses stations et raffineries perdent de l'argent en France, donc le fisc lui rembourse 200 millions d'Euros .... !!

15/11/2011, 18:40 | Par grain de sel

AAAAA, c'est pour l'andouillette, Witto, pas pour l'andouille (dans ce cas-là, c'est Vire ou Guéméné, les "labels") Voir là:

http://www.aaaaa-asso.fr/

Mais tu as raison, les agences de notation, on pourrait les Virer (ou les Guéméner).... et l'Empireur dans la foulée !

Apparemment, c'est aussi ce que Melenchon a pensé.... Voir là:

http://videos.tf1.fr/infos/2011/les-andouillettes-aaaaa-de-melenchon-chez-moody-s-6780002.html

 

15/11/2011, 19:01 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de grain de sel le 15/11/2011 à 18:40

Grain,

Il ne m'a pas échappé que les AAAAA concernaient les andouillettes. Mais je maintiens : le triple A est une affaire d'andouille.

15/11/2011, 22:01 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 15/11/2011 à 19:01

je suis d'accord, Witto, et les andouilles c'est nous, d'accord aussi !

15/11/2011, 22:09 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de grain de sel le 15/11/2011 à 22:01

"les andouilles c'est nous",

tu veux dire, c'est nous qui fournissons nos tripes ? Pas faux.

17/11/2011, 17:37 | Par French spin doctor en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 15/11/2011 à 19:01

Tout-à-fait d'accord avec vous, le triple A est une affaire d'andouille avec, à la manoeuvre, Andouillette 1er, celui de la Droite Cassoulet...

Un vrai bad tripe à la mode de cons !!!

17/11/2011, 20:23 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de French spin doctor le 17/11/2011 à 17:37

"Bad tripe"
Je prends ! Bravo

15/11/2011, 20:02 | Par silenceontourne

Salut!

 

Si les banques servaient à quelque chose d'humaniste, elles baisseraient leurs taux d'emprunt pour les gens en difficulté. Et augmenteraient les taux pour les riches emprunteurs.

 

Ce serait une manière pour elles, fascinées actuellement par le fric, de faire beaucoup d'argent quand même. Une sorte de certitude de se faire du pognon à bon compte et en toute sécurité? sans forcément tuer les pauvres.

 

Ah, ah ah!

 

JCD

15/11/2011, 20:27 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de silenceontourne le 15/11/2011 à 20:02

Oui, il y a quelque chose d'illogique que je n'arrive pas tout-à-fait à m'expliquer : plus quelqu'un a de soucis d'argent, plus on exige de lui des taux d'intérêt élevés. En quelque sorte, puisqu'il est à genoux, on le plie encore un peu, au risque de le casser définitivement. Le prêteur préfère noyer son débiteur et perdre tout, plutôt que lui filer l'oxygène et différer les choses. Cette logique est pour le moins opaque.

16/11/2011, 00:49 | Par FARID en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 15/11/2011 à 20:27

Salut Dominique,

 

C'est pas de la logique, c'est de la science.

Les riches ne vont pas accepter de payer des taux plus élevés pour couvrir les défaillances des pauvres (z'ont déjà du mal à payer des impôts...). Même si une banque philantropique voulait mettre en place un tel mécanisme, il se trouverait toujours une autre banque pour leur proposer un taux plus bas... et accaparer les clients les plus solvables.

Le taux d'intérêt est une fonction croissante du risque de défaillance évalué par la banque. En pratique, les nombreux défauts des personnes à genoux qui sont donc tombées sont compensés par les primes de risque élevées que payent les personnes qui parviennent à rester à genoux. Les rares défauts des personnes debouts sont payés par les taux d'intérêt plus faibles des personnes debouts.C'est logique, non ?

Dans ce système, le problème peut survenir quand un prêteur fait l'andouille en sous-évaluant le risque porté par un débiteur... Mais ça n'arrive jamais, les banquiers sont des gens sérieux, pas des andouilles.

Amicalement

16/11/2011, 03:24 | Par achar en réponse au commentaire de FARID le 16/11/2011 à 00:49

Quel humour ! (ou pas ?)

16/11/2011, 12:13 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de FARID le 16/11/2011 à 00:49

Salut Farid,

 

Ah oui ! J'avais pas pensé à l'obligatoire solidarité de classe. Ou de caste. Ça fait un peu pensé aux allemands qui disent (enfin ceux qui sont derrière Angela Merkel) "pourquoi paierait-on pour les grecs ? c'est eux qui n'ont pas respecté les règles que l'on avait décidé ensemble. Nous, on les a respectées, et on ne peut même pas traîner les grecs devant la Cour européenne (entendu hier au téléphone sonne sur France Inter)".

Solidarité de classe, de caste ou nationale, voilà où tout cela conduit...

16/11/2011, 15:29 | Par FARID en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 16/11/2011 à 12:13

Oui, c'est ça, c'est de la solidarité, je cherchais le mot.

A ce propos, nos dirigeants, comme cet auditeur de France Inter, feraient peut-être mieux d'être plus solidaires des grecs et moins des allemands. Faute de quoi, lorsque l'on perdra notre triple A, l'on risque de se retrouver bien isolé après toutes les leçons que l'empireur a données aux grecs et aux italiens. Sarkozy a beau se cacher derrière Merkel, pour les agences de notation, nous sommes des grecs, pas des allemands... Ca promet d'être très humiliant.

 

@ Achar

Je me suis essayé à l'ironie sans smileys avec une efficacité mitigée.

 

@ Boddisatva,

Merci, c'est sympa. Vous m'avez bien fait rire ces derniers mois.

Cordialement.

16/11/2011, 16:10 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de FARID le 16/11/2011 à 15:29

"comme cet auditeur de France Inter"

 

Farid,

 

C'était pas un auditeur qui a dit ça. C'était pas non plus le téléphone sonne, mais "Questions sur l'Europe" animée par S.Leneuf, avec comme thème "Gouvernance de l'Europe", et comme invité José Bové. Il y avait, comme intervenants, M.de Sarnez, Pervenche Berès (PS) et Ingeborg Grässle, députée européenne allemande(CDU). C'est cette dernière qui a balancé cela. Il suffit d'aller écouter l'émission, là :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=216899

vers la 18ème minute.

 

Grässle :

" On doit prendre plus de mesures pour sanctionner tout ce qui est violations du pacte de stabilité. C'est tout un système d'automatismes où il y a moins d'influence politique et où les technocrates (là, ils sont bienvenus) agissent sur ce que les politiques ont décidé. Il faut maintenir la pression des marchés financiers. Je ne suis pas d'accord avec M. Bové quand il dit "c'est la faute des banques". Non. C'est la faute des Etats membres, c'est la faute de la politique qui n'a pas fait son devoir. Et c'est aussi la faute à qu'on a dépensé l'argent sans investir dans la compétitivité des Etats membres. Ce qui me désole tant, quand je vois l'état de la Grèce, la Grèce a eu tant de fonds européens... Qu'est-ce qu'ils en ont fait ? Personne n'a jamais posé les questions là-dessus. On a perdu beaucoup trop d'argent. C'est pour ça qu'il faut aussi investir dans la structure économique. Il ne faut pas oublié qu'on est actif dans un marché global. Pour l'Allemagne c'est très difficile. Il n'y a plus beaucoup d'Etats membres de la zone euro qui sont actifs dans le marché global. La question de la compétitivité est pour nous d'une majeure importance. Parce que tous les jours au marché global, l'Allemagne doit prouver qu'elle est compétitive. J'aimerais que d'autres Etats membres soient conscients de ça. Il y va de la compétitivité. Il y va pas de distribuer de l'argent comme ça a été suggéré."

 

réponse de P. Berès (vers 21') :

 

" La chancelière Merkel a proposé devant les membres de son parti [ndlr : CDU] hier qu'un pays qui ne respecte pas les règles du pacte de stabilité puisse être sanctionné par la cour de justice. (...) Moi, je dis, dans un Union, nous devons exercer une responsabilité conjointe et solidaire. Ce qui se passe en Grèce concerne les grecs et les autres, ce qui se passe en Allemagne, concerne les allemands et les autres."

 

Et enfonçage de clou de Grässle, vers 31' :

 

"Qu'est-ce qu'on fait si on a un système où les gens n'agissent pas de manière responsable ? On va le réessayer encore une fois ? Avec beaucoup de dettes accumulées entre temps ? Non, il faut des automatismes. Il faut aussi la saisine de la Cour de Justice. (...) C'est comme cela qu'on accomode entre gens raisonnables. (...) Dans le système actuel, les Etats membres se mettent hors la loi, c'est ça le problème et il faut faire quelque chose. (...) Désolé, je ne peux pas accepter qu'avec majorité, les uns et les autres décident maintenant que les uns et les autres paient plus. (...) Il faut vouloir l'Europe, mais la bonne volonté ne suffit pas. Maintenant, je veux voir des résultats. Et je ne vois pas de résultats."

16/11/2011, 17:28 | Par FARID en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 16/11/2011 à 16:10

Le discours de Grässle avec ses références à la Cour de Justice, à l'automatisme (des sanctions, je suppose), et à l'exigence de résultats ressemble au discours de Sarkozy sur la délinquance et les peines-planchers. Les relations entre pays européens deviennent de plus en plus chaleureuses...

16/11/2011, 19:28 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de FARID le 16/11/2011 à 17:28

Relations chaleureuses et double langage. Parce qu'on peut difficilement prétendre que le capitalisme doit changer (Sarko à Toulon) et vouloir faire le couple franco allemand. Il y a bien un moment où l'on sait qu'on ment... Reste à nous de déterminer où et quand ?

16/11/2011, 22:15 | Par FARID en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 16/11/2011 à 19:28

Je crois que Sarkozy ment quand il prétend vouloir changer le capitalisme et qu'il réalisera en plus que le couple que nous formons avec l'Allemagne ne tient plus à grand-chose. D'une certaine manière, sauver notre triple A, c'est peut-être sauver notre couple franco-allemand. C'est pas gagné...

17/11/2011, 09:14 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de FARID le 16/11/2011 à 22:15

Le plus "drôle", c'est tout de même d'entendre Grässle souhaiter que la pression des marchés ne diminue pas, tandis qu'en France le discours général est à une trahison des banquiers et de la finance. Même Jean-Pierre Jouyet (ex secretaire d'Etat de Sarkozy et ex ex socialiste) parle maintenant de dictature de la finance. Sauver le couple franco-allemand ? Quel couple ? A moins qu'il y ait un discours à la maison, et un autre discours ailleurs.

 

On lit beaucoup, ici et là, qu'il faut changer les institutions européennes, ou, à tout le moins les accords et autres pactes. Eh bien, l'on voit clairement ce que les allemands sont prêts à faire sur cette ligne : modification des accords pour y inclure l'automaticité de sanctions prononcées par des technocrates. Recours à la Justice. Nations contre nations.

17/11/2011, 18:38 | Par silenceontourne en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 17/11/2011 à 09:14

"le couple franco-allemand..."

 

Angela: "alors, Nicolas, on couche?"

 

Nicolas: "non, Angela, on se couche".

 

Bonne nuit, les petits, ah ah ah! (Cendars and pours-raves; va te faire Fitch, moody blues)

 

Nounours phynancier.

17/11/2011, 20:26 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de silenceontourne le 17/11/2011 à 18:38

Variante :

Nicolas: "alors, Angela, on couche?"
Angela: "non, Nicolas, tu te couches"

 

 

17/11/2011, 22:51 | Par FARID en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 17/11/2011 à 20:26

Oui, couple franco-allemand est sans doute un abus de langage. A moins que ce ne soit un vieux couple bourgeois qui tente tant bien que mal de sauvegarder les apparences tout en sachant très bien que le contrat de mariage met les biens de chacun à l'abri...

Sinon on doit pouvoir faire des trucs avec "touche" aussi, mais bon...

16/11/2011, 12:15 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de FARID le 16/11/2011 à 00:49

Sympa de vous revoir ici, Farid.

Cordialement

16/11/2011, 10:49 | Par Evalina en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 15/11/2011 à 20:27

Alphonse Allais (1854-1905, humoriste génial un peu oublié, avait trouvé la réponse : "Il faut prendre l'argent là où il se trouve: chez les pauvres. D'accord, ils n'en ont pas beaucoup, mais ils sont si nombreux!" Alphonse Allais - Oeuvres posthumes, Le Sourire, 27 décembre 1902

15/11/2011, 20:37 | Par la dame du bois-joli

billet lucide, cruel, drôle, j'en aime la forme, ça pourrait être un texte de théâtre

hélas ce que vous dénoncez, c'est pas du théâtre, c'est notre réalité et l'impireur c'est pas ubu roi qu'on peu balancer à la fin de la représentation, le nôtre de sarko-bu , comment le jeter dans la fosse ? d'orchestre cela va sans dire, après le départ des musiciens cela va sans dire...

15/11/2011, 20:38 | Par la dame du bois-joli

ah pardon je n'avais pas lu, vous êtes dramaturge, ceci explique cela ( voir plus haut)Rire

15/11/2011, 20:44 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de la dame du bois-joli le 15/11/2011 à 20:38

excuses acceptées ;-)

16/11/2011, 00:59 | Par le petit ramoneur

Et les si les andouilles disaient : Ben mon cochon ! Tu veux nos tripes ?

 

Il va te falloir venir les prendre et ça ne va pas être si facile ! Toi, "l'empireur" et tes petits copains qui ne font que noter, dénoter, pérorer, déconner, en bref.

 

Pourquoi faut-il faire croire à un malade qu'il l'est plus qu'il ne le pense ? Eh bien ... J'attends messieurs les économistes...

 

Je ne suis qu'un petit ramoneur qui n'entrave rien à toutes ces magouilles de sous-fiffres ! Mais j'ai la réponse, pour mieux nous convaincre d'avaler la potion et le bol avec qu'il aurait dit mon vieux !

 

Je viens d'un monde rural, plus que rural même, un monde de gens simples où l'on emprunte pas plus qu'on ne peut rembourser, et encore quand on emprunte. Parce que chez nous, les banquiers ont toujours étés des voleurs, à tout le moins des profiteurs de misère.

 

Déjà, nous le pressentions lorsqu'ils voulaient, tous ces cons avec leurs doigts crochus, nous faire mettre nos sous dans leur banques. Il nous en a fallu du temps pour accepter d'les y mettre ! Dans des boîtes en fer et à la maison qu'on préférait les garder !

 

Mais au gamin, ils lui ont fait croire qu'il pouvait, dès lors qu'il les y mettait dans leur foutue banque, s'acheter à crédit tout ce qu'il voulait. Je le lui avait bien dit au môme, que ça n'était pas catholique tout ça ! Mais pour convaincre les récalcitrants, ils ont même imposé à tous les salariés et à leurs patrons de déposer obligatoirement le chèque de fin de mois dans ses coffres, d'la banque ! Plus de paiement en espèces.

 

Mieux ! Pour achever le tout, ils nous l'ont changée la monnaie. Fini les francs, v'la les euros et si vous ne les changez pas ? Peau d'zob, valent plus rien vos sous dans la boîte en fer, de la monnaie de singe qui t'reste !

 

Mais dans mon monde, emprunter n'a jamais été une façon de gérer un budget "en bon père de famille" sauf à vouloir envoyer tout le monde à la soupe populaire et dans quel but s'il vous plait ? Dans le but de pérorer, de rouler en ferrari sur le dos de la famille, surtout quand on en a pas les moyens et pas plus le courage d'aller travailler ! Je parles d'un vrai travail où l'on fait quelque chose de ses dix doigts. Mais penses-tu, vingt diû ! Et on les a crus ! Z'ont jamais étés foutus capab de travailler ces gars là ! Personne n'en voudrait à la ferme, pas plus qu'chez l'forgeron ou au garage comme y disent maint'nant, Pas chez l'boulanger non plus ! Y sont pas foutus d'se l'ver ces bons à rien, même pas de s'coucher, c'est dire ! El'Fillon qui nous braille depuis qu'il est ministre que les caisses sont vides, ben avant d'les essorer qui nous l'disait l'mignon. Et nous comme des couillons, on l'a laissé faire "l'emprunteur de voitures". Tiens ! Avec leurs détections des mômes en devenir, c'uilà n'aurait pas été aussi loin sauf à être détecté par des chefs pour mieux piquer la cagnotte ! Mais au fait c'est p'têt ben c'qui c'est passé ?

 

Et c'est par ça qu'on est gouvernés, eh ben mon gars, on n'est pas sortis de l'auberge. Au casse pipes qu'ils vont nous envoyer et avant longtemps ! Moi, j'te l'prédis, mon gars. Tu verras, y vont nous désigner un mécréant quêqu'part à trucider, pour que quand on rentrera à la maison après, on s'ra ben content de r'trouver nos pénates et d'y avoir encore survécu à celle là, avec tout les horreurs quon aura vues !

Un tel "père de famille", dans mon monde, il serait pris pour un aigrefin, qu'est-ce que j'dis, une fégnasse ! Et viré à coup de bottes dans le fion, m'sieurs dames, qu'on lui f'rait réapprendre la modestie en commençant par le B à Ba, au "m'as tu vu" qui veut donner des leçons à tout le monde, sans être foutu capable de lasser ses propres chausses. Ah, misère...

 

Ouais, on est mal bAAArrés, moi j'vous l'dis.

 

Cordialement à vous tous, les média-participatifs, c'est pas tout ça, faudra s'lever d'main pour aller les gagner ses sous ! Indignez-vous ! Ré-indignez vous qui disaient, mais jusqu'à quand ? Cré nom d'une buse, ça va finir par du vilain tout ça ! Moi j'vous l'dis et j'suis pas grand prophète !

 

 

16/11/2011, 01:04 | Par Luciole Camay en réponse au commentaire de le petit ramoneur le 16/11/2011 à 00:59

Je ne dis plus rienSourireRire

16/11/2011, 01:15 | Par le petit ramoneur en réponse au commentaire de Luciole Camay le 16/11/2011 à 01:04

Tiens une luciole !

 

Oups ! Il est temps qu'j'aille au plum tant qu'y a encore des ch'minées sur les toits ... J'ai p'êt ben du trop tirer su'l'goulot encore a tsa...

Cordialement tout d'même petite fée clochette.

17/11/2011, 20:30 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de le petit ramoneur le 16/11/2011 à 01:15

Petit Ramoneur,

Une dette n'est pas forcément un problème.
Tout dépend à qui l'on emprunte.

 

J'ai le souvenir d'un film italien (il y a une vingtaine d'années, me souviens plus) où un père faisait le compte de ce que son fils lui devait pour son éducation, afin que celui-ci rembourse avant mariage.

 

Il y a des prêteurs moins regardant que d'autres...

 

L'Italie a une dette détenue à 80 % par les italiens.

La France a une dette détenue à 66% hors de l'UE.

Qui est le plus mal endetté ?

19/11/2011, 00:27 | Par le petit ramoneur en réponse au commentaire de Dominique Wittorski le 17/11/2011 à 20:30

Oui, la France devrait avoir en son sein plus de mafieux, pour le blanchiment, au moins nous resterions entre nous comme les italiens.

 

Etre redevable amène juste à risquer de s'asservir, c'est tout. Demandez à tous les petits exploitants agricoles du siècle dernier ce qu'ils sont devenus en s'inféodant aux banques et aux marchés, vous contaterez vite les conséquences de cette logique.

 

Bon allez d'accord, je force un peu le trait, mais il y a du vrai là-dedans.

 

Cordialement.

16/11/2011, 00:45 | Par jamesinparis

En argot dublinois de la génération de mes parents, "ye stocking of tripe !" se traduit par l'insulte gentillet "andouille !", littéralement "chausette de tripes".

Je paris qu'il y a plus de tripes dans une andouille XXX, qu'il y en a dans le ventre du nAAAvet en chef au sommet de l'"état de fumier néolibéral" actuellement sous contrôl de la finance mondialisée, et jadis connu sous le terme "république française"...

 

Si c'est la crise de la finance, engendrée par la finance : pourquoi augmenter le nombre des jours de carence prise en charge par les malades les plus démunis ? Personnellement, si ma voiture ne démarre pas, je ne donne pas des coups de pied à mon chien.

 

On l'oublie parfois, mais la crise mondiale engendrée par l'appareil financier du néolibéralisme n'a pas été crée par les chercheurs d'emplois, les veuves à la retraite, et les bénéficiaires du RSA...

 

16/11/2011, 07:49 | Par Crossing_News

Il peut se la garder notre Empireur son andouille, excusez mais je n'ai pu résister !

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16/11/2011, 08:42 | Par Néfertari...Partie. en réponse au commentaire de Crossing_News le 16/11/2011 à 07:49

 

 

Désolée, pas pu résister non plus !

16/11/2011, 12:22 | Par Crossing_News en réponse au commentaire de Néfertari...Partie. le 16/11/2011 à 08:42

Un must avec en plus les deux copains cochons du nabot RireRire

16/11/2011, 19:05 | Par Néfertari...Partie. en réponse au commentaire de Crossing_News le 16/11/2011 à 12:22

Ben oui, c'est bien pour ça que c'est marrant, on a une belle brochette d'andouilles là. Rire

16/11/2011, 13:42 | Par LA PARIGOTTE

Très beau texte, à déclamer !

Vous avez beaucoup de talent !

En plus, j'ai compris ! même en étant inapte en économie.

17/11/2011, 20:23 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de LA PARIGOTTE le 16/11/2011 à 13:42

Merci

16/11/2011, 14:22 | Par Isabelle Roux

"la Republica" informait il y a quelques jours: les agences de notation se proposent de dégrader le genre humain. Nous allons passé du DNA au DNB!

16/11/2011, 14:52 | Par Dominique Wittorski en réponse au commentaire de Isabelle Roux le 16/11/2011 à 14:22

DNA pour la forme anglaise de ADN, I presume.
Et DNB pour Diplôme National du Brevets, autrement appelé Brevet des collèges. Clin d'oeil

Noter l'humain ? Quelle drôle d'idée ! (ah pardon, mon fils me souffle que ça se ferait déjà...)

18/11/2011, 15:57 | Par Dominique Wittorski

Le 15 novembre D. Wittorski écrit :

"Je serais l’Iran, je ne serais pas tranquille.
Quoi quoi ?
On nous murmure déjà que, ça y est, ils ont tout le fourbi pour l’arme atomique ?
Sus à la bête immonde.
"

Pas planté de beaucoup...

Le 18 novembre, dans Le Monde :

"Berlin, Londres et Paris veulent une action de l'ONU contre la Syrie".
Tiens, tiens.
Et au même moment, Juppé à Istanbul assure que La France et la Turquie sont sur la même longueur d'onde.

Je serais l'Iran, je ferais quand même gaffe...

 

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