Mer.
22
Fév

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Les mots ont un sens (5)... et des effets à long terme

Tu as gagné, mon Empireur,
En peu de temps, quelques années,
La France est défaite.Même tes opposants, aujourd’hui, utilisent ta langue et tes concepts,
tes clichés et tes tropismes.
Ils sont défaits.
Des automates.
Aïe !

 

C’est mauvais signes pour les douze mois qui viennent.
Il y a fort à parier que tous les quinze jours
nous revivions ce qui vient de se passer déjà deux fois,
alors que la campagne électorale officielle est encore très loin.
Ça va donc dégénérer de plus en plus.

Que s’est-il passé ?
Quinze jours de déchirements et de péroraisons péremptoires
sur l’affaire dite des « quotas » dans le foot français.
Suivis immédiatement d’une déferlante sur ce qu’il faut appeler maintenant « l’affaire DSK ».

 

Oh bien sûr oui, il faut prendre la parole et s’exprimer.
Ne suis-je pas en train de le faire ?
Toute opinion est bonne à dire !

Et le débat est propice à l’avancée des idées…

Mais aujourd’hui, le débat n’est plus débat,
les cartes ont été biaisées,
et ceux qui jouent, acceptent de n’utiliser plus que les cartes que tu as distribuées.

Depuis le prétendu débat sur l’identité nationale,
ta victoire est patente.
Cela ne paraît pas encore,
parce que le retour du FN semble t’être un désaveu.
Mais à bien y regarder,
cette remontée orchestrée par tes mots,
n’est que l’étape voulue par toi pour la conservation du Pouvoir entre tes mains.
Le simple fait que ce pseudo-débat ait pu se tenir est la preuve de la victoire.
Tes mots, encore tes mots, rien que tes mots.

 

Aujourd’hui
la Justice est par terre,
la pensée est par terre,
le journalisme est par terre.

Seuls subsistent le réflexe communautaire pavlovien,
et l’émotivité compassionnelle du premier degré.
Erigés en système de pensée.
Un comble.

 

J’affirme, j’affirme. Tu vas me dire que je suis bien péremptoire.

Patience. Je développe.

 

Je commence par ladite affaire des quotas.
Je ne te la résume pas. Elle est dans toutes les têtes.

Un journal,
qualifié depuis des mois de presse de caniveau par toi et les tiens
parce qu’il a sorti des informations stupéfiantes sur l’affaire Woerth Bettencourt,
sort un papier sur le sujet.
Les différents protagonistes de l’affaire nient
immédiatement et catégoriquement
l’entièreté du récit.
Le journal, donc, sort un verbatim.
Que n’a-t-il fait là ?
« Presse de caniveau » entend-on partout… ici même…
Et la France de se déchirer.
« Matraquage pléthorique ».
« Volonté de pénalisation des propos ».
« Mauvaise foi »…
J’en passe et des meilleures.

Un questionnement sur les quotas ?
Sur ce que c’est ?
Sur ce que ça veut dire ?
Non point.
L’entièreté de la conversation est confisquée
sur le thème de l’attachement à la nation,
à une affaire de binationalité qui est un détournement du sens des mots
- un art dont tu étais jusqu’ici le grand spécialiste -,
et à une bagarre pour savoir qui est raciste et qui ne l’est pas…

 

C’est énorme. Mais c’est comme cela que ça se passe.
Détournements.
Dérapages.
Nationalisme idiot (pardon pour le pléonasme).
Tu en étais le spécialiste.
Je m’en suis étonné ouvertement plus d’une fois
dans ces lettres que je t’envoie et auxquelles tu ne réponds jamais.
Mais aujourd’hui, ta spécialité est pratiquée par des millions de français décomplexés.
« Je dis tout haut ce que tout le monde pense ».
Un tien ministre vient encore de nous la sortir…
Ben ça y est, aujourd’hui, tout le monde dit tout,
en étant persuadé que sa pulsion est une pensée…

 

Alors j’en remets une petite couche au passage sur l’affaire des quotas.

 

Je l’ai écrit dans un commentaire sur l’un des billets foot…
Les quotas ?
J’y suis opposé. Fermement.
C’est évident quand il s’agit de distinguer des français de 12 ou 13 ans les uns des autres.
Mais j’y suis également opposé à l’Assemblée Nationale,
pour une meilleure répartition des sièges entre hommes et femmes.
J’avais ajouté dans ce commentaire « je crains trop les Alliot-Marie ».
Sans plus de développement. On parlait foot, non A.N.
Ça m’a permis de me prendre un joli direct du droit
« 
ton argument fait un peu trop footeux pour mon goût. Bien gras et bien beauf macho »,
d’un commentateur qui a profité de ce raccourci pour ne pas avoir à répondre sur le fond du problème.
Le fond du problème des quotas,
cette absence d’idée que l’on vante comme une avancée sociale,
c’est qu’au mieux elle ne change rien.
Nous vivons dans une république dans laquelle la compétence,
et non l’appartenance,
définit l’offre des possibles.
Je ne vois pas ce qui changerait dans l’élaboration des lois,
si ceux qui lèvent la main à l’assemblée sont femmes plutôt qu’hommes,
puisque de toute façon,
ils/elles votent, tous et toutes, comme le parti a dit de voter. L’exception est rarissime.
Remplacer un Vanneste, par une Alliot-Marie ne change donc rien.
Des gens qui rampent comme on leur dit de ramper.

Avec morgue. Voilà ce que je crains.
A noter que des partis de gauche comme de droite sont dirigés par des femmes…

Le beauf’ dit merci.

 

Voilà pour le rêve d’une Assemblée à 50/50. D’une part.

Mais d’autre part, comment la faire, cette assemblée à 50/50 ?
Et pourquoi ?

 

C’est là que tu es responsable du dévoiement des idées et des pensées,
toi, les tiens, et vos systèmes de pensées.
Il faudrait que l’assemblée soit représentative des répartitions nationales ?
Autant de femmes que d’hommes ?
Pourquoi ?
Parce qu’une femme doit être représentée par une femme,
et un homme blanc par un homme blanc ?
Parce qu’une femme ne pense pas comme un homme ?
Si un homme ne peut valablement représenter une femme,
alors une femme ne peut valablement représenter un « black »…
Mais alors… il faut faire des listes d’hommes blancs pour les électeurs masculins blancs…
Et découper l’A.N. en autant de quartiers qu’il y a de communautés à représenter.
Et demander à chaque individu à quelle communauté il veut adhérer.
Voilà l’idée de l’identité à quelque chose.
Celle qui est au travail chez chaque penseur pulsionnel d’aujourd’hui.
Chez ceux et celles qui pensent qu’ils pensent en toute liberté,
alors qu’ils n’ont fait qu’entrer volontairement dans le cadre que tu as inscrit.
Moi, ça m’irait très bien, s’il n’y avait que des femmes à l’Assemblée Nationale.
Si elles sont toutes compétentes.
Ça nous changerait des incompétents d’aujourd’hui.
Mais les compétents me vont aussi.
J’ajoute que j’ai toujours voté pour des idées.
Non pour des personnes.

Encore un dévoiement consécutif au « Je » que tu claironnes chaque jour.

 

Je clos momentanément la question du foot et des quotas.
Juste dire quand même que, dans le cas du foot,
l’on se demande bien quelle identité nationale le groupe de joueurs doit représenter.
Moi, la compétence, ça me suffit.

 

Déjà trop long sur ce nationalisme qui infecte tout.
Je passe à la deuxième affaire.

 

Celle où l’on voit que le travail de sape du système judiciaire est efficace et presque terminé.

 

L’on pourrait déjà s’étonner, en lien avec le sujet précédent,
que les commentateurs s’inquiètent de l’image de la France…
Qu’un homme commette un crime et cela retombe sur sa Patrie ?
Mais je ne me sens nullement représenté par cet homme, tout haut fonctionnaire fût-il.
Tout au plus, en temps qu’élu, représente-t-il des idées que son électeur et lui partagent peut-être.
Des idées. Point barre.
Il ne représente pas la France ou Garge-les-Gonesse, par tout ce qu’il est et tout ce qu’il fait.

Ça ne s’arrête pas là : cela retomberait aussi sur son Parti, et d’une manière générale, sur l’ensemble des hommes ? C’est fort de café.
Après « la rhétorique du mal raciste absolu »
-je cite un commentaire outrancier du débat footballistique-
voici la rhétorique du mâle sexiste absolu !
« 
La violence faites aux femmes par les hommes »…
Quelle violence ai-je faite ?

Mais avant cela même, on devrait s’étonner simplement des commentaires.


La Justice sert justement à éviter les embrasements et les raccourcis.
Mais la Justice, aujourd’hui, est à ce point cisaillée,
par un travail de sape de longue haleine,
qu’il n’y a plus un homme, plus une femme, pour attendre et se contenter de ce qu’Elle dira.
Qui plus est, si cette Justice n’est pas La Nôtre…

Pourtant, l’affaire est entre les mains de ceux qui ont été choisis pour trancher ces choses infiniment douloureuses et révoltantes. C’est le souffle coupé que nous devrions attendre de savoir de quoi il retourne.

Cela n’interdit pas de prendre des informations. Et d’en souffrir.
Cela devrait interdire de les commenter à n’en plus finir dans un sens qui, le plus souvent, rejoint les préoccupations footballistiques : appartenance, nationalisme, identification primaire.
Nous devrions être rassuré que les choses soient entre les mains de la Justice.
Comme nous aurions été rassuré si elles avaient été prises en mains par la Justice dans l’affaire des quotas. Pour que, justement, la chose puisse être étudiée sans pression et avec le plus d’objectivité possible.

Mais non.

Défiance dans l’affaire des quotas, défiance ici.

La Justice a été tellement éreintée ces dernières années,
par des attaques incessantes,
questionnement sur la compétence des juges,
prétendu laisser aller de l’institution judiciaire,
méfiance à l’égard de l’indépendance des jugements (incompressibilité des peines…),
glissement du judiciaire de la recherche de culpabilité et de sa juste punition vers l’établissement d’une réparation et de son corollaire la « victimisation »,
etcetera.

Et l’on voit chacun, et chaque camp, se posant en victime de l’autre.
La perversion est saisissante.
Et au lieu d’arrêter le commentateur,
pour une réflexion profonde sur ce qu’engendre cette victimisation de la Justice,
l’on s’enfonce dans des débats sans fin « qui pense à qui dans cette affaire ».

La réparation, en terme de Justice criminelle, est une impasse récurrente.

Quelle sanction peut réparer un meurtre ou un viol ?

La victimisation de la Justice, c’est,

Mon Empireur,

Ta grande affaire depuis longtemps.

La volonté de faire entrer des « jurés populaires » dans les tribunaux correctionnels en est un des nombreux exemples.
Le durcissement régulier des sanctions, par incompressibilité, par peines plancher, en est un autre.
Et cette victimisation a pour corollaire la dégradation irrémédiable de la confiance dans la Justice, puisque la réparation des crimes est absolument impossible. Que la Justice est donc en échec permanent.
On le constate tous les jours.
La défiance monte. Et l’institution vacille.

C’est pratique un temps.

Ce vacillement permet de prendre la posture du Sauveur.
« Je suis celui qui écoute les victimes. »

« Je ne resterai pas silencieux. »

« Je pense aux victimes… »

 

Voilà. Aujourd’hui, sans l’ombre d’une question,
chacun accepte de se placer sur cet échiquier, de s’exprimer en terme de compassion,
en fonction de la victime.

« Je pense à la victime ».

Eh bien oui, nous y pensons tous à la victime, tous,
parce que nous ne voudrions pas être à sa place.
Et c’est à la Justice de dire qui elle est, et ce qu’elle a enduré.

Nous devrions attendre son verdict, pour reprendre notre respiration.
Ceci n’empêche pas de dire que la Justice est imparfaite. Mais ne pas y recourir, à cause de ses imperfections, et ne pas lui accorder confiance, c’est de facto, autoriser le lynchage.

Dans l’affaire DSK, tu n’as même plus à en dire quelque chose toi-même, ni même à briefer tes plus fins exégètes, la majorité des électeurs le fait à ta place sans même que tu le demandes.

 

Bon, je suis un beauf’. C’est entendu.
Mais ce sont tes pensées kärcher qui ont fait le travail du tronçonnage de lapensée.
Du dépeçage.


Cependant, je suis beau joueur :
je le reconnais,
tu as gagné.

Je suis maintenant comme toi,
je pense que tu as raison de « bien la sentir » , la situation, pour 2012.

Ton système est en place.
Et une large majorité y adhère sans plus même s’en rendre compte.



Tous les commentaires

-

Ça m’a permis de me prendre un joli direct du droit T'as même pas vu que c'était un crochet du gauche, eh, couillon !

On ne parle pas de la même chose. Ton truc à propos d'Alliot-Marie était sans doute hâtif et bâclé. Ben fallait pas bâcler, parce que ta formulation du coup semblait dire que si on augmente la proportion de femmes par la méthode des quota on aura des pestes comme A-M, donc pires que des taches comme Vanneste. Enorme, non ? Quant aux quota en question, je n'ai pas d'avis tranché. La parité imposée est contraire à mes principes (que tu exposes assez bien) mais  elle semble être (expériences étrangères à l'appui) le seul moyen de bousculer le vestige patriarcal bien ancré qui impose aux femmes le fameux "plafond de verre". Périsse donc (provisoirement et exceptionnellement) un principe, pensé-je, si à ce prix on démolit un peu les réflexes sexistes qui semblent avoir la vie dure.

Seul l'uppercut est vraiment dangereux...

Je dirai ceci  avant de m'éclipser de ces hauteurs si pures qu'elles me donnent le vertige, ou si mélancoliques qu'elles me font frémir:

- L'empireur n'est pas tout-puissant, il n'a pas gagné, la France n'est pas défaite

- Le drapeau français, l'identité française, le besoin de sécurité et de protection des gens, l'égalité des hommes et des femmes, n'appartiennent ni à Sarkozy ni à Le Pen. Ce sont de justes causes, au même titre que la lutte contre les effets de classes et toutes les discriminations, sans aucune exception. Nous devons les défendre dans nos termes, nous ne sommes ni des marionnettes ni des gens sous influence. Notre pensée n'est en aucune façon le duplicata de celle de Sarkozy ou de Le Pen.

- Le sexisme est une corde qui ligote toute l'humanité et pas seulement les femmes. 

- Dans une réflexion portant sur les effets du sexisme dans la vie professionnelle, par exemple, on peut penser à des quotas d'incitation, permettant aux femmes ou aux Noirs d'entrer dans des domaines où ils sont sous-représentés. On peut y penser en étudiant comment les pays qui l'ont utilisé de façon transitoire, en ont bénéficié.

-  Mediapart n'est en aucune façon menacé. Et on a le droit d'analyser son action sans le mettre en danger. 

Billet extraordinaire de sensibilité, de "coup d'oeil", et d'expression. On en sort avec le sentiment de devenir, si peu, mais tout de même un peu plus intelligent d'une situation où l'on est pris pour un pantin.

Merci

Merci. Touché !

J'aime plutôt bien ta lettre à notre Empireur.

Je vais souligner un passage, car à ce sujet (= le traitement de l'affaire + le flot de billets et commentaires) j'atteins le top de la mornitude :

Dans l’affaire DSK, tu n’as même plus à en dire quelque chose toi-même, ni même à briefer tes plus fins exégètes, la majorité des électeurs le fait à ta place sans même que tu le demandes.

Salut l'ami.

ps : si tu permets, je dis pas d'accord avec un truc, ou plutôt avec cette forme d'évidence :

Oh bien sûr oui, il faut prendre la parole et s’exprimer.
...
Toute opinion est bonne à dire !

 

 

 

Marielle,

 "Toute opinion est bonne à dire !"

J'avais pensé qu'on sentirait peut-être mon ironie. Mais je ne la voulais pas trop mordante... Je partage cependant ton avis. C'est pour cette raison qu'un peu plus loin dans le texte, j'écris :

"Ben ça y est, aujourd’hui, tout le monde dit tout,
en étant persuadé que sa pulsion est une pensée…
"

on a souvent penser que c'est celui qui perd la guerre qui la gagne .

la gauche a un  profond enracinement dans l'épreuve  c'est ce qui a fait son humanisme je nous encourage tous à relever la tête notre vulnérabilité fait parti intégrante de notre destin .

L'épreuve DSK est le rappel de notre faillibilité il reviendra dans notre communauté cabossé mais encore un homme parmis nous tous .Nous lui devrons bien ça.

Parions que la gauche cherchera à s'unir face à une machine de guerre qui attend que notre éclatement pour nous broyer .

pas vaincu non plus: il reste françois,manuel,arnaud,ségolene,martine,dominique,nicolas,eva,jean-luc,marine et les autres...

   Pas d'accord ! La France n'est pas défaite et votre billet ne me convainc pas, même si vous y énoncez certaines vérités. Pourtant vos mots ont un sens effectivement. Celui d'un homme déçu mais vous pourriez l'être si vous aviez voté pour lui et je ne pense pas que ce soit le cas. Il ne vous entend pas, "il n'y a pire sourd..."

   Haut les coeurs, vos compatriotes ne sont pas des idiots et vous semblez partir du postulat que votre empireur sera réélu. C'en est un peu désobligeant et voile sérieusement l'intérêt que nous pourrions porter au reste du billet. D'accord il utilise la division, désigne à la vindicte des cibles, énerve, essaie de passionner, mais ça ne prend plus. Tout au plus apportera-t-il des voix à l'extrême droite, surtout si nous baissons les bras. 

   Cette méthode est éculée et il va falloir que les prétendants à l'investiture se renouvellent. Osent aborder les vrais défis à venir et y trouvent des parades concrètes, mesurées et réellement intelligentes, novatrices.

   Et pour ma part, je reste positif pour une raison simple, nous n'avons plus le choix. Ne désespérez pas ! Lorsque la situation devient intenable, les êtres humains se dépassent.    

Les ramoneurs ont toujours un bon effet pour ranimer et entretenir la flamme dans le foyer des gens qui se chauffent au bois.

C'est sûr, la cheminée ne vaut pas la chaudière pour chauffer les palais, mais dans les chaumières, elles ont sauvé et sauveront encore les petits de la terre, qui avancent dans l'anonymat.

Et c'est eux qui font le sang de la terre.

Malheur à celui qui du sommet des hauteurs, maltraite leur coeur et leur chair, où et n'importe qui qu'il soit.

Président d'une république en exercice coupable avéré, ou président des banquiers du pire soupçonné.

Quand PFS parle, tout devient plus beau.

Est-ce dangereux ?

Non, pas d'accord avec vous Paul-François,

Petit ramoneur a bien raison lorsqu'il dit :

"   Et pour ma part, je reste positif pour une raison simple, nous n'avons plus le choix. Ne désespérez pas ! Lorsque la situation devient intenable, les êtres humains se dépassent. "

et je me demande si avant 2012, dans moins d'un an, la  situation ne deviendra pas intenable...

profitez bien de cette belle fin de journée

 

Ouarf ! Oui, même si tout ça n'est plus très écologique.

 

      J'ai bien aimé le billet, même si -comme le dit j'chépuqui-,il est un tantinet défaitiste, cela dit une chose me défrise profondément , c'est l'emploi,une fois de plus du mot"black" que j'ai déjà trop entendu et vu dans l'affaire des quotas , et , je vais le redire , comme CESAIRE , "nègre je suis,nègre je reste ...et le nègre vous emmerde!"

Et pour finir la gauche ce n'est pas "vincent, françois, Paul et les autres ...mais bien le peuple de ceux qui veulent renvoyer Sarko pouponner , donnons-lui tout le temps  qu'il veut pour aller faire son cirque avec sa mamma!Donnons-lui congé pour qu'il aille ,enfin, s'occuper de sa famille .

 

 

Cher Claude,

C'est à dessein que j'ai utilisé le mot "black" en référence aux propos de l'affaire des quotas. Et qu'il fait face aux mots "hommes blancs". Dans un paragraphe qui décrit un repli communautaire. Cela me semble rien qui vaille.

En effet.

Sondage CSA pour BFM TV, aujourd'hui.
Seulement 11 % des sondés ne se prononcent pas...

Très bon billet, n'en déplaise à certain(e)s qui pensent trop souvent détenir la Vérité et qui refusent d'être exécuté(e)s. Ramons, ramonons, en espérant que le Nain et la matelote prennent une bonne déculottée!!!Tranquile

Curieux ce matin je me levais avec des impressions de cet ordre ...

A savoir le vide de l'information masqué par un ou deux gros sujets ...

DSK, les "quotas" , le mariage anglais , les radars, etc....

Et pendant ce temps des décisions gravissimes ne sont même pas évoqués , comme la règle d'or adoptée en douce et récemment à Bruxelles ...

Comme la mise en coupe réglée par la finance et de ses conséquences planétaires...

Du TINA imposé depuis Reagan et Thatcher ...

Des dégats immenses induits que nous n'avons pas fini de payer...

De ce totalitarisme qu'il n'est même pas question d'évoquer et de combattre ...

Je rêvais d'un Nuremberg pour ces élites financières qui nous ont plongé dans le chaos et qui continuent leur violence et leurs méfaits .

Pas plus la possibilité de s'en écarter que du national socialisme sous Mr Hitler ...

Et qui nous envoie par le fond .

Donc , partout des anomalies , des faits divers , dans les médias mais le black out sur les banksters ou sur le monde livré à toutes les spéculations qui nous condamnent à la barbarie ou au servage .

Ls.

stop à l'anglicisme!

 

on ne dit pas Mr Hitler -Mister-, mais M.-Monsieur-Hitler

 Bien ,va pour Monsieur Adolf !

Erreurs d'accord aussi : évoquées, finis... 7 sur 10 !

Je peux y aller Monsieur ?

Cdt.

Ls.

Avant toute chose j'ai apprécié votre poésie libre ...

Moi en tout cas, je vomis celui qui va jusque à utiliser le ventre d'une femme pour sa "survie" et je ne parle pas de DSK ...

Merci pour le compliment.

Et pour la deuxième partie de votre intervention, voyez ici :

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-wittorski/180511/qui-est-le-pere-de-lidee

Il faut que je batte ma coulpe : je me sens responsable ... au moins d'avoir eu le nez creux...

bravo !!

GS 

 je constate , une confusion récurrente entre les individus , intelligents, sensibles etc etc  et l' ensemble qu' ils constituent quans ils sont en groupe, en ''foule''.

c' est pourquoi on assiste depuis 50ans à des déversements de démagogie à chaque élection présidentielle, le plus souvent, il faut le dire, de la part du candidat de droite .

le ''groupe est beaucoup plus réceptif à ce type d' argument que l' individu! 

    Personnellement, j'ai écrit aussi à l'empireur. Et à deux reprises qui plus est, en recommandé et... Il a eu, par ses chargés de communication il est vrai, l'amabilité de me répondre. Fou que je suis, il n'a pas choisit, je vous rassure de dévier sa route, mais au moins fut-il poli. Je précise ne pas y avoir procédé par un altruisme total, j'eus même le culot un temps de demander contrepartie pour mes bons et loyaux services, exposer des idées, quelle prétention !  Uniquement parce qu'il était aux commandes. C'était en 2009... En plein début de crise, je puis même vous en fournir copie si vous en manifestez l'envie.

   Je procédais pour les mêmes objectifs de manière identique à l'adresse des occupants de la rue de Solférino. Sans demande de contrepartie. Silence... dédaigneux et mortifère. Un complot de la poste peut-être, ce repère de gauchiste qui abrite le facteur ? Je plaisante et ça me fait rire parce que mon fils aîné y travaille...

   Que voulez-vous, je suis un ramoneur fou et naïf. Je n'ai pas changé de camp pour autant, ayant l'audace même de le préciser. Je vous avoue que cette obligence me fut un réconfort, mon égo en fut même flatté ! 

   Je vous titille parce que je rame. Daignerez-vous lire mon blog et me conspuer s'il vous chante, Mr WITTORSKI ou d'autres ?

    Si ça ce n'est pas de la provocation à dessein, j'en avale mes cannes ! De ramoneur.

    Cordialement.

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