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Philippe, Jean-Marie, Éric et "l'identité nationale".
Décidément ! Dans cette France politique moisie d'octobre 2009 ; où dans un proche avenir, nos dirigeants ne présenteront plus aux suffrages du peuple que des célébrités du show biz ou du sport plus ou moins incultes et faciles à manipuler, et qui, lors de leurs campagnes distribueront des autographes et des sourires aux 30 % d'électeurs attirés par une tombola organisée par TF1, seuls les votants ludiques et décervelés se déplaceront aux urnes et décideront ainsi du sort de notre pays (les 70 % restants s'abstenant, dégoûtés !).
Diantre ! Après les dernières déclarations de Messieurs Besson et Sarkozy, comment nier que le "pétainisme transcendantal", cher à Alain Badiou, n'en finisse plus de laisser ses miasmes envahir notre beau pays !
Le remugle pestilentiel de cette vieille droite tenace et rancunière de Philippe Pétain, Jean-Marie Le Pen et maintenant Éric Besson, "l'identité nationale", cette bête immonde, féroce dragon destiné à fabriquer de l'exclusion n'en finit pas de renaître dans ce foutu pays arc-bouté sur des traditions qui lui sont pourtant viscéralement étrangères...

Le félon Éric Besson, chargé des basses œuvres, recherche tous les expédients possibles pour attirer le fretin vers la grossière amorce qu'il a lancé dans la marre médiatique afin de faire diversion sur l'état alarmant de l'économie française, la situation désastreuse des caisses de retraites, le chômage effrayant qui gagne toutes les strates de la population et les comptes catastrophiques des caisses maladies.
Identité nationale, que de crimes sanglants n'a t-on commis en ton nom !
J'ose espérer que personne n'est dupe...
Quoique... Quand on voit certaines associations en mal de reconnaissance se précipiter en bêlant vers ce leurre grossier, on peut effectivement se montrer inquiet mais il est une chose certaine : à part les médias toujours partants, dans l'espace public, tout le monde à l'air de se se foutre de ce débat sur "l'identité française" comme de l'an 40, la sinistre année du pétainisme triomphant.
Complètement.
Éperdument.
Absolument
La Marseillaise ? Faut-il une Loi ou un débat de 6 mois pour l'enseigner ? Absurde : l'école peut s'en charger sans difficulté !
La burqa ? Faut-il une Loi ou un débat de 6 mois pour éradiquer une pratique qui concerne 1000 cas à tout casser, dans l'hexagone, avec le risque de stigmatiser et de rassembler la si diverse communauté musulmane ?
Les adolescents paumés des quartiers pauvres ? Ce ne seront sûrement pas des textes législatifs qui les feront évoluer !
Tout ceci sent trop le prétexte, l'enfumage, la magouille partisane électorale !
La cohésion sociale de notre Nation sera en cause tant que nous vivrons dans une société en crise où le chômage ravage nos rangs, où les salaires stagnent et où, trop souvent, les conditions de travail deviennent insoutenables. Le désir de vivre ensemble dans notre pays n'aura jamais lieu tant que l'exemplarité des classes dirigeantes et économiques, président en tête, ne sera pas indiscutable ! Et croyez moi, ce n'est pas pour demain !
La devise du pouvoir actuel est FRIC, INDIVIDUALISME, OLIGARCHIE. Qui oserait, en France, défendre de telle valeurs ?
Parce que, mes amis, quelle plus belle définition de notre "IDENTITÉ FRANÇAISE" que ces 3 mots sublimes gravés sur les frontispices de nos monuments prestigieux, devise exemplaire de la République : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ?
Pourquoi chercher plus loin ?
Mais en l'état, vous voudriez que nos concitoyens se battent pour protéger des valeurs individualistes, anglo-saxonnes et financières, idéaux qui n'ont jamais été le ciment de la communauté française laïque et égalitariste depuis un siècle ? Parce que vous pensez que les classes modestes et moyennes vont soutenir des oligarques médiatico-économico-politiques qui méprisent le peuple et le suffrage universel à ce point (TCE) ?
À question bessonienne : réponse bessonienne ! *
Enfin en guise de conclusion, amis lecteurs, je vous garantis une chose : lorsqu'un jour prochain, un gouvernement créera sous la pression, un Ministère de la Réconciliation Nationale, il sera déjà peut-être trop tard...
* Sur la photo, observez le détail de la main gauche et la position caractéristique du majeur bessonien s'adressant à ses interlocuteurs...


Tous les commentaires
Tout à fait d'accord avec votre diatribe
Y' en a marre du leurre de la France rance mais après la tempête il est bon de sourire :
Vous nous parlez de demain, moi je vous parle d'après-demain : on prend les mêmes et on recommence, dans une fantasy qui n'a rien d'héroic, concernant ses lâches et douteux personnages:
http://www.mediapart.fr/club/blog/baruch-s/311009/science-fiction-et-grosses-ficelles-electorales
bien amicalement
Baruch S
Besson et les autres les chantres du "nationnal-sarkosisme".....
Cher Doumepao,
Comme vous avez raison et encore raison. Je ne peux rien rajouter à votre texte si non commenter encore dans ce sens en rapellant toues les destructions opérées par ce gouvernement depuis sa mise en place. J'imprime le texte et le fait suivre. Merci
Bayon
et oui
Merci pour vos réactions, je fais modestement part de mon dégoût pour une philosophie politique qui a tant fait souffrir notre pays.
Je voudrais aussi remercier infiniment la rédaction de Médiapart de m'avoir mis en avant.
J'avoue m'être amusé à transformer une vieille affiche de propagande de Monsieur Philippe Pétain en 1941, en une illustration pamphlétaire de Monsieur Éric Besson en 2009 : mêmes termes, mêmes attitudes, mêmes replis identitaires...
La frange sinistre de la France éternelle, en quelque sorte !
Ma petite contribution au débat sur l'identité nationale: l'hymme Bezon naze, pour remplacer la Marseillaise.
Hump ! deux!
Hump! deux !
Hump! deux!
Les petits doigts sur la couture du pantalon, hi!hi!hi! car là!
D'accord avec votre texte mais n'oublions pas que le thème de l'identité nationale taraude aussi des gens qui se croient "de gauche" (cf certaines décisions socialistes) . Les vieilles idées colonialistes gangrènent certains esprits sous des habits de charité; regardons de près la confiscation des luttes palestiniennes par l'ultra gauche et nous y verrons le paternalisme occidentalo-centré qui pense apporter la bonne parole révolutionnaire aux peuples opprimés. ça ne vous rappelle pas Napoléon? A moi, si! Finalement, Besson n'est pas tout seul, Sarkozy encore moins, il y a encore du travail pour accepter de ne pas se croire supérieur, merci à Médiapart d'y contribuer. Quant à l'identité de chacun, elle se forge dans la rencontre et la confrontation, celle de la nation dans la diversité, mais il s'agit là de questions culturelles, je crains qu'actuellement ce mot semble grossier à nos gouvernants....Hélas!!
Très juste votre définition de l'identité nationale selon la sarkozie : fric, individualisme, et doigt levé !
Identité nationale ! Et si l’on parlait d’identité universelle ? Ou d’identité humaine, tout simplement ?
Bien que mes ancêtres soient français aussi loin que l’on retrouve leur trace, l’expression d’une quelconque « identité nationale » n’a pas beaucoup de sens pour moi. Je ne connais de la Marseillaise que les quatre premiers vers et le refrain. Je n’en suis ni fière ni honteuse : quelle importance ?
J’ai eu la chance de naître en France. J’en suis heureuse en effet car j’aime ce pays pour maintes raisons, et je n’y vis pas trop mal. Heureuse, donc, mais pas fière car je n’y suis pour rien.
Les frontières sont mouvantes au gré des politiques. La nature humaine est supranationale. A l’heure de l’Europe, à l’heure de la mondialisation, est-il bien pertinent de s’interroger sur une identité nationale plus que départementale, cantonale ou municipale ?
Le point commun à tous, le seul dans lequel je me retrouve, est d’être citoyen(ne) du monde.
J’ajoute que je suis entièrement d’accord avec vous !
J'entends ce matin à France Inter qu'une majorité de Français (j'avoue avoir oublié le pourcentage aux alentours de 60) serait favorable à cette campagne dite de l'identité française. Si ce sondage est juste, ll est curieux qu'il paraisse avant que ne commence vraiment les opérations (avec la "collaboration" des préfets, etc). On verra bien la suite. Cela dit, à une époque aussi incertaine que la nôtre, avec les difficultés qui assaillent les gens de toutes parts sans compter les bévues peu rassurantes d'un gouvernement de plus en plus critiqué et affaibli, la tentation est forte de penser à autre chose, de dériver mentalement vers des horizons plus faciles à cibler et à commenter. Cette campagne nationaliste initiée par M. Besson tombe à pic, en effet, pour susciter, comme on l'a souvent dit, une diversion mais aussi un défoulement. Puisqu'on ne peut rien contre le gouvernement, qui même en chute libre, demeure bien sûr en place, réfugions-nous dans le paradis artificiel de la question de "l'étranger", De la problématique illusoire mais payante (sur le plan idéologique et électoral) de "l'autre" et du sempiternel statut de l'immigré. Une façon de se distraire un peu et d'oublier nos propres inquiétudes. Celles qui ne proviennent pas que d'une crise, comme on l'a dit, mais d'un pouvoir trop exclusif et sûr de lui.
Il n'empêche que dans les banlieues (que je connais TRES bien pour des raisons de vie personnelle), ce débatest TRES attendu.
Car si les Dupont-Durand n'ont aucun problême d'identité nationale, il faudra quand même comprendre que les Tarik-Boubacar en ont et en souffrent tous les jours! C'est eux qui vivent dans les cités HLM dortoirs où pas un seul moralisateur anti-débat (Mosco et Mamère en tête) ne voudra déménager pour y vivre ne serait-ce qu'un mois! C'est eux dont les enfants sont dans des écoles ghettos où les profs (je sais/Je suis prof d'Histoire-géo en collège) enseignent les symboles de la République et s'entendent répondre: "M'sieur, on s'en out de vos symboles! C'est pas notre République!". Collèges ghettos renforcés par la carte scolaire "nouvelle formule" et que nos chers syndicats n'ont que TRES timidement contestée. Jamais entendu le moindre mot d'ordre de grêve contre ça. Par contre "des moyens! Des moyens", ça oui! On ne sait pas pour quoi faire mais il faut des "moyens"! Tu parles! C'est eux qui sifflent (60 000 sur 80 000 spectateurs) la Marseillaise. Non d'ailleurs! Ce n'est pas la Marseillaise qu'ils sifflaient mais cette France qui les rejette tous les jours avec maintenant une gauche qui a peur de s'emparer du débat pour ENFIN faire le procès de la politique de Besson et autres!
Mais en fin merde!!!! Emparons-nous justement de cette "grenade" que Besson nous offre sur un plateau! Investissons les réunions! Retournons le miroir vers leurs défauts! Faisons pêter cette grenade!!! Vous verrez alors notre cher Besson trembler sur ses bases
Au lieu de ça certains à gauche nous disent sans rire: mais non, il n'y a pas de problêmes d'identité nationale! Allez dire ça dans les cités!!!! Vous vous faites casser la gueule!!! Bien sûr que si il y a des problêmes d'identité nationale!!!
Enfin si nous parlions d' "identité citoyenne et sociale" à Besson? En avant bon sang! La droite vient de commettre une erreur tactique monumentale!!!! Que lagauche n'y ajoute pas la honte du ridicule par le silence!
Chris/www.profencampagne.com
PS: reprenons le flambeau de Léon Blum (ça dit quelque chose à Moscovici ça et au PS ça?) qui retourna le procès de Riom contre Vichy et l'occupant à tel point que les audiences furent suspendues!!!
A Chris:
Etonné par la virulence de vos propos, je suis persuadé cependant que vous vivez dans un contexte qui vous autorise à vous indigner. Je viens d'entendre Mme Morano sur Canal + qui vient de résumer cette campagne sur l'identité nationale à la Marseillaise et au drapeau tricolore... Si c'est tout ce que l'UMP a à offrir aux cités et à ceux que vous évoquez, avouez que c'est maigre et proche du ridicule. J'espère que les symboles de la République que vous tentez malgré tout d'enseigner ne s'arrêtent pas là. Je ne suis pas professeur et je ne connais pas vos difficultés (dans votre école "ghetto") mais j'imagine que plus on essaie de faire de la démagogie plus on rate sa cible. L'histoire que vous enseignez me paraît pourtant la meilleure discipline pour tenter de capter l'attention de ces jeunes. L'histoire racontée, par exemple, sous la forme d'anecdotes symboliquement proches (ou éloignées) de leur vécu, me semble la meilleure approche. Quant aux symboles quasi religieux tels que la Marseillaise (aux paroles incompréhensibles aujourd'hui) et le drapeau tricolore (dont on retient surtout l'aspect militaire), je ne pense vraiment pas que leur enseignement soit un lien suffisant et même crédible avec les Tarik-Boubakar... et les autres. Identité... Je suis désolé de vous paraître si négatif mais rien que le mot me fait penser à la carte que l'on demande au commissariat, à la douane, dans les administrations... Ce n'est pas pour moi un exemple de fraternité et de tolérance. C'est pourquoi je trouve l'initiative de M. Besson douteuse sur le plan du sens et trompeuse. La preuve... vous vous y accrochez ! Mais il est vrai que vous avez peut-être vos raisons. Un dernier mot: si nous acceptons de jouer la partie avec M. Besson, nous la perdrons, la France la perdra car les règles ne sont pas claires et permettront toutes les confusions, tous les coups bas... surtout en matière d'immigration et de droits de l'homme. D'ailleurs, regardez: Marine Le Pen se frotte déjà les mains à l'idée de lancer les dés... qui seront évidemment truqués.
[…] Parce que, mes amis, quelle plus belle définition de notre "IDENTITÉ FRANÇAISE" que ces 3 mots sublimes gravés sur les frontispices de nos monuments prestigieux, devise exemplaire de la République : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ? Pourquoi chercher plus loin ? […] Pas du tout d’accord avec vous !
Voici mon ébauche de quelques autres pistes possibles de réflexions.
Cette « hypostase frontispicielle » est faussement laïque, c’est de l’angélisme ! Cela sent le christianisme à plein nez. Cela pue l’Au-delà.
La Liberté « hic et nunc » c’est où, c’est quand, pour quoi et pour qui, aujourd’hui ?
La liberté est vraie, si la vérité est libre, c’est le choix, l’option, le droit à...sans nuire à autrui. Où sont-ils ce choix, cette option, ce droit à…pour, le rmiste, le chômeur, le mal logé, le smicard, l’intérimaire, la classe moyenne, le cadre de France Télécom où d’ailleurs. Où est la vérité dans le jeu de dupe du néolibéralisme mondialisé ?
La liberté dans l’accès à la justice, à l’éducation, au travail, à la culture, à la santé, au bonheur. Où est-elle ? Il faut rayer le mot « Liberté » seul ! La liberté est un concept sémantique qui n’existe pas s’il n’est pas suivi d’un adjectif.
(Jacques Prévert avait donc cette formule qui me plait bien : La liberté n’est pas vraie, si la vérité n’est pas libre)
L’Egalité cela mène à quoi ? A l’égalitarisme, à la tyrannie des bons sentiments. Au goulag…
Parlons plutôt d’Equité. L’équité, c’est accéder, participer, contribuer, pouvoir faire, obtenir, mériter. En fonction de capacités intrinsèques, comme la volonté, le courage, l’intelligence, l’ardeur, l’enthousiasme. Autant de capacités, de qualités, de valeurs qui ne peuvent faire l’objet, ni de loi, ni de décret ni de diplôme.
Nous naissons inégaux par contingences biologiques, matérielles, temporelles. Nous devrions vivre équitablement pour, par, et dans la dignité. Nous ne sommes égaux que dans la mort.
La Fraternité ?
Je ne suis fraternel qu’avec mes frères. Avec les autres, je suis solidaire :
La Solidarité c’est payer mes impôts suivant mes capacités contributives (pas besoin de bouclier fiscal). Je suis solidaire en cotisant à la maladie, la vieillesse, à l’assurance en responsabilité civile etc.
Je le fais parce que c’est mon intérêt. Par égoïsme. Et cela marche !
La fraternité c’est bon pour l’abbé Pierre ou mère Térésa. C’est le « Camarade ! » des communistes, l’amour du prochain des religions, seulement de celui qui « m’est proche ». Celui des Hutu pour les Hutu, pas celui des Hutu pour les Tutsi..
L’égoïsme qui sauve, plutôt que la jalousie de Caïn pour Abel, qui tue. L’amour de soi plutôt que l’amour propre ! « L'amour de soi, qui ne regarde qu'à nous, est content quand nos vrais besoins sont satisfaits ; mais l'amour-propre, qui se compare, n'est jamais content et ne saurait l'être, parce que ce sentiment, en nous préférant aux autres, exige aussi que les autres nous préfèrent à eux, ce qui est impossible » écrivait Rousseau
« LIBERTE EQUITABLE ET SOLIDAIRE » Daniel Alberti du var.