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Déc

MEDIAPART

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Une ère nouvelle pour les écoles supérieures d'art

L’ésã, Ecole supérieure d'art du Nord-pas de Calais, porte à compter d'aujourd'hui sur la place publique les débats qui l’animent, grâce à Mediapart.

Exposition Fulgurances 12/2011Exposition Fulgurances 12/2011 © association Sans Titre


Sans prétention à généraliser un régime, fut-il esthétique, notre recherche identitaire articule le singulier au collectif à plusieurs niveaux.

Atelier Play/Display Atelier Play/Display © Marina Chao

Les écoles supérieures d’art ont vécu ces dernières années ce que l’on peut qualifier de mise en crise régulière. Nécessité contextuelle, contingence, ou secouage volontaire de cocotiers, liposuccion d’une souris-mamouth (maousse) ou signe d’un endormissement du projet radical des écoles d’art, cette vague réformatrice serait venue de Bologne (qui s’en désespère). Les écoles d'art vivent depuis Bologne sous la férule de l'évaluation, des indicateurs, de la mesure, de la mondialisation, de l'ouverture des échanges, de la mise en concurrence des formations. On peut y lire l’empaquetage de la part irréductible de l’art - avec le reste - en modules agençables à souhait et gavés aux hormones d’un rôle social devenu viatique. Mais la mobilité du regard passe par celle du corps et il faut permettre au corps mobile de retrouver quelque assise ici et là, d’emmener avec lui ses lettres de crédits pédagogiques, son bagage étiqueté.

Revue STACRevue STAC © Marie Decarnin

Ces réformes réenclenchent une inquiétude essentielle. Elles réveillent, comme une blessure ancienne, une fondation qui, à défaut d’être stimulée, se fragilise, se délite.

Notre identité est là où nous nous reconnaissons et où nous sommes reconnus; elle se définit de manière fluide, plastique, par les interactions entre des perceptions et des mouvements, internes et externes. Appeler ici plus qu'ailleurs à l’expression de ces flux nous a semblé plus qu’une évidence, une nécessité.

" Le chant tel que tu l’enseignes n’est pas convoitise ni quête de quelque chose que finalement on pourrait atteindre.

Le chant est existence. " (1)

Installation d'Akiko Okumura pour Spreading OutInstallation d'Akiko Okumura pour Spreading Out © Akiko Okumura


Roland Decaudin

Directeur de l'Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais / Dunkerque-Tourcoing.



(1) : R.M. Rilke Les Sonnets à Orphée, I, 3 (trad. Angelloz, légèrement modifiée par Pierre Hadot in Le Voile d’Isis, Gallimard, 2004)

Tous les commentaires

30/01/2012, 11:00 | Par Viviana Vacca

Bienvenue !

Voilà une expérience universitaire enthousiasmante, enfin !

30/01/2012, 11:04 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Viviana Vacca le 30/01/2012 à 11:00

A laquelle vous êtes conviée à participer !

30/01/2012, 11:01 | Par Emmanuel Tugny

Bologne ? Dites-en plus !

31/01/2012, 09:59 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

LE PÔLE SUPÉRIEUR D'ENSEIGNEMENT ART & DESIGN NORD DE FRANCE 
Ecoles supérieures d'art et designCambrai-Dunkerque-Tourcoing-Valenciennes ART_DESIGN_COMMUNICATION

 
lance sa campagne d'inscriptions
sur le site internet : www.admission-postbac.fr

Le Concours d'entrée en 1ère année  se tiendra les 10 & 11 mai 2012 

02/02/2012, 13:03 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

Bel article mentionnant  le travail scientifique de notre enseignant d'esthétique et philosophie Florent Perrier sur Walter Benjamin dans Beaux-Arts dernier numéro.

02/02/2012, 13:17 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 02/02/2012 à 13:03

02/02/2012, 13:29 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

http://www.laplateforme1.com/Exposition-des-diplomes-2011-de-l.html

 

EXPOSITION DES DIPLÔMÉS 2011 DE L’ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ART DU NORD-PAS DE CALAIS/DUNKERQUE-TOURCOING

 

Lise Aymard et Deborah Buissé, diplômées 2011, exposent jusqu'au 9 février 2012 à la "Plate-forme", lieu d'art et de diffusion dunkerquois.

67/69 RUE TERQUEM 59140 DUNKERQUEtél:+33 (0)3.28.58.25.66 / mail:laplateforme1[at]free.fr

 

02/02/2012, 16:31 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

Recommandé !

02/02/2012, 15:02 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

http://www.moreeuw.com/histoire-art/autre-pareil-dunkerque.htm

MAGNIFIQUE EXPO "AUTRE PAREIL" DE PHILIPPE RICHARD AU MUSEE DES BEAUX-ARTS DE DUNKERQUE. Jusqu'en juillet.

02/02/2012, 15:04 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

http://www.moreeuw.com/histoire-art/autre-pareil-dunkerque.htm

MAGNIFIQUE EXPO "AUTRE PAREIL" DE PHILIPPE RICHARD AU MUSEE DES BEAUX-ARTS DE DUNKERQUE. Jusqu'en juillet.

 

02/02/2012, 15:34 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2012/02/02/article_une-ecole-d-art-ca-forme-des-sujets-cri.shtml

 

« Une école d'art, ça forme des sujets critiques sur la base d'un matériau plastique »

jeudi 02.02.2012, 05:14La Voix du Nord

|  • LE VISAGE DE L'ACTUALITÉRONAN PRIGENTDIREC |

Depuis le début de l'année, l'École régionale des beaux-arts (ERBA) a pris possession de ses nouveaux locaux dans l'ancien collège Albert-Samain. Devenue l'École supérieur d'art Nord - Pas-de-Calais (ESA), suite au regroupement avec sa « soeur » tourquennoise, elle a changé d'ère et est désormais pilotée par Ronan Prigent. Le nouveau directeur, à l'expérience diplomatique, ministérielle et artistique impressionnante, entend inscrire davantage l'ESA dans le paysage dunkerquois tout en accentuant ses contacts internationaux.

PAR OLIVIER TARTART

dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

Le site de l'ancien hôpital n'est désormais qu'un lointain souvenir pour les étudiants de l'École supérieure d'art de Dunkerque (ESA).

Oubliée, l'invasion des puces et les locaux exigus : ils jouissent aujourd'hui de vastes locaux récemment réhabilités par la ville, dans l'ancien collège Albert-Samain, rue de l'Esplanade.

Suite à ce déménagement un brin précipité par les événements (il n'était initalement prévu qu'en début d'année 2013), la soixantaine d'étudiants prennent leurs marques dans leurs nouveaux locaux qui les rapprochent du coeur de ville (ils devraient être rejoints, dans un an, par les élèves du Conservatoire de musique).

Et apprennent à connaître leur nouveau directeur, Ronan Prigent, qui a succédé à Brigitte Meunier-Bosch. « L'ESA Nord - Pas-de-Calais est désormais répartie sur deux sites, détaille celui qui cumule les fonctions de directeur du site dunkerquois et de directeur des études de l'ESA.

Cela répond à une logique d'autonomisation des établissements. Nous restons un établissement public mais qui peut recevoir des financements privés. »

Et si au sein de cet établissement public de coopération culturelle (EPCC), le site tourquennois a choisi pour thème la présence du corps dans l'espace, Dunkerque réfléchit sur l'exposition. « L'exposition sous toutes ses formes, précise Ronan Prigent. Des exposés à l'édition en passant par la prise de parole, les expositions muséales. » Si l'ESA est libre désormais de définir ses orientations, elle n'en respecte pas moins quelques passages obligés. « Premièrement : nos enseignements aboutissent à un travail de recherche. Je fais, mais je réflechis à ce que je fais. Ensuite, l'école doit s'inscrire dans son contexte immédiat : la ville et le territoire. La professionalisation suppose une relation tendue avec lui et une insertion citoyenne. Il faut que le public comprenne ce monde étrange qu'est l'art contemporain. Ça n'a pas toujours été le cas. » Dernier axe, et non des moindres : l'international. « Nos enseignements sont restructurés par semestre et par crédits européens, annonce le directeur. Il faudra que nos étudiants soient mobiles, donc, notre politique de relations internationales sera accentuée, avec de nouvelles conventions, de nouveaux axes, sur la base d'échanges plutôt thématiques. Par une extension du domaine de notre lutte en ce domaine, ne plus se limiter au nord-européen, au monde britannique et à l'Afrique mais aussi au BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). »

Brésil, Russie, Inde, Chine : ça tombe bien, les deux premiers pays peuplent l'univers protéiforme de Ronan Prigent. Docteur en philosophie de la littérature, écrivain, essayiste et musicien sous le pseudonyme d'Emmanuel Tugny, le Breton de naissance (passé de Saint-Malo à Malo) a été attaché parlementaire puis diplomate à Venise (consul honoraire), Sao Paulo, Porto Alegre et Ekaterinbourg (attaché de coopération et d'action culturelle). Et il a participé, de 2004 à 2006, à la réflexion menée, au ministère de la Culture, sur l'intégration des écoles d'art dans l'architecture européenne des diplômes.

Un CV qui devrait s'avérer bien utile à une école supérieure d'art nordiste en pleine expansion.

Toutefois, ce bagage impressionnant n'empêche pas le nouveau directeur d'apprécier d'avoir posé ses valises à Dunkerque : « C'est très stimulant d'être à la tête d'un établissement où on apprend à des gens, via des projets, à dire non. Surtout dans ce monde où on vous oblige à dire oui ! Au-delà de l'art lui-même, une école d'art, ça apprend l'émergence d'une liberté du sujet. Quels que soient les supports utilisés, on ne fait que former des sujets critiques sur la base d'un matériau plastique. » Une usine à sujets critiques à découvrir lors de ses portes ouvertes, le 11 février(lire ci-dessus). •

À découvrir également, à La Plateforme, les travaux de deux étudiantes de l'ESA (Déborah Buissé et Alise Aymard, toutes deux diplômées du DNSEP l'an dernier).

02/02/2012, 15:48 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

« Une école d'art, ça forme des sujets critiques sur la base d'un matériau plastique »

jeudi 02.02.2012, 05:14 - La Voix du Nord

|  • LE VISAGE DE L'ACTUALITÉRONAN PRIGENTDIREC |

Depuis le début de l'année, l'École régionale des beaux-arts (ERBA) a pris possession de ses nouveaux locaux dans l'ancien collège Albert-Samain. Devenue l'École supérieur d'art Nord - Pas-de-Calais (ESA), suite au regroupement avec sa « soeur » tourquennoise, elle a changé d'ère et est désormais pilotée par Ronan Prigent. Le nouveau directeur, à l'expérience diplomatique, ministérielle et artistique impressionnante, entend inscrire davantage l'ESA dans le paysage dunkerquois tout en accentuant ses contacts internationaux.

PAR OLIVIER TARTART

dunkerque@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

Le site de l'ancien hôpital n'est désormais qu'un lointain souvenir pour les étudiants de l'École supérieure d'art de Dunkerque (ESA).

Oubliée, l'invasion des puces et les locaux exigus : ils jouissent aujourd'hui de vastes locaux récemment réhabilités par la ville, dans l'ancien collège Albert-Samain, rue de l'Esplanade.

Suite à ce déménagement un brin précipité par les événements (il n'était initalement prévu qu'en début d'année 2013), la soixantaine d'étudiants prennent leurs marques dans leurs nouveaux locaux qui les rapprochent du coeur de ville (ils devraient être rejoints, dans un an, par les élèves du Conservatoire de musique).

Et apprennent à connaître leur nouveau directeur, Ronan Prigent, qui a succédé à Brigitte Meunier-Bosch. « L'ESA Nord - Pas-de-Calais est désormais répartie sur deux sites, détaille celui qui cumule les fonctions de directeur du site dunkerquois et de directeur des études de l'ESA.

Cela répond à une logique d'autonomisation des établissements. Nous restons un établissement public mais qui peut recevoir des financements privés. »

Et si au sein de cet établissement public de coopération culturelle (EPCC), le site tourquennois a choisi pour thème la présence du corps dans l'espace, Dunkerque réfléchit sur l'exposition. « L'exposition sous toutes ses formes, précise Ronan Prigent. Des exposés à l'édition en passant par la prise de parole, les expositions muséales. » Si l'ESA est libre désormais de définir ses orientations, elle n'en respecte pas moins quelques passages obligés. « Premièrement : nos enseignements aboutissent à un travail de recherche. Je fais, mais je réflechis à ce que je fais. Ensuite, l'école doit s'inscrire dans son contexte immédiat : la ville et le territoire. La professionalisation suppose une relation tendue avec lui et une insertion citoyenne. Il faut que le public comprenne ce monde étrange qu'est l'art contemporain. Ça n'a pas toujours été le cas. » Dernier axe, et non des moindres : l'international. « Nos enseignements sont restructurés par semestre et par crédits européens, annonce le directeur. Il faudra que nos étudiants soient mobiles, donc, notre politique de relations internationales sera accentuée, avec de nouvelles conventions, de nouveaux axes, sur la base d'échanges plutôt thématiques. Par une extension du domaine de notre lutte en ce domaine, ne plus se limiter au nord-européen, au monde britannique et à l'Afrique mais aussi au BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). »

Brésil, Russie, Inde, Chine : ça tombe bien, les deux premiers pays peuplent l'univers protéiforme de Ronan Prigent. Docteur en philosophie de la littérature, écrivain, essayiste et musicien sous le pseudonyme d'Emmanuel Tugny, le Breton de naissance (passé de Saint-Malo à Malo) a été attaché parlementaire puis diplomate à Venise (consul honoraire), Sao Paulo, Porto Alegre et Ekaterinbourg (attaché de coopération et d'action culturelle). Et il a participé, de 2004 à 2006, à la réflexion menée, au ministère de la Culture, sur l'intégration des écoles d'art dans l'architecture européenne des diplômes.

Un CV qui devrait s'avérer bien utile à une école supérieure d'art nordiste en pleine expansion.

Toutefois, ce bagage impressionnant n'empêche pas le nouveau directeur d'apprécier d'avoir posé ses valises à Dunkerque : « C'est très stimulant d'être à la tête d'un établissement où on apprend à des gens, via des projets, à dire non. Surtout dans ce monde où on vous oblige à dire oui ! Au-delà de l'art lui-même, une école d'art, ça apprend l'émergence d'une liberté du sujet. Quels que soient les supports utilisés, on ne fait que former des sujets critiques sur la base d'un matériau plastique. » Une usine à sujets critiques à découvrir lors de ses portes ouvertes, le 11 février(lire ci-dessus). •

À découvrir également, à La Plateforme, les travaux de deux étudiantes de l'ESA (Déborah Buissé et Alise Aymard, toutes deux diplômées du DNSEP l'an dernier).

02/02/2012, 17:28 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais

http://www.lebateaufeu.com/fr/liste-des-spectacles-corps-furieux.html

 

Cette année encore, l'ESA site de Dunkerque sera partenaire du Bateau-Feu scène nationale dans le cadre de son programme "corps furieux", du 14 au 17 février.

05/02/2012, 19:54 | Par Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais en réponse au commentaire de Ecole supérieure d'art du Nord-Pas de Calais le 02/02/2012 à 17:28

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