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En défense d'Internet et de WikiLeaks (4): politique de la relation

Alors que s'achève, avec ce quatrième épisode, cette série en forme de cri d'alarme, l'actualité continue d'en démontrer la pertinence. Symbole mondial des nouveaux réseaux sociaux, Twitter est maintenant sommé de remettre aux autorités américaines les détails des comptes personnels de quatre personnes, dont le fondateur de WikiLeaks Julian Assange et le soldat Bradley Manning soupçonné d'être la source des révélations.

Les deux autres personnes sont Rop Gonggrijp, un hacker néerlandais dont les engagements en faveur des libertés numériques sont publics, et la députée islandaise Birgitta Jonsdottir, très engagée dans l'audacieuse initiative parlementaire pour la liberté de la presse, l'Icelandic Modern Media Initiative. Saisi depuis le 14 décembre 2010 par une injonction d'un tribunal de Virginie, exigeant toutes les données de ces quatre comptes dans le cadre d'«une enquête criminelle en cours», Twitter a averti, vendredi 7 janvier, la députée qu'après avoir résisté, il était contraint d'obtempérer. Si l'élue islandaise n'engage pas d'ici dix jours une procédure judiciaire pour contester la requête des Etats-Unis, Twitter transmettra toutes les informations demandées (messages privés, contacts, adresses IP, etc.).

Pour WikiLeaks, qui affirme avoir «des raisons de croire» que Facebook et Google ont reçu des injonctions similaires, cette démarche judiciaire serait la preuve qu'une «enquête secrète pour espionnage [est] menée par un grand jury américain», laquelle pourrait mener à une inculpation de Julian Assange aux Etats-Unis. «Après avoir tenté de réduire WikiLeaks au silence en faisant pression sur Paypal, Visa et Mastercard pour lui couper les vivres, le gouvernement américain porte maintenant atteinte à la vie privée de plusieurs partisans les plus connus du site», a déploré ce dernier, selon un communiqué de WikiLeaks, rapporté par l'AFP. Dans l'immédiat, Assange devrait être fixé mardi 11 janvier, à Londres, sur la date du procès sur sa possible extradition en Suède. Toujours en liberté surveillée, il annonce pour avril un livre détaillant son «combat pour imposer une nouvelle relation entre les populations et leurs gouvernements».

Autrement dit, pendant que les interrogations sur «le côté obscur» de WikiLeaks prennent le pas sur les révélations du «Cablegate», la traque s'accentue et s'accélère, la puissance américaine ne semblant pas prête à laisser l'affront sans punition. Cette criminalisation en cours de WikiLeaks confirme le propos initial de cette série: alerter sur l'enjeu véritable de ce feuilleton, qu'il s'agisse de la normalisation policière d'Internet, de la défense de nos libertés d'information et de communication ou des potentialités démocratiques de la révolution numérique. L'événement WikiLeaks – premier scoop à la fois citoyen et mondial de l'ère numérique – est bien ce tournant souligné par Mediapart, introduisant à une bataille décisive entre les logiques citoyennes d'approfondissement démocratique et les intérêts, aussi bien politiques qu'économiques, dont elles dérangent les situations acquises de domination et de contrôle.

Quelques chiffres ne sont pas inutiles pour prendre la mesure considérable de l'enjeu de cet affrontement planétaire. Au 30 juin 2010, selon Internet World Stats, il y avait dans le monde près de 2 milliards d'utilisateurs d'Internet (précisément 1.966.514.816) sur une humanité totale de près de 7 milliards d'individus (6,9 milliards exactement). Parmi ces utilisateurs du Net, près de 60 millions l'étaient en langue française (59,8 millions exactement). En 2010 encore, dans l'Union européenne (à 27), 65% des particuliers âgés de 16 à 74 ans ont utilisé Internet régulièrement (soit une fois par semaine) et 53% fréquemment (soit chaque jour ou presque). En France, toujours en 2010, selon la toute dernière enquête de référence, près de 40 millions de personnes (3 millions de plus qu'en 2009) se connectent à Internet d'une façon ou d'une autre (domicile, travail, mobilité). Les trois-quarts des personnes équipées d'une connexion Internet à leur domicile l'utilisent tous les jours, 16% en font un usage hebdomadaire et 5% seulement ne l'utilisent jamais. Au final, c'est désormais un peu plus de la moitié de la population (53%) française qui se connecte quotidiennement.

Internet est donc définitivement au cœur du nouveau monde qui s'annonce. Ce qui, en revanche, n'est pas encore définitivement joué, c'est de savoir qui, en fin de compte, entre puissances étatiques, intérêts marchands et exigences citoyennes, gagnera la bataille de ses usages, de leur protection et de leur contrôle. Mise en garde contre «le bluff technologique», l'œuvre pionnière de Jacques Ellul (1912-1994), penseur trop oublié aussi original qu'inclassable, nous avait amplement démontré que «la technique est l'enjeu du siècle». Ni bonne ni mauvaise, mais ambivalente, elle peut aussi bien servir un «système technicien» dominateur et oppressif qu'être, au contraire, mise au service de l'homme, de ses besoins essentiels et de ses droits primordiaux, ainsi que des grands équilibres qui les garantissent. En somme, tout dépend de nous, de chacun et chacune d'entre nous. Tout, c'est-à-dire le pire ou le meilleur. Ce n'est pas une injonction idéaliste, mais plutôt une recommandation réaliste: de catastrophes économiques en désastres guerriers, sans oublier les destructions écologiques, ne sommes-nous pas témoins de l'imprévoyance aveugle et de l'inconscience morale de nombre de ceux qui, de par le monde, nous dirigent ou le prétendent?

Aussi importe-t-il, loin de toute fascination idéologique pour la technique et de toute vision absolutiste du numérique, d'y défendre avec acharnement l'essentiel des vieilles valeurs démocratiques et humanistes, de droits et de libertés. C'est de cette alliance du meilleur de la modernité technique et du meilleur de la tradition politique que peut naître un Internet réellement au service de ses usagers. Dans leurs commentaires ou sur leurs blogs, des abonnés de Mediapart ont ainsi convoqué, à propos des actuelles mésaventures de WikiLeaks, d'utiles pensées de la philosophe Hannah Arendt (1906-1975), vieilles de près de quarante ans. Il s'agit d'un article paru en novembre 1971 dans la New York Review of Books à propos de la révélation par le New York Times des «papiers du Pentagone», 7.000 pages de documents militaires confidentiels. Son titre en résume clairement le propos: «Du mensonge en politique» (à lire en français dans le recueil Du mensonge à la violence).

Au cours de cette réflexion sur «le secret, la tromperie, la falsification délibérée et le mensonge pur et simple employés comme moyens légitimes de parvenir à la réalisation d'objectifs politiques», l'auteur des Origines du totalitarisme en vient à une défense radicale de la liberté de la presse. «Une presse libre et non corrompue a une mission d'une importance considérable à remplir», écrit-elle, tant il importe de «garantir cette liberté politique particulièrement essentielle: le droit à une information véridique et non manipulée, sans quoi la liberté d'opinion n'est plus qu'une cruelle mystification». Conviction que l'on retrouvait déjà dans un autre de ces articles, paru en 1967 dans le New Yorker et intitulé «Vérité et politique»(à lire en français dans le recueil La Crise de la culture): «Le fait de dire la vérité de fait comprend beaucoup plus que l'information quotidienne fournie par les journalistes, bien que sans eux nous ne nous y retrouverions jamais dans un monde en changement perpétuel, et, au sens le plus littéral, nous ne saurions jamais où nous sommes.»

Cette position de principe de la philosophe reposait sur la conviction que les «vérités de fait», différentes des vérités d'opinion, de conviction, de croyance, de préjugé, d'idéologie, etc., sont essentielles à la vitalité démocratique. Ce sont elles qui nous font réfléchir pour agir, qui nous font évoluer en nous dérangeant, qui modifient nos positions et nos attitudes, qui nous rassemblent par leur force démonstrative. Et elles sont bien plus fragiles et menacées que les vérités d'opinion tant elles dérangent nos conforts de pensée. Dès lors, il importe par-dessus tout de garantir, préserver et améliorer les conditions de leur production, révélation et diffusion. Car, sans elles, il n'y aurait plus de monde commun, de réflexions partagées, d'échanges rationnels, mais seulement l'affrontement général des idéologies, préjugés, croyances, convictions ou opinions. En somme, il n'y aurait plus de liens entre citoyens, plus de relation dans la cité, plus de communauté humaine. Mais la guerre de tous contre tous, avec la certitude de chacun de détenir seul la vérité vraie.

Or Internet est justement, par définition, l'univers du lien, de la relation et de la communauté. Du lien partagé, de la relation entretenue, de la communauté construite. L'invention du lien hypertexte aussi appelé «hyperlien» n'est-elle pas au ressort des fonctionnalités de nos sites, de leurs références, documentations et interactions? Reste à ne pas dégrader cet écosystème en préservant ce qui fait lien, précisément: le contenu même de l'échange, sa liberté et sa vitalité, son incertitude, son inventivité, son imprévisibilité, ses surprises et ses créations, ses tâtonnements et ses hasards, ses désordres et ses étonnements... En somme, relation est ici le maître-mot, la clé, le nœud: qualité de la relation, intégrité de la relation, liberté de la relation, éthique de la relation, etc.

Dès lors, nul hasard si l'on doit à Edouard Glissant, avec cette acuité visionnaire propre aux poètes, quelques fulgurances sur Internet dans un passage anticipateur de son Traité du Tout-Monde, publié en 1997, à une époque où le Net balbutiait encore. Toute l'œuvre de ce grand voyant est en effet ancrée sur une «philosophie de la Relation», où s'entrecroisent et s'enrichissent mutuellement poétique et politique. La Relation comme antidote à la domination et comme apprentissage de l'incertitude... Loin de certaines crispations académiques face aux ébranlements numériques, Glissant pressentait dans Internet le surgissement de l'imprévisible et du discontinu, ruptures qu'il accueille volontiers: «Si les sciences classiques avaient pour fin l'infiniment petit et l'infiniment grand, nous devinons que la science informatique ne considère que l'infiniment mouvant. [...] Internet déroule le monde, il l'offre tout dru.»

Dérouler le monde, c'est-à-dire le découvrir et l'accepter dans son infinie diversité, irréductible aux unicités qui voudraient le soumettre, le simplifier, le réduire et le normaliser: «C'est la diversité qui nous protège et, s'il se trouve, nous perpétue», ajoutait le poète, juste après avoir rappelé que «la pensée de l'Un, qui a tant magnifié, a tant dénaturé aussi». «La pensée de la Relation, précise ailleurs Edouard Glissant, en 2009 cette fois, ne confond pas des identiques, elle distingue entre des différents pour mieux les accorder. Les différents font poussière des ostracismes et des racismes et de leurs monogonies. Dans la Relation, ce qui relie est d'abord cette suite des rapports entre les différences, à la rencontre les unes des autres.» L'irruption d'Internet appelle donc une politique de la relation ouverte au tremblement du Tout-Monde, une invention collective qui ferait litière des pensées de système, de leurs calculs oppressants et de leur théorèmes oppresseurs. «Pour la première fois de leur histoire, poursuit Glissant, les humanités sont seules face à cette terrible présence: de devoir susciter d'elles-mêmes leurs éthiques, et plus communément leurs morales.»

Ainsi les défis posés par l'avenir d'Internet et soulignés par l'affaire WikiLeaks nous obligent-ils à renoncer aux pensées habituées et à frayer des chemins pionniers. Aux Hannah Arendt, Jacques Ellul et Edouard Glissant déjà cités, il faudrait ajouter Edgar Morin, dont la réflexion sur la complexité dialogue avec le Tout-Monde et la créolisation glissantiennes. Recommandé récemment sur Mediapart par Stéphane Hessel, le dernier tome de La Méthode, œuvre morinienne au long cours, s'intitule Ethique et a pour enjeu la question de l'aveuglement qui, régulièrement, met en péril nos sociétés.

Faisant le constat que «les démocraties contemporaines sont en dépérissement», Edgar Morin rappelle que «la démocratie est une conquête de complexité sociale»: «La démocratie fait de l'individu un citoyen qui non seulement reconnaît des devoirs, mais exerce des droits. Le civisme constitue alors la vertu socio-politique de l'éthique. Il requiert solidarité et responsabilité. Si le civisme s'étiole, la démocratie s'étiole. La non-participation à la vie de la cité, en dépit du caractère démocratique des institutions, détermine un dépérissement démocratique.»

Or l'une des causes de ce dépérissement est «l'élargissement d'un non-savoir citoyen», en d'autres termes la dépossession croissante des citoyens s'agissant des savoirs, connaissances et informations leur permettant d'influer sur les grands choix politiques: «Comme les développements de la techno-science ont envahi la sphère politique, le caractère de plus en plus technique des problèmes et décisions politiques les rend ésotériques pour les citoyens. Les experts compétents sont incompétents pour tout ce qui excède leur spécialité et rendent les citoyens incompétents sur les domaines scientifiques, techniques, économiques couverts par leurs expertises. Le caractère hyper-spécialisé des sciences les rend inaccessibles au profane.»

L'avènement d'une «démocratie cognitive» est la réponse qu'Edgar Morin appelle de ses vœux contre cette dépossession du savoir. Mais elle suppose de relier ce qui, aujourd'hui, est séparé, cloisonné et dispersé: «Tout regard sur l'éthique doit percevoir que l'acte moral est un acte individuel de reliance: reliance avec un autrui, reliance avec une communauté, reliance avec une société et, à la limite, reliance avec l'espèce humaine. [Or] notre civilisation sépare plus qu'elle ne relie. Nous sommes en manque de reliance, et celle-ci est devenue un besoin vital; elle n'est pas seulement complémentaire à l'individualisme, elle est aussi la réponse aux inquiétudes, incertitudes et angoisses de la vie individuelle.»

Ainsi nos responsabilités sont-elles engagées dans ce défi où il s'agit de surmonter cette «peur de comprendre» qui, souligne Morin, nourrit l'incompréhension. Alliant liberté et solidarité, cette nécessaire «auto-éthique» est aussi bien une vertu individuelle qu'une vertu sociale: «La seule sauvegarde d'une très haute complexité, conclut-il, se trouve dans la solidarité vécue, intériorisée par chacun des membres de la société. Une société de haute complexité devrait assurer sa cohésion non seulement par de "justes lois", mais aussi par responsabilité/solidarité, intelligence, initiative, conscience de ses citoyens. Plus la société se complexifiera, plus la nécessité de l'auto-éthique s'imposera.»

Telle est, pour finir, la question politique qui est devant nous, individuellement et collectivement, et dont la réponse dépend d'abord de nous: allons-nous répéter et prolonger les vieilles dominations qui, régulièrement, conduisent l'humanité au bord du gouffre – verticalités politiques, autoritarismes policiers, méfiances envers la société ; ou bien allons-nous faire le choix de l'invention politique, en pariant sur la relation (entre individus, peuples, nations), la compréhension (des savoirs, connaissances, informations) et le partage (des pouvoirs, richesses et orientations)? Allons-nous, dans le foisonnement infini des liaisons numériques, frayer ce chemin où s'invente en marchant une politique de la relation? Ou bien allons-nous laisser saccager cet écosystème naturel du numérique par la construction effrénée d'autoroutes bitumées, de murs bétonnés et de miradors grillagés?

Bien plus réaliste qu'utopique, tant les périls s'accumulent, cette espérance concrète qui nous anime, dans ce monde sans frontières qu'est potentiellement Internet, a récemment trouvé, grâce à la révolution numérique, son récit imaginaire en forme de fable politique. Il s'agit du film Avatar, de James Cameron. Œuvre née de nos modernes technologies, Avatar est en effet un plaidoyer contre l'aveuglement destructeur de la Domination et pour la lucidité créatrice de la Relation. Dans une stratégie du faible au fort, l'incertitude l'emporte sur les certitudes, le mouvement sur l'immobilité, la compréhension sur la croyance, l'ouverture sur la clôture, le déplacement et le décentrement sur les fixités et les replis.

Eminemment politique, cette nouveauté-là naît du lien retrouvé avec l'autre, qu'il soit animé ou inanimé, aussi bien l'homme qu'auparavant, l'on diabolisait et méprisait en le considérant comme un ennemi que la nature qu'hier, l'on saccageait et exploitait en la ravalant au rang de ressource. Avatar, ce vieux mot hindou du changement et de la transformation passé dans le langage contemporain du Net, résume ce nouveau rapport au temps que nous offre le numérique, si nous savons en préserver l'écosystème naturel: contrairement aux idées reçues, non pas le temps court et immédiat, qui serait plutôt celui de la possession et de l'accumulation, de l'avidité et de l'impatience, mais ce temps long et étendu qu'offre la conversation patiente, la recherche précautionneuse, l'écoute attentive et l'attente généreuse.

Telle pourrait être l'une des définitions de l'éthique d'Internet: préserver ce temps de la relation où se glissent les surprises de l'événement.

Fin 

Pour lire les précédents épisodes d'En défense d'Internet et de WikiLeaks, cliquez sur les liens ci-dessous:
1. Nous autres, barbares
2. La question démocratique
3. La révolution numérique

Tous les commentaires

02/03/2011, 20:57 | Par ab irato

Effacé

09/01/2011, 14:44 | Par Thierry T. d'Ouville

Telle pourrait être l'une des définitions de l'éthique d'Internet: préserver ce temps de la relation où se glissent les surprises de l'événement.

Evènement auquel, pour Arendt, la pensée reste attachée comme le cercle à son centre...

A suivre....

Merci pour cette série d'articles qui fera date.

09/01/2011, 14:50 | Par postegaliberationtextuelle

Cela fait longtemps que le peuples judéo-chrétien tente de s'arracher des terres asséchées , foulées par des rationalités didactiques .

Aussi, lasse des choses insipides et sans saveurs, alléchés par des embruns des vents cotiers rèvelant des terres humides, ce peuple-moutons est actuelement en " transhumance" d'ôu nos déplacements incessant ,une distillation du temps,et la valorisation du mouvement. les guerres, les revoltes n'ont pas coupé l'élan .

Mais internet parce qu'il communique en temps réel, a stoppé net la transhumance ,il ne reste plus qu'a poser nos valises

fin d'une illusion .

09/01/2011, 15:20 | Par pierre guerrini

 

C'est toujours merveilleux et fascinant d'assister à la tournure que prennent les choses en train de se faire, le travail de l'artisan, la poterie en train de cuire et de se colorer sous la chaude caresse qui parachève le trait inspiré de l'artiste, il y a peu, S. Daney, dans son rôle de Passeur du cinéma, et, maitenant ,Vous, veilleur vigilant de la perpétuelle nuit numérique qui s'éclaire, ici et là, partout, en France, et dans le monde, sur des milliards d'écran et projette ainsi sa lumiére, Phare, et gardien prophétique, guide éclairé de libertés menées à bon port.

 

09/01/2011, 16:22 | Par Velveth

Redécouvrir Glissant dans ce 4ème épisode de ce carnet libre est un des bonheurs pris à la lecture de ces savants billets.

09/01/2011, 16:33 | Par MARIA D

Tout a été passionnant, et facile de lecture!!En lisant Médiapart, je m'instruis, mais ce qui est du Net, je suis tout aussi novice que la plupart d'entre nous tous!!Cela ne fait qu'une année que je suis internaute et je suis très "emballée", je passe bcp de temps, cela m'occupe!!

Mon intervention est dû à la nouvelle apprise par le Monde, Philippe Sion aurait tenté de mettre fin à ses jours, il est hospitalisé à l'hôpital Nord de Marseille, ses jours ne seraient plus en danger!!Il serait la 1ère victime de WIKILEAKS, antenne de WIKILEAKS 13!!Serait-il possible de remettre ses coordonnées afin de le soutenir, moralement dans un 1er temps??

MERCI MONSIEUR EDWY PLENEL POUR VOS ARTICLES, VOS INTERVENTIONS, C'EST AVEC UN GRAND PLAISIR QUE JE VOUS LIS!!FIERE ET HEUREUSE D'ÊTRE UNE ABONNEE de MEDIAPART PRESSE EN LIGNE QUI CORRESPOND A MES IDEES, POLITIQUES ETC...ET UN BESOIN DE VERITE.....

09/01/2011, 16:42 | Par Maurice MATHE

Remarquable de lucidité, de pertinence et de justesse : félicitations !

09/01/2011, 17:08 | Par Raymond Boutou

Bravo pour les 4 articles et tous ceux que vous associez à votre réflexion.

On voit ainsi un bel exemple d'intelligence collective.

09/01/2011, 18:01 | Par rita robert

Les mots justes, le sens de la réalité...Merci pour ce bel article Monsieur Plenel...Dénoncé les abus des pouvoirs en place, de ces "Démocraties" infantiles, ces faiseurs de misères, dans leur absurde totalitarisme...au nom de leur croyances malsaines, voulant régenter la planète avec des concepts d'une autre époque!..Ces MORALISTES sans honneur, voulant cacher leurs turpitudes en passant par les tribunaux?...Ces gens sont pitoyables...

09/01/2011, 18:08 | Par hasbeen

Il ne fait qu'écrire, entre deux lectures.

L'hyper no-life écrit même en rêvant. Feuk les RTT(s), pourtant abondantes en cette profession parait-il ? En espèrant que ces articles soient trés prochainement "in" l'onglet "ENGLISH" à la suite de celui-ci, (pas trés floodé du reste), bravo.

,°)

09/01/2011, 18:15 | Par La Louve ἄλφα

Oui, mais concrètement, quel est le résultat de ces articles svp ?

Quel en sera le suivi ? Voici deux extraits d'articles qui semblent être complémentaires.

Voir le billet de JP Basquiat : Afrique-Hongrie. Deux nouveaux défis pour l'Europe

Il écrit :"Nous ne nous lassons pas ici, comme beaucoup de commentateurs, de signaler les défis que devraient relever les Européens s'ils voulaient - n'hésitons pas à employer le mot - survivre en tant que civilisation dans le monde d'aujourd'hui. Il s'agit par exemple des défis économiques (etc etc), des défis institutionnels, comment sortir par le haut de l'état de paralysie généré par l'actuel non-constitution européenne?
Face à tous ces défis, c'est plutôt un constat d'impuissance qui vient à l'esprit. Les remèdes que l'on peut envisager supposeraient une telle mobilisation des citoyens, une telle volonté d'agir ensemble en vue d'objectifs communément approuvés, que l'on ne voit pas d'où et de qui pourraient venir les décisions salvatrices. Les divisions et dans une large mesure l'indifférence des citoyens européens ne laissent pas espérer de solutions rapides."

Mr Plenel écrit :

"En somme, tout dépend de nous, de chacun et chacune d'entre nous. Tout, c'est-à-dire le pire ou le meilleur. Ce n'est pas une injonction idéaliste, mais plutôt une recommandation réaliste (??): de catastrophes économiques en désastres guerriers, sans oublier les destructions écologiques, ne sommes-nous pas témoins de l'imprévoyance aveugle et de l'inconscience morale de nombre de ceux qui, de par le monde, nous dirigent ou le prétendent?

 

Aussi importe-t-il, loin de toute fascination idéologique pour la technique et de toute vision absolutiste du numérique, d'y défendre avec acharnement l'essentiel des vieilles valeurs démocratiques et humanistes, de droits et de libertés. C'est de cette alliance du meilleur de la modernité technique et du meilleur de la tradition politique que peut naître un Internet réellement au service de ses usagers."

(il est déjà au service des usagers. Il doit devenir grâce à notre acharnement le médium pour plus de démocratie, de liberté et de transparence car ce système le permettrait).

Afin de ne pas rester témoins de l'imprévoyance aveugle et de l'inconscience morale de nombre des dirigeants du monde, ne faudrait-il pas "s'attaquer" déjà à notre "petite" Europe ?

01/03/2011, 21:56 | Par -

 

 

Effacé

09/01/2011, 19:16 | Par Michel ALBA

Cher Edwy Plenel,

merci d'abord pour votre article, pour la profondeur de sa réflexion. Il a l'avantage de poser un certain nombre de problèmes qui sont dans l'air du temps. J'aimerais, si vous le permettez, y réagir de manière critique.

 

D'abord au sujet de l'expression "auto-éthique". Elle est pour le moins très ambiguë, pour ne pas dire oxymorique. Vous n'êtes pas sans savoir que l'éthique est une philosophie pratique et normative. On voit donc mal d'une part comment une philosophie normative pourrait s'accommoder de ce que Ed. Glissant appelle "l'infini mouvant", ces règles d'auto-éthique risquant fort dès lors de devenir très vite celles du bon plaisir auto-proclamé de chacun et du chacun pour soi : voulant rétablir la communauté en lieu et place de la guerre de tous contre tous, elle en crée au contraire paradoxalement les conditions ; d'autre part, si cette auto-éthique consiste à intérioriser des règles extérieures à soi pour le bon fonctionnement de la société, elle repose sur le principe même de tout totalitarisme qui confond abusivement la morale et la politique, les règles de la morale et les lois du droit, transformant sous prétexte d'ouverture à l'autre dans une relation auto-éthique la liberté des citoyens en esprit moutonnier, et l'ouverture à l'autre en moyen pervers d'une insidieuse et redoutable oppression, contre laquelle il est d'autant plus difficile de lutter qu'elle se fait au nom de la liberté. Dans les deux cas, on aboutit au contraire de l'effet recherché et à une catastrophe. Vous le savez bien, derrière les pourvoyeurs de morale se cachent souvent les oppresseurs, qui avancent toujours masqués. Nietzsche nous l'a suffisamment expliqué, non ?

 

Un autre point intéressant de votre réflexion, qui mériterait, lui, de longs développements, c'est le problème très dans l'air du temps, vu ici à travers la "philosophie de la relation" d'Ed. Glissant, de la créolisation des cultures. C'est un problème grave, lourd de conséquences et fort complexe. Vous n'êtes pas sans savoir, là aussi, que c'est un problème central dans le Judaïsme traité par le Talmud depuis 2500 ans dans la réflexion juive de la relation des Juifs au non-Juifs.

Pour faire court, afin de ne pas trop ennuyer nos lecteurs, — la créolisation des cultures demandent somme toute aux Juifs d'abdiquer leur judaïsme. C'est le grand enjeu sous-jacent de cette naturalisation des religions. Or, le monde juif, et plus précisément la Torah, ont depuis toujours pensé la relation à l'autre en faisant l'économie de la créolisation des cultures. C'est l'objet de l'histoire biblique entre Juda et Joseph. Je n'entre pas dans cet aspect essentiel du projet messianique. C'est aussi tout l'enjeu, dans les temps modernes, de la Haskala, mise au point par Moïse Mendelssohn au XVIIIè siècle, la culture des Lumières au sens juif du terme, qui prônait la cohabitation entre une participation active à la vie des non-Juifs et une observance des principaux impératifs religieux.

 

L'expérience a montré combien cette relation à l'autre est fragile, le plus faible risque étant la dissolution de la culture juive et de ses perspectives universelles dans le projet messianique par l'assimilation à une culture qui se prétend, non sans arrogance, déjà arrivée à la fin de l'Histoire et conforme à l'Universel. Le plus gros risque, on ne le connaît hélas que trop bien : la Shoah. Mais on sait bien aussi que l'assimilation par les mariages mixtes aboutissent concrètement à une sorte de shoah administrative, où le peuple juif disparaîtrait totalement.

 

La créolisation des cultures du monde n'est pas à l'évidence une réponse satisfaisante à la crise de la communauté. Le Judaïsme a toujours été très à l'aise vis-à-vis de la laïcité sous ses divers visages. La répartition des rôles entre Moïse et Aron dans le désert préfigurait la séparation de l'Eglise et de l'Etat, et les nombreux royaumes juifs évoqués dans la Bible ont toujours respecté ce principe. Mais les Juifs sont bien placés pour savoir que la confusion des genres entre la politique et la morale par les prêtres hasmonéens, lorsque la politique a envahi le sacerdoce, aboutissant à la destruction du Temple, est la plus mauvaise des solutions.

 

Par ailleurs, la tradition juive n'a jamais ressenti, contrairement à l'Eglise catholique, les progrès de la raison et de la science comme des menaces pour la foi, et on n'y trouve pas trace d'une lecture prométhéenne du péché d'Adam et Eve vis-à-vis de l'arbre interdit. Bien au contraire, toute la tradition juive invite le petit d'homme a poser toutes les questions, même les plus audacieuses.

 

Votre pensée — mais en cela vous n'êtes pas le seul, et je dirai à cet égard que vous êtes même le représentant éclairé de la postmodernité — repose sur une conception extrême pour ne pas dire extrémiste, voire totalitaire de la laïcité, qu'une conscience juive ne peut accepter. C'est celle qui proclame que l'universel a désormais triomphé, que toute éthique se réduit à une éthique de la relation, à une auto-éthique, et que toute distinction entre les cultures doit être utilement et ultimement abolie. La tradition juive considère au contraire qu'il existe soixante-dix nations toutes essentielles à la réussite de l'Histoire et qu'elles seront encore distinctes aux temps messianiques. Il n'est donc pas question pour les Juifs de renoncer à leur spécificité pour se fondre dans l'anonymat de l'auto-éthique et du Tout-Monde. Les Juifs sont ouverts à l'autre, le cosmopolitisme juif en témoigne qui a fait toute la richesse culturelle de l'Europe avant la Shoah. Mais ce sont de farouches adversaires d'une laïcité fermée et de la créolisation du monde, qui appelle de ses vœux un monde où tout le monde se ressemblerait.

Cordialement

09/01/2011, 20:28 | Par ab irato

"Donc comme nous avons dit, que l'Etat le meilleur, est celui où les hommes passent leur vie dans la concorde, une vie humaine j'entends, qui n'est pas définie par la seule circulation du sang, et d'autres choses, qui sont communes à tous les animaux, mais surtout par la raison, la vraie vertu, et la vie de l'Esprit".

Spinoza, Traité politique (V, V).

09/01/2011, 20:31 | Par Basia Bismuth

Je ne vais pas commenter sur toutes ces textes si longs mais juste quelques mots.

Revu hier soir " All the President's men " et ce qui m'a frappée, c'est l'énorme travail sur les informations obtenues de diverses manières ( dont celles fournies par Deep Throat ) pour en faire une information juste, intelligente et riche de conséquences.

Or jusqu'à présent, qui, dans quel journal a pris ne serait-ce qu'un seul point dans le torrent d'infos déversées par Wikileaks pour la transformer en analyse profonde d'un sujet? Nous continuons de rester sous le torrent, tous tant que nous sommes, à échanger dans les dîners " et tu as entendu ça? et ça? ... "

Il faut du temps peut-être , pour apprendre à digérer et traiter tant d'infos mais vous journalistes, enfin, vous devriez vous sentir vraiment, plus que jamais essentiels. Mais qu'advient-il en réalité? Souvent juste d'autres torrents de mots. L'échange souvent tourne à une confrontation de monologues.

Quant à Wikileaks: ceux que l'on accusait d'avoir dans leurs têtes des "conspiracy theories " ont dû se sentir soulagés: la vérité va plus loin que ce qu'ils imaginaient.

09/01/2011, 22:04 | Par *Jacquounet*

Encore un bon moment de partage avec vous Edwy Plenel.

On en revient à Mitterrand et cette fascination pour le chef. Chef d'état, de gouvernement, d'entreprise ou de parti. Le chef c'est aussi ce scientifique à la pointe de sa spécialité qu'il a eu latitude d'atteindre - certes du fait de son potentiel propre - mais aussi grâce aux deniers d'une collectivité.

L"auto-éthique" devrait aussi s'étendre à cela. Se garder de se laisser fasciner par le chef, par celui qui a pris le risque d'être au dessus du lot. Car ce doit rester un risque et non un règne sans partage, avec un statut d'intouchable (pas dans le sens que le mot revêt dans la société indienne...).

Démocratie et démocratie cognitive dépendent du bon vouloir de ceux qui détiennent pouvoir et/ou savoir, certes, mais aussi de ceux qui leur prêtent ce pouvoir et cette possibilité matérielle d'accumuler et de repousser les limites de ce savoir.

Les citoyens du "Tout Monde" doivent rester maître de leurs élites. Ils ne doivent pas laisser un fossé entre eux et ces élites. C'est la meilleur façon de leur rappeler qu'elles ne doivent pas abuser de leur position.

Les élites scientifiques ne doivent pas s'octroyer l'exclusivité de leur savoir dont l'acquisition auraient été impossible sans la collectivité. Sauf à être des ascète de la science (je n'en connais pas...) Les citoyens doivent pouvoir y accéder d'eux-mêmes, par un vif effort de curiosité.

Mais cette accessibilité doit être facilitée par de réels politiques de vulgarisation de la part de la communauté scientifique. Une vulgarisation, aussi par souci de transparence, qui doit se faire au fur et à mesure des avancées.

Pour votre part, Edwy Plenel, vous allez dans ce sens d'une démocratie cognitive. Vous jonglez volontairement avec différents niveaux de référence n'hésitant pas à vous appuyer sur une oeuvre cinématographique grand public

Il s'agit d'une posture humaniste - que je vous ai vu prendre à quelques reprises.

Bien que je ne l'attribue pas à une forme de démagogie, je crois que c'est une posture certainement plus volontaire que naturelle, mais elle est aux antipodes de la recherche d'entre-soi élitaire. Elle va dans la bonne direction, me semble-t-il.

Jacques.

09/01/2011, 23:25 | Par Pascal Maillard

Cher Edwy Plenel,

Encore un beau texte - comme à l'habitude, ai-je envie de dire -, qui suscite une adhésion spontanée par ses qualités propres de réflexion et les "relations" multiples et cohérentes qu'il parvient à construire avec des pensées issues de la philosophie, de la littérature ou de la sociologie. On suit aisément le fil qui nous fait glisser de Arendt à Morin en passant par l'écologie politique de Jacques Ellul qui inspire quelques idées. La poétique de la relation de Glissant fait l'unité et le titre du texte.

Plutôt que des bémols ou des réserves, je ressens pourtant le besoin de questionner quelques "évidences" et de mettre en perspective critique, non des vérités, mais des problèmes. Pour prolonger, autrement.

Le premier tient à une tension entre le refus assez ellulien de "toute fascination idéologique pour la technique" et une possible essentialisation d'Internet qui serait "par définition, l'univers du lien, de la relation et de la communauté". Internet peut être aussi bien l'envers de tout cela : vecteur de déliaison, de désocialisation, il soumet l'individu moderne à l'illusion d'un rhizome infini source de liberté et de démocratie quand celui-ci peut être, on le sait, une machine redoutable pour fabriquer une nouvelle uniformité et réifier de l'Un. Il n'y a évidemment pas de "nature Internet", mais un outil technique dont le sens et la valeur ne proviennent que de l'usage qui en est fait. Rien de neuf sous le soleil de la technique si celle-ci nous ramène encore et toujours à la question de l'éthique, donc du sujet. Y a-t-il un sujet Internet? Y a-t-il un sujet numérique? On peut en douter. On connait le sujet de l'art, pas le sujet du pinceau. De même y a-t-il une qualité en soi de l'"hyperlien"? Ce sont les contenus des liens mis en rapport qui font la valeur de l'hyperlien, non le procédé technique qui ne fait que modaliser le renvoi en l'accélérant. Cette vitesse peut altérer la pensée comme la faciliter. Celui qui défend le "temps long" et la "conversation patiente" le sait bien.

Le second problème est celui posé par le statut des "vérités de fait", opposées aux "vérités d'opinion,... de conviction etc...", et essentielles à la démocratie. On voit tout l'intérêt que le journaliste d'investigation peut trouver à cette notion. Un fait n'est jamais critique; une conviction, une pensée peut l'être. Il faudrait encore ajouter et préciser que la "vérité de fait" ne prend son sens que par et dans le travail de mise en perspective critique de celui qui regarde et considère ce fait. La vérité, si vérité il y a, vient du point de vue qui éclaire le fait. Les journalistes de Mediapart (et d'ailleurs où ça pense encore un peu) le savent bien. Une donnée brute révélée par WikiLeaks ne signifie rien avant sa mise en perspective. WikiLeaks n'est qu'une base de données qui confronte la communauté des internautes à la dangereuse facilité de l'essentialisation du fait : le contenu d'un communiqué d'embassade devient un scoop que les médias reprennent en boucle sans l'analyser. Oui, bien sûr, l'accès libre aux faits est un élément essentiel de la démocratie, ce droit élémentaire, dont parle Arendt, à une information véridique. Mais, encore une fois, on en revient à l'activité du sujet. Celui qui se bat pour y avoir accès, la montrer, la faire connaître, c'est-à-dire la constituer comme objet de connaissance.

D'où un troisième problème, plus difficile, mais qui dérive intimement des deux précédents : la place de l'éthique dans ses rapports au politique. On ne parle pas ici d'éthique professionnelle, d'éthique du journalisme, ni de morale avec laquelle l'éthique ne saurait être confondue. Il est question de deux éthiques dans ce texte et elles me semblent fort différentes : l'éthique citoyenne (et civique) de la responsabilité et de la participation que théorise Morin sous le concept d'"auto-éthique" et l'éthique de la relation à partir de la pensée de Glissant, où "éthique" prend un sens plus large et plus lâche au point qu'on peut le remplacer par "philosophie de la relation" ou "poétique de la relation". Le problème, ainsi que c'est souvent le cas aujourd'hui dans de nombreux textes, est qu'on ne sait plus ce qu'est l'éthique. On fait l'économie de sa définition et son enjeu est noyé dans l'emploi même du concept.C'est d'autant plus inquiétant que beaucoup de monde a ce mot sous la plume (ou le clavier), qu'il est dévoyé par de nombreux journalistes et intellectuels et qu'il est considérablement appauvri dans la bouche des politiques qui en font souvent la caution d'un vague humanisme, d'un altruisme de circonstance ou d'une feinte intégrité. Rien de tel évidemment chez Morin ou Glissant, mais un petit flottement dans la relation, si je puis dire, à l'intérieur de votre texte, cher Edwy Plenel, est perceptible. Le paradoxe me semble être le suivant : la valeur politique de l'éthique chez Morin paraît plus forte que celle de Glissant alors que, selon moi, la force de l'éthique est à chercher du côté de la poétique de Glissant, et de la poétique tout court, plus que du côté de la sociologie qui l'annexe, dans le cas de Morin, au "civisme", c'est-à-dire à une morale sociale. Ce qui revient à affaiblir considérablement le concept d'éthique. Ce qui peut être en germe chez Glissant, même si chez cet écrivain le statut de l'éthique reste selon moi problématique, c'est que l'éthique est en elle-même politique si elle fait de la relation un "rapport entre des différences" et si elle établit que l'éthique se définit par ceci : être un sujet pour un autre sujet. Ce qui est encore intéressant chez Glissant, c'est la part que la critique a à la constitution de l'éthique. L'éthique est politique à la condition d'être une pensée critique. Penser la démocratie à partir de l'éthique est un geste critique. Ce qui signifie, pour revenir au premier problème, que la pensée de la valeur démocratique d'Internet ne peut faire l'économie d'une critique d'internet du point de vue de l'éthique, du point de vue du sujet, dont l'art demeure l'activité qui a le plus à nous dire sur ce qu'il est. Avec tout son inconnu. Ce que l'art nous apprend, et la poésie en particulier (Jacques Ellul en lisait tous les jours), ce sont ces liens forts - et nécessaires à la pensée -, entre éthique, critique et politique.

N'ayant pas encore succombé aux sirènes et au manichéisme d'Avatar (que je n'ai pas vu), je suspendrai mon jugement sur le final de ce texte. Ce qui précède m'a suffisamment donné à penser. Merci pour cela, qui n'est pas de la vulgarisation - en écho à Jacques -, mais une pensée qui s'invente, avec son humanisme propre. Un humanisme critique qui tient lieu d'éthique.

Pascal Maillard

10/01/2011, 01:40 | Par Michel ALBA en réponse au commentaire de Pascal Maillard le 09/01/2011 à 23:25

Vous avez parfaitement raison de souligner la différence entre éthique et morale. Les éthiques sont toutes particulières : bioéthique, éthique du journalisme, l'éthique de la vendetta dans Colomba de Mérimée, l'éthique des gangsters, leur code d'honneur. Mais par morale, comme l'indique Marcel Conche, "il faut entendre la théorie des obligations inconditionnelles de l'homme envers l'homme" (Quelle philosophie pour demain ?, PUF, Marcel Conche, 2003, p. 123). C'est Marcel Conche qui a bien marqué la différence entre éthique et morale, notamment dans Fondement de la morale, 1982. "Unité de la morale, pluralité des éthiques", écrit-il encore dans Quelle philosophie pour demain ? (p. 125). Ce que dit Marcel Conche est intéressant parce qu'il n'est pas sans rapport avec ce qu'écrit Ed. Glissant et à cette philosophie de la relation qui sert de guide à notre ami Edwy Plenel. Edwy Plenel comme Marcel Conche voit dans cette philosophie de la relation, dans le dialogue entre les êtres humains, un fondement possible, Edwy Plenel à l'auto-éthique, Marcel Conche à la morale. Or, il est bien clair que la pluralité des éthiques et le dialogue qu'elles présupposent s'avèrent insuffisants à fonder "la théorie des obligations INCONDITIONNELLES de l'homme envers l'homme" (Marcel Conche, p. 123), c'est-à-dire la morale. "Comment fonder la morale?, explique Marcel Conche. Sur la pitié comme le veut Schopenhauer ? Cela ne se peut. La pitié n'est qu'un mobile qui explique, ce n'est pas un principe qui justifie. Et la pitié est quelque chose que l'on éprouve ou que l'on éprouve pas : un phénomène contingent comme l'amour. Or, un fondement est de l'ordre du nécessaire."

Mais c'est là que Marcel Conche rejoint Edwy Plenel, quand il dit que le "fondement de la morale doit être recherché dans le dialogue. La morale prend son point de départ dans la reconnaissance de l'égalité de tous les hommes en tant qu'être raisonnables. Or, c'est cela même qui est présupposé dans le dialogue. Si je dialogue avec toi, je te reconnais par là même comme capable de vérité (capax veritatis), donc non aliéné à des causes qui contraindraient ton jugement, libre et usant librement de ta raison. Les humains qui dialoguent se disent, implicitement, chacun à l'autre : tu es mon égal. Dès lors, s'ils veulent être fidèles à ce qu'ils admettent par le fait du dialogue, ils doivent se reconnaître mutuellement comme égaux, et reconnaître qu'il leur appartient de vouloir, ensemble, une société où cette égalité d'essence ait son effectuation par ce que que l'on nomme les droits de l'homme, dans leur forme concrète." (Marcel Conche, Quelle philosophie pour demain ? p. 123-124).

 

Je me permettrai d'ajouter qu'il existe un poète dont l'esthétique corresponde à cette morale du dialogue, par une poétique dialogique, symbolisée par ce qu'il donnait comme équivalent d'un poème, la "poignée de main", c'est le poète juif Paul Celan qui atteint là, précisément, en tant que Juif, au regard de la tragédie de la Shoah, l'universel des fondements de la morale et de la démocratie.

09/01/2011, 23:39 | Par Christian-BR

J'ai déjà dit sur les blogs de Médiapart tout le bien que je pensais de Médiapart de l'initiative du site mirroir wikileaks.

Par contre je m'étonne du peu de travail journalistique réel effectué sur wikileaks et ses sources.

Il serait quand même simple de rappeler que wikileaks ne doit sa notoriété qu'à une seule et unique personne et il ne s'agit pas de Julien Assange, mais à un gamin paumé de 23 ans, Bradley Manning, engagé dans l'armée américaine faute de mieux, affecté aux renseignements en Irak.

C'est lui qui est à l'origine des infos sur les modes opératoires de l'armée américaine en Irak, ainsi que sur les 250 000 cables diplomatiques.

Personne ne s'est réellement interrogé, sur cette fable diffusée ( en fait on ne sait par qui !) selon laquelle ce gamin désoeuvré et écoeuré de la société, aurait eu accès à des sources confidentielles (certainement sécurisées) et les aurait gentiment copiées sur de CD ou sur sonMP3, pour les transmettre à Julien Assange.

Les vrai journalistes devraient s'atteler aux faits, car seuls les faits permettraient de comprendre la partie qui se joue.

Et cette partie la c'est une guerre, un vraie guerre celle de pouvoirs oligarchiques qui s'arrogent déjà tous les pouvoirs ( La finance, l'énergie, l'information, le divertissement ) et qui ne veulent en aucune façon que les peuples puissent avoir accès, même de façon détournée, à une réalité qui leur permettrait de comprendre que l'idéal démocratique né il y a deux siècles sur nos continents occidentaux, n'est en fait qu'une illusion entretenue depuis des décénnies.

Le pouvoir réel sur le cours du monde n'est pas entre les mains du peuple, il est entre les mains de ceux qui détiennent les fondamentaux nécessaire à la vie en société. (La finance, l'énergie, l'information, le divertissement )

Si on dit que nous sommes en guerre, il faut définir les adversaires et je crois bien que médiapart, qui j'en conviens prend des risques, ce que peu de gens perçoivent, ne peut pas aller jusqu'à nommer, les adversaires, sous peine de signer son arrêt de mort.

Par contre même si Edwy Plenel le dit à mot couvert dans cette affaire de wikileaks, il faut se rendre à l'évidence que nous sommes entrés en Guerre et c'est une Guerre contre le peuple et sa liberté.

Depuis le 11 Septembre on essaye de monter les peuples contre le terrorisme et les pays qui les abritent, rassurez-vous ce n'est pas fini !

Ouvrez les yeux et vos oreilles, car les manipulations destinées à vous "indigner" aux profits de ceux qui vous exploitent, vont être grandes, éclatantes, Wilileaks en fait partie ( à vous de juger si c'est avec l'assentiment de Julien Assange ou contre son gré, mais il est bel et bien manipulé, impliqué et à très haut niveau)

10/01/2011, 00:50 | Par Michel ALBA en réponse au commentaire de Christian-BR le 09/01/2011 à 23:39

Vous avez tort. Le terrorisme et les pays qui les abritent existent bel et bien. Et ils en veulent effectivement à nos démocraties. Si l'on est un responsable politique digne de ce nom, il est légitime de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour se prémunir de ce danger pour le service de nos concitoyens. Toute autre attitude me semble irresponsable, et pour tout dire suicidaire. En Europe aujourd'hui, nous en sommes là, le ver est dans le fruit. Nous n'avons plus les réflexes nécessaires pour défendre la démocratie. Nous avons perdu le sens du tragique. C'est extrêmement grave.

10/01/2011, 09:32 | Par rita robert en réponse au commentaire de Michel ALBA le 10/01/2011 à 00:50

@Michel ALBA....Bonjour, pourriez vous me dire qui à crée les terroristes?..Merci de votre réponse!

10/01/2011, 18:14 | Par zephyr15 en réponse au commentaire de rita robert le 10/01/2011 à 09:32

A Michel Alba,

Vous naviguez, me semble-t-il, à des altitudes stratosphériques et je l'avoue très humblement inaccessible à mes misérables capacités intellectuelles.

pourriez-vous némanmoins redescendre quelques secondes sur terre pour répondre à 2 questions:

Celle de rita robert d'abord, puis si votre clavier focntionne encore, à celle-ci:

Comment appelez-vous les résistants qui menaient des attentats contre l'occupant allemand et ses collaborateurs?

Comment appelez-vous les tchétchènes qui tentent de chasser de leur territoire l'occupant russe?

Non, non, je ne vous poserai pas la question de savoir comment vous appelez les palestiniens qui luttent pour recouvrer leur indépendance, et leurs terres...je crains maheureusement de deviner la réponse!

10/01/2011, 21:17 | Par Michel ALBA en réponse au commentaire de zephyr15 le 10/01/2011 à 18:14

Je vous ai répondu tout en bas du fil.

10/01/2011, 18:38 | Par ELMYLG en réponse au commentaire de rita robert le 10/01/2011 à 09:32

Oui, qui a créé le terrorisme en Irak ? en Afghanistan ? en Palestine ?

10/01/2011, 13:45 | Par roger thornill

Les Edito de Monsieur Plenel ont l'immense avantage d'être un appel vivifiant à la pensée, incitant généreusement à lire d'autres penseurs. Il y aurait beaucoup de choses à dire et à discuter. Mais au fond cette vaste réflexion d'inspiration politique et éthique, à la Edgar Morin, est une réflexion sur la technique, la reconnaissant comme le grand enjeu d'aujourd'hui et intégrant l'idée qu'Internet constitue notre horizon indépassable.
A ce titre, j'aimerais juste avoir une réaction au sujet de Jacques Ellul, et du "bluff technologique". Il se trouve que je viens de lire cet énorme livre, que j'ai trouvé passionnant, percutant, parfois irritant mais souvent convaincant. Il faut reconnaitre que cet auteur a vu juste à propos de nombreux développements et orientations de la technique (toujours dans un sens catastrophique).

Mais je trouve que vous édulcorez son propos. Sa condamnation de la technique moderne, en tant que facteur majeur d'aliénation de l'homme, est radicale et quasi désespérée. Et lorsqu'il parle des réseaux et de l'arrivée de la télématique (on ne parle pas encore d'Internet mais il sait que que ça va arriver), ce n'est pas du tout pour s'en réjouir. Certes il dit que la technique est ambivalente mais pas neutre non plus. Et surtout il réfute avec force l'idée que seul l'usage serait bon ou mauvais, et que vous reprenez à votre compte. C'est bien l'illusion qu'il s'est acharné à combattre, un peu dans le désert. Selon lui, dès que l'homme utilise la technique (Internet par exemple), il est pris dans un système qui le dépasse et qu'il ne contrôle pas et donc il n'est pas vraiment libre. Ainsi, les démocraties modernes, du fait de la puissance et de la complexité du système technologique, sont ingouvernables et sont faussées, dans le sens où ni les politiques ni les spécialistes ni le citoyens ne comprennent et ne maîtrisent rien. Plus encore, le monde est selon lui, à cause de ce facteur,embarqué dans une impasse.

C'est donc le penseur qui va le plus loin sur ce sujet, sans faire aucune concession. Voilà ce que j'ai retenu de sa lecture en ce qui me concerne.

10/01/2011, 14:16 | Par La Louve ἄλφα en réponse au commentaire de roger thornill le 10/01/2011 à 13:45

@ roger thornill

"une réflexion sur la technique, la reconnaissant comme le grand enjeu d'aujourd'hui et intégrant l'idée qu'Internet constitue notre horizon indépassable."
Pourquoi Internet constituerait-il notre horizon (on ne pourrait l'atteindre ?) et pourquoi indépassable ?

Merci de m'aider à comprendre ce que vous voulez dire.

cdlt

10/01/2011, 14:55 | Par roger thornill en réponse au commentaire de La Louve ἄλφα le 10/01/2011 à 14:16

C'est une petite référence à la fameuse formule de Sartre qui disait que le communisme est l'horizon indépassable de notre époque. Il me semble que la réflexion de monsieur Plenel a pour corollaire l'idée qu' Internet est l'outil incontournable de notre présent et de notre futur. Son texte, notamment la fin, est tourné résolument vers l'avenir, d'où la notion d'horizon. "Indépassable", eh bien oui, il suffit de lire les arguments de Plenel: Les grands enjeux du monde tout comme les perspectives et pistes d'action ne sont pas pensables sans Internet. D'ailleurs, l'urgence est de batir une éthique d'internet. Ce n'est donc pas mon point de vue, que j'exposais, mais celui de Plenel tel du moins que je l'ai lu et compris.

10/01/2011, 21:25 | Par La Louve ἄλφα en réponse au commentaire de roger thornill le 10/01/2011 à 14:55

Merci.

10/01/2011, 00:41 | Par Michel ALBA

Je voudrais rapidement revenir sur ce concept douteux de "vérité de fait". C'est une expression très contestable et à tout le moins oxymorique. On sait, hélas, parfaitement bien qu'il ne suffit pas d'énoncer un fait pour qu'il devienne du même coup une vérité. Nombre de Juifs à qui on a parlé des chambres à gaz en 42 ne l'ont pas cru. Hannah Arendt elle-même ne l'a pas cru. Pour elle, comme pour tant d'autres, ce n'était ni un fait ni même une vérité, et encore moins une "vérité de fait". Jan Karski a eu à affronter un mur d'incompréhension auprès de l'administration américaine, alors même que son interlocuteur était juif. Pour qu'un fait constaté devienne une vérité il lui faut autre chose justement, qui relève d'autre chose que des faits. Il lui faut une opinion, une pensée quelconque capable de l'intégrer dans un système de pensées, dans des liens d'un autre ordre que celui des faits. Les faits en eux-mêmes ne signifient rien. C'est l'homme, par sa pensée, qui leur donne du sens.

10/01/2011, 11:06 | Par Faunus en réponse au commentaire de Michel ALBA le 10/01/2011 à 00:41

@Michel ALBA

je suis, comme vous, sceptique sur les vérités de faits. Elles sont très rares. La preuve, c'est que les historiens d'aujourd'hui prétendent, bien souvent, qu'à l'éclairage de documents inconnus de leurs prédécesseurs ils peuvent mieux qu'eux comprendre des faits dont ceux ci furent pourtant, parfois, les contemporains.

Bien à vous

11/01/2011, 15:35 | Par roger.guilloux en réponse au commentaire de Michel ALBA le 10/01/2011 à 00:41

@ à Michel Alba

hum hum ! votre conception de la différence et du multiculturalisme - multicommunautarisme rappelle diablement celle de votre cousin germain des années 30 !

10/01/2011, 01:41 | Par LOUX

Cher Monsieur Edwy Plenel,

Votre "FIN" à la fin de ce texte magnifique me hante. Votre appel à la relation, à l'éthique, dans cet avenir complexe, aussi.

Le 18 janvier, après le Congrès du FN, la deuxième lecture de la loi LOPPSI 2 aura lieu au Sénat.

Vous devez savoir en quoi consiste cette loi. Votre Conférence à Tours, le 14 janvier traite des Libertés fondamentales des hommes et des femmes.

Le 15 janvier les manifestations Anti-Loppsi aurons lieu en France. A Paris, le RV est pris à l'Odeon, à 14,30h, près de la statue de Dante.Ce ne sera pas suffisant. Nous avons tous vu les façons de procéder pour que ce projet de Loi passe par la force et avec les amandements de plus en plus durs et au Parlement et à la première lecture au Sénat.

Cette Loi est une trahison du peuple et de la République. Elle met à bas les principes même de la Démocratie. Je vous demande, nous vous demandons, s'il y a un moyen de changer au moins la date de cette 2e lecture, pour pouvoir bénéficier de ce débat dont les citoyens français été privés. Loppsi2 a évolué dans l'ombre des Réformes des retraites. Ce projet était méconnu, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Je vous invite à regarder, en exemple, le site

http://antiloppsi2.net

Plusieurs sites sur l'informatique avertissent depuis des années sur le HADOPPI, et depuis plusieurs mois sur LOPPSI2. C'est maintenant la société civile non spécialisée qui réalise les dangers de cette loi liberticide.

Pouvons-nous faire quelque chose ? Pouvez-vous au nom des citoyens trompés, non informés, d'alerter nos gouvernants et demander un débat républicain large ?

Avec tous mes respects et amitiées,

 

Conf_ToursConf_Tours © RJ

12/01/2011, 06:08 | Par miradou

L'invention, en son temps, de la croisée d'ogives, a révolutionné la technique de construction d'une pesante voûte faite de briques ou de pierres, permettant ainsi de donner à un édifice imposant une grande luminosité intérieure ainsi que l'impression d'une grande légèreté.

sainte chapellesainte chapelle © sainte chapelle

Comme la croisée d'ogives, l'hyperlien est une de ces inventions techniques qui révolutionnent leur sphère d'application, l'architecture dans le premier exemple, et dans le deuxième, la philosophie de la relation (noosphère en train d'arriver à maturation ?).

10/01/2011, 03:51 | Par POJ

Le mieux est de se désabonner des services US (Google, Twitter, et Cie) et de favoriser les sociétés européennes exclusivement et le logiciel libre.

De même pour les serveurs, prohiber Yahoo, Hotmail et s 'assurer que son hébergeur est en Europe.

Cette affaire montre combien il existe un doute sérieux sur le respect des données personnelles gérées apr un système US et qu'il existe un risque important de voir ses données personnelles violées alors qu'elles bénéficient d'une protection par le droit de l'Union.

L'union s'est refusée de collaborer avec les USA sur le transfert des données.

le comportement américain ne peut que convaincre les Européens du bien fondé du projet Icelandic, qui ne devrait pas être un cas sisolé.

Finalement, les US c'est comme la Chine, mais en un peu plus hypocrite.

 

10/01/2011, 04:48 | Par cereb

 

Pouvoir lire un article de fond tel que ceux de Mr Plenel est toujours un regain d'espoir ,l'espoir dans les ressources de l'intelligence qui rassemble et synthéthise.

"L'être est dans la relation"

10/01/2011, 10:47 | Par Faunus

Cher Edwy Plenel

votre combat en faveur de la liberté d'expression, en tout lieu, et en particulier sur Internet, et votre soutien à Wikileaks sont les miens. Cependant je trouve certaines de vos certitudes incertaines. Par exemple, je me demande s'il est possible de croire que s'invente "en marchant", sur les "liasons numériques" "une politique de la relation" ? Personnellement j'en doute.

Bien à vous

10/01/2011, 11:05 | Par jeanphilippe condamy

 

Comme je le pense a peu près tous les lecteurs de ce blog ,je suis d'accord sur l'essentiel des points soulevés mais me semble-t-il le point le plus important après cette analyse et la question = que faire dans la pratique ? Et celà me parait beaucoup plus épineux .Vous comprendrez pourquoi .

10/01/2011, 11:40 | Par Faunus

@Michel Alba

"Mais on sait bien aussi que l'assimilation par les mariages mixtes aboutissent concrètement à une sorte de shoah administrative, où le peuple juif disparaîtrait totalement." Voilà bien une vérité de fait, qui n'appartient pas qu'au "peuple" juif, qui permet à Régis Debray de gloser sur "Un mythe contemporain: le dialogue des civilisations" *

Bien à vous

*CNRS Editions

10/01/2011, 12:47 | Par miradou en réponse au commentaire de Faunus le 10/01/2011 à 11:40

Allons donc demander à deux jeunes originaires de deux pays situés aux antipodes l'un de l'autre, se rencontrant dans un campus universitaire, et ayant les yeux de Chimène l'un pour l'autre, allons donc leur demander de ne pas succomber à la "shoah administrative".

10/01/2011, 16:11 | Par Faunus en réponse au commentaire de miradou le 10/01/2011 à 12:47

@miradou

Pensez vous que depuis Roméo et Juliette la dissidence au clan familial et culturel soit devenu beaucoup plus facile ? Personnellement j'ai tendance à croire que la gobalisation économique ne la favorise pas... Bien au contraire !

Bien à vous

10/01/2011, 11:51 | Par kte

moi aussi je partage pour l'essentiel les points soulevés et je suis inquiète mais nos moyens sont limités, faut il que les "hackeurs" se fassent plaisir et continue à laver plus blanc que blanc, le citoyen moyen n'a que peu de moyens et c'est terrible de se sentir aussi impuissant, beaucoup d'écrivains et d'intellectuels des vrais et non des potiches ont écrits de très belles choses sur ce sujet mais le problème s'aggrave et lorsque qu'une équipe a le courage de mettre un grain de sable dans ce système, nous voyons en direct la machine se mettre en route et broyer les courageux et encore nous ne connaissons que la partie visible de l'iceberg, je n'ose imaginer la réalité de la machine mise en place et cela se voit dans l'économie la finance et le reste, il faut malgré tout garder le moral , heureusement que je peux et veux encore rester un peu utopique cela est indispensable, le ciel est bleu et le soleil vient de briller sur rennes.

Bonne journée , bien à vous

10/01/2011, 18:16 | Par Clément Sénéchal

Encore un billet intéressant (il faudrait d'ailleurs prolonger la série !). Juste quelques références afférentes à la question du degré de connaissances des individus dans un monde de plus en plus complexe, exposé à la fameuse cage d'acier dont Weber faisait de la rationalisation propre au capitalisme contemporain l'effet problématique, et l'une des causes du désenchantement du monde.

Un débat s'est en effet tenu dans la première moitié du 19ème siècle entre Walter Lippmann qui, dans le " public fantôme", pose l'ignorance du public comme incontournable et invite la politique à se peupler d'experts autarciques, en dépit des exigences élémentaire de l'idée démocratique, et John Dewey qui, dans "le public et ses problèmes", lui oppose que les citoyens organisés, associés dans la discussion et la connaissance d'un problème peuvent acquérir le savoir, par l'échange et l'enquête, nécessaire à sa maîtrise. Or il me semble qu'internet est précisément l'outil qui par excellence permet cette contribution de tous à la connaissance d'un problème compliqué de prime abord ; wikipedia en est un bon exemple (on a observé que plus une page wikipedia était consultée par des gens différents et en nombre, plus les informations qu'elle contenait étaient exactes). Vecteur d'échanges plus nombreux et plus rapides, internet peut servir de support à la constitution des fameuses associations volontaires chères à Tocqueville (et dont Arendt rappelait l'importance démocratique dans son essai sur la désobéissance civile) et à la transmission du savoir qu'elles produisent. Malgré d'évidents défauts, qu'il faudrait discuter, internet reste un excellent outil de diffusion et de partage du savoir, sans lesquels il n'y a évidemment pas de citoyenneté compétente.

10/01/2011, 18:15 | Par Clément Sénéchal

Walter Lippmann qui deviendra l'un des fondateurs du mouvement néolibéral, participant à la mise en place d'un réseau de think tanks au sein desquels vont s'élaborer les grandes lignes qui structureront la révolution conservatrice des années 1980 menée par Reagan et Thatcher.

10/01/2011, 18:57 | Par slyos42

Ce qu'écrit Edwy est toujours intéressant, c'est sûr. Cela dit, pour une fois, je trouve un rien "angélique" certains propos. Si Internet n'existait pas, il faudrait l'inventer! Quant à Wikileaks, je suis étonné que ce genre de site se soit mis en marche "officiellement" aussi récemment. Il n'est pas né d'un coup de baguette magique. Il y a bien plus de six mois, si ce n'est plus, que l'on en avait la connaissance. Il a fallu que quelques grands titres de quotidien en fassent des compte-rendus pour mettre "le feu aux poudres". En fait, les diplomates qui ont montré leur étonnement et qui ont condamné le site sont pour le moins à côté de la plaque ou hypocrites. Quand on veut qu'un message ou un document reste "secret", il existe un grand choix de procédés pour qu'il le reste. Loin de moi l'idée de faire un "cours" sur l'encryption, mais les ambassades feraient bien d'apprendre les gestes élémentaires de protection et, si besoin, faire appel aux spécialistes de la chose. En revanche, si c'est juste pour envoyer des fiches décrivant les personnalités sous un aspect plus ou moins méprisant, ce n'est pas la peine d'en faire trop. A contrario, lorsqu'il s'agit de la vie des personnes, la plus grande discrétion est requise. Ce qui ne signifie pas qu'il ne faut rien faire! Allons demander au Quai d'Orsay ce qui a été réellement fait pour avancer dans les affaires d'otages. Allons demander au Ministère de la Défense ce qui se passe réellement en Afghanistan pour les soldats présents. Etc....etc......Et refusons tout net les discours tout faits que l'on nous sert à longueur d'année.

 

10/01/2011, 20:29 | Par Michel ALBA

L'espoir d'Edwy Plenel dans la technique de l'Internet est bien sûr aussi le nôtre. Néanmoins, l' "illusion technique" ne doit pas nous aveugler. La technique, à elle seule, ne peut résoudre le problème de la communauté. On le voit bien ici ou là dans les commentaires. Ce n'est pas parce que nous nous parlons à travers les commentaires que nous sommes capables de nous comprendre et de nous considérer avec toute l'ouverture d'esprit souhaitable. Les commentaires souvent extrêmement violents à l'égard d'Israël, pour ne rien dire des commentaires qui frisent l'antisémitisme le plus éculé, montrent à quel point il est difficile de faire entendre la voix de la raison dans un conflit hypercomplexe que les internautes voient bien trop souvent, par manque de connaissance, par manque d'information, par manque d'une volonté de s'abstraire de ses préjugés, avec des grilles de lecture sans rapport avec la réalité, ce qui fausse totalement toute possibilité de dialogue, le rendant d'emblée quasiment impossible. Néanmoins on pose souvent à Israël des questions qu'on n'aurait pas idée de poser à n'importe quel autre pays. C'est bien la preuve qu'on lui reconnaît une certaine vertu, au nom de laquelle on lui demande des comptes.

 

Car comme l'écrit Marcel Conche, dialoguer présuppose que son interlocuteur ne soit pas "aliéné à des causes qui contraindrait (son) jugement, libre et usant librement de (sa) raison". Or, il est bien clair que le problème ici souligné avec force de l'aliénation de l'autre est précisément l'hyperlien qui embarrasse le lien et rend la communauté des internautes factice.

 

La technique, loin de favoriser le lien, montre à l'envi, pour qui lit les commentaires sans se laisser aveugler par la technique, combien elle peut tout au contraire favoriser la haine au lieu de la relation. N'importe quel citoyen doué de bon sens, qu'il soit juif ou pas, est absolument effaré quand il lit les commentaires sur n'importe quel média au sujet d'Israël, que ce soit sur les fils du Monde, de Médiapart ou d'ailleurs. Il n'y a aucun autre pays sur la terre qui cristallise autant de haine, autant de préjugés, autant de commentaires plus irrationnels les uns que les autres. Autrement dit, la haine dont sont victimes les Juifs depuis 2000 ans n'a été que démultipliée par Internet, elle s'exprime au grand jour. Alors qu'un petit peuple comme les Suisses, pas plus nombreux qu'Israël qui, je le rappelle ici, n'a que quelque sept millions d'habitants, ne fait quasiment jamais parler de lui, alors qu'il y aurait tant à lui reprocher aussi. Lisons Max Frisch pour s'en convaincre ! Mais on ne verra jamais ici ou ailleurs la virulence hystérique se déhancher contre la Suisse comme on le voit contre Israël qui est pourtant la seule démocratie du Proche-Orient, entourée de dictatures sanglantes avec des dizaines de milliers de morts qui n'affleurent jamais à la conscience des internautes de gauche qui, bien au contraire, comme Stéphane Hessel, dans un programme politique quasiment réduit au vide et à un slogan creux "Indignez-vous !" (comme si c'était si facile !), flattent ces régimes abominables.

 

Internet flatte bien souvent le ver qui est déjà dans le fruit, et l'esprit suicidaire sans résoudre le problème de la communauté parce qu'il ne permet pas de poser les conditions du dialogue : l'affranchissement de l'aliénation (c'est-à-dire de l'hyperlien) propre à la communauté pour laisser libre la voix de la raison.

Petite bibliographie :

Jean-Luc Nancy, La communauté désœuvrée, Christian Bourgois éditeur, 1999.

Maurice Blanchot, La communauté inavouable, Les éditions de Minuit, 1983.

Heidegger, La question de la technique, 1954.

10/01/2011, 21:14 | Par Clément Sénéchal en réponse au commentaire de Michel ALBA le 10/01/2011 à 20:29

Vous avez raison, votre commentaire est pertinent. Sur Israël, il est vrai qu'on se permet des choses que l'on ne se permettrait pas avec d'autres pays, notamment dans les zones du web en clair-obscur. Mais n'est-ce pas également, revers de la médaille, parce qu'on ne se permet jamais à son égard, dans le discours médiatique dominant, ce qu'on se permet avec les autres pays ?

10/01/2011, 21:40 | Par Michel ALBA en réponse au commentaire de Clément Sénéchal le 10/01/2011 à 21:14

Mais dites-moi franchement ce qu'on ne se permettrait jamais avec Israël qu'on ne permet avec d'autres pays ?

10/01/2011, 21:44 | Par Clément Sénéchal en réponse au commentaire de Michel ALBA le 10/01/2011 à 21:40

Eh bien pour commencer, de rire.

10/01/2011, 21:47 | Par Clément Sénéchal en réponse au commentaire de Michel ALBA le 10/01/2011 à 21:40

Mais ce n'est bien entendu qu'une impression, et il faudrait mener une enquête plus sérieuse sur le sujet pour avoir des éléments factuels fiables, afin de confirmer ou d'invalider cette hypothèse…

10/01/2011, 22:31 | Par Michel ALBA en réponse au commentaire de Clément Sénéchal le 10/01/2011 à 21:47

En effet !

10/01/2011, 21:28 | Par Michel ALBA

DU DARFST mich getrost

mit Schnee bewirten :

sooft ich Schulter an Schulter

mit dem Maulbeerbaum schritt durch den Sommer,

schrie sein jüngstes

Blatt.

(Paul Celan)

Traduction d'André du Bouchet (avec la collaboration de Paul Celan) :

TU PEUX sans crainte me convier

au régal de la neige :

chaque fois qu'épaule contre épaule

j'ai avec le mûrier frayé au travers de l'été,

criait sa plus jeune

feuille.

 

Commentaire :

l'expression en allemand sein jüngstes Blatt peut évoquer l'expression der Jüngste Tag : le Jour du Jugement dernier.

________

 

HÖRRESTE, SEHRESTE, im

Schlafsaal eintausendundeins,

 

tagnächtlich

die Bären-Polka :

 

sie schulen dich um,

 

du wirst wieder

er.

(Paul Celan)

Traduction d'André du Bouchet (avec la collaboration de Paul Celan) :

DÉBRIS D'ÉCOUTE, débris de vue, dans

le dortoir mille-

et-un.

 

jours ou

nuits,

la polka-des-ours :

 

ici on te façonne à nouveau,

 

de nouveau tu deviens

il.

 

Commentaire :

La polka des ours qui transformait "je" en "il" dans les camps d'extermination lorsque les nazis demandaient aux Juifs de danser.

_________

 

EINMAL,

da hörte ich ihn,

da wusch er die Welt,

ungesehen, nachtlang,

wirklich.

 

Eins und Unendlich,

vernichtet,

ichten.

 

Licht war. Rettung.

(Paul Celan)

 

Traduction d'André du Bouchet (avec la collaboration de Paul Celan) :

UNE FOIS,

je l'ai entendu alors,

il lavait le monde,

sans être vu, toute une nuit,

en vérité.

 

Un et Infini,

à néant,

éantir.

 

Lumière, alors. Délivré.

 

Commentaire :

Le poème met en œuvre un jeu de mot en allemand, qui n'est guère traduisible : le verbe vernichten signifie anéantir, exterminer ; vernichtungslager est un camp d'extermination. Paul Celan invente un mot tiré de vernichten, le mot ichten, qui apparaît comme un débris de mot, qui évoque en allemand le pronom personnel de première personne ich. Le poème met ainsi en scène un rapport problématique entre le sujet et l'Un, pour rebondir sur l'article d'Edwy Plenel, qui s'oppose à travers la figure d'Ed. Glissant à toute philosophie de l'Un. Paul Celan reste dans l'incertitude, dans l'énigme de l'Un, dans le questionnement.

 

 

10/01/2011, 21:28 | Par roger.guilloux

La vérité des faits
Comme plusieurs personnes qui se sont déjà exprimées sur cette question, l'expression "vérité des faits" ne me satisfait pas.
L'information tente de faire le lien entre deux ensembles : les faits qui renvoient au monde réel et la relation des faits qui se situe dans le monde de la vérité.
Pour illustrer mon point de vue, je partirai d'une critique que j'avais envoyée au journal Le Monde qui a pour habitude de vouloir séparer ce qu'il appelle les "faits" des "commentaires". Dans un reportage à tonalité aussi "factuelle" que la mésaventure d'un porte-container pris dans une tempête au large des côtes bretonnes en décembre 2007, on pouvait trouver sous l'entrée "les faits" " [...] Neuf conteneurs ont été perdus par un navire dans la tempête [...] un porte-conteneurs battant pavillon du Libéria [...] " Les mots et les expressions sont porteuses de significations à plusieurs niveaux, un niveau dénotatif, qui renvoie à la signification première et un niveau connotatif qui renvoie aux significations secondes, symboliques, très liées à leur contexte d'utilisation. Ainsi, l'expression "battant pavillon du Libéria" est-elle porteuse d'une information dénotative, "objective" à savoir que le bateau est enregistré dans un pays qui s'appelle le Libéria. Mais elle est aussi porteuse d'une autre information connotée négativement en ce qui concerne l'état du bateau, son entretien et la qualité de son équipage. Cette expression est donc porteuse de deux types d'information, une première de type factuel et une seconde qui constitue - en creux - une hypothèse d'explication de ce qui s'est passé.
En ce qui concerne le tout début de l'énoncé " Neuf conteneurs ont été perdus par un navire dans la tempête [...]" le lecteur - sans peut-être s'en rendre compte - sera également amené à faire une lecture à deux niveaux. La syntaxe de cette phrase, au niveau explicite ne présente, qu'un rapport de concomitance entre le navire qui se déplace au large des côtes bretonnes et la tempête qui sévit à cet endroit. Mais il y a fort à parier que, tant le journaliste que le lecteur, feront appel à une syntaxe cachée induite par la proximité des termes navire et tempête, qui les conduira à établir un rapport de cause à effet entre la tempête et l'incident. Dans la catégorie "faits", l'auteur de ce texte suggère ainsi deux explications possibles pour cet incident.
Cette information ne relève donc pas de la catégorie des faits ni même d'une "relation de faits" puisqu'elle mélange la relation de fait, l'explication et des jugements qui présentent une particularité, ils relèvent du non-dit, ils ne sont que suggérés.
Ceci me conduit à circonscrire la signification de ces termes de la manière suivante.
La réalité est l'ensemble de ce qui existe indépendamment de ce que nous en percevons. Les faits relèvent du monde de la réalité.
La vérité est l'ensemble de ce que l'on peut en dire conformément à cette réalité. La vérité ne relève donc pas du réel mais de l'information telle qu'elle est saisie le biais d'un langage.
Comme le montre mon commentaire de l'article du Monde, un journaliste ne livre donc pas des "faits" mais une relation d'un fait qui relève d'une construction langagière où, avec ses propres mots, sa sensibilité, ses préoccupations, ..., il va regarder et rendre compte de ce fait. La relation d'un fait peut être considérée comme vraie, quand elle émane d'un journaliste compétent et honnête. Ce qui renvoie à un concept de vérité ressemblant à un "arrêt sur image" dans une démarche nécessairement inachevée.

10/01/2011, 22:03 | Par Michel ALBA en réponse au commentaire de roger.guilloux le 10/01/2011 à 21:28

Non, justement ! votre conception de la réalité est inopérante pour rendre compte de l'erreur tragique d'Hannah Arendt en 1942 ("La réalité est l'ensemble de ce qui existe indépendamment de ce que nous en
percevons.") C'est une conception classique de la réalité, la même que celle qu'Edwy Plenel met en œuvre dans son article, une conception dépassée. Mais lisez par exemple Wittgenstein. A ses yeux, la réalité n'est pas, comme je m'efforce de l'expliquer, séparable du sujet de la perception.

 

Cette conception non classique de la réalité est d'ailleurs congruente à celle que met en œuvre la physique moderne et le fameux théorème d'incertitude du physicien Werner Heisenberg. Quand un observateur observe la réalité, le fait même d'observer influence la réalité qu'on observe. Il est dès lors impossible d'avoir un regard objectif sur la réalité comme si elle était détachée de l'observation.

 

C'est exactement ce qui s'est passé quand Hannah Arendt a appris l'existence des chambres à gaz. Ce n'est pas tant qu'elle n'a pas voulu y croire parce que c'est abominable, c'est qu'elle n'a pas PU intégrer cette information pourtant objective à sa représentation du monde, aux schémas mentaux et intellectuels de ce qu'était pour elle l'Allemagne. Ce ne fut donc pas pour elle un fait avéré. Ce fut rien.

11/01/2011, 14:20 | Par cairns en réponse au commentaire de Michel ALBA le 10/01/2011 à 22:03

@M. Alba Puisque vous parlez de physique, je voudrais vous faire remarquer qu'il existe en physique la notion de théorie effective: c'est une théorie qu'on sait être incomplète mais qui, en cadrant bien les hypothèses, le contexte, rend compte, prédit correctement des phénomènes. En ce sens la conception de la réalité donnée par R. Guilloux est effective pour l'analyse journalistique. A contrario le principe d'incertitude d'Heisenberg n'est pas utile pour décrire la physique macroscopique: la mécanique classique suffit. La conception du réel inséparable de la perception, des schéma mentaux est un sujet différent. Cette conception s'applique aussi aux théories physiques quand on dit qu'elles sont des constructions intellectuelles humaines, pas des descriptions de "la réalité".

01/03/2011, 21:56 | Par -

 

 

Effacé

10/01/2011, 22:02 | Par hasbeen

 

Petite vidéo : RAP news VS NWO

10/01/2011, 22:51 | Par Betty Boillin

Vous n'avez pas tort.

11/01/2011, 23:03 | Par Louki

Un billet qui me parle énormément, contenant une mine d'information.

Merci.

12/01/2011, 00:43 | Par david20cent

Déjà 11 ans que je traine sur le net...C'est encore plus efficace que la télé pour brouiller les pistes ...Il ne faut pas être très malin pour comprendre que cet outil sera l'outil du contrôle perpétuel de la vie de "l'habitant".Un jour pas si lointain, il nous faudra nous éloigner de ce réseau ...un jour il nous faudra nous consacrer à sa destruction. Alors seront d'autres "terroristes"...

Nous avons encore perdu.

Loppsi2...3...4...5 Un abandon inimaginable... une soumission totale à une technique complétement vérolée. Eh oui déjà...(vous étiez ou quand on attaquait Napster comme responsable de la ruine de l'expression artistique?)

( en28k)

De la liberté d'expression et de la liberté de la presse nous en sommes au journal en ligne...acculés en fait...

12/01/2011, 06:04 | Par miradou en réponse au commentaire de david20cent le 12/01/2011 à 00:43

@ david20cent

"un jour il nous faudra nous consacrer à sa destruction"

J'espère qu'on nous épargnera wikipedia quand même.

On veut du pain. Des jeux. Et wikipedia, pour ne pas mourir trop bête Surpris

01/03/2011, 21:57 | Par -

 

 

Effacé

15/01/2011, 16:47 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Harry Tuttle le 14/01/2011 à 18:01

+1

25/01/2011, 01:16 | Par chalouette

24/02/2011, 20:04 | Par couic-couic

Monsieur Plenel,

J'ai une question à vous poser ;

Comment se fait-il que l'ensemble des abonnés qui se sont fait exclure par les pressions de la même abonnée postant sous le pseudo de Nefertari, se permette elle d'harceler et de pousser à bout les abonnés pro palestiniens ou lui déplaisant.

Et que vous viriez les autres pour des mots quand elle écrit les mêmes ? Faut-il être proche de Dianne pour ne pas bénéficier de la charte à géométrie variable dont vous vous servez pour virer les abonnés ?

Ou faut-il vous taper dans l'épaule pour pouvoir faire caca sur la tête des abonnés ?


Mais par égard à Edwy et ses amis qui ont fondé Médiapart, par respect pour
ceux qui me
font l'honneur de lire mes billets et de les commenter, et enfin, chose que tu
ne peux pas comprendre pov' pomme mais que eux comprendront très bien,
par affection pour Humaro et Melchior, je ne le ferai pas.

 

Je te fais juste caca sur la tête. Et c'est peu
de chose par rapport à ce que tu mérites.

 

Estime-toi heureux.

 

24/08/2009
23:34Par Néfertari

 

C'est joli de parler de liberté, de justice mais commencez par l'appliquer dans la réalité...

MERCI DE VOTRE REPONSE

 

 

Géraldine
Delacroix,

J'aimerais
que vous ne censuriez aucun des commentaires de ce fil. Il est temps
que les abonnés qui soutiennent les furies vulgaires et insultantes de ce club
prennent leurs responsabilités, et ne puissent pas répondre " Ah non ! On n'a
pas vu les commentaires dont vous parlez !
Vous avez dû rêver !
"Censurer, c'est piper les dés, et donner la part belle à ceux et celles
qui tentent de bousiller Médiapart. Je vous en remercie d'avance. 21/02/2011
00:35Par Néfertari

6/02/2011 13:21Par Le Père Vert Pépère

Ben non, dans ce registre là je suis vraiment en bas de l'échelle.

 

A part "patate" et "timbrées", j'avoue mon incompétence dans l'insulte.

 

Mais
je viens d'en apprendre des qui datent du Moyen-Âge et que je trouve
très jolies ! Tu savais Pépère que tu es un géménée de godinette ? Rire

 

 

 

 

 

J'ai cherché la prose de Nefertari celle qui accuse les autres de vulgarité, et qui
écrit des poèmes "chauds" en plagiant les phrases des
auteurs, pour redorer son blason....Voir son dernier billet ici pour constater le plagiat

 

 

 

« Il rêve d'île, il rêve d'elle ».... Comme
c’est joli ! Ah bon ! Vous aimez aussi le poème d’Arielle
Thomann
? C’est vrai que çà inspire ! Et cet Albert
Leblanc
: « J’ai effleuré ton rêve », quelle belle
image non... C’est pareil pour l’ album de Mélissa M. : « Avec
tout mon amour », ses paroles sont si inspirantes :
« Elle est mon âme, elle est mon cœur, elle
est ma flamme, elle est mon souffle » ... Ah la poésie ! Tu
te ballades sur Internet et tu cueilles, mais en arrangeant à ta sauce
quand-même ... Ah « rêve d’ailes », çà c’est bon aussi çà, j’ai aimé!

 

 

 

Je souligne que malgré le harcèlement auquel se livre cette "médiapartienne", etles mots qu’elle lance aux autres abonnés, qu’elle a réussi à faire virer suite à ses petites jeux, elle n’a jamais été sanctionnée..Vous constaterez les échanges qu'elle a eu avec Jonath-Jlamo, qui n'a jamais été grossier mais elle a réussi aussi à avoir sa peau..

 

Et dire que Spirit a été virée pour avoir été posée des images dans le billet de V.Porjs l'une des copine de Nefertari
venant pourrir les billets des pro-israeliens. Et qu'Ambre a été virée pour avoir écrit des insultes comme "tapie comme une blatte",
kapot. .

 

 

Voici le texte de la lettre envoyée à la rédaction le 27 avril 2010 par 22 signataires :

 

“Liberté de la presse, oui, liberté d’expression, oui, propagation de la haine, non !

 

Chère Rédaction,

 

Nous sommes tous très attachés à Mediapart, ce journal différent que nous soutenons et cela,

 

pour certains d’entre nous, depuis le début.

 

Mais voilà ! Nous ne pouvons plus supporter la haine antisémite de Vertubleu (sans compter ses

 

autres dérapages), qui s’exprime de plus en plus ouvertement sous couvert d’un

 

soutien à la cause palestinienne, ni ses accès d’homophobie.

 

Nous avons, de notre côté, essayé beaucoup de stratégies individuelles, de l’ignorance à

 

l’affrontement direct, en passant par le signalement. Mais ses commentaires ou

 

billets restent trop longtemps sur le site, il sait choisir les heures

 

favorables pour les mettre en ligne : en cela, il a le comportement

 

typique d’un militant de l’antisémitisme sur la Toile. D’autres le suivent,

 

sans forcément s’exprimer aussi directement. Ainsi, le billet au titre infâme

 

sur la disparition des plaques de la place Ben-Gourion à Paris a été recommandé

 

5 fois avant d’être supprimé !

 

Nous sommes attachés, par principe, à la liberté d’expression, mais pas quand elle permet

 

de tels propos intolérables. Sous son apparence « soft », la phrase

 

« Ca fait quand même cher pour une invention, d'assez médiocre qualité humaine

 

dirons nous », mise il y a peu en commentaire de l’article intitulé Entretien
avec Shlomo Sand : « le peuple juif n'existe pas »
et toujours en ligne au moment où nous

 

écrivons cette lettre, est une des pires choses qu’il a écrites.

 

Ne pouvant accepter que nos patronymes ou pseudos soient de près ou de loin mêlés à de tels propos,

 

nous vous demandons de prendre une mesure ferme pour que soit mis fin à la

 

nuisance réitérée de cet abonné.

 

Par ailleurs, car il ne faut pas se faire d’illusions, il y aura d’autres « vertus », nous
demandons que cessent les dysfonctionnements d’une fonction
« alerter » toujours déficiente malgré de récentes modifications

 

– plusieurs d’entre nous l’ont constaté lors de la publication du billet
évoqué ci-dessus.

 

Tant que ce problème n’aura pas été réglé, les MP que nous envoyons à l’éditrice du Club,

 

seul moyen pour nous de signaler un manquement à la charte ou à la loi,

 

devraient être consultés avec régularité, de manière à éviter que certains

 

propos ne restent trop longtemps en ligne.

 

Bien cordialement”

 

Anne Guérin-Castelli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce qui vous arrive madame la défenseuse en chef des gallinacés ? Vous ne dormez plus tant la culpabilité vous ronge ?

 

Un conseil pour retrouver le sommeil: dans votre lancée, balancez
aussi les noms des 21 qui ont signé cette lettre par vous écrite. Je
suis sûre que c'est l'anonymat du procédé qui trouble votre sommeil....
c'est vrai que c'est pas joli joli, mais bon ! une fois que vous aurez
balancé vos p'tits camarades, vous allez voir, un profond sommeil vous
sera rendu en même temps que le sentiment du devoir accompli.

 

 

 

Et surtout, continuez bien de veillez, telle la du règne de
Mediapart... parcourez bien tous les billets, tous les fils, tous les
commentaires à la recherche du Mal...

 

23/01/2011 17:13Par

 

 

 

 

 

 

 

Mais par égard à Edwy et ses amis qui ont fondé Médiapart, par respect pour
ceux qui me
font l'honneur de lire mes billets et de les commenter, et enfin, chose que tu
ne peux pas comprendre pov' pomme mais que eux comprendront très bien,
par affection pour Humaro et Melchior, je ne le ferai pas.

 

Je te fais juste caca sur la tête. Et c'est peu
de chose par rapport à ce que tu mérites.

 

Estime-toi heureux.

 

24/08/2009
23:34Par Néfertari

 

 

 

 

 

 

 

Vertuchou
chéri ! Je prends quelques jours de vacances et je te retrouve haineux à
souhait, vulgaire et
pitoyable ! Toi, tu manques vraiment d'amour, j'te
l'dis !

 

Et puis, il
faudra quand même que tu finisses par comprendre que l'insulte ne salit que
celui qui la crache ! (Tiens, essuie-toi, tu es couvert de... enfin, tu
me comprends ! Ca fait plutôt négligé et pas très sérieux pour un défenseur des
enfants du monde et des victimes palestiniennes !)

 

 

 

23/08/2009
13:24 Par Néfertari

 

*****************************************************

 

 

 

"
pourquoi tout simplement ne pas déserter le terrain miné ?
"

 

Marielle.

 

 

 

«Ben
voyons, il ne manquerait plus qu'on laisse le fil de nos billets aux
charognes !

 

Auriez-vous
quelques actions chez "Trolls Intertainment" ou ce genre d'idée
ne serait qu'en adéquation avec votre zézaiement qui me rend plus que
dubitative ?

 

 

 

04/10/2009
20:53Par Néfertari

 

 

 

Si par
malheur j'avais oublié pour quoi et pour qui j'ai un immense plaisir à écrire
mes délires, me voilà ravigottée !

 

Merci à vous
Lincunable, ainsi qu'à tous les participants à ce billet, et même les quelques pustules furonculières qui nous font quand même bien rire, faut avouer !

 

(peut-être
qu'elles ont elles aussi un ganglion sous une couille, ce qui expliquerait bien des
choses ! )

 

 

 

08
Octobre 2009 Par Néfertari

 

*******************

 

Ah ben c'est
clair, regrettable que nous ne vivions aujourd'hui comme les indiens navaros,
oui certes , un modèle de société " parfaite " que nous avons détruit
pour imposer le modèle occidental, les plus faibles laissent la place aux plus
forts, c'est la loi de la sélection ...

 

L'humain est
normalement quelque peu différent, enfin essaye de l'être ... en conclusion
vous proposez de se calquer sur le mode de vie des indiens navaros pour "
sauver " notre modernité ?

 

24/10/2009
11:55 Par jonath

 

répondre

 

Jonath, tu
es libre de commenter ce que tu veux, de la façon que tu veux, où tu veux.

 

Moi, je ne
suis pas libre de ne pas t'accepter sur mon fil de billet.

 

Je dois
supporter un être
malsain
, uniquement
présent pour provoquer la zizanie et rendre les fils de billet pénibles à lire.
Et les personnes qui viennent poster ici également.

 

Tu
n'apportes rien, rien de rien, sinon ta perversité et ta bêtise.

 

Mais tu
vois, pour une crotte
de troll comme toi
, il y a 5, 10, 20 abonnés qui valent
la peine d'être lus, avec qui l'échange est un pur bonheur et à qui tu
n'arrives pas au micron du poil du gros orteil de la cheville.

 

 

 

Alors, on va
passer au-dessus de ta petite personne pitoyable
et faire comme si tu n'étais pas
là.

 

D'ailleurs,
tu n'es pas là.

 

 

 

 

 

24/10/2009
12:35Par Néfertari

 

***************************************************************

 

 

 

Josie,

 

tu demandes
à certains dont je suis, " d'auto-modérer leur humour
"pendant que d'autres vomissent leur fiel et d'autres encore font montre d'une hypocrisie et d'une
malhonnêteté intellectuelle avec une aisance extraordinaire !

 

 

 

Plutôt
crever
 !

 

 

 

S'ils faut
se baillônner pour ne pas gêner ces messieurs dames dans leurs certitudes
bien-pensantes de mondains réunis dans leurs salon feutrés seulement ouverts à
ceux qui pensent comme eux, ils n'ont qu'à fermer leurs fenêtres !

 

Je ris
peut-être plus fort que d'autres, mais moi en tout cas, j'ai toujours
salué et remercié quiconque venait commenter mes billets (sauf les pustules haineuses !), ce qui n'est pas le cas de tout le
monde !

 

Et les
portes et fenêtres de la Pyramide ont toujours été ouvertes à tous et
toutes.

 

Si on
commence à modérer l'humour, ce site va devenir plutôt tristounet non ?

 

 

 

14/11/2009
16:51Par Néfertari

 

**********************************************

 

répondre

 

Ah mais
c'est rien ça Joël !

 

Vous avez
loupé le " Salope d'élevage" d' il y a
quelques semaines !

 

 

 

 

 

11/11/2009
22:26Par Néfertari

 

répondre

 

Qui
suivait à un " troll
moisi de chez moisi
"
de votre part, me désignant nommément, alors
que vous non ... ne faites pas l'innocente svp , c'est bon ...

 

-

 

vous
l'avez pris pour vous, semble-t-il preuve que j'ai pas tapé loin ...

 

-

 

la
paille, la poutre nefertari ... je ne vous ai jamais stipulé vous mettre dehors
d'un blog ou de ce média à base de coup de pied au fesses, bref, nous ne sommes
pas du

 

 

 

même monde,
le votre me semble un peu étrange ...

 

 

 

11/11/2009
22:33Par jonath

 

·
répondre

 

·
alerte

 

Tes
mensonges sont pitoyables !

 

Mais tu ne
vois pas que plus personne ne t'accorde de crédit pov'pomme ?

 

Je dois être
encore une des seules à te parler ! Je me demande bien pourquoi d'ailleurs !

 

 

 

Allez ! Lâche-moi
les fesses
et
va gémir ailleurs !

 

Ouste !

 

 

 

11/11/2009
22:41Par Néfertari

 

·
répondre

 

·
alerte

 

"
heureux soient les simples d'esprits car le royaume des cieux leur est ouvert
"

 

-

 

vous
êtes un peu marrante nefertari, ça va pas au delà, un peu lourde également,
mais bon c'est pas à moi d'essayer de vous le faire comprendre, libre à
vous d'être ce que vous êtes et comme vous êtes ... sans intérêt .

 

11/11/2009
22:46 Par jonath

 

 

 

j'adore
ce genre de chasse à l'homme, c'est d'un niveau vraiment consternant ...

 

-

 

vous
préférez une personne qui insulte les autres de " batard " par esprit de fraternité, que d'autres qui tentent
péniblement de débattre et d'avancer des idées ...

 

-

 

voila
le niveau du débat politique ... consternant ...

 

 

 

10/11/2009
22:49Par jonath

 

 

 

 

 

" Alors
dégage de mes ronces en vitesse Jonath, avant que je ne te tape sur le
museau pour de bon et que tu ne couines comme un petit goret et
te répandes en lamentations pathétiques ! "

 

-

 

des
menaces ? ah ah ah vous me faites bien rire, vous êtes
ridicule ...

 

gardez
un peu votre sang-froid, les échecs devraient au moins vous servir un peu de
leçon ... mais non ... bref, pitoyable ...

 

 

 

10/11/2009
02:10 Par jonath

 

 

 

 

 

Avis à mes
ami(e)s participant à ce fil :

 

On ne
s'occupe pas de ce cafard jaunâtre, il cherche à pourrir
ce fil, comme d'hab ! On va le laisser soliloquer tout seul, (moi je parierais
bien sur une dizaine de commentaire à la file !) et quand il en aura assez, il
s'en ira ailleurs !

 

Je compte
sur vous.

 

 

 

14/12/2009
18:58 Par Néfertari

 

 

 

 

 

 

 

" On
ne s'occupe pas de ce cafard jaunâtre,

 

 

 

mais
comment est-ce possible que personne ne réagisse ?
c'est consternant ...

 

la
politique version sr, tout ceux qui vous parlent pas en vous faisant des
léchouilles sont des cafards ...
c'est noté merci ...

 

 

 

14/12/2009
19:04 Par jonath

 

 

 

Et sur ce,
je demande à mes amis niaiseux de ne plus te répondre sur ce fil. On ne va
quand même pas se gâcher la vie pour un présomptueux comme toi, tu crois quoi
toi ?

 

Edit :
Et arrête de reluquer mes fesses ! Je t'ai déjà dit qu'elles ne sont pas
pour toi
 !
Lâche-moi la bandelette une fois pour toutes !

 

 

 

22/11/2009
22:14Par Néfertari

 

*************************************************************************************************

 

 

 

je veux bien
vous suivre, mais j'aimerais savoir dans quelle direction, c'est tout ...

 

20/07/2009
12:57Par jlamo

 

·
répondre

 

·
alerte

 

Ah oui mais
non, tu ne peux pas ! Pour ce genre de voyage, il faut aimer :
- la vie (et l'aimer même si...)
- les autres (un minimum)
- la magie (très recommandé)
- la différence (indispensable)
- le rugby (Non, je plaisante !)
Et surtout, surtout, ne pas être un p'tit troll qui s'amuse à bousiller ce
qu'offrent les autres.
Ha ben tu ne
peux pas avoir le beurre, l'argent du beurre et les fesses de la Néfer !
Ce serait
très immoral.
Moi j'dis.

 

20/07/2009
13:55Par Néfertari

 

·
répondre

 

Bon ben tant
pis, j'aime pas a subir des conditions pour ce genre de chose, je crois pas
qu'il sagisse d'un contrat, ou bien on s'engage d'aprés des termes juridiques
précis.

 

je déteste
la magie.

 

20/07/2009
14:11Par jlamo

 

·

 

·

 

·

 

·
répondre

 

·
alerte

 

 

 

"Serval,
tu te fous de qui là ?

 

Tu compares
Géraldine à une dame-pipi et la qualifie d'incompétente et tu joues les déçus
parce que Edwy Plenel te dit que c'est inacceptable ???

 

Il est donc
normal d'insulter Géraldine mais il ne faut surtout pas dire quoi que ce soit à
Serval ?

 

Mais tu
rêves bonhomme !!!

 

En plus, tu
es pitoyable !
Avant
l'intervention d'Edwy tu joues les cadors, salissant Géraldine et Médiapart,
et là tu rampes aux pieds du "patron" ( je suis très admiratif
du travail que vous avez fait.... Vous avez tout mon respect, soyez en
assuré.... C'est donc en vous souhaitant un présent admirable...) parce
que tu sens le vent de la porte de sortie ouverte et
une
rédaction prête à te virer manu militari avec les deux autre pingouins !

 

 

 

Tu fais
pitié
. Même une
dame-pipi, et surtout une dame-pipi, a plus de dignité que toi".

 

 

 

 

 

"Néfertari

 

Spécialiste
de l'humanisme.-Tout, sauf l'humanisme...-Même le Parti-Etat ?

 

-
L'humanisme ou le Parti-Etat, quelle différence ?

 

2/03/2010
12:31Par hêtre ·

 

 

 

répondre · Je ne
sais pas si peneloppe picole, mais Hêtre, c'est le coma éthylique !

 

Hé, quand il
se relit, ça doit être terrible ! Je compatis.

 

02/03/2010
13:32 Par Néfer ·

 

 

 

répondre · Néfertari,Spécialiste
de la relecture.- Qu'elle relise ses propres commentaires !- Tu m'étonnes !
Comme réactionnaire humanisto-anti-idée-communiste, elle se pose là !-
L'égalité, c'est le dernier de ses soucis...

 

- Faut
voir comme elle parle...

 

 

 

02/03/2010
14:16 Par hêtre ·

 

 

 

répondre ·

 

 

 

"Ah mais je peux parler encore plus mal
si tu veux
 : Mon p'tit gars, tu pissais encore dans tes
brailles que je votais déjà communiste ! Alors, camembert tête de noeud !

(ben oui, les arbres ils ont des noeuds dans leur tronc !)C'est pas à moi que
tu vas apprendre ce que c'est que le communisme ! En plus, ton communisme
à toi, c'est de la crotte de bique ! Du nimportnawak ! Ce n'est pas en citant
des intellectuels et des philosophes que l'on est communiste, patate ! Le
communisme, c'est déjà un état d'esprit, un partage, le respect de
l'autre !!!.
Et plein d'autres choses mais ça te dépasserait !Et toi,
tu en es bien loin ! Même très loin "!

 

 

 

02/03/2010 21:52 Par Néfer

 

 

 

 

 

·
"C'est
fait ! J'ai enjambé une poubelle qui empestait et je l'ai mise sur le côté. La
voie est à nouveau libre".
03/03/2010 20:49 Par Néferrépondre

 

*********************************************************

 

Vertubleu,
depuis que j'ai pris connaissance il y a peu d'un de tes commentaires infects
dans lequel tu insultes Humaro et Melchior d'une manière inacceptable, j'ai fortement
envie de te faire pleurer ta mère.
Je le pourrais.

 

 

 

Mais par
égard à Edwy et ses amis qui ont fondé Médiapart, par respect pour ceux qui me
font l'honneur de lire mes billets et de les commenter, et enfin, chose que tu
ne peux pas comprendre pov' pomme mais que eux comprendront très bien,
par affection pour Humaro et Melchior, je ne le ferai pas.

 

Je te fais
juste caca sur la tête.

 

Et c'est peu
de chose par rapport à ce que tu mérites.

 

Estime-toi
heureux.

 

 

24/08/2009
23:34Par Néfertari

 

 

 

 

 

Je ne les ai
aucunement insulté ma belle. Je les ai juste remis à la place à laquelle leur
traitement actuel d'une partie de l'humanité et de l'expression du suffrage
universel démocratique, tel que le vote des Français en 2005, avec le non à
l'europe, les destine finalement : à savoir des traîtres.Ou bien des Judas,
c'est comme tu veux et c'est toi qui vois. Mais évites surtout de dire
"je le pourrais" quand tu sais parfaitement que "tu ne peux
pas". Avant tu
pouvais peut-être, mais plus maintenant, ça commence à se voir un peu beaucoup,
et partout d'ailleurs..

 

 

 

Continues en
revanche, à nous faire des jolis billets, j'aime bien.

 

@ +O-NE

 

24/08/2009
23:56Par Vertubleu

 

·
répondre

 

Chante
chante beau merle....

 

Tu n'as
vraiment rien compris.

 

CQFD.

 

25/08/2009
00:00Par Néfertari

 

 

 

Au
contraire, ça fait longtemps que j'ai compris toute votre mascarade
et tout le blata qui va avec ma belle.

 

Bien
longtemps.

 

@ +O-NE

 

25/08/2009
00:13Par Vertubleu

 

 

 

************************

 

Mdr.

 

Nefertari attire les trolls, si elle ne les attirait pas, à l'ouvrir si
grand, y viendraient pas.

 

Morale de l'histoire, Nefertari, tais-toi, nom de dieu.

 

Quant aux
trolls qui marchent en bande, comme les cochons, et le petit cochonnet en chef,
avec ses gros porcs et ses truies, qui lui gardent les ailes bien larges, et
bien, laissez le donc vivre, pauvre bête.

 

C'est pareil
pour les pédophiles.

 

Idem, pour
les violeurs.

 

Ceux qui
sont pas contents, taisez vous donc!

 

 

 

25/10/2009 18:05Par Paul-Fr.Siméoni

 

 

 

*******************************************

 

Ah ben tiens
! Quand on parle des loups !

 

Commentaire
sans aucun intérêt, aucun argument, qui ne fait rien avancer, qui n'apporte
rien.... Juste pour cracher un peu de fiel.

 

Minable.

 

13/01/2011 21:44Par Néfertari

 

*************************************************

 

Boubou, mes
papyrus, je ne sais jamais dans quel coffre je les ai rangés !

 

Si tu prends
Samines comme pseudo, je prends Boubou d'accord ? Juste pour voir.

 

Edit : Boubou Lameute... de beurs ?

 

13/01/2011
22:36Par Néfertari

 

ça marche
serre-joints

 

Boubou de la
Meute de Beurs.

 

13/01/2011
23:25Par N.
BOUBLITCHKI

 

**********************************************************************

 

Mais vous,
petits êtres à l'âme tordue, menteurs et voleurs de vérité, je ne vous aime
pas.

 

Vos
vociférations haineuses et vos flots de parole acérée, votre rejet de tout ce
qui n'est pas vous et vos crachats orduriers font de vous des imbéciles ou des
assassins !!!!

 

Je confirme
à Ambre, à PetitRobert et à quelques autres "turbulents" que leurs
impressions sont fondées quant aux manoeuvres (notamment de victimisation)
de "néfertari", et aussi pour ce qui est de la mainmise du
"lobby de Dianne" (très probablement par messages privés
effectivement, mais aussi peut-être de vive voix entre parisiens) sur Géraldine
Delacroix.

 

 

 

Autant je
désapprouve leurs méthodes pour se défendre contre la violence injuste
camouflée et habilement déguisée des "nefertari et ses disciples"
, autant je
leur affirme mon soutien (à Ambre, à Vertubleu, à Arpège notamment).

 

 

 

Je tenais à
dire ça malgré que je sois moi aussi réduit au silence par toujours la même
petite meute,

 

je tenais à
le dire pour pas qu'ils commencent à douter, pour pas qu'ils commencent à se
dire "c'est peut-être moi qui suis fou après tout".

 

 

 

Ambre,
Vertubleu et même Jonath, non vous n'êtes pas fous, et c'est vous qui avez
raison.

 

Vous êtes
comme un Zinedine Zidane qui cède à la provocation et qui met un coup-de-boule,
détruisant toutes ses cartes et loupant sa sortie sous les huées.

 

 

 

Je ne crois
pas que Géraldine Delacroix comprenne tout cela.

 

Ceux qui
l'ont installée à son poste, eux, le savaient, et c'est un véritable choix
éditorial que de l'avoir choisie, elle, Géraldine, une modératrice qui allait
se laisser manipuler par toujours le même petit lobby qu'on ne peut pas nommer
sous peine de se voir aussitôt et durablement mis au ban.

 

 

 

C'est
"néfertari" la Victime-Numéro-Un-Professionnelle.

 

 

 

C'est elle qui
a une fois de
plus
déclenché tout ça. C'est là-dedans
qu'elle se sent exister. Elle ne vit que pour ça.

 

Le Concombre
Masqué, par comparaison, faisait juste de la figuration momentanée, un simple
problème d'ego qu'il parvient à régler tout seul régulièrement.

 

 

 

C'est "nefertari" qui, au lieu
d'ignorer, a su (comme toujours) appuyer exactement sur ce qui allait faire le
plus dégénérer tout le truc.

 

 

 

Avec
quiconque autre que "nefertari",
ces turbulents ne parviennent
jamais au dixième de ce qui se développe à vitesse grand V quand elle est là
pour attiser toutes les flammes possibles.

 

 

 

Et elle a
toujours réponse à tout, notamment contre Fantie et contre Marielle, mais c'est
bel et bien Fantie et Marielle qui voient juste sur le "don't feed the
troll".

 

 

 

Il y a
encore et toujours et plus que jamais dans l'agenda de "nefertari" (et de Dianne
aussi je crois), la volonté d'instaurer une censure a-priori au Club de
Mediapart.

 

 

 

09/12/2010
22:24 Par Axel J

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah ben tiens
! Quand on parle des loups !

 

Commentaire
sans aucun intérêt, aucun argument, qui ne fait rien avancer, qui n'apporte
rien.... Juste pour cracher un peu de fiel.

 

Minable.

 

13/01/2011 21:44Par Néfertari

 

 

 

Boubou, mes
papyrus, je ne sais jamais dans quel coffre je les ai rangés !

 

Si tu prends
Samines comme pseudo, je prends Boubou d'accord ? Juste pour voir.

 

Edit : Boubou Lameute... de beurs ?

 

13/01/2011
22:36Par Néfertari

 

ça marche
serre-joints

 

Boubou de la
Meute de Beurs.

 

13/01/2011
23:25Par N.
BOUBLITCHKI

 

 

 

 

 

Bande de
timbrées !!! Faut vraiment que vous vous fassiez suer dans vos p'tites vies
pour inventer des scénarios pareils !!! Rire

 

Hallucinant
!

 

Ambre, même
si je n'ai pas de sympathie pour toi, je te plains d'avoir des copines
pareilles ! (T'as pas compris que Sprit machin se servait de toi ?
Comme d'autres.
Mais aujourd'hui, c'est toi qui es dehors, pas eux, ils
risquent pas ! Tout en sournoiserie et hypocrisie, ça les arrange bien une
Ambre qui démolit tout, ils en profitent pour régler leurs comptes persos et
malgré leurs appels déchirants, ils se foutent royalement de toi !)

 

Capucine, Vertubleu
est un salopard de première, antisémite et anti femmes qui ne lui lèchent pas
les bottes
 ! Vertutu émotif !!! On aura tout lu ! Oui, il était tellement
émotif qu'il avait menacé un abonné d'une balle dans la tête !

 

14/01/2011
18:29Par Néfertari

 

 

 

 

 

 

 

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05/10/2009
15:25Par Néfertari 74 Réactions

 

A tous
et toutes, on fait quoi maintenant ?

 

 

 

 

 

 

 

A tous et toutes, on fait quoi maintenant ?

 

 

 

 

 

 

 

Aux origines du fascisme (1)

 

30 Juillet 2009 Par Lincunable

 

 

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/renarblanc/100709/de-l-antisemitisme-sur-mediapart

 

 

 

Aux origines du fascisme (1)

 

30 Juillet 2009 Par Lincunable

 

 

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/renarblanc/100709/de-l-antisemitisme-sur-mediapart

 


 

Ci-dessous,un de ses commentaires sur ce
billet, et après elle se veut poète
 !!!
Gulp

 

J'ai
venue, j'ai tout lu (merci la foule !) et j'ai pas tout comprus !
Mais ça, c'est parce que je ne suis pas aussi cultivée et savante que les trois
quart d'entre vous.
(Oui, je garde un p'tit quart sous le coude histoire de ne pas aller me pendre
de suite à la porte d'entrée du Struthof qui n'est pas très loin de chez moi et
que c'est une sacrée chouette balade à faire. Jusqu'à l'entrée du camp. Jusque
là seulement, parce qu'après....)
Du coup, je me sens incapable d'apporter quelque chose de plus à ce débat.
Sauf que...
Les haineux de tout poil que je connais de visu et de gerbu ont tous un
problème de bistouquette. Je ne vois pas pourquoi Vertubleu et comparses
feraient exception. Ou alors ils sont très moches. Surtout de l'intérieur. Et
du coup, ils essaient d'amochir les autres. Et plus on parle de leurs
haut-faits et de leurs jeux de mots lamentables, plus ils sont contents. (Ca
doit avoir une interaction avec la bistouquette m'est avis ! Mais je n'ai pas
vérifié.)
Alors censure, pas censure, modération, législation.... M'oui.
Moi, perso, je suis plus pour le bon vieux coup d'boule dans la tronche.
D'entrée.
Avec le bonjour de Prospère.
(Ben quoi ! Y a pas d'raison ! )

 

11/07/2009 00:35Par Néfertari

 

Là-dessous, un poème qu’elle a osé signer
de son nom ! Nefertari une faussaire...Ci dessous la provenance des
vers..

 

http://ec0utexsaaiyh.skyrock.com/2941684931-Je-crains-
le-pire-j-entends-meme-les-sirenes-de-mauvaises-pensees-m.html

 

Les mauvaises pensées sont comme des
sirènes,

Elles tourbillonnent telles des papillons blessés
Et murmurent des mots d’amour insensés
Dans des volutes de lumière païenne.
.

 

Les idées noires sont des ensorceleuses
Aux grands yeux de chimères abandonnées
Laissant dans leur sillage des ténèbres abominées
Qui nous entourent d’une tristesse somptueuse.
.

 

Les souvenirs chagrins sont des
spectres diaphanes
là, vois
dessous !

 

Autour de Ribeauvillé
La jeune fille en mourut de chagrin, et depuis, chaque nuit de Noël,

 

****************************************************************

 

Moi je suis contre Renarblanc !
Tout contre.

 

26/07/2009
17:09Par Néfertari

 

· répondre

 

· alerte

 

Hummmm...comme il est agréable de vous
avoir tout contre moi, Nefer.. nous birouettons si bien ensemble...

 

26/07/2009
17:05 RENARD BLANC

 

23/02/2011 12:50Par Néfertari

Alors que, MG2, les interventions de
géraldinematuer ne vous dérangent pas vraiment.Apparemment. Marrant
votre échelle de valeurs....

Ne jugez ni la cervelle ni les testicules que vous ne connaissez pas, vous risquez de vous planter grave ! Pour moi, aucun soucis les garçon, je n'y vois nulle offense à Neruda.

Nefertari


"Les garçons " Pauvre fille, la poissonnière-plaigaire passe son temps à allumer trois petits retraités laids comme des poux , qui bandent une fois à noël, en avalant une boîte entière de viagra, et elle se prend pour une star

 

 

 

 

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