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Le secret des sources, ce devoir sacré

Faut-il que le journalisme français soit mal en point pour qu’il cède à la chasse aux sources de Mediapart dans l’affaire Cahuzac ! Rappel méthodologique et déontologique à l’usage des professionnels comme des citoyens sur ce devoir sacré : la protection des sources. Avec un détour par la guerre d’Algérie.

Dans l’affaire Cahuzac, comme dans toutes ses enquêtes, Mediapart a des sources. Des sources multiples, aux motivations diverses, aux origines différentes, des sources concordantes, recoupées et vérifiées. Des sources que nous protégeons comme la prunelle de nos yeux. Car ce sont elles qui prennent des risques et, au premier chef, celui de la vérité qui dérange et, par conséquent, qui les expose à des pressions, à des sanctions ou à des représailles.

Le secret des sources, pour les journalistes, recouvre deux exigences, l’une démocratique, l’autre professionnelle. La première relève du droit d’alerte des citoyens : leur droit de lancer l’alarme sur des questions d’intérêt public en s’adressant à la presse, faute d’autre recours. Ils sont témoins de faits qui les révoltent, ils estiment qu’ils doivent être rendus publics, ils n’ont pas réussi à les faire prendre en compte par leur hiérarchie, par leur entourage, par la justice, etc. : une démocratie vivante leur offre la possibilité de saisir des journalistes.

Mais, dès lors, il revient aux professionnels de l’information de faire leur travail : vérifier, recouper, enquêter, contextualiser, crédibiliser, confronter, etc. C’est la deuxième exigence qui fait porter sur les journalistes la responsabilité première : c’est eux qui décideront ou non de rendre public ce qui leur a été confié, c’est eux qui estimeront ou non que l’information est légitime, c’est eux qui assumeront ou non le poids de sa révélation. Autrement dit, un journaliste qui ne serait que le relais passif d’une source, sans faire son travail de vérification, aurait manqué aux règles élémentaires de son métier.

Le secret des sources, c’est donc à la fois le respect d’un principe démocratique essentiel – le droit d’alerte des citoyens – et le respect d’une exigence professionnelle tout aussi essentielle – le devoir de vérification des journalistes. Ces derniers rendent compte, dans l’espace public, de la légitimité de leurs informations : sont-elles d’intérêt public, concernent-elles la vie de la Cité, sont-elles au cœur d’enjeux démocratiques ? Ils en assument la responsabilité, y compris juridique en cas de plainte ou de poursuite. Peu importe dès lors les motivations de leurs sources qui peuvent être diverses, grandioses ou mesquines, principielles ou intéressées, généreuses ou égoïstes. Seuls comptent la vérité des faits, le sérieux de l’enquête, la légitimité de l’information, la bonne foi du travail journalistique.

Si je fais ce rappel élémentaire, c’est au vu des étonnantes reprises par certains sites d’information de la grande presse de nos dernières informations dans l’affaire Cahuzac (elles sont ici : Les mensonges de Jérôme Cahuzac). Nous y révélions notamment l’identité (Michel Gonelle) du premier détenteur de l’enregistrement fatal de 2000 où l’actuel ministre du budget évoque lui-même son embarras à propos de son compte non déclaré à l’UBS de Genève. Non pas parce qu’il serait notre propre source – ce qui n’est évidemment pas le cas, notre article ne laissant place à aucune ambiguïté sur ce point – mais parce que nous avions appris sa démarche surprenante auprès de l’Elysée, qu’il avait saisi afin d’alerter la présidence sur l’authenticité de cette preuve, tellement les dénégations de Jérôme Cahuzac le choquaient.

Quelle ne fut pas notre surprise de voir cette information déformée, jusque sur les sites de journaux ayant une ancienne réputation de sérieux, en lamentable caricature. Car lire un peu partout sur Internet que « Mediapart révèle sa source », c’est non seulement une invention pure et simple, mais c’est surtout une atteinte à notre honneur professionnel. Tout comme écrire que « la source de Mediapart est identifiée » est, au-delà d’une affirmation fantaisiste, un manquement aux principes professionnels élémentaires. Jusque sur les réseaux sociaux, j’ai ainsi dû batailler, dans l’après-midi du vendredi 21 décembre, pour faire rectifier par le site du quotidien Le Monde le titre et le début de l’article consacré à nos révélations :

Comment des journalistes peuvent-ils écrire, sans s’interroger une seconde sur leur métier, que d’autres journalistes en violent l’une des règles les plus sacrées en dévoilant leurs sources ? L’explication est peut-être qu’on ne leur apprend plus suffisamment l’histoire de notre profession, les épreuves qu’elle a parfois traversées, les défis qu’il lui a fallu relever quand, en France, la République vacillait. En cette année du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, les Editions de Minuit ont ainsi réédité un livre stupéfiant, le premier que réussit à publier une très grande dame, Charlotte Delbo.

Les Belles lettres – c’est son titre – est paru en 1961. C’est une protestation morale contre cette sale guerre, inutile et injuste, ses mensonges et ses tortures, tissée avec autant de subtilité que de minutie de simples lettres. Des lettres qui témoignent, alertent, argumentent, émeuvent, bouleversent. Or, dans ce livre, on trouve une exceptionnelle défense et illustration du secret des sources. Il s’agit du procès de Georges Arnaud, journaliste qui avait assisté à une conférence de presse clandestine de Francis Jeanson, organisateur d’un des réseaux de soutien aux indépendantistes algériens, alors recherché par la police.

Georges Arnaud est inculpé et emprisonné, sous l’accusation de non dénonciation d’individu exerçant une activité nuisible à la défense nationale. Incarcéré deux mois à Fresnes, Arnaud sera condamné à deux ans de prison avec sursis, condamnation ultérieurement annulée par la Cour de cassation. Or ce journaliste engagé, militant anticolonialiste déclaré, aura entretemps reçu le soutien massif des chroniqueurs judiciaires de l’époque et de personnalités médiatiques aucunement radicales, voire proches du pouvoir gaulliste d’alors.

Tout simplement parce qu’un principe, à la fois démocratique et professionnel, était en jeu et que, sur les principes, un journaliste digne de ce nom ne transige pas, quelle que soit, par ailleurs, sa sensibilité partisane. On trouvera donc en soutien de Georges Arnaud, aux côtés de Jean-Paul Sartre, Jacques Prévert et François Maspero, les noms de Joseph Kessel, d’André Frossard et de Pierre Lazareff. Voici donc, grâce à Charlotte Delbo, ce qu’écrivit ce dernier, alors figure centrale du journaliste parisien, de France Soir à Cinq colonnes à la une, dans sa lettre aux juges de Georges Arnaud, ceux du Tribunal permanent des forces armées de Paris :

« Garder le secret professionnel concernant la source des informations obtenues confidentiellement, tel est l’article 6 de la déclaration solennelle servant de préambule au code d’honneur des journalistes, adopté au dernier congrès de la Fédération internationale des journalistes. Je voulais, monsieur le président, venir dire à la barre de votre tribunal qu’il n’y a pas un journaliste digne de ce nom qui ne soit d’accord avec le texte de cette déclaration et ne se sente engagé à la respecter. Il n’y a pas de liberté sans liberté d’information et comment y aurait-il une liberté d’information si les journalistes étaient obligés de trahir ceux qui leur ont fait confiance ? S’il m’arrivait demain de savoir qu’un journaliste appartenant à un journal que je dirige avait trahi cette confiance, et par là notre éthique professionnelle, je considérerais cela comme une faute grave, et je m’en séparerais aussitôt. »

« Au cours de ce procès, on voit la justice juger la morale », commente Charlotte Delbo pour qui « c’est de morale qu’il s’agit » dans cette lettre au tribunal de Pierre Lazareff. Résistante communiste, déportée à Auschwitz, femme debout jusqu’au bout, dont le parcours croise, entre autres figures remarquables, Louis Jouvet et Henri Lefebvre, et mêle engagement, littérature, théâtre et poésie, Charlotte Delbo (1913-1985) est plus connue pour ses livres suivants, parus à partir de 1965, qui en font l’égal d’un Primo Levi. Le Convoi du 24 janvier, Aucun de nous ne reviendra, Une connaissance inutile, Mesure de nos jours : autant de livres incontournables sur l’univers et l'expérience concentrationnaires.

Elle aurait eu cent ans en 2013, année qui la verra célébrée dans le cadre d’une commémoration nationale (voir ici le calendrier des manifestations prévues) et qui commencera, le 3 janvier, avec la sortie de sa biographie chez Fayard, par Violaine Gelly et Paul Gradvohl. Au tout début des Belles lettres, qui se terminent par une lettre poignante d’un militant indépendantiste algérien à sa femme avant d’être guillotiné, en décembre 1960, dans la cour de la prison de la Santé, Charlotte Delbo confiait ceci : « Pourquoi écrit-on des lettres ? Parce qu’on éclate d’indignation. Est-ce nouveau ? N’y a-t-il pas toujours eu des raisons de s’indigner ? »

Peut-être qu’aux difficultés économiques qui, aujourd’hui, accablent le journalisme français s’ajoute cette crise morale : ne plus savoir trouver les bonnes raisons de s’indigner.

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Et parfois vice-versa, Ben... Il n'y a pas de "camps" des bons journalistes et des mauvais - On pense aux attaques contre Denis Robert...

Et il y a aussi des dames journalistes, qu'on salue aussi ! Sourire (je sais que ce n'est qu'un oubli involontaire de votre part...)

Cela dit la twitter mania envenime, envenime...

Comme pour les politiques ou la magistrature; chez les journalistes, certains sont debout, pendant que d'autres sont plûtot des "tireurs couchés"...

La démocratie est une, où que ce soit et quel que soit le domaine concerné.

Le droit au secret des sources pour la presse en est une composante. Où que ce soit et quel que soit le domaine concerné.

L'information va mal et certains journalistes y contribuent. N'est ce pas tout simplement l'état de dépendance pour ne pas dire d'esclavage que les propriétaires financiers ou bétonneurs des organes d'information imposent à leur salariés journalistes. Vous allez vous associer à la pétition citoyenne prévue par la constitution européenne. Une excellente nouvelle tout en sachant que même en réunissant plus d'un million de signatures réparties sur au minimum 7 pays, la partie n'est pas gagnée d'avance compte tenu du parcours du combattant qui est imposé ensuite. Je souhaite que nous soyons nombreux à vous suivre dans ce combat. Il est temps de réagir car la démocratie en dépend. Il n'y a pas que "la dette dont il faut se préoccuper pour l'avenir de nos enfants" leit motive dont on nous abreuve jusqu'à plus soif. Leur laisser une Europe démocratique ne serait pas mal non plus et pourtant on nous en parle moins souvent.

Je suis très surpris, Dominique, de la confusion qui règne.

Le rôle du journaliste : ni un certain nombre de lecteurs, ni nombre de journalistes eux-mêmes n'en ont une vision claire.

Le journaliste serait-il

- "Juge" ?

- "Procureur" ?

- ou encore "dénonciateur" ?

- voire "calomniateur" ?

- Et aurait-il des motivations non dites comme par exemple "vouloir la peau de Cahuzac" (voir dans Marianne.fr) ?

Autant de contresens sur le rôle du journaliste qui transparaissent tant dans les commentaires sur les articles dans Médiapart que sous la plume de bien des journalistes eux-mêmes dans Le Monde, Marianne ou encore le Canard etc.

Tout se passe comme si l'essentiel, le sens politique, les valeurs (ce mot si galvaudé ...) s'étaient dissous dans l'écume des faits instantanés ...

Et pour ajouter à cette confusion, les responsables au plus haut niveau de la Cité font dans leurs actes tout le contraire de ce qu'ils disent, en commençant par le premier magistrat de notre pays avec son discours du Bourget passé aux oubliettes ...

Qui tient la boussole ?

 

Cher Roger Evano, pardon, j'aurais dû évidemment mentionner votre billet précurseur. Merci de votre soutien fidèle.

C'est vraiment du n'importe quoi cette" prunelle de mes yeux" à protéger dans cette affaire qui ressemble plus à une histoire digne de "Clochemerle" qu"à un numéro comme "Détective" dont vous vous rapprcohez mais n'est pas Gabriel Cheavlier qui veut sauf qu'à la place des "pissotières", Médiapart fouille dans les poubelles de la république comme je l'écris à chaque fois. Et Dieu sait si je vous avais en estime....

Si la vertu était socialiste, cela se saurait. C'est justement en fouillant dans les poubelles que l'on découvre la vraie nature de ceux qui les remplissent, des études sèrieuses ont été faites là-dessus. Et puis,en matière de sources, les concierges valent bien les dames pipi...

@ jean-françois forest

"comme je l'écris à chaque fois" Je confirme que les 3 commentaires que vous avez laissés sur Médiapart étaient du même tonneau. "Et Dieu sait si je vous avais en estime..." Peut-être Dieu, mais nous n'en avons jamais rien sû, cachotier. 

Pour ma part, je soutiens Médiapart dans sa démarche journalistique et lui témoigne ma confiance. Si cette dernière venait à se fissurer, croyez bien que je ne serais pas abonné comme certains commentateurs sur les billets "Cahuzac" déclamant, effets de manche à l'appui, leur indignation du traitement de cette affaire par Médiapart et annoncant avec fracas la fin prochaine de leur abonnement, tout récent pour la plupart. C'est tout de même bête de perdre ainsi de nouveaux "amis" ...

des poubelles Suisses bien garnies, j'en veux bien une chaque jour.

Sans Mediapart l'horizon serait sombre.

Non,sans MP l'horizon serait étonnemment"clair",c'est la réalité que l'on ne peut ainsi ignorer qui est sombre!

Un billet très clair et très nécessaire. Et heureusement que nous avons à Mediapart un si merveilleux journaliste, et d'une si vive intelligence (au sens d'intelligere : "entendre"), pour éveiller les consciences... L'intelligence au service de l'éveil de la démocratie.

Puisque l'Algérie et la prise de risque des lanceurs d'alerte sont ici mentionnés dans ce papier, j'ose remettre ces deux petits extraits vidéos que j'ai eu grande chance de réaliser, avec de plus l'honneur de pouvoir partager une soirée avec René Vautier.

Rencontre avec René Vautier© Patrig k

 

 

 

 

Rencontre avec René Vautier 2© Patrig k

 

 

 

 

" René, t'es un sacré bonhomme " .... respect et amitié fraternelle

 A la suite de l'indépendance Algérienne, René a donner de ses connaissances, pour transmettre ses compétences aux techniciens, cinéastes Algériens et Berbères.

 

Il serait bon que les Apathie(s) apathique(s),  les courtisans des vendeurs de canons, les Les Rockets et les valets des salles de rédaction,  reprennent l'ouvrage et fassent la révérence en quittant le plus vite possible le paysage médiamerdique, ...

Merci à Médiapart, à Fabrice Arfi, à M. Plenel, et à toute l'équipe ...

Comme j'aurai aimé, pouvoir suivre ce chemin, en ce que dans mon quotidien, à ma mesure  je ne cesse de condamner le grégaire, le suivisme misérable, la courtisanerie et le mauvais penchant partisan.

 

C'est vrai, il faut protéger ses sources mais il y a bien pire M Plenel, ce sont les dénonciations calomnieuses. En ce moment MDP sous votre direction, va devenir un cas d'école, un peu comme l'affaire d'Outreau. Vous allez devenir le petit juge, je reconnais que cela ne sera pas facile car vous aurez du mal à expliquer toute manipulation. C'est dure pour Arfi et vous, mais c'est bien plus dure pour vos journalistes qui enquêtent vraiment et dont le sceau MDP sera comme une brulure.

Nous sommes beaucoup à chercher la table, à ouvrir grand les yeux et à espérer un dénouement rapide de cette affaire.

Vous écrivez: "mais il y a bien pire M Plenel, ce sont les dénonciations calomnieuses". Ou avez-vous vu que Mdp et F. Arfi "calomniait" Cahuzac ? Mdp énonce (et non "dénonce") des faits qui s'il s'avèrent exacts, sont, je crois, graves de la part d'un ministre qui déclare vouloir attaquer les fraudeurs et qui ne se serait pas gêner lui pour planquer son oseille dans un paradis fiscal pendant qu'une partie de plus en plus grande de nos concitoyens vit dans une détresse financière inhumaine ! Et puis essayez, vous, de frauder le fisc, on verra s'il ne va pas vous tomber sur le râble ! Enfin, nous avons, je l'espère, encore une justice en France, alors si Cahuzac dit vrai, il n'a rien à craindre et Mdp sera condamné ! S'il a menti, comme tout citoyen lambda il devra répondre de sa forfaiture ! Mdp n'attaque pas" la personne Cahuzac", mais sa forfaiture si elle est avérée ! Nuance ! J'aurai, tout comme vous je pense, aimé qu'un gouvernement qui se dit "de gauche" pratique une vraie politique de gauche au lieu de protéger les voyous ! J'attend donc la suite avec impatience.

@jeanmichel1501

"C'est dure pour Arfi et vous, mais c'est bien plus dure pour vos journalistes qui enquêtent vraiment et dont le sceau MDP sera comme une brulure."

Ça va surtout être très dur pour J. Cahuzac d'être lâché par F. Hollande, JM Ayrault et tous ses copains ministres, car il faut bien se rendre à l'évidence, il va devoir démissionner, et le plustôt sera le mieux pour le gouvernement. Dommage pour vous aussi, au passage, car vous semblez être un défenseur inconditionnel de Cahuzac, mais je pense que vous vous en remettrez.

à Edwy Plenel

Je suis en total accord avec ce droit au secret des sources et le développement que vous faites.  

Mais en lisant "La démocratie est une, où que ce soit et quel que soit le domaine concerné. Le droit au secret des sources pour la presse..." dans le commentaire du 22/12/2012, 13:08 par Michel Philips  m'est revenu en mémoire un autre secret celui de la confession et de la non dénonciation des prêtres, soumis eux aussi au secret.

Pourriez-vous me dire si vous faites une différence entre les deux et, dans l'affirmative, comment vous les distinguez ? Il ne s'agit pas d'un piège de ma part, mais votre manière de séparer m'intéresse beaucoup et j'aimerais la comprendre.

Merci à vous.

suite...

étant hors sujet (ce dont j'ai l'habitude mais les chemins de traverse sont parfois très formateurs ), j'imagine que je n'aurai pas de réponse à ma question. Mais est-ce si important ? Je ne sais pas arrêter ma pensée aux seuls sujets débatus.

La réponse est probablement dans la question. Je me souviens vous avoir entendu un jour à la radio donner les quatre qualités d'un bon journaliste. Je ne me souviens plus de toutes, mais d'une en particulier : penser contre soi-même. En général nous n'avons pas envie de penser contre nous même et ma question nous y obligerait !

Penser contre soi-même serait donc un des critères d'une bonne séparation des ordres. Je crois que nous ne le faisons pas souvent d'où beaucoup de confusions...

La première d'entre elles me paraît celle de continuer de penser en Droite / Gauche alors que la ligne de fracture passe ailleurs. Les affaires que vous mettez à jour le démontrent parfaitement. Nous aurions donc à revoir de fond en comble nos manières d'aborder, et de traiter, les objets de réflexion et de transformation.

 

Parfois, à entendre certains de vos confrères, je me demande si leur desir caché ne serait pas que Mediapart se plante.
Bien entendu cela n'est pas dit, mais pensé si fort...que cela en crève l'écran.
Continuez, faites votre travail avec rigueur et precision,vous avez tout notre soutien.  

Pourquoi le journaliste serait différent des autres ?  

M. Plenel,

On ne peut qu'être d'accord avec les principes que vous avez exposés et justifiés par cet utile rappel historique.

Mais les conclusions qu'ont tiré certains media, à commencer par "Le Monde", avançant que vous auriez dévoilé votre source, sont elles si surprenantes et s'expliquent elles par le fait que l'on n'enseigne plus l'histoire du journalisme dans les écoles ad hoc ? Poser la question, n'est ce pas y répondre ?

J'y vois cependant une circonstance atténuante : vous écrivez que le fait que M. Gonelle ne soit pas la source (ou unes des sources) de Mediapart  se comprend sans aucune ambiguïté à la lecture de l'article de M. Arfi. Permettez moi de vous dire que cela ne m'étais pas apparu de façon évidente à la lecture de celui-ci. Sauf erreur de ma part en dépit d'une nouvelle lecture, l'article est muet sur ce point et ne précise pas que M. Gonelle ne fait pas partie de vos sources.

J'avais pour ma part conclu à la lecture de l'article que M. Gonelle vous avait communiqué cet enregistrement et vous avais délié du secret après avoir passé son appel téléphonique à la Présidence de la République, hypothèse d'autant plus crédible que M. Gonelle avait, voici deux semaines, catégoriquement nié être le détenteur de cet enregistrement et qu'il avait donc accepté de se faire connaître comme en étant bien détenteur.

Et si vous avez jeté un coup d'oeil au fil des commentaires qui ont suivi la parution, vous constaterez sans doute que je ne suis pas le seul dans ce cas et qu'il eut peut être mieux valu l'indiquer explicitement dans l'article de M. Arfi...

Sur une question directement liée au secret des sources qui ont permis que soient publiés les articles de Mediapart concernant M. Cahuzac, à savoir la question des "preuves", je suis gêné à la fois par l'utilisation, à mon sens abusive, de ce mot par votre équipe que par ceux, posteurs ou journalistes, qui réclament sans cesse des "preuves", à ceci près que les premiers cités peuvent avoir le bénéficie de la bonne foi alors que les seconds devraient savoir à quoi s'en tenir en matière de "preuves" et il me semble que c'est en définitive cette utilisation par vous Mediapart de ce mot qui le dessert finalement. Et au cas ou vous ne jeteriezz pas de temps à autre un oeil sur le fil des commentaires, je le reproduit ici puisqu'il exprime le fond de ce que je pense à ce sujet:

"AUX DISCIPLES DE SAINT THOMAS en général et aux posteurs qui, de bonne ou mauvaise foi, réclament jour après jour des preuves..

Je remets ici un commentaire que j'avais posté en réponse à l'un d'entre eux:

Aucun journal ou média n'apporte des preuves a proprement parler. Les éléments de preuves, on les fournit, si nécessaire, à un tribunal et la Justice décide que ces éléments sont des preuves ou pas. Un journal n'a pas à apporter de preuves à ses lecteurs, il a à apporter des faits qu'il a vérifiés.

Et à l'évidence, Mediapart a fait connaître un certain nombre de faits. Une partie d'entre eux ne sont pas, ou plus, contestés. D'autres le demeurent. Ceux qui le demeurent soulèvent pas mal de questions auxquelles M. Cahuzac s'est refusé à répondre, ou à répondu partiellement, ou encore a menti. Mais si vous attendez de Mediapart qu'il apporte à ses lecteurs "la" preuve de l'existence d'un compte bancaire de M. Cahuzac en Suisse chez UBS, vous pouvez attendre longtemps.

Aucun document, aucun témoignage, et même aucun aveu de M. Cahuzac, ne constitue une preuve. Tout peut être contesté. 

J'ajoute à ce commentaire la question suivante: avez vous déjà vu une preuve de quoi que ce soit dans un journal ?"

Cordialement,

Sycophante

Non, non, c'était clair depuis le début, si on avait suivi toute la suite des articles depuis le tout premier.

Le propriétaire du répondeur téléphonique au message compromettant, n'était pas la source de Mediapart.

L'enregistrement avait été communiqué à Mediapart par quelqu'un d'autre que le destinataire involontaire original.

C'est donc bien que la seule lecture de l'article de M. Arfi ne permettait pas de conclure ainsi...Il fallait donc le préciser dans l'article lui même, sauf à risquer le genre de déboires auxquels s'est exposé Mediapart et que décrit M. Plenel..

Merci M. Edwy Plenel. Par l'écriture de ce billet vous me permettez d'avoir une meilleure compréhension de la lecture de l'article "Les mensonges de Jérôme Cahuzac".. De par cette éclaircissement..., vous me donnez l'occasion aussi de rectifier mon interprétation laissée en commentaire sous cette référence :  21/12/2012, 14:31 par Pierro Juillot "C'est ce secret si bien gardé pendant si longtemps, par tant de gens en responsabilité..., qui me fait irrémédiablement pensé que dans la révélation que du patronyme de la source ayant était le témoin accidentel, d'un oublie aussi accidentel..., qu'il nous reste à découvrir"

Mon erreur était dans la confusion et sa traduction par mon écrit, de donner l'impression de chercher à apprécier la divulgation du nom de cette source  M. Gonelle et peut être encore, la découverte de l'autre source..., celle nommée dans l'article comme officielle... En cela..., cette difficulté à mettre de la clarté dans mes écrits pour exprimer l'embrouille de mes idées dans cette affaire bien emberlificotée je dois des excuses aux lecteurs-trices..., ainsi qu'à vous et à la rédaction de Mediapart. Je défends, tout comme vous, avec un grand soin..., cette indispensable indépendance tant de la presse, que de son tissu existentiel..., son fondamental devoir de préserver la citoyenneté de notre démocratie en se voulant garante de la protection de ses même citoyens, ceux là même à même de faire vivre et survivre notre démocratie.

Merci aussi M. Plenel, de me permettre "d'exister" au travers de cette participation Mediapartienne..., dans ce qui est appelé ici un fond de solidarité..., bénéficiant aux plus nécessiteux. Et oserais-je aller jusqu'à vous souhaiter à vous, la rédaction..., et à tous les blogueurs-geuses ici présents-es, de bonne fêtes de fin d'année, que ce noël nous soit à tous et toutes le plus chaleureux possible, mais surtout que cette année en gestation soit celle de tous les possibles qui manquent à tant de gens.

Commentaire touchant, empreint d'humanité.

Je vous remercie Marielle Billy. Ne somme nous pas tous et toutes humains..., d'abord..., avant même d'être des "homos-économicus"et d'user des "artifices" sous-jacent à ce dernier, pour ceux et celles qui ont les moyens de faire penser l'économie comme religion absolue..., et en son nom..., d'en justifier toutes ses dérives mortifères...?

Une bonne fin d'année à vous Pierro Juillot,  qu'elle soit accompagnée d'amitié, d'affection. Je vous (nous) souhaite au seuil de cette nouvelle année,  que vos voeux se réalisent.

Amitiés

A.N.

A vous aussi Anne Nymette. Que de cette année, l'on y puise la force de réaliser nos vœux les plus chères..., pour mettre en marche les possibles de nos imaginations unifiées.

Merci Edwy pour cette mise au point necessaire quant au secret de la source que le vrai journaliste doit toujours protéger quitte à affronter les pires difficultés .

Médiapart est engagé, à travers l'affaire Cahusac, à une lutte contre le Pouvoir puisque ce dernier a choisi la confrontation en niant où en taisant le problème que lui pose le Ministre du budget .

Pour ne pas perdre la partie, le PS essaie de discréditer Médiapart comme tentait de le faire Sarkozy et son clan il y a peu .

Il faut tenir et encore tenir dans ce combat que la Presse indépendante ne peut pas perdre .

JP N

MDP a tout mon soutien et j'admire votre travail et votre état d'esprit.

Pour la démocratie, je pense que c'est une petite lumière qui est devant nous et qu'il faut s'efforcer de l'atteindre.

   ça doit être super difficile  " de ne pas franchir certaines limites , tenant notamment

   à la réputation et aux droits d'autrui ainsi qu'à la nécéssité d'émpêcher certaines divulgations d'informations confidentielles  "  ...

   Qui décide de l'intérêt général  ?  Les citoyens   les journalistes  la justice  les politiques  l'économie  la finance  la République  le Père Noël   

   Mais la réputation  ... alors ?    Trop tard  !

    Et les sources qui veulent pas se mouiller  ...  c'est sacré aussi ?  

    Super compliqué  tous ces intérêts  qui doivent se recouper  .

     Liberté de la presse et protection des sources

La France se prend une nouvelle remontée de bretelles par la CEDH pour violation de la liberté d’expression (CEDH, Martin, 12 avril 2012, no 30002/08). L’affaire concerne une perquisition ordonnée par un juge d'instruction dans les locaux du quotidien Le Midi Libre pour déterminer les conditions dans lesquelles des journalistes avaient obtenu copie d'un rapport confidentiel de la Chambre régionale des comptes - protégé par le secret professionnel - portant sur la gestion de la région Languedoc-Roussillon.

Vous trouverez-ci-dessous le texte de l’arrêt, avant de trancher l’affaire, la CEDH a procédé à un rappel du droit applicable en matière de la liberté de la presse et de protection des sources. Voici donc un produit frais, goûteux, et plein de vitamines, en provenance directe du producteur.

liberté de la presse,cedh

Un des fondements essentiels d’une société démocratique

La liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et les garanties à accorder à la presse revêtent une importance particulière (CEDH, Fressoz et Roire, no 29183/95 et Dupuis, no 1914/02).

La protection des sources journalistiques est l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse. L’absence d’une telle protection pourrait dissuader les sources journalistiques d’aider la presse à informer le public sur des questions d’intérêt général. En conséquence, la presse pourrait être moins à même de jouer son rôle indispensable de « chien de garde », et son aptitude à fournir des informations précises et fiables pourrait s’en trouver amoindrie (CEDHRoemen et Schmit, no 51772/99 ; Tillack no 20477/05 ; Thoma,  no 38432/97 ; Cumpănă et Mazăre [GC], no 33348/96).

La presse joue un rôle essentiel dans une société démocratique ; si elle ne doit pas franchir certaines limites, tenant notamment à la protection de la réputation et aux droits d’autrui ainsi qu’à la nécessité d’empêcher la divulgation d’informations confidentielles, il lui incombe néanmoins de communiquer, dans le respect de ses devoirs et de ses responsabilités, des informations et idées sur toutes les questions d’intérêt général (CEDH, De Haes et Gijsels, 24 février 1997).

D’une manière générale, la « nécessité » d’une quelconque restriction à l’exercice de la liberté d’expression doit se trouver établie de manière convaincante. Certes, il revient en premier lieu aux autorités nationales d’évaluer s’il existe un « besoin social impérieux » susceptible de justifier cette restriction, exercice pour lequel elles bénéficient d’une certaine marge d’appréciation. Lorsqu’il y va de la presse, comme en l’espèce, le pouvoir d’appréciation national se heurte à l’intérêt de la société démocratique à assurer et à maintenir la liberté de la presse.

De même, il convient d’accorder un grand poids à cet intérêt lorsqu’il s’agit de déterminer, comme l’exige le paragraphe 2 de l’article 10, si la restriction était proportionnée au but légitime poursuivi (CEDH, Goodwin, 27 mars 1996).

liberté de la presse,cedh

Les devoirs et responsabilités des journalistes, marge d’appréciation des autorités

Par ailleurs, il y a lieu de rappeler que toute personne, fût-elle journaliste, qui exerce sa liberté d’expression, assume « des devoirs et des responsabilités » dont l’étendue dépend de sa situation et du procédé technique utilisé (CEDH, Handyside, 7 décembre 1976).

Ainsi, malgré le rôle essentiel qui revient aux médias dans une société démocratique, les journalistes ne sauraient en principe être déliés, par la protection que leur offre l’article 10, de leur devoir de respecter les lois pénales de droit commun. Le paragraphe 2 de l’article 10 pose d’ailleurs les limites de l’exercice de la liberté d’expression, qui restent valables même quand il s’agit de rendre compte dans la presse de questions sérieuses d’intérêt général (CEDH, Bladet Tromsø et Stensaas [GC], no 21980/93 ; Monnat, no 73604/01 ; Stoll [GC], no 69698/01).

La garantie que l’article 10 offre aux journalistes, en ce qui concerne les comptes rendus sur des questions d’intérêt général, est subordonnée à la condition que les intéressés agissent de bonne foi sur la base de faits exacts et fournissent des informations « fiables et précises » dans le respect de la déontologie journalistique (CEDH, Colombani, no 51279/99 ; Pedersen [GC], no49017/99 ; Masschelin, no 20528/05).

Ces considérations jouent un rôle particulièrement important de nos jours, vu le pouvoir qu’exercent les médias dans la société moderne, car non seulement ils informent, mais ils peuvent en même temps suggérer, par la façon de présenter les informations, comment les destinataires devraient les apprécier. Dans un monde dans lequel l’individu est confronté à un immense flux d’informations, circulant sur des supports traditionnels ou électroniques et impliquant un nombre d’auteurs toujours croissant, le contrôle du respect de la déontologie journalistique revêt une importance accrue.Là où la liberté de la « presse » est en jeu, les autorités ne disposent que d’une marge d’appréciation restreinte pour juger de l’existence d’un « besoin social impérieux », préalable nécessaire à toute mesure d’investigation portant sur les sources d’information des journalistes (CEDH, Editions Plon, no 58148/00).

En outre, l’article 10 § 2 de la Convention ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou des questions d’intérêt général(CEDH, Wingrove, 25 novembre 1996). La Cour doit faire preuve de la plus grande prudence lorsque les mesures prises ou les sanctions infligées par l’autorité nationale sont de nature à dissuader la presse de participer à la discussion de problèmes d’un intérêt général légitime(CEDH, Jersild, 23 septembre 1994).

Par conséquent, les limitations apportées à la confidentialité des sources journalistiques appellent de la part de la Cour l’examen le plus scrupuleux et une ingérence ne saurait se concilier avec l’article 10 de la Convention que si elle se justifie par un impératif prépondérant d’intérêt public.

liberté de la presse,cedh

J. J. Grandville, Descente dans les ateliers de la liberté de la presse, 1832

Excellent Grandville !

C'est toujours une bonne chose, salutaire en tout point, que de rappeler les fondamentaux.  Billet qui pourrait inaugurer une charte du journalisme et de l'exigence intrinsèquement démocratique de son exercice quotidien.

La protection des sources est une des bases du métier de journaliste.

Une autre base est d'être absolument certain de la fiabilité de la source avant de balancer ses informations.

Une autre base est d'éviter le lynchage médiatique, qui est au journalisme ce que la pendaison style western est à la justice.

Je ne suis pas certain que les enquêtes de Médiapart sur Cahuzac respectent ces bases.

Sauf erreur, l'affaire Cahuzac a été lancée par le nommé Karl Laske qui s'est illustré en publiant un pamphlet contre le Canard Enchaîné, regorgeant de rumeurs fausses, comme par exemple l'affirmation que le journal de Carla B. était écrit à l'Elysée et dévoilait des confidences inédites. Or il aurait suffit à Karl Laske a) de mieux lire la série d'articles dont il parlait, il se serait alors rendu compte que son contenu reprenait des échos déjà parus ; 2) de téléphoner au Volatile pour apprendre que l'auteur du Journal de Carla B. était Frédéric Pagès, par ailleurs l'auteur du canular Botul.

Karl Laske est un journaliste qui n'a pas vérifié ni recoupé ce qu'il a publié dans son pamphlet, au mépris de toutes les règles de sa profession. Cela jette la suspicion sur l'ensemble de ses "enquêtes" et de ses articles.

Cerise sur ce mauvais gâteau, Laske a été viré du Canard pour faute déontologique majeure. Son brûlot anti canard, encensé par ailleurs par Fabrice Arfi qui n'a pas davantage vérifié les "informations" bidon de Kaske et de son complice, n'est donc qu'une basse vengeance.

Qui prouve que les "révélations" des sources de Laske et d'Arfi ne sont pas elles aussi motivées par la vengeance ?

Si Cahuzac est coupable de quoi que ce soit, c'est à la justice de le déterminer.

Tant que ce n'est pas fait, Cahuzac est présumé innocent.

La vertueuse profession de foi d'Edwy Plenel sur la nécessaire protection des sources ne doit pas occulter cette chose fondamentale.

Je réédite ici un commentaire que j'ai posté dans un autre fil sur Cahuzac.

 

Un petit complément :

“J’ai arraché la bande-son à coups d’Armagnac”

En accusant le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, d’avoir détenu dans le passé un compte bancaire en Suisse, le site Mediapart s’est-il avancé à la légère ? Depuis quelques jours, plusieurs journalistes en vue ne cessent de demander des preuves à Mediapart. Lequel répond que ces preuves sont exposées au vu et au su de tous et qu’il suffit de consulter le site. Alors quelles sont les preuves ? Comment les obtient-on ? Comment les vérifie-t-on ? Comment les publie-t-on ? Des questions que nous avons posées à nos deux invités : Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, et Hervé Martin, journaliste au Canard enchaîné.

 L’émission est présentée par Daniel Schneidermann, préparée par Sébastien Rochat et déco-réalisée par François Rose.

 Making of, par Sébastien Rochat.

“Tiens, Fabrice Arfi existe ! Je vous ai laissé un message mais vous ne m’avez jamais rappelé.” La manière dont Hervé Martin du Canard enchaîné a salué Fabrice Arfi de Mediapart, juste avant le tournage, annonçait une émission prometteuse.

Car qu’est-ce qui prouve que Jérôme Cahuzac, actuel ministre du budget, a bien détenu un compte non déclaré en Suisse jusqu’en 2010 ? Depuis les révélations de Mediapart, Fabrice Arfi se démultiplie dans les médias pour se justifier. En vain ? Même Le Canard enchaîné a sous-entendu que les preuves n’étaient pas suffisantes. D’autres journaux se sont pourtant penchés sur l’affaire en avançant de nouveaux éléments de contexte comme Sud-OuestLe Journal du Dimanche et Paris-Match. On a donc décidé de tous les inviter.

Arfi a accepté d’emblée. Face à lui ? On a contacté Laurent Valdiguié duJDD. Compliqué, pour raisons d’emploi du temps. Les deux journalistes de Paris-Match, auteurs d’un récit très fouillé sur l’affaire ? On attend toujours leur réponse. Un journaliste du Canard enchaîné ? C’est toujours un tantinet compliqué car ils s’expriment peu. On laisse un message mercredi. Entre-temps, on a contacté Anne Carpentier, fondatrice de La Feuille, leCanard enchaîné local à Villeneuve-sur-Lot, fief de Cahuzac. Une semaine avant les révélations de Mediapart, Carpentier dénonçait “les rumeurs” qui circulaient sur Cahuzac, sans préciser lesquelles. Au téléphone, la journaliste se montre très critique sur le traitement de Mediapart. Elle accepte par principe la confrontation mais pour des raisons de bouclage, l’invitation capote. Et finalement, mercredi en fin de journée, Hervé Martin du Canard enchaîné rappelle. Il accepte, à une condition : il ne veut pas critiquer ses confrères de Mediapart. “Je n’aime pas donner des leçons”, dit-il. Entendu. Comme tous les invités, il sera libre de ses réponses et… nous sommes libres de nos questions.

Mais de fait, sur le plateau, la confrontation a bien eu lieu. Par petites touches, par petites piques. Hervé Martin estime qu’il n’avait pas les sources suffisantes pour accuser Cahuzac. “Je n’ai pas été convaincu” par les preuves de Mediapart, explique-t-il, faute d’un document qu’il puisse“considérer comme incontestable”. Car Rémy Garnier, auteur du mémoire en 2008 évoquant pour la première fois l’hypothèse d’un compte en Suisse, avait comme source le détenteur de la bande-son qui accuse Cahuzac. Deux éléments contre Cahuzac, donc, mais une seule source. Arfi conteste et annonce détenir quatre sources. Certaines “étaient au cœur de la machine”et sont “au courant des opérations”, assure Arfi qui ne peut pas aller plus loin pour les protéger. Il raconte qu’il a longuement enquêté. Les preuves ne sont pas arrivées par la poste : “c’est qui moi qui suis allé réveiller de vieux fantômes”, raconte Arfi. Comment a-t-il obtenu une bande-son vieille de douze ans ? “J’ai rencontré la source, une fois, deux fois, trois fois. On a bu de l’armagnac”. De l’armagnac ? “J’ai arraché ce document à coups d’armagnac”, s’amuse Arfi.

Et les détectives lancés aux trousses de Cahuzac en plein divorce ? Pourquoi Mediapart n’en parle-t-il pas, contrairement au Canard enchaîné ?“C’est de la vie privée”, tranche Arfi. Martin réfute : “On est dans une situation où les pires bobards peuvent apparaître, c’est un champ de mines où tous les jours, toutes les semaines, il y a contre Cahuzac un truc qui sort, ça ne fait qu’accroître notre méfiance”. Pas pour Arfi, qui assure sur le plateau avoir un ordre de grandeur de la somme qui se trouvait sur le compte. Combien ? Arfi ne répondra pas, il préférera faire du teasing : “Je réserve ça aux lecteurs de Mediapart. On va raconter notamment quelles sont les provenances possibles de l’argent, quels étaient les liens de Monsieur Cahuzac avec certaines puissances financières.” Le feuilleton est loin d’être terminé.

Un feuilleton, c'est vrai qu'on parle d'atterrissage " Rocambolesque " de l'enregistrement du répondeur du-gars-qui-n'est-pas-la-source-mais-qui-avait-la-bande" !

Je ne mets nullement en doute ladéontologie de MDP mais force est de constater qu'il y a eu mise au point parce qu'il y avait matière à préciser.

Et si l'une des sources était l'un des mystérieux détectives parisiensqu'ont Sud-Ouest parlait des le 5 décembre, inclus les liens avec les labos pharmaceutiques de JC... 

Ici :

http://www.sudouest.fr/2012/12/05/cahuzac-se-defend-d-avoir-eu-un-compte-suisse-899530-647.php

La source avait la bande avant de s'imbiber l'Armagnac...un notaire peut-être, si j'ai bien tout suivi...

@joelle martin  je ne suis pas certain de la fiablité de la source avant de "balancer" l'information. Si vous n'etes pas "sûr" n'en faites pas une "certitude"... (hm!!!)

Bonsoir Joël

Tous les éléments donné dans les articles dans l'affaire Cahuzac,  ne laissent aucun doute sur le sérieux de l'enquête et la réalité des affirmations des journalistes.

 J'ai lu le livre sur l'affaire Gaudin et Leotard, à l'époque le Canard enchaîné à fait paraître des articles sur cette affaire où une source portait de graves accusations contre Gaudin et Leotard. Les journalistes  manipulés, n'étaient pas très contents d'avoir été lâchés par le Canard.

http://www.franceinter.fr/dossier-enquete-sur-le-cabinet-noir-d-yves-bertrand?page_dossier=8

 "Dans une contre-enquête sur son propre travail parue en janvier 2006 (« L’affaire Yann Piat. Retour sur une manipulation » aux éditions Privé), Jean-Michel Verne revient avec beaucoup de lucidité et de courage sur la genèse de « l’affaire Piat », et le rôle joué par Le Canard enchaîné, qui a ensuite complètement lâché Verne et Rougeot, au moment de leurs ennuis judiciaires."

Affaire Yann Piat : le «complot» Encornet et Trotinette

Dans l'affaire Clearstream, plusieurs journalistes se sont fait manipuler.

Karl Laske, a écrit avec un collectif, l'un des livres les plus étoffé sur Nicolas Sarkozy, dont des informations jamais parues dans le Canard enchaîné.  Quand elles auraient pu être exploitées, provoquer des enquêtes, et éviter son élection.  Des articles,  en relation avec des informations parues dans ce livre, sont parues par la suite, et ont provoqué des scandales.

Le cercle des journalistes d'investigation, semble restreint, et leur intra-relations semblent  compliquées.

En octobre 2005, Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus est publié aux éditions Denoël. Cet ouvrage est co-écrit par les journalistes Karl Laske (Libération), Laurent Valdiguié (Le Parisien), Denis Demonpion (Le Point), Sonya Faure (Libération), Antoine Glaser (La Lettre du Continent), Renaud Lecadre (Libération).

Cahuzac est présumé innocent.

Ce qui signifie qu'il est présumé coupable ét également, cette bipiolarité d'un justiciable, peut elle etre compatible avec la fonction qu'il  occupe ?

Combien de personnes sont elles en détention provisoires, dans des toles à rats, sont elles avant jugement par une justice aussi pauvre comme job ... votre insistance sur des concepts à la facette de justice ne fonctionne , qu'au seul avantage d'un face de cette bipiolarité !

Son hatitude de déni catégorique, est suppect,

Par ailleurs, sur un point moral, un type qui fait fortune avenue de Breteuil, n'a pas à venir faire la leçon, pour des opérations à planter des cheveux, pour des complexés égocentriques qui ne s'acceptent pas , le crane dégarni, faire du fric de cette façon, l'écarte totalement d'un idéal socialiste, pas des sozialistes nantis, mais le socialisme originel

Si Monsieur gonelle n'est pas votre source il faut le crier haut et fort car cela permet aux soupçonneux et aux naïfs de conclure, c'est un coup de l'ump, un piège pour médiapart (c'est bien ce que j'ai lu dès le début de l'affaire cahuzac pour ceux qui ne peuvent admettre avoir voté pour le ps et qui pratiquent le dénis  pour "l'amour de la justice". Et il faut CONFIRMER que vous ne dévoilez pas vos sources.

Je suis convaincu que Médiapart est victime de son sérieux , du sérieux de ces journalistes .

Persuadé que si Médiapart n'était pas un journal fiable  avec des enquêtes sérieuses comme il a déjà prouvé  sur certaines affaires , il aurait été ignoré

Il restait un seul angle de polémique  , la source , l'origine des sources de la part de journalistes qui eux mêmes  pour des raisons morales et déontologiques  ne divulguerait jamais    au lieu de s'intéresser à l'affaire .

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Il faut observer d'où viennent les critiques sur les informations, quelles qu'elles soient, publiées par Mediapart ou d'autres organes de presse qui ne font QUE leur travail. Elles émanent bien souvent de ces journalistes de salons (je ne citerai pas de noms, ils essaieront de se reconnaître) qui n'ont pour toute information que celles que les femmes et les hommes de pouvoir (s) veulent bien leur confier au détour d'un petit four ou d'un verre de champagne. Ces journalistes qui n'ont de journaliste que la carte de presse (ce fameux passeport qui permet d'entrer gratuitement dans les musées nationaux, à l'Elysée ou d'autres lieux du même intérêt), mais qui, depuis bien longtemps, ont oublié une certaine charte datant, il est vrai, d'une époque où ils n'étaient pas nés. Ce sont les mêmes qui refusent à leurs "confrères" le droit de pousser des portes qui n'ont pas pour habitude de s'ouvrir naturellement, le droit de passer des heures à chercher, à creuser, parfois à prendre des risques. En réalité, comme il en a toujours été mais la fracture est désormais très nette, il existe aujourd'hui en France deux types de journalistes : les porte-parole et les fouille-merde comme les premiers les appellent. Je suis résolument du côté des seconds dès lors qu'ils ne portent pas atteinte, de façon injuste, à la réputation des personnes qu'ils mettent en cause. Des gens comme Cahuzac, ce n'est pas Médiapart qui porte atteinte à leur réputation, ce sont eux qui agissent de façon telle qu'un jour ou l'autre ils risquent d'être pris les doigts dans le pot de confiture. 

Le souci est que l'affaire Cahuzac commentée ici est l'affaire Cahuzac/Mediapart et qu'il y aura soit un perdant, soit beaucoup... 

 

il y aura soit un perdant, soit beaucoup

 

Vous voulez dire : soit Plenel, soit toute une nébuleuse politico-médiatique de part et d'autre d'une frontière droite-gauche plus floue que jamais ?

Pourquoi Edwy Plenel? MDP n'est pas qu'Edwy ...ça rappelle l'assimilation du FdG à JLM...

Et la nébuleuse est , hélas, du bon côté du manche. 

c'en suit une question : pourquoi ce n'est pas dans les Droits de l'Humain ? car pour que soit appliquer la liberté de la presse il faut le secret des sources. CQFD.

Bonjour, d'accord avec Médiapart pour ne pas avoir à divulguer ses sources à condition toutefois que le secret professionnel et la confidentialité soient respectés par ces dites sources; dans le cas contraire il faut les traduire en justice. Pier45 

Au secours, ce monde est fou !

 J’ai eu bien du mal à pouvoir revenir sur mon clavier. La semaine précédente j’ai passé bien du temps à préparer un face à face télévisé avec le ministre Cahuzac. Thème : « les deux gauches ». C’était prévu pour « Mots croisés ». Pour finir le ministre s’est dédit. Trois autres ministres socialistes ont ensuite refusé le duel. « France 2 » a donc loyalement prévu de reporter au 7 janvier, de nouveau avec l’accord de Cahuzac. Tant mieux. C’est un bon débat...

Extrait du petit courrier du blog de JL Mélenchon du 22 décembre 2012

Le 07 janvier, Cahuzac sera t-il encore ministre ?... Rigolant

Je lis tous les commentaires, j ai envie de résumer l essentiel. Nous avons plus que jamais besoin d'un relais fiable pour faire remonter à la surface la ( les) boues qui englue (engluent) notre démocratie.

La forme doit rester légale, mais l'important reste le fond, et c'est bien sur le fond des agissements d'hommes politiques ou influents de tous bords que se situe l'origine de ces boues. Mediapart est dans ce que je peux voir de la presse, l'un des rares média à faire remonter ces boues à la surface des eaux grises de nos politiques.

Il est donc important de soutenir toutes démarches, toute volonté de montrer le vrai visage des hommes et femmes qui nous gouvernent. Ce contre pouvoir est l'espoir de voir petit à petit les valeurs démocratiques nettoyer ces boues, même si ce chemin peut paraître infini quand on voit l'énergie développée pour trouver des failles, non pas le fond, mais dans la manière!

Je pense que si la vigilence de chacun rejoint le désir de vérité et de justice, on pourra au moins progresser, et , en tout cas faire reculer les opportunistes du pouvoir.

Très bonnes fêtes à tous

Mr Plenel,

Le soir du direct (pas du "live") sur l'affaire Cahuzac, vous aviez l'air de dire, très assuré, que le Canard Enchainé allait revenir sur son article invraisemblable du 12 décembre.

Je n'ai rien lu de tel le 19 !... Qu'en est il ? Bizarre...

Il est bien dit ici, sur ce fil, que si Mediapart était un journal de connivence (comme beaucoup et qui se multiplient dailleurs ces temps-ci (ex: Bernard Tapie) et nullement dérangeant on ne lui aurait certainement pas attenté en effet tant de procès ou tant de critiques actuellement comme si nous étions encore sous l'ère du Sarkozysme.

Mais que peut-on dire des critiques surtout de ces jours-ci, de ce gouvernement et ses relais entre autre médiatiques, sinon à se convaincre que ces critiques, somme semblables, hier et aujourd'hui, ne sont-elles pas seulement de mauvaise foi, mais de NON foi tout simplement.

Lionnel Jospin-on aime ou on aime pas, si mémoire est bonne, en 1999, a fait démissionner un poids lourd et ami de son gouvernement aux premiers articles qui avaient accablé celui-ci, à savoir DSK.

Donc, cette résistance du pouvoir politique de ces dernières années face aux révélations encore plus graves du travail des journalistes- nous l'avons vu avec Sarkozy dans le cas de Worth, nous le voyons aujourd'hui avec Cahuzac, participe du même coup à paupériser cette profession comme on paupérise les différentes catégories sociales et professionnelles.

On licencie un ouvrier, un travailleur, etc... comme on veut c'est parce que c'est "la crise"... et on met tous les moyens pour mettre en doute le travail et révélation- pourtant sérieux et sourcés, d'un journaliste jugé "subversif"...

Enfin, ces nuisibles attaques (car antidémocratiques) contre Mediapart jusqu'à vouloir, dans un projet de réforme, pousser cette profession à révéler ses sources-sous Srakozy, sont inscrites donc dans ce projet politique d'ensemble de remise en cause des acquis sociaux et de liberté d'expression et écrire qu'accompagne, manifestement et malheureusement, savamment et loyalement le locataire actuel du Palais.

Merci, il convenait de rappeler ces principes d'autant que j'ai été très déçu par l'intervention d'un journaliste du Canard Enchaîné face à Fabrice Arfi; j'y ai senti une jalousie inconvenante envers un jeune collègue clair et précis, ce qui rejoint un peu dans son expression l'hallali de Médiapart par nombre de journalistes médiatiques paresseux et cyniques qui faute de travail d'investigation se contentent de commenter, hystériques parfois, peut-être dans la peur de perdre l'exclusivité.

Comme je vais sur mes 70 ans, je suis habitué à en voir et à en entendre des "vertes et des pas mûres". Comme j'habite à mi-chemin entre Château-Chinonet la Roche de Solutré, je connais bien la politique ayant été moi-même adjoint-au-maire de 1983 à 2001 et ayant appliqué le non-cumul des mandats dans la durée. Mais ce que je viens de lire, à l'instant, sur le "JDD" me conforte dans ce que j'écrivais hier: nous sommes en plein dans "Clochemerle" et votre source n'en est apparemment à son 1er exploit: c'est bien là le "lot" d'une affaire qui n'est pas sans rappeler ce qu'ont subi , à l'époque de 1936" Roger Salengro (Maire de Lille) qui s'est suicidé face au "feuilleton" (sous une autre forme, déjà) de "Gringoire" (journal d'extrême-droite) et plus récemment Pierre Bérégovoy (maire de Nevers) suite à des attendus médiatiques auxquels il n'a pas pu résister..

Mo-même, j'ai connu cela, en tant qu'élu, poursuivi pendant deux ans par des lettres anonymes d'un militant du front National: vous savez, c'est dur de ne pouvoir rien dire, en tant qu'élu, en sachant que ce que vous allez dire , de toutes les façons, ne convaincra pas car c'est comme cela la réalité de la vie publique.

J'ajoute que j'ai pris mon abonnement à Médiapart au début de 2011, pour le soutenir à l'époque au nom de la liberté de la presse qui n'est pas frocément celle des sources...

Vous me permettrez, Jean-François, de préciser (puisque vous avez bien voulu mettre vos qualités en avant, je me suis permis d'en savoir un peu plus...) que je ne suis pas étonné que vous répondiez de cette manière en tant que très ancien militant PS et ancien élu de ce parti. Ce qui m'étonne plus, c'est de savoir qu'il y a des gens dont l'engagement remonte au congrès d'Epinay qui puissent encore soutenir le parti tel qu'il est de nos jours. On peut se demander ce que "socialiste" veut dire pour vous.

Alors, vous aussi, vous faites comme Médiapart : chercher une information me concernant je ne sais où ; j'avoue que je ne m'attendais pas à cela mais puisque vous vous êtes permis un peu plus...!!!! Oui, j'étais à Epinay; oui, j'ai signé la Motion 3 du Congrès de Toulouse puis j'ai voté pour E.Maurel à cause de ses idées; oui je suis militant socialiste depuis 1963 à l'époque de Guy Mollet; oui j'appartiens à une Section du PS et j'ai soutenu une candidature dissidente (le pouvoir de dire non à Solférino) qui a pratiquement obtenu 70% des suffrages dans notre ville qui vote socialiste régulièrement et qui a été élue députée en juin; oui, je suis donc toujours fier d'être socialiste et n'accepte pas ceux qui partent du PS à cause d'un "égo" surdimensionné qui rend finalement inaudible comme le dit Marc Dolez; oui, j'ai vécu des lettres anonymes venant du Front National et des suites au Tribunal Administratif (venant de notre opposition de droite) en tant qu'élu; oui, je suis fier de mon engagement car le PS, par ses courants et ses motions, respecte la liberté des uns et des autres et fonctionne vraiment démocratiquement au niveau de nos sections (je tiens le bureau de vote) ; oui, je suis fier pour tout ce que j'ai fait de culturel et d'associatif  au plan municipal quand j'ai mis en application nos idéaux de gauche entre 1983 & 2001; oui, je suis fier d'être au PS loin du microcosme parisien car, chez nous, ce sont des tracts à distribuer, une mairie d'union à faire tourner (même si je n'y suis plus depuis 10 ans), des affiches à coller : oui c'est cela être militant, y compris à bientôt 70 ans, voilà ce que socialiste veut dire pour moi , encore plus après le suicide de mon épouse en 2011 (elle était d'origine hongroise) car la lutte des classes  n'est pas terminée même si elle prend des formes nouvelles.

Et je suis fier de Léon Blum où pour la 1ére fois, le prolétariat a pu prendre ses premières vacances; c'est cela aussi le PS (SFIO à l'époqie).

Et je suis fier de François Mitterrand quabd Robert Badinter fait voter l'abolition de la peine de mort; c'est cela aussi le PS.

Et de suis fier de Lionel Jospin avec la C.M.U.

Et je suis fier de François Hollande quand il baisse les salaires de celles et ceuxqui nous gouvernent!

J'ajoute que j'ai envoyé à Médiapart, à mon retour de Hongrie où j'ai passé le mois d'aout dans ma belle famille, un dossier sur l'état de ce pays qui vire à la droite extrème avec Viktor Orban et Jobbik (Fête Païenne de Bugac). Médiapart ne m'a jamais répondu, ne serait-ce que par politesse. Comme quoi, vérité... pour reprendre la formule de Pascal!!!!

Vous savez, Jean-François, Internet est un outil très puissant même s'il faut souvent se méfier des informations qu'on y trouve et les recouper mais il suffit de faire une recherche avec votre nom affiché et le mot "élu" par exemple pour trouver beaucoup de choses. J'étais juste intrigué par votre appartenance politique car vous n'en aviez pas fait mention et je ne pensais pas que vous le prendriez comme ça car c'est vous-même qui avez annoncé dans votre commentaire les éléments de votre biographie. Loin de moi aussi l'idée de m'attaquer à votre passé de militant et d'élu, je suis plutôt souvent admiratif devant les gens de la base qui s'investissent dans la vie politique, c'est plus souvent l'occasion de désillusions ou de déceptions que de retours agréables. Mettre la main dans le camboui n'est pas toujours facile. Je n'ai donc pas attaqué vos convictions mais je les ai interrogé et vous ne m'avez pas tout à fait répondu. Pensez-vous que les mesures que veut appliquer ce gouvernement (smic, budgets, fiscalité etc.) pour complaire aux "investisseurs" et rester dans leurs critères soit encore du socialisme au sens premier du mot? Pour ma part, j'appelle ça du conformisme budgétaire libéral. Mais peut-être avez-vous des arguments pour me convaincre du contraire.

Quel rapport avec l'affaire, je vous prie ? Vous pouvez appeler la politique du gouvernement actuel du "conformisme budgétaire libéral" (comment nommerez-vous alors la politique des gouvernements espagnol et britannique ?), mais c'est une tentative de diversion, après les propos de Jean-François Forest, qui ne trompera personne.

Tromper qui et en quoi, Melchior? Je n'ai jamais caché mon énervement contre ce gouvernement de branquignoles hypocrites qui font le contraire de ce qu'ils annonçaient même si je ne me faisais pas trop d'illusions sur la sincérité d'un Hollande ayant trouvé son ennemi invisible. Je n'ai pas non plus caché que je donnais ma confiance aux journalistes de Médiapart dans le sérieux de cette enquête. Des articles dénoncent les mensonges de Cahuzac en donnant des informations croisées, je le crois donc coupable de malversations incompatibles avec sa fonction, avis que vous qualifiez de "mode" dans votre dernier billet mais dont je conçois qu'il puisse en être autrement pour d'autres (à condition de ne pas ajouter la mauvaise foi au scepticisme). Quant au rapport de mes propos avec l'affaire , il est de ceux qui considèrent que le cas Cahuzac n'est que le sommet de l'iceberg de ces politiciens imposteurs qui n'ont de projet que carriériste (et cette caractéristique est partagée dans tous les partis à vocation gouvernemental, je vous le concède, bien qu'à des degrés toutefois différents). Cahuzac avait déjà un profil très discutable que ses actes confirment, apparemment. Mais ce n'est qu'une partie de la bande de malfaiteurs qui nous gouvernent et mettent en place une politique que les sarkosistes applaudiraient des deux mains s'il n'avaient à adopter une posture d'opposition. J'allais donc à l'essentiel au lieu de m'en tenir au détail qui, de toute façon, est déjà réglé.

PIPOTIN, clin d’œil, conformisme budgétaire libéral. Les programmes socialistes, en France, Blum 2 ans, Mitterrand 1.5 ans, Hollande 0 an ?

Oui, les données économiques ont changées, les décisions se prennent ailleurs. Le programme socialiste doit s’imposer là ou se prennent les décisions, à la City, Hong Kong, dans les conseils d’administration des banques, élus, pourquoi pas, au suffrage universel !

Cher Jean-François Forest, merci de votre fidélité loyale, lucide et critique. Merci, surtout, même si ça bouscule parfois, de comprendre le rôle indispensable d'une presse indépendante, et donc indocile et dérangeante. Non, ce n'est pas Clochemerle, rassurez-vous et soyez assurés que, dans ce cas, cela ne nous aurait pas intéressé. Non, il s'agit plutôt du mélange entre intérêts privés et affaires publiques, des conflits d'intérêts et des mélanges des genres, de l'éthique des fonctions publiques, de la vertu républicaine. Vous vous doutez bien que nous travaillons aujourd'hui comme nous le faisions hier sous la droite, avec la même rigueur, sur les dossiers Tapie, Karachi, Takieddine, Bettencourt, Kadhafi, Sarkozy…

En revanche, vous avez raison d'être inquiet pour la suite. Cette situation où le mensonge d'un seul homme sur sa situation privée (son argent, ses affaires, son patrimoine, etc.) prend en otage toute sa famille politique, l'actuelle majorité de gauche, le premier ministre, le gouvernement, le président de la République, cette sitation est désastreuse. Pour la gauche et pour la République. Comme je l'ai écrit dès le début, dans une démocratie vivante, cette affaire aurait été gérée tout autrement.

Vous le savez, comme citoyen je suis de gauche, viscéralement, et rien de ce que j'ai pu découvrir et révéler en tant que journaliste concernant des gouvernants ou des pouvoirs de gauche ne m'a rendu aigri, cynique ou désabusé. Je continue de croire à cet idéal que la gauche, être de gauche, vivre à gauche, c'est ne pas avoir peur de la vérité. Même la vérité qui nous bouscule et nous dérange.

Quant au dossier sur la Hongrie, où en effet il se passe des régressions terribles que nous n'évoquons pas suffisamment, je n'en ai pour ma part aucun souvenir, sans doute parce qu'il a été aiguillé autrement au sein de notre équipe. A l'occasion, n'hésitez pas à contribuer vous-même et à jouer votre propre rôle de lanceur d'alerte et d'éveilleur de conscience en utilisant votre blog dans le Club de Mediapart.

Avec mes remerciements solidaires et mes vœux fraternels !

Bravo, vérifiez vos sources avant toute publication, mais qu'elles soient fiables ou fragiles (dans ce cas soyez prudents et assumez les risques) dans tous les cas protégez les. C'est la seule garantie d'une bonne information.

Edwy Plenel, vous vous êtes auto-convaincu, sur soupçons bien risqués, de l’existence d’un compte à numéro appartenant à J.Cahuzac et faites le buzz en espérant une révélation soudaine, ou avez des preuves certaines et faites le buzz en ne les dévoilant pas par stratégie économique.

Ce buzz s’est transformé en pogrome, tous les clients UBS, tous les ministres, tous les…

Dans les deux cas, ce n’est pas digne. Songez-y. Cette presse là, vous l’avez combattu. Revenez.

" Ce buzz s’est transformé en pogrome, tous les clients UBS, tous les ministres, tous les…"

Pouvez-vous nous expliquer ?

Merci à Edwy Plenel pour cette mise au point au carrefour de l'éthique démocratique et de la déontologie journalistique!

Je ne  vais pas renouveler mon abonnement.

Votre chasse à l'homme m'écoeure.Vous me faites penser à une officine d'extrême -droite.Je ne veux pas que mon argent serve à une aussi basse besogne.

Que Cahuzac soit coupable ou pas cela ne m'intéresse pas.

Les problèmes de la France méritent des articles d'une toute autre hauteur de vue que cette vulgaire affaire. 

CESAR LEROY, restez. La chasse à l’homme est une erreur. Si nous sommes nombreux ici, on l’oubliera, et la hauteur de vue reviendra lorsque le bilan de cette fausse appréciation et cette culpabilité expéditive aura été tirée.

Oui, ça serait dommage que Cesar nous quitte si vite car, s'agissant de son premier commentaire sur Médiapart pour annoncer qu'il allait partir, il n'a certainement pas dit tout ce qu'il avait sur le coeur. 

PIPOTIN, le premier cri de celui qui vient de naître est un cri de détresse, mais d’espoir aussi car sans lui…

Belle image, papyscha. Sauf dans le cas du film "Alien".

Que Cahuzac soit coupable ou pas cela ne m'intéresse pas.

Ecrivant cela, vous faites partie des infréquentables, bon voyage !

@CESAR LEROY

Il est évident que vous n'avez même pas besoin de savoir lire, si ce sujet ne vous intéresse pas...

Cher Edwy

Il n'est pas encore minuit et vous n'êtes pas le docteur Schweitzer. Mais pour revenir à Jérôme Cahuzac, je ne le connais pas et je ne sais pas ce qu'il a fait de bien ou de mal. Mais où je ne vous suis toujours pas, c'est de vous attaquer, in fine, à l'homme car , même en bas de l'échelle électorale qui fut la mienne pendant 3 mandats, la frontière entre l'intérêt particulier et  l'intérêt général est si tenue que, parfois, on ne sait pas si on l'a franchie ou pas. Je ne vous prendrais qu'un seul exemple me concernant: mon épouse qui s'est suicidée il y a 18 mois était infirmière et moi, en tant qu'adjoint-au-maire, je devais, par délibération municipale, représenter ma commune au conseil d'administrationde l'hôpital où elle exerçait dans une branche annexe (MAPAD). Que faire ? Avec comme souci, en tant que socialiste, de défendre les intérêts du personnel soignant. Je l'ai fait en plein conflit d'intérêt mais défendre la classe ouvrière m'a paru le plus important; comme poursuivre les exilés fiscaux doit être une priorité que Jérôme Cahuzac me parait avoir fait sienne présentement.

Alors, vos articles sur Jérôme Cahuzac, même s'ils paraissent fondés pour d'aucuns, à votre honneur pour d'autres, me laissent un goût amer de suffisance, résonnent comme une information digne de Clochemerle (je me répète) parce qu'ils ressemblent trop, pour moi, à une chasse à l'homme (et je me souviens d'un certain 1er mai avec Pierre Bérégovoy) , même s'il est fautif, ce que personne ne me démontre clairement jusqu'à maintenant.

Si mes souvenirs historiques sont exacts, tous les hommes de gauche célèbres furent des grands bourgeois, de Karl Marx à Léon Blum, de Pierre Mendès France à François Mitterrand, de Laurent Fabius à Jérôme Cahuzac; leur engagement à gauche  étant issu parfois d'un long cheminement depuis la francisque dont tout le monde connaissait l'existence, même moi à 18 ans, puisque la S&L est limitrophe de la Nièvre! Mais cette longue évolution a permis l'abolition de la peine de mort !!! en dépit de nombreuses zones d'ombre au soir finissant de sa vie politique.

J'ai aimé et apprécié que vous me répondiez mais vous ne m'avez toujours pas concaincu. Et sachez que je ne me sens aucunement pris en otage par cette histoire où Gonelle me semble bien moins convaincant que Thibout (attention à l'orthographe).

Comme j'étais au CERES au Congrès d'Epinay (avec mon mandat qui devient de plus en plus historique !!!! J'ai applaudi François Hollande pour son Discours du Bourget et l'ai "engueulé" aussitôt après pour ses déclarations de Londres , par lettre à laquelle il m'a répondu personnellement.

Souvent minoritaire au PS, je préfère lutter de l'intérieur plutôt que butiner de l'extérieur comme nombre de vos lectrices et lecteurs le font mais c'est leur droit le plus fondamental....

Pour la Hongrie, j'ai envoyé une documentation par la Poste à l'adresse indiquée sur votre site. Avec en particulier le journal hongrois qui était distribuéà la Fête de Bugac où une sorte de croix grammée était dans une publicité. Je connais bien ce pays  depuis 1973 puisque ma femme était hongroise d'origine et que son évolution m'effraie alors que personne n'en parle....

Amitiés socialistes  Jean-François Forest.

 

Merci, JFF, de rappeler que s’attaquer à l’homme est l’œuvre de ceux qui n’ont pas de preuves.

Mitterrand un homme de gauche? Et moi, je suis l'évèque de Bilbao!

Quant à Hollande c'est un menteur, ni plus, ni moins.

Voici l'extrait le plus significatif du discours que vous avez, dites vous, applaudi.

Je vous remercie de m'expliquer comment M. Hollande compte l'appliquer, alors que pour l'instant il ne fait que continuer, aggraver la politique de Sarkozy. Les exemples ne manquent pas: TSCG maintenu, RGPP maintenue et aggravée, des carambars en guise d'augmentation du SMIC, etc.. etc.. la liste est interminable.
Et au programme en début d'année prochaine: la fin du CDI.. 

Dans cette bataille qui s'engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire.

Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne.

Cet adversaire,c'est le monde de la finance.

Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l'économie, de la société et même de nos vies.
Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d'argent vertigineuses, de menacer des Etats.

Cette emprise est devenue un empire. 

Et la crise qui sévit depuis le 15 septembre 2008, loin de l'affaiblir, l'a encore renforcée. 

Face à elle, à cette finance, lespromesses de régulation, les incantations du « plus jamais ça » sont restées lettre morte. 
Les G20 se sont succédés sans résultat tangible. 
En Europe, 16 sommets de la dernière chance ont été convoqués pour reporter au suivant la résolution définitive du problème.

Les banques, sauvées par les Etats, mangent désormais la main qui les a nourries. 
Les agences de notation, décriées à juste raison pour n'avoir rien vu de la crise des subprimes, décident du sort des dettes souveraines des principaux pays, justifiant ainsi des plans de rigueur de plus en plus douloureux.

Quant aux fonds spéculatifs, loin d'avoir disparu, ils sont encore les vecteurs de la déstabilisation qui nous vise.

Ainsi, la finance s'est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle

Complément d'information technique: je ne sais pas utiliser l'informatique et je préfère de loin la plime qui crisse sur le papier! Mes enfants m'ont appris à répondre aux mails et à aller sur google ce qui est déjà un énorme progrès qui à d'ailleurs mis du temps à venir. Alors le blog et vos autres possibilités; non merci, je ne sais pas faire !!!!

En total accord , mais faudrait-il que le monde des médias , des journalistes , sois respectables pour être respectés .

Que penses tu des Pisses Copies qui sont entrés en fraude sur le bateau de Tapie avec usurpations d'identité , usurpation de fonction  pour simplement photografier le Lit du Couple Tapie ????

Que penses tu de tous ces reportages bidonnés qui existent uniquement pour tromper le Chaland.

Que penses tu de toutes ces vedettes journalistes vendues a des intérêt particuliers...

Tu les connais mieux que moi...du moins j'espère...

Alors tant pis pour les idéalistes , les intègres et il y en a ....Que chacun balaie devant sa porte disait ma grand mère...

Continuez a travailler comme vous le faites , sans compromis ni compromission et sans publicite . Vous avez mon total soutien . Yitzhak Gitelman

Selon le journal Le Monde, l'ex juge Bruguière serait la source qui aurait transmis l'enregistrement concernant Jérôme Cahuzac à Mediapart. J' espère qu'il s'agit d'une fausse information, destinée à nuire à Mediapart ; il semble impossible que Mediapart ait coopéré avec Bruguière. En effet celui ci a joué un rôle particulièrement nuisible et mensonger dans les pseudo-investigations sur le génocide des Tutsi au Rwanda.Ceci le disqualifie définitivement pour toute démarche ayant trait à des questions de morale politique ou même tout simplement de toute transmission d'information. Une mise au point serait bienvenue, sans évidemment remettre en cause le secret des sources; voir http://blogs.mediapart.fr/blog/albert-herszkowicz/241212/si-bruguiere-est-la-la-source-de-mediapart-dans-laffaire-cahuzac

Cher Albert Herszkowicz, tous les articles de presse qui nous attribuent une source violent un devoir fondamental des journalistes professionnels: le respect du secret des sources. Leur légèreté irresponsable se traduit par le fait qu'ils ne prennent même pas la peine de nous contacter avant d'écrire ces fadaises, ne serait-ce que pour recueillir notre démenti.

Enfin, comme dans toutes les affaires qui dérangent des pouvoirs en place, les médias conformistes s'acharnent à décrédibiliser l'information elle-même en lui prêtant une origine qui la disqualifierait. J'ai connu cela il y a bien longtemps, en 1985, lors de l'affaire Greenpeace où l'on m'inventait des sources fantaisistes pour nier la véracité de mes informations. J'ai également connu cela, en 2000, quand Le Monde, sous ma responsabilité, révéla la fameuse "Cassette Méry", fort compromettante pour Jacques Chirac alors président de la République et que la contre-attaque de l'Elysée fut de mettre en cause l'un de ceux qui l'avaient détenue dans le passé, à savoir le socialiste Dominique Strauss-Kahn. Dans sa plus jeune vie, Mediapart a connu cela durant l'affaire Bettencourt, avec notamment une mise en scène policière et médiatique destructrice pour l'un des témoins essentiels, la comptable Claire Thibout.

A chaque fois, la tactique des communicants est la même: attaquer le messager, tenter de le décrédibiliser ou de le disqualifier, pour faire oublier le contenu du message, et son enjeu d'intérêt public. Cette fois, dans l'affaire Cahuzac, c'est l'écran de fumée Bruguière-Gonelle qui sert à cacher l'information nouvelle essentielle: Michel Gonelle, le premier détenteur de l'enregistrement de 2000 qui atteste du compte suisse non déclaré de Jérôme Cahuzac, le revendique désormais publiquement, en a informé directement l'Elysée, assure de son authenticité et est prêt à s'en expliquer devant la justice. Autrement dit, la véracité de cet enregistrement, que nos détracteurs jugeaient peu crédible alors qu'il n'a fait l'objet d'aucun démenti ni d'aucune poursuite, est aujourd'hui totalement confortée par les témoignages publics (que Mediapart n'a pas sollicité) de deux témoins qui reconnaissent l'avoir eu en mains

Ne vous inquiétez pas: non seulement Mediapart sait très bien qui est Jean-Louis Bruguière, mais surtout Mediapart sait très bien que, dans toute enquête, il faut plusieurs sources, d'origines, de motivations et de sensibilités différentes, recouper et vérifier ce qu'elles affirment et, de plus, connaître le contexte de leur attitude. C'est le b.a.ba du métier, cet artisanat professionnel qui est à l'œuvre derrière le principe sacrosaint que mon billet rappelle: le respect absolu du secret des sources.

Bref, plutôt que de chercher les sources de Mediapart, nos confrères feraient mieux de s'intéresser à l'information elle-même – l'existence d'un compte suisse non déclaré, en violation de la loi fiscale.

C'est clair, il faut en revenir au sujet : le compte suisse dont Cahuzac s'inquiète à haute voix... Les tentatives de noyer le poisson ne font qu'augmenter la conviction qu'une enquête est nécessaire.

Oui, la vérité.

Et (si je puis me permettre) voir donc aussi mon dernier billet : "Les hommes (femmes) politiques au risque de la psychanalyse" (où je rappelle votre chronique :

Bonjour Edwy et merci pour cette mise au point. Je ne doutais pas que vous connaissez parfaitement Bruguière; vous comprenez que l'apparition de son nom dans cette affaire consitue un motif de gêne et d'inquiétude. 

AH

Nouveau 30/12/2012, 19:25 Par Le Marmouset

L'année 2012 se termine en beauté. Allez ! '' Bonne Année 2013, et Bonne Santé '' comme on dit par chez nous. Aux journalistes de MDP , tous nos voeux et souhaits de continuer d'être, comme leur collègue grec Kostas Vaxevanis (MDP30 10 12) et dire comme lui '' je n'ai fait qu'exercer mon métier, comme disait Orson Welles tout ce qui contribue à révéler la vérité que les autres cherchent à cacher, c'est du journalisme ; le reste n'est que de la communication.''.

Quant à la Justice, je suis de ceux qui pensent que les Procureurs et les Juges lisent toutes les lettres qui leur sont adressées, y compris les lettres anonymes, car tout dépend du délit ou du crime dénoncé. N'ont-ils pas en charge la recherche de la vérité et la bonne application de la Loi ? et donc, à fortiori, ce que révèle la Presse, même au risque de déplaire.

Merci à Mr Edwy Plenel, ainsi qu'à tous les journalistes de Médiapart pour cette formidable leçon de journalisme.

Merci à Mr Edwy Plenel, ainsi qu'à tous les journalistes de Médiapart pour cette formidable leçon de journalisme.

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