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En défense d'Internet et de WikiLeaks (1): nous autres, barbares…

A peine conquises, nos libertés numériques sont menacées. Tandis qu'avec la loi LOPPSI 2, l'Assemblée nationale autorisait une censure gouvernementale du Net, le gouvernement, par le zèle d'Eric Besson, a voulu empêcher l'hébergement de WikiLeaks en France. Nul doute qu'avec la présidence française du G8 et du G20, d'autres épisodes vont suivre: en septembre dernier, Nicolas Sarkozy ne s'était-il pas déclaré partisan d'un «Internet civilisé»? Voici ma réponse de barbare solidaire de WikiLeaks à ces civilisateurs-là.

Mardi 21 décembre 2010, un nouveau verrou a sauté. Face aux potentialités libératrices offertes par la révolution du numérique, les pouvoirs politiques et économiques dont elle dérange les situations acquises, de rentes et de dominations, continuent sur la voie déjà illustrée par l'épisode Hadopi à propos du droit d'auteur: non pas inventer de nouveaux droits, étendre les libertés fondamentales et renforcer l'écosystème démocratique, mais, tout au contraire, se barricader pour mettre à distance les usagers, les contrôler et les surveiller, dans une alliance d'intérêts où politique et économie font bon ménage, hors de toute règle de droit, dans un arbitraire à la fois policier et financier.

Concrètement, en adoptant en seconde lecture le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (plus communément appelé LOPPSI 2), une majorité de députés de l'Assemblée nationale a décidé de donner les pleins pouvoirs au ministère de l'intérieur pour censurer Internet. Comme toujours quand il s'agit de s'en prendre à une liberté fondamentale, de l'amoindrir ou de la fragiliser (ici, le droit fondamental à l'information dont, auujourd'hiui, le Net est le véhicule le plus démocratique), le prétexte est une menace terrifiante et supposée terrifier, brandie pour faire taire les doutes et faire peur aux hésitants. Le terrorisme a ainsi souvent servi d'argument d'urgence et d'autorité pour sortir du droit commun, réduire les droits de la défense, augmenter les prérogatives policières, etc. Dans le cas d'espèce, le prétexte est la pédopornographie dont, évidemment, personne ne saurait mettre en cause la nécessité de la réprimer.

Comme le dit fort bien Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net, la protection de l'enfance sert ici de cheval de Troie pour réussir à introduire un filtrage administratif d'Internet, hors de tout contrôle de la justice, sans décision d'un juge ou d'un tribunal, sans droit de regard de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), sans évaluation du Parlement, etc. Désormais, l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC), qui dépend directement du ministère de l'intérieur, sera seul chargé de contrôler Internet sans avoir de comptes à rendre et pourra seul, sans droit de recours, prendre la décision de mettre un site sur sa liste noire. C'est un peu comme si, à la fin du XIXe siècle, quand débute vraiment l'ère médiatique avec l'apparition de la presse de masse, née de la précédente révolution industrielle (celle de l'électricité), on donnait à la police, au prétexte de dangers pour la morale publique, l'entier pouvoir d'empêcher la diffusion de tel ou tel journal, de façon discrétionnaire. Les plus démocrates de nos républicains d'alors auraient évidemment crié au déni de droit, estimant à raison qu'une telle interdiction de fait était contraire à l'Etat de droit et qu'une décision de cette gravité ne pouvait intervenir qu'à l'issue d'un débat contradictoire devant une instance judiciaire. Autrement dit que seule la justice pouvait la prendre, et certainement pas la police seule. Sinon, c'eût été le retour à une censure préalable digne de l'Ancien Régime, c'est-à-dire le retour à un Etat d'exception!

C'est donc ce qui nous arrive en ce début du XXIe siècle: face à la vitalité démocratique d'Internet, l'actuelle majorité de droite (mais elle compte certains alliés à gauche dont les silences ou les prudences sont bavards) instaure un contrôle policier discrétionnaire qui permet à l'Etat d'empiéter sur une liberté fondamentale. « Sous réserve de son adoption conforme – qui semble acquise – lors de la deuxième lecture au Sénat, explique Jérémie Zimmermann, le Parlement va donc permettre au gouvernement de filtrer le Net sans décision préalable de l'autorité judiciaire. Sans moyen pour les citoyens de contrôler la manière dont les sites seront censurés ou de s'opposer aux décisions, le gouvernement a carte blanche pour faire lui-même la police sur le Net au mépris des droits fondamentaux. Le risque est grand que ce filtrage extra-judiciaire du Net, qui remet en cause la séparation des pouvoirs, soit étendu à d'autres domaines. La porte est ainsi ouverte à de graves violations de la liberté d'expression et de communication, notamment dans le cas d'inévitables censures collatérales.» Et de conclure en demandant aux députés opposés au filtrage administratif du Net de saisir le Conseil constitutionnel afin que l'article concerné, l'article 4, soit censuré parce qu'il viole le droit fondamental à l'information.

Ce vote augure mal de la suite dans le contexte de panique suscité chez nos gouvernants par les rélévations de WikiLeaks. A l'exception notable de Christine Lagarde, le pouvoir, faisant chorus avec les tendances les plus réactionnaires de l'opinion américaine, s'est empressé de juger irresponsable et totalitaire l'activité de WikiLeaks (Nicolas Sarkozy), de l'accuser de vol et de recel et de vol (François Fillon) et, même, avec le zèle empressé qui caractérise Eric Besson (nouveau ministre en charge du numérique), de vouloir carrément le censurer en France, en interdisant qu'on puisse l'héberger. Sur son blog, Maître Eolas (que son récent déjeuner à l'Elysée n'a heureusement pas rendu moins vigilant et mordant) dit ce qu'il faut penser, en droit et en raison, de cette inquisition, où il s'agit, par opportunité politique, de «faire la chasse à un site qui ne fait rien d'illégal en droit français mais embête notre ami américain». Heureusement, pour l'heure, notre justice n'a pas suivi M. Besson et l'hébergement de WikiLeaks en France peut se poursuivre normalement.

Mais le pire, si nous n'y prenons garde et si nous ne nous mobilisons pas, peut venir de ces grandes messes mondiales que Nicolas Sarkozy est si fier de présider en 2011, dans son tour de chauffe international avant la présidentielle de 2012: les G8 et G20, regroupements, pour l'un, des puissances du monde d'hier et, pour l'autre, de ces dernières associés à celles du monde de demain. Au début de l'automne 2010, l'Elysée avait fait savoir que deux sujets étaient jugés importants par cette future présidence française et dignes d'être mis à l'ordre du jour des débats entre puissances par Nicolas Sarkozy: les flux migratoires et Internet. D'un côté donc, la circulation des hommes et, de l'autre, celle des idées, des opinions et des informations. Cet ordre du jour (car l'on pourrait en proposer bien d'autres dont les mots d'égalité, de solidarité, de justice, de fraternité, de liberté, etc., seraient les inspirateurs) était en lui-même tout un programme, comme l'aveu d'une double peur, celle des hommes et des idées qui marchent ensemble, bougent, se déplacent, circulent, se mêlent, etc.

Sans doute ne faut-il pas faire de procès d'intention et attendre pour connaître les intentions exactes de Nicolas Sarkozy. Mais les épisodes LOPPSI et WikiLeaks donnent une tendance, confirmant ce qui s'exprimait dans une lettre adressée le 29 septembre 2010 par le président de la République à celui qui était encore son ministre des affaires étrangères. En vue d'une Conférence internationale consacrée à la liberté d'expression sur Internet, conférence qui sera finalement annulée, Nicolas Sarkozy fixait sa feuille de route à Bernard Kouchner. Elle était résumée d'une formule imagée: l'objectif, écrivait-il, est «de bâtir un Internet civilisé». Nicolas Sarkozy aurait pu évoquer un Internet «régulé», c'est-à-dire avec des règles, des droits et des devoirs, notamment pour ces nouvelles forces économiques que sont les multinationales du numérique dont la puissance est, en elle-même, facteur de déséquilibre, d'atteinte au pluralisme, de concurrence faussée, etc. Non, il a préfèré parler d'un «Internet civilisé», ce qui suppose qu'y règnent des barbares sans contrôles qu'il faudrait donc amener, y compris par la contrainte, à une civilisation supérieure. Sa vision est clairement verticale, autoritaire et sécuritaire.

«Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage»: la mise en garde est de Montaigne (1533-1592), dans ses Essais, lequel sut nous apprendre il y a près de cinq siècles ce décentrement par lequel nous acceptons de nous voir comme un autre et comprenons, du coup, que ces hiérarchies de cultures et de civilisations sont l'alibi de la peur et de l'ignorance. Les barbares dont parlait Montaigne étaient les cannibales amérindiens, mangeurs d'hommes (morts) dans des festins rituels, qu'il osa comparer aux massacreurs français de son temps, ceux des guerres de religion, féroces inquisiteurs, tortionnaires et étripeurs d'hommes (vivants). D'une férocité l'autre, voici ce qu'écrivait Montaigne: «Je pense qu'il y a plus de barbarie à manger un homme vivant qu'à le manger mort, à déchirer par tourments et géhennes un corps encore plein de sentiments que de le rôtir et manger après qu'il est trépassé».

Nous voici arrivés bien loin d'Internet, direz-vous sans doute. Oh, que non! On pourrait par exemple souligner que les consignes secrètes à ses diplomates de Mme Hilary Clinton, les invitant à espionner jusque dans leur vie privée leurs collègues étrangers, relèvent plus essentiellement du vol, du recel de vol et de la violation de l'intimité de la vie privée, que la divulgation par WikiLeaks de télégrammes diplomatiques dont le contenu est, à l'évidence, d'intérêt public légitime, n'empiétant aucunement sur le droit des personnes. Bref, dans l'affolement qui gagne nos puissants (avec aussi bien la politique que l'argent comme moteurs de leur domination) face à l'indocilité bravache, confuse et multiforme d'Internet, il y a cette idée qu'ils seraient à bon droit les détenteurs de principes supérieurs face à des populations inférieures et qu'il leur reviendrait d'imposer cette civilisation installée aux nouveaux barbares qu'abrite et protège ce territoire inconnu et menaçant, le Net. Aussi est-il temps que nous autres, barbares, leur répondions, sans barguigner, solidairement et collectivement.

En guise de cadeau de fin d'année à tous les visiteurs de Mediapart, ce premier billet en introduit donc une série d'autres, diffusés les jours prochains et tous dévolus à la défense d'Internet et de WikiLeaks dans la lignée de mon parti pris Nous sommes tous des WikiLeaks! (que l'on peut lire… en s'abonnant à Mediapart, le soutien de nos lecteurs étant notre seule ressource et la garantie de notre indépendance). En prime, pour le conclure, j'ajoute un texte, déjà signalé par des lecteurs de Mediapart dans notre Club, écrit en préface au livre de l'un d'eux, livre issu d'ateliers philosophiques menés sur le Web. Il s'agit d'un essai de Thierry Ternisien d'Ouville, consacré à la pensée d'Hannah Arendt (1906-1975) et récemment paru aux éditions Utopia. Voici donc cette préface où l'on retrouve Nicolas Sarkozy, sa civilisation et les barbares que nous sommes:

La haine d'Internet est une haine de la démocratie

J'ai connu Thierry Ternisien d'Ouville sur Internet. Cette rencontre numérique fut provoquée par le lancement, en 2008, de Mediapart, notre journal en ligne indépendant et participatif, dont il est d'emblée devenu un contributeur aussi fidèle que critique. Habitué des blogs et des forums, Thierry Ternisien n'avait cependant pas attendu Mediapart pour se saisir des opportunités de débats et d'échanges offertes par la Toile. Fruit de deux ateliers de lecture ouverts depuis 2007, ce livre en témoigne. Il témoigne surtout de la formidable université populaire que peut devenir le Net si l'on s'en empare avec une haute exigence démocratique, en le défendant contre les assauts des pouvoirs politiques et économiques qui aimeraient bien venir à bout de son indiscipline et de sa vitalité.

La haine d'Internet est une haine de la démocratie et, par conséquent, du peuple. Car l'espérance démocratique toujours en chantier et sans cesse inachevée est la promesse d'une politique ouverte à « n'importe qui » : sans privilège de naissance, de fortune ou de diplôme, j'ai le droit d'avoir des droits, droit au travail, à la santé, à l'éducation, à la protection, etc., mais aussi, sinon surtout, droit de m'exprimer, de manifester, de voter, de me faire élire, voire de gouverner. Ce scandale social de la démocratie est insupportable à toutes les élites, avant-gardes autoproclamées ou experts patentés, qui se croient, se sentent ou se veulent propriétaires du bien commun. Par avantage d'origine, de richesse ou d'éducation, elles pensent mieux savoir que le peuple théoriquement souverain ce qui est juste et bien. Dans leur intérêt bien compris, évidemment, plutôt que dans le sien qu'il faut donc déposséder de son pouvoir de jugement, de compréhension et d'intervention afin qu'il acquiesce à sa servitude.

Aggravée et accélérée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, l'actuelle privatisation de notre République est un énième épisode de cette bataille entre l'idéal démocratique et l'intérêt oligarchique. Nul hasard si, dans ce contexte, Internet fait figure d'épouvantail pour nos nouveaux oligarques. Face à la révolution numérique, cette troisième révolution industrielle de notre modernité, ce qu'ils craignent n'est pas la technique dans ses inventions, encore moins le commerce dans ses opportunités, mais la démocratie telle qu'elle peut s'y épanouir et s'y enrichir, se revitaliser dans la participation de tous les citoyens sans filtres ni intermédiaires, dans le partage direct du savoir et des opinions, des connaissances et des informations.

Issu de ce nouvel espace public qu'invente à tâtons l'univers d'Internet, ce livre paraît alors même que se précise l'offensive contre la démocratie numérique. Contrôler la circulation des hommes et celle des idées sont les deux objectifs policiers récemment fixés au G8, club restreint des puissances, par la présidence française : l'immigration et Internet comme les deux symboles d'une liberté, de déplacement ou d'échange, de partage et de rencontre, qu'il faut transformer en peurs et en menaces pour les juguler, les contrôler et les asservir. La France, par la voix de Nicolas Sarkozy, a même inventé une expression à elle seule bavarde : il s'agit « de bâtir un Internet civilisé », a écrit le chef de l'Etat à son ministre des affaires étrangères, le 29 septembre 2010. Il faut donc en déduire qu'aujourd'hui, des barbares y feraient la loi auxquels il serait temps d'imposer les bienfaits d'une civilisation supposée supérieure...

On imagine sans peine, et sans trahir son héritage, ce que la philosophe Hannah Arendt aurait dit de cette essentialisation du concept de civilisation opposé à d'indistinctes menaces barbares. Arendt est en effet l'intellectuelle du siècle précédent qui nous oblige à penser, tout au contraire, le surgissement de la barbarie au cœur de la civilisation. Non pas contre elle ou en dehors d'elle, mais en son sein et à cause d'elle. Qu'il s'agisse de son ouvrage capital, Les Origines du totalitarisme (1951) ou de son reportage en forme d'essai, Eichmann à Jérusalem (1963), son œuvre nous contraint à regarder en face cette « banalité du mal » qui s'installe à force de renoncements, d'accommodements et d'arrangements, d'aveuglements et de soumissions, d'injustices et d'oppressions.

Nourrie d'un compagnonnage intime avec la vie et l'œuvre de Rosa Luxemburg, cette figure martyre d'une social-démocratie qui n'aurait pas désertée l'exigence sociale, la radicalité démocratique et la solidarité internationale, la pensée d'Hannah Arendt est une invite à tout reprendre par le début sans rien renoncer à ce que l'on fut. A travailler l'inquiétude pour construire l'espérance. C'est ce à quoi s'efforce le livre de Thierry Ternisien, et c'est pourquoi il fait œuvre utile.

Lire ici la suite de "En défense d'Internet et de WikiLeaks": 2. La question démocratique

Tous les commentaires

24/12/2010, 18:59 | Par Philips Michel

Billet en forme de joli cadeau de Noël! Merci Mr Plenel...et bon vent au livre de Thierry!

24/12/2010, 19:40 | Par Faunus

@Edwy Plenel,

je suis assez généralement d'accord avec vous sur de nombreux sujets sauf, qu'à force de vous lire, je me demande si , dans le cas ou la liberté de circulation des capitaux , des marchandises, des biens et des services était un tant soi peu régulée par un état républicain vous mettriez pas votre grand talent de journaliste au service de ceux qui s'y opposeraient ?

Bien à vous

24/12/2010, 19:57 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Faunus le 24/12/2010 à 19:40

Cher Faunus,

Je suis évidemment favorable à ce que la circulation des capitaux, des marchandises, des biens, etc., obéisse à des règles transparentes et démocratiques. Je suis également favorable à une transparence sur les circuits financiers, face à l'opacité qui aujourd'hui y domine. C'est même là tout l'enjeu de la bataille actuelle: ce que les pouvoirs veulent contrôler, ce sont les citoyens et leurs usages démocratiques du Net, aucunement les entreprises qui, en l'espèce, se révèlent leurs alliés comme l'a montrée l'attitude d'Amazon, de PayPal et de bien d'autres acteurs de l'économie numérique dans l'affaire WikiLeaks. C'est bien pourquoi, face à ces alliances et à ces manœuvres, notre seule parade, c'est que la liberté de circulation de l'information au bénéfice des citoyens soit la plus grande possible, la plus indépendante et la plus pluraliste.

Bien à vous, et joyeux Noël!

25/12/2010, 03:25 | Par Eucharis en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 24/12/2010 à 19:57

...et des personnes ! Surtout !

Logiquement, ou plutôt juridiquement, LLOPSI ne devrait pas survivre à la"barrière" du Conseil constitutionnel. Mais, ne serait-ce qu'un dixième qui passerait, ce serait déjà un recul sur une nos libertés fondamentales. Lâcher, c'est renoncer.

Bonne santé et longue vie à Médiapart !

Joyeux Noël à tous,

Amitiés fidèles,

Laurence

27/12/2010, 03:32 | Par Adrienne H en réponse au commentaire de Eucharis le 25/12/2010 à 03:25

Je joins tous mes voeux à ceux de Laurence

25/12/2010, 06:38 | Par M. CHALLALI en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 24/12/2010 à 19:57

Rien, vraimen,t à rajouter à cela, seulement, une chose, pour ceux qui se plaignent des "libertés individuelles ou privés", comme si c'était ce chat-là que fouette WikeaLeas.

La philosophie de ce dernier n'est pas du domaine du bas de la ceinture, elle est plutôt du domaine de ce que doit savoir le citoyen (quelque soit sa géographie et son idéologie), vous l'avez bien dit, bien sur. Une démocratie qui cherche sa majorité, ses18 ans, sa jeunesse et plénitude, qu'elle défend d'ailleurs et elle veut en faire ce qu'elle veut, en plus émancipé que ces froids anti WikeaLiks qui, eux, au fond, défendent plus la propriété/possession, non liberté(és) au sens démocratique et citoyenne du terme. C'est un clivage et pensium de fond.

Certes que c'est brutale pour tous, mais c'est ainsi le développement (essence même de l'existence) de façon générale. A l'époque du téléphone fixe, combien de père de famille qui n'en voulaient pas. Mais aujourd'hui, quelqu'un peut-il vivre sans téléphone chez lui ou sur lui. Laisse béton comme disait Renaud !

Mais je voudrai poser cette question à ces septiques WikeaLeaks pour leur dire que dites vous à propos des grandes villes et grandes capitales à travers le monde devenues désormais des forets, des jungles de caméras, à l'image de Londres ou encore immédiatement sous nos souliers, Paris.

Comme si le citoyen, nous citoyens sommes incapables de vivre ensemble. Non aux yeux de ces pouvoirs ! Nous sommes pour eux des animaux féroces sous l'argument factice de "l'insécurité" comme si c'est comme cela ou avec une armée de flics que l'on va résoudre "l'insécurité"...

24/12/2010, 20:08 | Par Mandrake

Lisez ça! édifiant.les réseaux pédophiles ont de beaux jours devant eux.

http://fr.readwriteweb.com/wp-content/uploads/wikileaks-loppsi.pdf

Accablant pour les députés de cette droite pourrie qui ont eu accès à ce document et ont approuvé loopsi2.

Bandes de traitres à la constitution et à la liberté d'expression!

24/12/2010, 20:15 | Par albinos

Mais le pire, si nous n'y prenons garde et si nous ne nous mobilisons pas... ce qui est fort juste... cependant...

Le compagnonage d'Hannad Arendt avec la pensée de Rosa Luxembourg, auquel vous faites référence, devrait nous interdire de tout ramener à la seule personne de Nicolas Sarkozy.

Ce serait oublier bien vite qu'elle fut assassinée du fait de son opposition à ce qu'elle considérait comme la barbarie, ceci dans d'autres circonstances, par des politiques qui se réclamaient d'une gauche raisonnable (socialiste) et réaliste face aux défis de l'époque.

J'entend fort bien ce que vous dites, il me semble :

"Rosa Luxemburg, cette figure martyre d'une social-démocratie qui n'aurait pas désertée l'exigence sociale, la radicalité démocratique et la solidarité internationale, la pensée d'Hannah Arendt est une invite à tout reprendre par le début sans rien renoncer à ce que l'on fut. A travailler l'inquiétude pour construire l'espérance. C'est ce à quoi s'efforce le livre de Thierry Ternisien, et c'est pourquoi il fait œuvre utile.

Il nous faudra, au travers de Médiapart (?), travailler à participer, plus ouvertement s'il se peut, à cette oeuvre utile dans les mois qui viennent.

Ce ne sera pas simple.

Avec confiance à ce jour. Cordialement.

24/12/2010, 22:05 | Par wikilrelais

Monsieur Plenel,

Bravo et Merci.

24/12/2010, 22:25 | Par Claude RIBEYROL

Ne pas oublier de faire signer les petitions en faveur de Bradley Manning (soldat americain, 23 ans, en prison au secret, accuse d'etre l'informateur de Wikileaks).

Nouvelle affaire Dreyfus a l'echelle mondiale.

 

24/12/2010, 22:27 | Par Claude RIBEYROL

Il faut sauver le soldat Bradley Manning.

 

24/12/2010, 22:52 | Par Jean Bachèlerie

Apres la démocratie comme l a écrit O Todd, nous y allons à Tres Grande Vitesse!

le raidissement du pouvoir avec la montée de la droite extrême et l arrivée de son représentant Sarkozy à la présidence de la république, sa tendance ouvertement autoritaire et policière, ne laisse présager rien de bon, nous sommes dans le scénario de la dérive autoritaire vers un régime qui sera de moins en moins démocratique est de plus en plus fascisant et totalitaire, surtout dans l hypothèse oû la droite extrême gagnerait les élections de 2012. Nous passerons de la république à l état français entre les mains des milieux d affaires et de la droite extrême et ses séides.

Régression sociale, politique économique rétrograde, politique ouvertement autoritaire et anti democratique. Que fait la gauche, le PS ne debat pas sur les valeurs, les idees, le programme, non il cherche avec l aide de conseillers en marketing et communication, le candidat dans l air du temps!

 

Le pire n est jamais certain, mais seuls les salaries semblent savoir ce qu ils veulent, comment se fait il que le PS refuse de les entendre? Pour mener la politique de Zapatero, du FMI, de l UE, de l OMC bref de DSK, une politique rétrograde enveloppée dans du papier rose.

 

Que dit le Ps sur Wikileaks ? sur la liberté du Net? sur le social? la même chose, il ne se mouille, pour ne pas déplaire aux dominants.

 

 

25/12/2010, 12:28 | Par Velveth en réponse au commentaire de Jean Bachèlerie le 24/12/2010 à 22:52

+ 1

26/12/2010, 11:30 | Par shadokskaîa en réponse au commentaire de Velveth le 25/12/2010 à 12:28

+1 aussi

25/12/2010, 01:10 | Par Noëlle Molinelli

"Sans doute ne faut-il pas faire de procès d'intention et attendre pour connaître les intentions exactes de Nicolas Sarkozy."

J'aime Rire

26/12/2010, 13:18 | Par Philipppe en réponse au commentaire de Noëlle Molinelli le 25/12/2010 à 01:10

Et peut-être alors sera-t-il ... tard ... voire trop tard ?

Il me semble qu'en parallèle de cette loi en "navette", les conditions d'exercice de la "saisine d'initiative populaire" ne viennent-elles pas dêtre définies ... avec une mise en oeuvre qui va occasionner un délai de quasi une année si j'ai bien suivi !?

Ne serait-il pas judicieux ... d'initier une saisine, autour de la préservation d'un internet hors d'atteinte des démolisseurs sécuritaires ?

Si, oui,comptez sur moi, activement.

27/12/2010, 03:36 | Par Adrienne H en réponse au commentaire de Philipppe le 26/12/2010 à 13:18

Plus que judicieux ! Urgentissime ! Il faut lancer cette affaire. Quel juriste peut s'y mettre ?

27/12/2010, 10:48 | Par clauzip12 en réponse au commentaire de Noëlle Molinelli le 25/12/2010 à 01:10

Apres le creux pour la majorité des citoyens vivant sur les rives arrivera la deferlante neoliberale .Elle n'épargnera que quelques uns et favorisera au centuple les possedants de yatch et et bateaux hotels navigant en haute mer de la finance.Ils sont insensibles au sunami préparé dans l'ombre en modifiant subepticement le paradigme démocratique.

Sarcozy est l'éxecutant pour la France des basses oeuvres de ce mouvement idéologique internatinnal qu'est le néolibéralisme ,opposé à la DEMOCRATIE,c'est à dire aux contre pouvoirs.

Telles sont les intentions non avouées"la rupture" mais lisibles dans ses dictats jusqu'à ce jour.

Il est petit mais ne peut exister qu'au service des "grands"...les riches!

25/12/2010, 05:49 | Par lililuxy

Je n’ai pas suivi en détail les débats sur la loi LOPPSI, en l’état actuel de mes connaissances je me pose les questions suivantes :
Comment nos élus sont-ils parvenus à justifier le filtrage des sites pédophiles sans l’aval d’un juge ?
Si le caractère pédophile est avéré, ne possède-t-on pas dans l’arsenal judiciaire d’une procédure rapide qui conduirait à bloquer immédiatement ce site ?
(sans omettre bien entendu de remonter à la source pour le supprimer et tenter de démanteler le réseau de pédophiles en identifiant les utilisateurs notoires)
En quoi selon eux le juge est-il gênant ?
Donnent-ils a posteriori la liste des sites bloqués ?
Si le filtrage n’est pas seulement basé sur une liste nominative (une liste noire) mais également sur un ensemble de critères sensés caractériser un site pédophile (mots clé, …), dans ce cas le programme filtre fournit les noms des sites repérés, et on en revient au point précédent.
Les chinois ont mis en place un filtrage anti-pornographie, et se sont couverts de ridicule quand le programme a bloqué un site qui présentait des porcs dont la peau rose a donné l’illusion qu’il s’agissait d’humains dévêtus !!

25/12/2010, 13:50 | Par livia vincent en réponse au commentaire de lililuxy le 25/12/2010 à 05:49

@lililuxy

Il n'est pas trop tard pour prendre quelques cours de rétro-débats afin de mieux suivre les prochains :

LOPPSI 2 et rétro-débat sécurité : quelques réflexions en guise de conclusion provisoire 22 Décembre 2010 Par Denis Meriau

25/12/2010, 06:57 | Par Annie Madarasz-Bauchet

Petit extrait d' un article du Gardian Presseurop de Martin Kettle

 

Les agences de notation ont pris la tête d’un assaut des marchés contre les nations et les peuples?

Le destin économique des nations repose aujourd’hui essentiellement entre les mains des agences de notation Moody’s, Standard & Poor’s, et Fitch. Un éditorialiste du Guardian estime qu’il est temps de faire plier ces institutions non élues, qui ne rendent de comptes à personne et disposent de pouvoirs énormes.

LOPPSI est un moyen parmi d'autres de "contenir" les peuples car il ne faut pas se faire d'illusions, la dictature économique va aggraver les conditions de vie de tous ceux et celles qui n' appartiennent pas à l ' oligarchie qui gouverne l' Union Européenne en générale et la France en Particulier. Comme le rappelle l' article, il y a déjà beaucoup de "surveillance " de la part des autorités sur le peuple dehors dans la rue mais aussi à l' intérieur (un patron peut payé un médecin privé pour surveiller un salarié en arrêt maladie, comment appelle t-on cela?).

Sarko, comme beaucoup d' autres chefs de gouvernement à travers toute l' Europe n' a aucun pouvoir (ou ne veut pas en avoir) pour défendre l' intérêt général et le bien commun. Les banques ne perdront pas un sou, les contribuables paieront, c'est choix très conscient et déterminé). Il ne s'en cache plus d' ailleurs quand il dit qu' il faut "civiliser" internet cela veut dire en clair qu' il faut trier les informations, surtout celles qui concernent directement les citoyens et limiter le nombre de gens qui ont accès aux savoirs (les vrais démocrates et républicains sont exclus du clan qu'ils soient de droite ou du P.S) et amuser le peuple avec les jeux (sur internet et ailleurs).

 

25/12/2010, 09:26 | Par rita robert

Un grand MERCI Monsieur Plenel...Passez de Bonnes Fêtes...!

25/12/2010, 10:41 | Par Thierry T. d'Ouville

L'année 2010 se termine autour du début d'un nouveau combat essentiel pour notre vie démocratique.A travers Internet c'est à l'espace public même que s'attaquent, une nouvelle fois, ceux qui n'acceptent décidément pas la pluralité des points de vue et le risque de l'action. Ce qui se passe autour de Wikileaks me fait penser à l'affaire des documents du Pentagone auxquels Hannah Arendt a consacré un texte passionnant :Du mensonge en politique (paru dans son essai Crisis of Republic traduit sous le titre Du mensonge à la violence). Je reviendrai dessus. Merci encore Edwy Plenel d'avoir préfacé un livre autour d'une pensée et d'une oeuvre dont l'actualité démontre chaque jour la pertinence.

Joyeux noël !

25/12/2010, 11:41 | Par joelle.lanteri@orange.fr

c'est peut être par la dimension symbolique et sa force que vous passerez à la postérité par cet article digne d'un Montesqieu.

la france a parfois votre visage et nous en sommes fiers.

 

25/12/2010, 11:58 | Par Michel Clerjeonnie

Merci Mr Plenel,

Je fait le rêve que votre analyse soit reprise par les "médias" dits de grandes diffusions.

Hélas ce n'est qu'une illusion. Ils préfèrent tenter de nous endormir avec des images et des textes soporifiques traitant de la cuisine, de la neige en hiver, des ouvriers en grève pour de justes revendications (qui seraient responsable du manque de glicol).

Le peuple vit, pour l'instant, d'idées non dérangeantes. A croire qu'il ne souffre pas encore suffisemment.

Cordialement.

Kola

25/12/2010, 12:34 | Par Marcel Nuss

2011 : l'année de beaucoup d'inquiétudes à se faire dans bien des domaines.
Démocratie vous avez dit démocratie ! Non, atmosphère, elle a dit : « atmosphère, j'ai une gueule d'atmosphère ? », Mais à l'époque c'était moins pollué…
Bonnes fêtes quand même

25/12/2010, 13:18 | Par sylviane germann

Monsieur Plenel

C'est toujours un grand plaisir de vous lire (et de vous entendre!). A chaque fois je me dis que nos hommes (et femmes) politiques socialistes devraient s'inspirer de vos analyses toujours pertinentes, argumentées et exprimées avec une sincérité évidente. Devant un manipulateur aussi menteur que Sarkozy, il ne faut pas y aller mollement!

25/12/2010, 13:21 | Par profil_inactif_137356

Bonjour Mr Plenel et Joyeux Noël,

Je souhaite connaître votre avis sur un "oubli" qui concerne une critique américaine des médias français révélée par Wikileaks :

Ici l'article et au plaisir de lire votre réponse :

Le Monde « omet » une critique américaine des médias français révélée par Wikileaks

Omission par négligence, ou plutôt censure par omission, la question ne manquera pas de tarauder les esprits curieux, avides de démystifier les forces occultes qui dirigent le monde, quand ils découvriront que le journal le Monde, l’un des partenaires de la première heure de Wikileaks, a passé sous silence un câble qui en dit long sur la vision américaine des médias français.

Il ne pouvait pas échapper à la sagacité du site déjà culte de Julian Assange, une missive particulièrement édifiante rédigée par l’ambassade des Etats-Unis en France à l’attention du Secrétariat d’Etat américain, brossant le portrait peu reluisant de la microsphère médiatique hexagonale, et de ses intrications étroites avec le monde politique.

Endogamie de classe, connivence professionnelle, oligarchie décisionnelle, les journalistes et les grands vecteurs d’information qui font et défont l’opinion française n’ont pas abusé les observateurs américains, qui dénoncent un noyautage sous influence, bien peu propice au traitement objectif des événements, à l’échelle nationale et internationale.

En substance, les paragraphes les plus intructifs publiés par le site qui fait chanceler toutes les chancelleries :

« 17. Les grand journalistes français sont souvent issus des mêmes écoles d’élite que de nombreux responsables gouvernementaux. Ces journalistes ne considèrent pas nécessairement que leur rôle premier soit de surveiller le pouvoir exécutif. Nombre d’entre eux se voient plutôt davantage comme des intellectuels, et préfèrent analyser les événements et influencer leurs lecteurs plutôt que de rapporter les événements.

18. Le secteur privé des médias en France (presse écrite, TV et radio) continue d’être dominé par un petit nombre de conglomérats, et l’ensemble des médias français sont davantage régulés et soumis aux pressions politiques et commerciales que leurs homologues américains. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, créé en 1989, nomme les dirigeants de l’ensemble des chaînes TV et stations de radio publiques et surveille leur contenu politique.

19. L’accès à internet se développe de manière continue en France, notamment chez les jeunes générations, et remplace rapidement les médias traditionnels. Toutes les grandes chaînes de télévision et stations de radio ont leur propre site internet, tout comme les grands organes de presse écrite. Les blogs sont un moyen de communication de plus en plus populaire pour les minorités et les ONG, qui les utilisent pour exprimer des opinions qu’ils estiment ne pas retrouver dans les médias traditionnels ».

Les esprits incrédules, qui ne s’en laissent pas conter, ne manqueront pas de s’interroger sur cet "oubli" pour le moins étonnant du journal Le Monde, alors que sa direction se faisait fort de concilier souci de transparence et exigence de discernement en relayant les révélations de Wikileaks. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, il semble bien que ce soit ce discernement là qui ait prévalu en la circonstance, un tri sélectif qui ressemble à s’y méprendre à une censure hostile à la transparence un peu trop autocritique...

http://oumma.com/Le-Monde-omet-une-critique

25/12/2010, 13:46 | Par livia vincent

"Sans doute ne faut-il pas faire de procès d'intention et attendre pour connaître les intentions exactes de Nicolas Sarkozy."

Vous êtes un optimiste, vous... Rire Pas faire de procès d'intention à Sarko...

Vous les connaîtrez, n'en doutez pas, et vous n'aurez pas à attendre longtemps : on parie ?

J'ai suivi de près le blog de Denis Meriau, donc ces conclusions me sont déjà familières.

Etant donné le muselage des députés de l'opposition, qui sont inopérants, quand ils ne sont pas absents, il est fatal que toutes les propositions passent. Il n'est que de lire les débats pour comprendre.

N'est-ce pas ici que j'ai lu que NS avait déjà l'intention de faire supprimer les sites qui lui sont défavorables ?

Noël étant quasiment passé, j'attendrai votre prochain article pour vous souhaiter la Bonne Année ! Tranquile

25/12/2010, 16:40 | Par Maia64 en réponse au commentaire de livia vincent le 25/12/2010 à 13:46

Et comment!Lire les déclarations de l'inénarrable Eric Ciotti qui déclarait il y a peu:Le filtrage se limite aux seuls sites pedopornographiques...aujourd'hui."Tout est dans le "aujourd'hui" !Enfin et merci...depuis le temps que nous attendions nous les "barbares" un article sur le sujet!Avec impatience la suite...vite.Depuis mon "telephone" avec un tout petit signal^^Bonnes fêtes a vous tous Amaia B Etxeverria

27/12/2010, 14:21 | Par Adrienne H en réponse au commentaire de livia vincent le 25/12/2010 à 13:46

Pour les intentions de Sarkozy, pas besoin de procès. Ne trouvez-vous pas qu'on les a connues dès le jour, hélas, de son élection ?

25/12/2010, 14:30 | Par Edwy Plenel

Cher spirit of sumud,

Vous avez entièrement raison de rappeler ce cable qui dérange notre confort journalistique. Mais l'oubli du Monde a été réparé depuis, par un bref article du journaliste chargé des médias. Le télégramme diplomatique de l'ambassade des Etats-Unis à Paris où se trouve cette analyse sur le monde médiatique français date du 25 janvier 2007 et concerne l'engagement des diplomates américains auprès des communautés musulmanes en France. L'alerte sur l'oubli initial du Monde a été donnée sur Twitter par Olivier Fraysse, un défenseur du logiciel libre. Elle a été ensuite relayée sur le site de L'Express, puis sur celui de Streetpress.

Quant au fond, je partage évidemment les grandes lignes de cette analyse sur la sociologie de notre profession, et surtout de ses cadres dirigeants. L'enjeu de l'époque de transition qui est la nôtre, associant une révolution industrielle avec l'irruption du numérique et une double crise, économique et professionnelle, pour la presse imprimée, est évidemment de s'en saisir pour inventer une nouvelle presse qui ne serait pas prisonnière de ces conservatismes et de ces carcans.

Bonne lecture sur Mediapart et bonnes fêtes de fin d'année!

25/12/2010, 15:10 | Par profil_inactif_137356 en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 25/12/2010 à 14:30

Merci Mr Plenel, pour votre réponse et juste une petite précision : je suis une nana ;-) ! Et Bonnes Fêtes de fin d'année à vous ausi

Je vous invite à lire ces articles :

Oumma.com, un « remarquable site » selon les Etats-Unis (Wikileaks)

http://oumma.com/Oumma-com-un-remarquable-site

 

http://oumma.com/Caroline-Fourest-Oumma-com-et-l

27/12/2010, 12:05 | Par El Vidon en réponse au commentaire de profil_inactif_137356 le 25/12/2010 à 15:10

Il est bon, dans une polémique telle que celle-ci, de bien distinguer les adversaires selon leur dangerosité factuelle pour notre démocratie laïque - au sens de la constitution et de la tradition française... et non au sens de "oumma.com", bien sûr !

1 - Notre président tant critiqué (dont par moi-même) reste un grand démocrate vis-à-vis de TOUTE la panoplie des dirigeants arabo-islamiques.

NB : Il y a dans le monde nombre de dictateurs non islamiques, mais je me place dans le cadre de l'idéologie de "oumma.com".

... Et les dirigeants, après tout, représentent leurs peuples ; la plupart desquels sont partisans du nettoyage ethno-religieux - y compris entre chiites et sunnites.

2 - "Oumma.com" comme l'ensemble des activistes islamiques en Europe, avance masqué, car l'islam, par la lettre (le Coran), comme par la pratique (cf ci-dessus) est contraire à nos valeurs les plus fondamentales, càd égalité hommes-femmes, croyants ou incroyants, etc...

3 - L'islam (comme le christianisme) est conquérant - quand il le peut - et simplement prosélyte, quand il n'a pas la force pour lui... Ce qu'espèrent les islamistes dans l'avenir (cf. les déclaration d'un certain Al Qaradawi, dignitaire musulman très connu).

4 - L'islamisme européen surfe sur la vague démographique en Europe même (d'autant plus significative que la déflation démographique européenne est maximale) et manipule-instrumentalise les pauvres diables qui, crevant la faim dans leurs pays d'origine, viennent gagner leur pain en Europe... pour le plus grand profit du capital, d'ailleurs. Ce qui fait que la politique anti-immigration de Sarko est de la poudre aux yeux destinée au populo - lequel fait l'amalgame systématique (évidemment faux) entre immigration et délinquance...

5 - Un grand nombre d'intellectuels ou assimilés (juges, journalistes...) tombent dans le panneau du "politiquement correct" : les ex-colonisés par l'Occident, ont droit à réparation... Sauf que les mouvements des peuples n'ont rien à cirer avec ce genre de sentiments - qui sont ceux de la "civilisation" vis-à-vis de la "barbarie" - cf. E. Cioran in "La chute dans le temps", Gallimard, 1964. Or, aujord'hui et de plus en plus, ce sont les peuples dynamiques (chinois, indien, iranien même...) qui feront l'Histoire.

6 - En conclusion :

- sur le plan mondial, l'intervention de la France (et de l'Europe) au Moyen-Orient est parfaitement stupide et contre-productive ;

- sur le plan intérieur (et européen : la France doit se rendre compte que sans l'Europe elle ne fait plus le poids !), l'islamisme - se déclarât-il hypocritement "démocrate", constitue le plus grand danger pour nos valeurs... bien plus grand encore que l'ultralibéralisme, lequel, volens nolens, est obligé de tolérer les libertés fondamentales, car elles font partie de sa nature même - ce qui est exactement l'inverse pour l'islam.

27/12/2010, 12:46 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de El Vidon le 27/12/2010 à 12:05

Chers tous,

Je tiens à signaler mon entier désaccord avec ce commentaire d'El Vidon, par ailleurs sans rapport direct avec le sujet ici débattu. Il témoigne, hélas, de cette logique du bouc-émissaire qui traverse nos vieilles démocraties fatiguées: désigner les musulmans en général et l'islam par essence comme les responsables de tous nos malheurs.

Cette démarche pleine de préjugés est à l'opposé des valeurs défendues par l'équipe de Mediapart. Cependant il ne suffit pas de condamner, encore faut-il argumenter. "Ni rire, ni pleurer, mais comprendre", disait Spinoza. Vous trouverez donc un décryptage et une réfutation de ces obsessions dans deux articles récents de Mediapart:

- L'islam comme chiffon rouge: les analyses de trois chercheurs, par Antoine Perraud

- La laïcité, paravent d'une extrême droite en guerre contre l'islam, par Carine Fouteau.

27/12/2010, 01:02 | Par stgranger en réponse au commentaire de Edwy Plenel le 25/12/2010 à 14:30

Je crois me souvenir que dans cet article publié par "le monde", l'ambassade des Etats-Unis considéraient le dit quotidien avec une meilleure attention, depuis le départ du "controversé M.Plenel" ... Mais enfin, si je ne me suis pas trompé, pourquoi donc?

27/12/2010, 08:46 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de stgranger le 27/12/2010 à 01:02

Cher stgranger,

Effectivement, dans un télégramme du 6 novembre 2006, l'ambassade des Etats-Unis à Paris estime que Le Monde est devenu plus modéré dans sa critique de la politique américaine depuis mon départ de sa direction (j'ai démissionné de la direction de la rédaction le 29 novembre 2004 et j'ai quitté ce journal le 31 octobre 2005). Voici le passage exact: "Despite Le Monde's critical assessment of American foreign policy since the beginning of the war in Iraq, it has been more moderate since the departure of controversial deputy director Edwy Plenel in December 2004."

J'accepte volontiers cette appréciation critique comme un compliment professionnel ;-))… Ainsi que l'a ironiquement souligné Vincent Truffy dans un commentaire à l'un de ses récents articles sur l'épilogue final de la longue crise du Monde, "apparemment la diplomatie américaine n'était pas au courant" de la légende aussi stupéfiante que calomnieuse qui fut forgée contre moi par les officines de l'Elysée mitterrandien, me portraiturant en agent de la CIA.

Bonnes fêtes et bonne lecture, sur Mediapart!

25/12/2010, 16:00 | Par MARIA D

Merci Edwy Plenel pour vos éditoriaux!!C'est avec un grand plaisir que je vous lis!

Joyeux Noël et Meilleurs voeux pour la Nouvelle Année proche!!En attendant de vous lire!

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

25/12/2010, 18:01 | Par victorinox

Merci à Edwy P. et à toute l'équipe de Médiapart pour ses positions et ses articles ABSOLUMENT nécessaires dans le paysage (désolé) médiatique...

La lutte contre la pédophilie (ou autres "diabolisations") est évidemment un cheval de Troie particulièrement efficace pour entraver, censurer, restreindre les échanges citoyens. Et la petite phrase "off" de l'imposteur de l'Elysée : " amis pédophiles bonsoir..." parle assez clair en allant bien dans le sens de la paranoïa et de la stratégie redoutable des pouvoirs néo-totalitaires...

25/12/2010, 18:12 | Par Philippe PITAVY

Sans doute ai-je l'esprit étroit mais je n'arrive pas à comprendre le lien entre ce qu'Edwy PLENEL développe à propos de la loi LOPPSI (que je partage a priori à 100%) et le soutien inconditionnel à Wikileaks.

Wikileaks me parait opaque quant à ses méthodes d'enquêtes, d'obtention des documents, comme stratégie de travail (quels domaines ? quels pays ? Pour qui ? Contre qui ? . . . Wikileaks est une blanche colombe ?) et comme idée de la démocratie (on prend ce qu'on peut, quand on peut, et on fait publier tout tout de suite parce que ce serait bon pour la démocratie tout en restant opaque soi-même).

Je touve que c'est un faux débat (d'être pour ou contre Wikileaks ou de vouloir le soutenir ou l'éliminer). Comme le disait un commentaire récent d'un lecteur de MEDIAPART, c'est comme si on était pour ou contre la neige. Les fuites informatiques et la diffusion quasi instantanée sur le net existent désormais. Il faut en tenir compte que ce soit pour mieux cacher des informations ou pour mieux en découvrir et mieux les diffuser.

Quoi qu'il en soit, longue vie à MEDIAPART et bon courage à Edwy PLENEL.

26/12/2010, 14:43 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Philippe PITAVY le 25/12/2010 à 18:12

Cher Philippe Pitavy,

Je ne crois pas que le débat s'épuise dans ce simple constat des potentialités techniques du numérique (votre "pour ou contre la neige"). Il y a, derrière l'effet WikiLeaks et, plus généralement, tous les débats sur Internet, un enjeu qui dépend des usages sociaux de la technique, des réponses humaines apportées aux défis qu'elle nous lance, des pratiques qui s'imposeront. Posé en ces termes, la question, selon moi, dépasse les légitimes critiques ou réserves sur tel ou tel média numérique, telle ou telle illusion portée par la Toile et son immédiateté. Le débat principal, dès lors, concerne la démocratie, son extension et son approfondissement. Et c'est, me semble-t-il, un débat très semblable à celui qui a traversé ces temps de crise et d'incertitude qu'ont connus nos sociétés à la fin du XIXe siècle, lors de la précédente révolution industrielle qui fut, aussi, l'époque du surgissement de la presse de masse et des véritables débuts de l'ère médiatique.

Voilà pourquoi je trace une ligne de partage entre les mesures (fussent-elles bien intentionnées) qui se proposent de réduire nos espaces de libertés numériques et les actions (fussent-elles désordonnées) qui se proposent de les étendre.

J'ajoute, pour préciser encore ma démarche, cet extrait d'un commentaire posté dans le fil des réactions à mon article Nous sommes tous des WikiLeaks, en réponse à des abonnés qui partageaient en partie votre interrogation – d'accord avec mes prémices, mais dubitatifs sur le lien avec WikiLeaks. Le voici:

…je redis qu'il ne s'agit aucunement de "transparence", sous la forme d'un absolu, mais d'"information", sous la forme d'un possible. Autrement dit, la question n'est pas cette illusion d'une connaissance qui serait naturellement libératrice, mais cette exigence d'un écosystème démocratique, avec ses tensions, ses déséquilibres, ses contradictions, ses potentialités, etc., dans lequel les citoyens aient le plus d'assurance que l'information d'intérêt public leur parvienne.

De ce point de vue, la question de "qui" émet l'information ne se pose plus comme vous le pensez, et c'est selon moi une bonne nouvelle: à l'ère du numérique, elle n'appartient plus aux seuls professionnels qui en seraient détenteurs, propriétaires et maîtres. Cela appelle une nouvelle conception de l'espace public, récemment fort bien expliquée par les sociologues Dominique Cardon et Patrice Flichy dans leurs essais respectifs: La démocratie Internet pour le premier, Le sacre de l'amateur pour le second (tous deux à "La République des Idées" aux Editions du Seuil). Il faut y ajouter également Les liaisons numériques, toujours au Seuil, d'un troisième sociologue, Antonio Casilli. Vincent Truffy, qui suit pour Mediapart tous ces bouleversements aussi bien techniques qu'économiques et sociétaux, semblables à ceux qu'ont vécu nos sociétés à la fin du XIXe siècle avec les débuts de l'ère médiatique, en a rendu compte dans un article que vous pouvez lire ici.

Sur ce, bonnes fêtes et bonne lecture (de Mediapart, bien sûr ;-) par cette froidure!

25/12/2010, 18:32 | Par Jonasz

Tous ceux que la dérive actuelle du pouvoir ne dérange pas plus que ça devraient quand même lire et méditer cet extrait de « billet » d'un autre journaliste résistant - mais des années 40 celui-là - Raymond Deiss :
« Vous, Français inertes et veules,[…] retournez […] jouir de nouveau médiocrement de richesses misérables[…] et à vos satisfactions dérisoires dont, de toutes façons, vous ne jouirez plus longtemps. Elles vous ont privé de la divine flamme de l’enthousiasme et plongé dans une torpeur dont rien ne saurait plus vous tirer. De vous aussi on dira un jour: « …ils vécurent sans mériter le mépris, ni sans mériter la louange; le monde n’en a gardé aucun souvenir… Le néant a déjà commencé pour vous ».

Meilleurs voeux de résistance à tous.

26/12/2010, 14:00 | Par ab irato

Monsieur Plenel, vous avez une réflexion lucide. Qu'est que la démocratie? "un scandale social" permanent. Ce scandale, la démocratie et sa culture ne reste pas sans réaction parce qu'il est "insuportable à toutes les élites, (...), auto-proclamées ou experts patentés, qui se croient, se sentent ou se veulent propriétaires du bien commun. (...). Leurs intérêt bien compris et de déposséder" le peuple "de son pouvoir de jugement, de compréhension et d'intervention afin qu'il acquièce à sa servitude".

Contrairement à l'eulogie qui a pu être proclamé, il y a quelque année, dans un livre dont le but était de chosifier l'exercice de la démocratie par la mise scène de l'expression de ses dissensus "la démocratie ne règne pas sans partage". C'est plutôt les forces contraires qui progressent. Les forces réactionnaires, que l'on appelait "contre-révolutionnaires", qui pilonnent en permanence l'Etat de droit par la réduction des moyens et des effectifs de la justice, par la promugation de lois de police exceptionnelle qui font passer de l'Etat de droit à "un état d'exception". Cette loi LOPPSI 2 entre en cohérence avec le niveau élevé du dispositif de sécurité déjà en place.

Comme vous l'écrivez cette loi donne les pleins pouvoirs au ministère de l'intérieur pour vérouiller le net français, cet espace naturellement démocratique pour le "civilisé" en se passant de toute autorité judiciaire. C'est, comme vous le dites dans ce billet, l'équivalent d'un retour à un état d'exeption qui n'est finalement qu'un retour de l'Ancien régime.

27/12/2010, 11:38 | Par clauzip12 en réponse au commentaire de ab irato le 26/12/2010 à 14:00

je partage O combien cette analyse!l'histoire1940-45 se renouvelle!

Cette fois ce ne sont pas des fascistes au service des nazis mais des elu sau service de la puissance financiere neolibérale internationnale .

L'avenir est sombre pour la tres grande majorité des français .

Lisez donc l'ouvrage de Stéphane HESSEL"indignez vous"

29/12/2010, 20:58 | Par clauzip12 en réponse au commentaire de ab irato le 26/12/2010 à 14:00

bonsoir A KHALDI,

je partage totalement votre analyse.Néamoins,comme je le dis souvent dans mes commentaires associés à un billet de médiapart ,nous devons aller au général et ensuite au particulier.C'est le cas pour les agressions que subit le Net en voulant le réglementer et surveiller.

L'assossiation de tous les faits touchant sous divers aspects la liberté,les contre pouvoirs,la déreglementation sans fin,la privatisation des services publics,la DEMOCRATIE s'appelle le NEOLIBERALISME.

Si vous souhaitez vous informer sérieusement sur cette idélogie soutenue par Nicolas Sarkozy produrez vous le DVD "l'ENCERCLEMENT ".la démocratie dans les rets du néoliberalisme.Deux heures de démonstration avec ,ceux mêmes qui le pronent.

Edifiant et terrifiant!

 

02/03/2011, 21:05 | Par ab irato en réponse au commentaire de clauzip12 le 29/12/2010 à 20:58

Effacé

25/12/2010, 19:22 | Par ghislain hochart

LOPPSI 2 = INQUISITION

25/12/2010, 19:59 | Par ambrino H B

Après avoir corrompu la loi sur le fichage adn, prévue à l'origine pour les délinquants sexuels, Sarkozy et sa bande récidive, dans le but d'un web à la chinoise. Cette fois ci si cette loi et toutes les lois liberticides que cache camouflées derrière Loppi 2 ne sont pas combattues, il sera trop tard.

25/12/2010, 22:01 | Par Yonas

Bel article et judicieuse alerte.

La démocratie nécessite une vigilance et un combat constants pour sa sauvegarde.

25/12/2010, 20:24 | Par espoir

Merci M Plenel ,la teneur de vos propos ici et sur France-culture ou je vous écoute régulièrement ,nous rassure encore quant à l'exercice critique salutaire qui marque la démocratie en offrant la liberté de paroles aux porte-voix dont vous faites partie.Je ne sais pas si la guerre de Troie n'aura pas lieu mais les soldats cachés dans les flancs du fameux cheval tentent rapidement de violer la liberté d'informer ,en baillonnant ,pour l'exemple , quelques voix gênantes .Espérons cependant que ces nouvelles voies de l'information étant par nature volatiles et insaisissables ,la liberté de penser a devant elle plus de beaux jours à vivre qu'elle n'en eut hier.

25/12/2010, 21:12 | Par Pierre PEYRARD

Personne n'interdira à quiconque de penser.

Personne n'interdira à quiconque de s'exprimer.

Personne ne peut maîtriser la capacité d'un homme de décider de publier, de faire savoir à autrui qu'il n'est pas d'accord avec un autre homme, surtout si cet autre homme est un homme de pouvoir en responsabilité.

Lorsqu' Edwy PLENEL écrit "nous sommes tous des Wikileaks", j'entends aussi que nous disposerons tous de la faculté de diffuser sur Internet nos propos sans être identifiés, s'il le fallait, en plus de livrer nos témoignages indiscrets garants de la Démocratie...

J'entends aussi qu'il sera toujours possible de contourner une Loi liberticide autant que scélérate, que les "geeks" ne supporteront pas la censure, et qu'ils trouveront le moyen technique idoine, quitte à inventer autre chose, un autre protocole de communication qu'internet.

On inventera le "wikileaksnet"...

On empêche pas l'eau de couler, on arrête pas une inondation...

La liberté coule et se moque bien des digues absurdes du pouvoir, déjà débordé. A jamais débordé.

 

 

26/12/2010, 11:41 | Par shadokskaîa en réponse au commentaire de Pierre PEYRARD le 25/12/2010 à 21:12

Il y a tellement de morts brutales pour soutenir ce que vous dites. Des millions et des millions de morts, face ou dos au mur, des vieillards des femmes des enfants, des hommes jeunes et des moins jeunes, des courageux et des effrayés -

Tant que l'europe restera dans l'état où elle est, il n'y aura pas de morts. Mais pas de liberté non plus. Ou du moins, pas de liberté pour les vivants. Les autres auront droit de se taire en public et de ratiociner chacun dans leur coin, bien isolés, bien isolés et bien reniés - c'est ma foi un axe élémentaire du pouvoir, diviser...

25/12/2010, 22:44 | Par yamazakura

Tout à fait d'accord avec M Plenel et avec le commentaire précédent. Je suis convaincu que quelles que soient les manoeuvres de la clique sarkozienne, la liberté finira toujours par triompher et la loi LOPPSI subira le même sort que l'HADOPI : un fiasco total qui coûte fort cher.

25/12/2010, 23:43 | Par Claude Mardelet

le médiatique dans lequel la personnalité hors du commun d'Edwy est comme un poisson dans l'eau ne me pose aucun problème d'égo bien au contraire .

26/12/2010, 11:37 | Par shadokskaîa

Comme nous sommes nombreux à être d'accord, que nous avons tous bien compris que ce n'était pas à l'Assemblée que nous pourrions être représentés pour défendre nos volontés, quels sont les moyens d'action concrets qui permettront de poser un véritable rapport de force entre le pouvoir en place ( qui s'arroge la certitude d'être démocratique ) et la volonté du peuple ?

Sur le site de la Quadrature, pour l'instant j'ai vu les explications mais pas encore d'actions.

Comment exposer notre désaccord ?

Manifestations ? Pétitions ? Alertes internet ?

"Chasse" et soutien aux quelques politiques qui s'indignent de cette loi ?

26/12/2010, 13:42 | Par Philipppe

Sourires à couleurs multiples en lisant attentivement l'ensemble ... : je ressens défaitisme dans certains commentaires !

Et décidément, il va me falloir réserver un créneau quotidien pour lire cette chronique !

En relisant la déclaration des droits originelle, j'avais été interpellé par le glissement qui s'est opéré du droit à la sûreté vers celui de la sécurité ..., et il y a maintenant un gouffre entre les deux !

Et je nous propose de promouvoir ... "justesse" davantage que "justice" !

" Debout les petits, les sans grade" ... merci de continuer à alimenter notre capacité d'indignation ..., et ne baissons pas la garde !

26/12/2010, 14:58 | Par Etoile66

Merci beaucoup de cet article, Edwy Plénel...

Vu l'état des medias en France et celui du pouvoir, peut-être pourriez-vous réfléchir à mettre tout mediapart sur un hébergeur hors de France dans un pays démocratique. Il en existe encore...

Avant que les "lois" votées par des incompétents et ignorants vous coupent le droit d'expression.

 

26/12/2010, 19:02 | Par Annie Stasse

merci monsieur Edwy Plenel. Je me suis permise de tirer quelques phrases les plus parlantes pour en faire un article sur mon blog tout en faisant un lien vers cet article.

Merci aussi pour vos "lignes de fuites" sur France-Culture dont on retrouve bien le même ton qu'ici

02/03/2011, 17:34 | Par -

 

 

Effacé

 

26/12/2010, 19:31 | Par Jaren

" Non, il a préfèré parler d'un «Internet civilisé», ce qui suppose qu'y règnent des barbares sans contrôles qu'il faudrait donc amener, y compris par la contrainte, à une civilisation supérieure. Sa vision est clairement verticale "

Vous prêtez une logique à des individus dépourvus de toute capacité à penser au-delà de leur cadre normé

La verticalité de sa vision fait partie de l'histoire

"Je lui offris mes citations préférées, comme des confiseries cuisinées, façonnées et préparées pour la dégustation"
dixit Janet Frame

Dénoncer est un temps, agir est le temps qui suit

... depuis mon premier "Canard "...l'après est en attente.

Nous patientons pour en débattre dans un ailleurs ?

 

26/12/2010, 23:41 | Par Georges H MOREL

Je reste, envers et contre tout, d'un incorrigible optimisme...je fais confiance à la jeunesse, nos enfants et petits enfants, ceux qui sont nés, avec un ordinateur au pieds du berceau...que pourront, contre eux, toutes ces stupides lois hadopi, lopsi, alors qu'ils enseignent à leurs darons et ancêtres, les B.A BA de l'internet, qu'ils savent déjà télécharger des films, et de la musique sans se faire gauler par Pascal Nègre et sa bande de rapias....

De même que les dissidents chinois, informaticiens talentueux, contournent régulièrement les sévères restrictions, pourtant adoubées par les collabos (gogole, fesse-bouc..& co)...en continuant à émettre...leurs messages subversifs...

Vigilance OUI, paranoïa NON !

 

27/12/2010, 03:07 | Par Adrienne H

Bravo et merci, Edwy Plenel, pour votre article ! Jusqu'à présent on a remarquablement peu parlé de la LOPPSI qui, en dehors du DAL et milieux proches, a créé incroyablement peu de remous. Comme si l'on se croyait encore en démocratie et protégés par elle. Les nouvelles sont ahurissantes tout autant que leur parution tardive, telles que

http://www.rue89.com/2010/12/12/loppsi-la-loi-fourre-tout-vise-aussi-campements-et-squats-180346

http://letourbillonmasquepointdeux.blogspace.fr/2388747/LOPPSI-2-les-pleins-pouvoirs-a-la-police-politique/

27/12/2010, 03:27 | Par Adrienne H

Suite - (Le lien donné ci-dessus, avec texte en français, est dû à un internaute de Médiapart). Car la LOPPSI, loi liberticide et scélérate, est un ignoble fourre-tout qui va aussi s'en prendre aux plus pauvres. On rejoint ainsi l'article de Laurent Mauduit. On dirait qu'il y a dans l'air comme une extermination programmée. Et c'est de tout cela, liberté, liberté chérie, que nous allons devoir nous occuper

27/12/2010, 07:25 | Par Jhéronimus Bloch

L'homme qui voulait être grand ! beau et fort ; a présent il est arrivé , ne se sentant plus pisser il veut nous drivez dans son monde de psychoaffectif . Edwy Plenel Sarkozy me fait pensez au loup dans la fable du << petit chaperon rouge >> .

27/12/2010, 10:15 | Par max angel

Excellent article et démarche intellectuelle que je partage.

 

Par contre, il faudrait peut-être insister sur "le niveau intellectuel" et "la liberté de pensée" de ceux qui sont censés nous représenter et nous diriger.

Par principe, je ne les crois pas tous imbéciles et idiots, mais juste, tenus par les c... par le caïd de Neuilly, en vue des prochaines législatives. D'où leur âme de godillots à la botte.

Se rendent-ils bien compte de ce qu'on leur demande et de ce qu'ils préparent ? Combien y en a-t-il qui se projètent dans le long terme ? Combien croient-ils dans les valeurs de la République, c'est à dire, dans la gestion de la Chose Publique, qui, en démocratie, ne peut se faire que dans l'intérêt du plus grand nombre.

 

Or, les technologies nouvelles, les possibilités offertes par le Net, existent. L'on doit vivre avec. Et surtout, elles permettent de nouvelles avancées vers une meilleure connaissance des faits et gestes de ceux qui nous gouvernent qu'ils soient politiques ou chefs d'entreprises. Et c'est là que ça coince !

Quoi ! Le "peuple souverain" serait en possibilité d'accéder aux mêmes informations que ceux auxquels ils ont délégué leur pouvoir ? Mais ce serait une Révolution !

 

C'est bien pour cela que nous devons tous être des WikiLeaks !

Continuons à résister et à nous battre pour vivre debout !

27/12/2010, 11:07 | Par wikilrelais

http://www.bbc.co.uk/news/world-us-canada-12075094

24 December 2010 Last updated at 17:38 GMT

Wikileaks suspect Bradley Manning's health 'declining'

'Not co-operating'

Asked by the BBC what he made of an assertion by WikiLeaks founder Julian Assange that the Pentagon was pressurising Pte Manning into testifying against him, Mr House said he had not got the impression that the soldier was co-operating with investigators.

Nor did Pte Manning seem to mind that the media had focused on the fate of Mr Assange, and not his own, the journalist added.

http://www.democraticunderground.com/discuss/duboard.php?az=view_all&address=439x61415In support of Wikileaks: United Nations and OAS joint statement

27/12/2010, 14:32 | Par Adrienne H

La LOPPSI (et pourquoi 2 ? on a déja oublié la 1) : Liberticide, d'Outrage à citoyen, Politicarde, Porteuse de Peste, Scélérate, Inique.

On peut ouvrir un concours

27/12/2010, 18:15 | Par pascalbizopp

Merci Edwy pour tout ce que vous faites via MediaPart,

qui est le seul média indépendant d'un pouvoir aux abois. Ce gouvernement est tellement médiocre, null que le seul moyen de rester en place est d'instaurer un régime fachisant et cela sournoisement...

Il est dans ce cas évident que internet reste à ce jour le seul vecteur de liberté, et cela les dérange!

Un petit mot aux représentant et acteur de la médiocratie : le bridage d'internet est vain et perdu d'avance, nous avons depuis longtemps les moyens de contourner LOPPSI 1, 2, 3, ... en utilisant des réseaux //.

 

Merci Edwy et joyeuses fêtes de fin d'annéeClin d'oeil.

 

 

28/12/2010, 00:22 | Par Freuderic

Bizarre, il m'avait semblé avoir réagit à cet "article" mais soit j'ai rêvé, soit ca a été effacé par mégarde

28/12/2010, 16:08 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Freuderic le 28/12/2010 à 00:22

Cher Freuderic, soyez rassuré: aucun commentaire de ce fil n'a été supprimé. Donc soit vous avez commis une erreur de manipulation, soit vous confondez avec un autre article. Merci de votre fidélité.

 

29/12/2010, 18:53 | Par Betty Boillin

 

29/12/2010, 21:47 | Par elise david

Pour information;

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101229.OBS5439/wikileaks-bongo-aurait-detourne-des-fonds-au-profit-de-partis-francais.html

El Pais sort demain de nouvelles révélations de Weakeliksconcernant des détournements de fonds en Afrique qui auraient surtout profité en Fance à Chirac et Sarkosy.

25/01/2011, 01:19 | Par chalouette

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