Tout le monde vous le dit : le problème des retraites et au-delà celui de toute la protection sociale, c'est le financement. Il y a donc un impérieux besoin de réforme. Président, gouvernement, patronat, experts, parti de la « majorité » parlementaire, y compris les directions des partis de gauche et des organisations syndicales : chacun à sa façon entonne le refrain de la réforme.
Il n'existe que deux façons de financer la Sécurité sociale : la cotisation assise sur le salaire ou l'impôt. Dans le premier cas, la cotisation sociale représente la part collective - socialisée - des salaires. Ce qui implique une gestion par les assurés eux-mêmes ou par leurs représentants élus. Dans le second cas, la Sécurité sociale devient une administration d'État comme les autres. Elle passe sous les mêmes contraintes que l'État impose déjà à l'Éducation nationale, à l'Hôpital et aux autres services publics.
Comme on peut le constater la différence est significative.